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Walerian Borowczyk

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Walerian Borowczyk

Naissance 21 octobre 1923
Kwilcz, Pologne
Nationalité Drapeau de la Pologne - Wikipedia Orange polonaise
Décès 3 février 2006
Le Vésinet, France
Profession Réalisateur
Films notables Contes immoraux
La Bête

Walerian Borowczyk est un cinéaste et plasticien polonais né le 21 octobre 1923 à Kwilcz, près de Poznań (Pologne), décédé le 3 février 2006 au Vésinet en région parisienne.

Sommaire

Biographie

La Pologne

Walerian Borowczyk est un réalisateur et plasticien polonais Influencé par le surréalisme. Il réalise d'abord des affiches de cinéma, puis des films expérimentaux en utilisant la technique de l'animation (Dom). Ces premiers films lui valent un grand succès dans les festivals européens. Walerian Borowczyk quitte la Pologne en 1958 et s'installe définitivement à Paris. Il ne retournera qu'une fois en Pologne (en 1975) pour réaliser le long métrage Dzieje grzechu ou Histoire d'un pêché. Malgré sa réputation sulfureuse, l'œuvre de Borowczyk reste méconnue en Pologne. En 2008 une rétrospective a permis de montrer l'ensemble de ses films (et œuvres plastiques) à Varsovie[1].

La France

 - Wikipedia Orange
La maison au Vésinet dans les Yvelines où l'artiste a vécu durant une trentaine dernières années.

En France Walerian Borowczyk réalise plusieurs courts-métrages (Les astronautes, Rosalie) et collabore avec Chris Marker. En 1967, Walerian Borowczyk réalise seul, un long-métrage d'animation pour adulte en papier découpé ( Le Théâtre de Monsieur et Madame Kabal), film teinté d'humour noir hommage à Alfred Jarry. Délaissant partiellement l'animation pour la prise de vue réelle, Walerian Borowczyk réalise plusieurs longs-métrages produits par Anatole Dauman. Il obtient des succès critiques avec Goto, l'île d'amour, Blanche, Contes immoraux, La Bête, Dzieje grzechuou / histoire d'un pêché ou la La Marge. Se spécialisant dans l'érotisme, la carrière de Borowczyk décline, il sera réduit à réaliser Emmanuelle V (dont il quittera le tournage) et des épisodes de « Série rose » sur France 3. Néanmoins, il réalisera deux films notables et très personnels en fin de carrière, Docteur Jekyll et les femmes et Cérémonie d'amour. Ces derniers films sont liés à l'œuvre d'André Pieyre de Mandiargues, ami et auteur fétiche de Walerian Borowczyk.

Le Plasticien

Tout au long de sa carrière, Walerian Borowczyk a continué à mener des recherches cinématographiques formelles au travers de courts-métrages expérimentaux (Brief Von Paris, Scherzo Infernal, une collection particulière, les escargots de Venus....), des travaux d'écriture (l'anatomie du diable) et des œuvres plastiques polymorphes (collection du musée-château d'Annecy)[2]. André Breton dira de Walerian Borowczyk : « L’imagination fulgurante ».

Égéries

On peut diviser la carrière de Walerian Borowczyk en deux partie. Chaque partie étant dominée par la présence d'une actrice (ou égérie) magnifiée. De 1958 à 1977, l'actrice polonaise Ligia Branice[3] (ou Ligia Borowczyk) qui fut la compagne et l'actrice privilégiée de Walerian Borowczyk, tournera dans de nombreux films tels que Dom (le premier film), Blanche et Intérieur d'un couvent (leur dernière collaboration). De 1977 à 1990, l’actrice italienne Marina Pierro[4], figurera dans une très grande partie de la filmographie de Walerian Borowczyk, depuis Intérieur d'un couvent (sa première collaboration) jusqu'à Cérémonie d'amour.

Filmographie

Bibliographie

  • « L’anatomie du diable » de Walerian Borowczyk, éd. Pierre Belfond, Paris, 1992.
  • « Moje polskie lata » (Mes années polonaises) de Walerian Borowczyk, éd. Hypnos Media, Paris, 2001.
  • « Walerian Borowczyk » éditions de l'œil. coordonné par Pascal Vimenet, 2009. ISBN : 978-2-35137-047-6

Rétrospective

  • Un hommage a été rendu à Walerian Borowczyk à Varsovie en janvier 2008 (b.boro.borowczyk)[6],[7]. pour la première fois la totalité de ses films ont été présentés en Pologne, accompagnés de ses travaux plastiques.

Prix

  • Venice; Bergamo; Brussels; London; New York; Los Angeles; Annecy; Berlin; Locarno; San Remo; Milan; Tours; Knokke le Zoute; Oberhausen; Lisbon; Mannheim; Rodez; Melbourne; Philadelphia; Prades; Cracovie; Warsaw; Paris; Bilbao; , etc.

• 1967 / Prix Max Ernst[8] • 1971 / Gold Medal from the President of the Italian Republic • 1986 /Officier des Arts et des lettres[9]

Notes et références

Liens externes


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