Sidérurgie
Le terme sidérurgie (du grec sideros, fer) désigne à la fois les techniques d'obtention de la fonte, du fer et de l'acier à partir de minerai, mais aussi l'industrie qui les met en œuvre.
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Origine du terme
La création du terme « sidérurgie » est liée à la nécessité de distinguer la métallurgie du fer dans le vaste domaine de la métallurgie en général[1].
Sa première attestation date de 1761, dans trois mémoires adressés à l'Académie des Sciences par Pierre-Clément de Grignon, maître de forges. Il est sans doute le créateur du terme ainsi que de « sydérotechnie » qui apparaît dans les mêmes mémoires. En 1768, Grignon précise qu'il entend par « sidérurgie » « l'art de fabriquer le fer », et par « sydérotechnie » « l'art de travailler le fer »[2].
« Sydérotechnie » semble s'imposer d'abord comme cela apparaît dans le monumental ouvrage d'Hassenfratz, en 1812, La Sidérotechnie. Mais cet ouvrage comporte lui-même la marque du succès futur de « sidérurgie » dans l'emploi du nom dérivé « sidérurgiste » qui y apparaît pour la première fois[3].
Les produits
Si le terme « sidérurgie » évoque, étymologiquement l'ensemble de l'industrie des métaux ferreux, on retient généralement un périmètre beaucoup plus restrictif :
« [Les usines sidérurgiques] ne recouvrent que les produits bruts (acier liquide et lingots), les demi-produits désignés selon leur forme et leur section, les produits finis exclusivement obtenus par laminage. S'ils subissent d'autres modes de transformation, ils appartiennent sans équivoque à l'industrie métallurgique. À savoir, par forgeage […], par moulage […] et autres premières transformations des métaux (étirage, tréfilage,…)[4] »
— Daniel Rivet, L'acier et l'industrie sidérurgique
Produits plats
Les produits plats sont obtenus par laminage ; ils comprennent :
- les tôles fortes (de 10 à 420 mm d'épaisseur), qui servent à la réalisation de gros tubes soudés, la construction navale, le bâtiment, les ouvrages d'art et la chaudronnerie ;
- les tôles minces (entre environ 0,3 et 10 millimètres d'épaisseur), utilisées notamment pour la construction automobile, l'emballage, l'électroménager, la couverture et le bardage de bâtiments (tôles profilées ou ondulées).
Produits longs
Les produits longs regroupent les barres (ronds, carrés), les profilés (comme les rails de chemin de fer, les poutrelles en forme de H, U, I ou L), ainsi que les produits tréfilés.
Ils sont utilisés dans toutes les industries, ainsi que dans le bâtiment (par exemple : aciers pour armatures de béton armé).
Économie
En 2007, la Chine produit un tiers de l'acier mondial et attire 50 % des exportations du minerai de fer[5]. Les bénéfices de l'ensemble des entreprises chinoises de sidérurgie ont atteint 17 milliards d'euros en 2007[5].
Notes et références
- Roland Eluerd, Les Mots du fer et des Lumières, Champion, p. 126-128
- Mémoires de physique sur l'art de fabriquer le fer, p. 642
- ouv. cité, III, p. 59
- Daniel Rivet, L'acier et l'industrie sidérurgique, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Que sais-je? » (no 561), 1978, 128 p. (ISBN 2 13 035632 X), p. 46
- Alain Faujas, « Le minerai de fer augmentera d'au moins 65 % en 2008 », dans Le Monde du 20-02-2008, mis en ligne le 19-02-2008, [lire en ligne]
Voir aussi
Articles connexes
- Articles génériques
- Outils
- Produits
Liens externes
- (fr) Comment fabrique-t-on l'acier ? sur le site du groupe Arcelor
- www.arcelormediterranee.com - L'acier dans toute sa dimension (ArcelorMittal Fos-sur-Mer et St-Chély d'Apcher)