Si Versailles m'était conté...
Si Versailles m'était conté... est un film franco-italien, sorti sur les écrans en 1954, écrit et réalisé par Sacha Guitry.
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Synopsis
L'histoire du château de Versailles vue par Sacha Guitry, au travers de quelques épisodes et portraits des personnalités qui y ont vécu.
Ce film reste célèbre notamment par sa distribution prestigieuse, mais aussi par les qualités de narration propres à son auteur.
Le succès de ce film incitera Guitry à réaliser l'année suivante un second long-métrage du même modèle sur l'histoire de la ville de Paris : Si Paris nous était conté.
Fiche technique
- Titre original : Si Versailles m'était conté
- Titres étrangers :
- Versailles (Italie, 1954)
- Fabulous Versailles (1954)
- Royal Affairs in Versailles (États-Unis d'Amérique, 1957)
- Affairs in Versailles (États-Unis d'Amérique, 1957, nouveau titre)
- Réalisation : Sacha Guitry
- Scénario et dialogue : Sacha Guitry
- Assistants réalisateur : François Gir, Gérard Renateau, Francine Corteggiani
- Musique originale : Jean Françaix
- Musiques additionnelles : Frères Andrieu, Alexandre Artus, Albert Gossez, Marius Joseph Millot, Claude Balbastre (non crédité, chanson Ça ira)
- Direction musicale de Marc Lanjean (éditions Ray Ventura, Claveau Pleyel)
- Directeurs de la photographie : Pierre Montazel et Roger Dormoy (non crédité)
- Opérateur : Louis Née, assisté de Raymond Mairesse
- Eclairage de prises de vues : Son et Lumière et Luxtone
- Costumes : Maggy Rouff et Alex Papin, d'après les maquettes de Monique Dunan
- Décors : René Renoux
- Montage : Raymond Lamy
- Son : Joseph de Bretagne
- Maquillage : Marcel Rey
- Chef perruquier : Alex Archambault
- Régisseur général : André Chabrol
- Ensemblier : Roger Bar
- Enregistrement système Western Electric
- Mixages faits aux studios de la Métro-Goldwyn-Mayer
- Caméra de location Chevereau
- Pays d'origine :
France,
Italie - Année de production : 1953
- Société de production : Cocinor (France)
- Producteurs : Sacha Guitry, Ignace Morgenstern
- Producteur exécutif : Clément Duhour
- Maisons de production : C.L.M, Cocinex
- Distribution : Cocinor
- Laboratoire G.T.C Joinville
- Format : Couleur par Eastmancolor — Son monophonique — 35 mm
- Genre : fresque historique
- Durée : 165 minutes (France) — 158 minutes (Royaume-Uni) — 152 minutes (États-Unis, Orson Welles étant le narrateur des deux versions anglo-saxonnes)
- Date de sortie : 9 mars 1954 en
France - Visa d'exploitation : 14.399
- Tous publics
Distribution
- Gaston Rey : le roi Henri IV
- Claudy Chapeland : Louis XIII enfant
- Louis Arbessier : Louis XIII adulte
- Maurice Tillier : le cardinal de Richelieu
- Christian Casadesus : Philibert Le Roy
- Victor Vina : André Le Nôtre
- Jean-Louis Allibert : Le Vau
- Samson Fainsilber : le cardinal Mazarin
- Georges Marchal : Louis XIV (jeune)
- Yves Deniaud : paysan
- Tino Rossi : un gondolier
- Germaine Rouer : Mlle Molière interprétant Elmire
- Jean Chevrier : Turenne
- Gérard Philipe : D'Artagnan
- Jeanne Boitel : Madame de Sévigné
- Nicole Courcel : Madame de Chalis
- Fernand Gravey : Molière
- Liliane Bert : Armande Béjart
- Nicole Maurey : Mlle de Fontanges
- Giselle Pascal : Louise de La Vallière
- Claudette Colbert : Madame de Montespan
- Maurice Teynac : Monsieur de Montespan
- Mary Marquet : Madame de Maintenon
- Martine Alexis : Madame de Nouchy
- Pauline Carton : la Voisin
- Sacha Guitry : Louis XIV (plus âgé) (et, dans la version française, le narrateur)
- Jacques François : le duc de Saint-Simon
- Jean-Louis Barrault : Fénelon
- Georges Chamarat : Jean de La Fontaine
- Jean Murat : Louvois
- Constant Rémy : La Reynie
- Jacques Varennes : Colbert
- Claude Nollier : Comtesse Olympe de Soissons
- Jean Richard : Du Croisy interprétant le rôle de Tartuffe
- Anne Carrère : Madame de Chamarat
- Jany Castel : Marie-Thérèse d'Espagne, épouse de Louis XIV
- André Chanu : Duc de Noailles
- René Charles : un seigneur
- France Delahalle : une dame de la Cour
- Jacques Derives : un seigneur
- Alain Durthal : Bontemps
- Cécile Eddy : Madame de Frépons
- Lucienne Granier : Madame de Senlis
- Marcel Journet : Monsieur de Beydts
- Pierre Lord : Mansart
- Jacques Maffioly : Monsieur de Puiset
- Marie Mansart : Madame de Kerlor
- Olivier Mathot : Boileau
- Gilles Quéant : Racine
- André Reybaz : Massillon
- Daniel Gélin : Jean Collinet
- Pierre Would : Vauban
- Brigitte Bardot : Mlle de Rosille
- Danièle Delorme : Louison Chabray
- Jean Marais : Louis XV
- Michel Auclair : Jacques Damiens, fils de Robert François Damiens
- Jean Desailly : Marivaux
- Micheline Presle : Madame de Pompadour
- Jean-Pierre Aumont : le cardinal de Rohan
- Gino Cervi : Cagliostro
- Jean-Claude Pascal : Axel de Fersen
- Gaby Morlay : la comtesse de la Motte
- Gilbert Bokanowski : Louis XVI
- Lana Marconi : Marie-Antoinette / Nicole Legay
- Marie Sabouret : Marie-Louise de Savoie-Carignan, princesse de Lamballe
- Orson Welles : Benjamin Franklin (et, dans les versions anglophones, le narrateur)
- Louis Seigner : Lavoisier
- Charles Vanel : M. de Vergennes
- Édith Piaf : une femme du peuple
- Howard Vernon : l'acheteur anglais
- Raymond Souplex : le commissaire-priseur
- Philippe Richard : le roi Louis-Philippe Ier
- Jean Tissier : un gardien de musée
- Pierre Larquey : un gardien de musée
- Bourvil : un gardien de musée
- Annie Cordy : Mme Langlois
- Aimé Clariond : Rivarol
- Jacques Berthier : Robespierre
- Renée Devillers : Mme Campan
- Jeanne Fusier-Gir : une révolutionnaire
- Paul Azaïs : un révolutionnaire
- Lily Baron : Madame de Balto
- Roland Bourdin : Fragonard
- Paul Colline : un visiteur
- Jean-Jacques Delbo : comte de La Motte
- Bernard Dhéran : Beaumarchais
- Emile Drain : Napoléon Ier
- Albert Duvaleix : un acheteur
- Robert Favart : Monsieur de Carlène
- Tania Fédor : la reine Marie Leszczyńska
- Jacques de Féraudy : Voltaire
- Roger Gaillard : D’Alembert
- Gilbert Gil : Jean-Jacques Rousseau
- Robert Hommet : comte de Langeais
- Jean Lanier : Diderot
- Jacques Morel : Böhmer
- Lucien Nat : Montesquieu
- Fernand René : le citoyen-poète
- Vanna Urbino : le médium
- Paul Villé : Machault d'Arnouville
- René Worms : Bassenge
- Charles Bayard : un diplomate
- Clément Duhour : un révolutionnaire
- Jean Ozenne : un seigneur
- Georges Bever : un visiteur
- Léon Walther : un ecclésiastique
- Roger Vincent : Robert de Cotte
- Guy Tréjan : Réteaux de Villette
- Jean Danet : Boufflers (?)
- René Berthier
- Catherine Brieux
- Henri Coutet : un révolutionnaire
- Guy Favières
- Micheline Francey : une dame de la Cour de Napoléon III
- Bob Ingarao : un révolutionnaire
- Françoise Jacquier : une révolutionnaire
- Yvonne Legeay
- Fabiène Mai : une dame de la Cour
- Michel Nastorg
- Chantal Retz
- Jean-Marie Robain
- Véronique Silver
- Georges Tat
- Gauthier Leroy : un seigneur sous Louis XV
- Constant Lafarge : un seigneur
- Marc de Nowski : un seigneur
- Marie-Thérèse Albéric : une dame de la Cour
- Jane Chambranle : une dame de la Cour
- Lucie Lapoutre : une femme du peuple
- Marcelle Capdebielle
- Yvonne Claudie
- Pierre Collet
- Gérard Delmar
- Gabrielle Doulcet
- Bernard Henry
- Germaine Hornung
- Albert Lanciers
- Ségolène Ledoux
- J. Lequesne
- Ivane Lermat
- Servane Mailly
- Mireille Marsan
- Mlle Mirza
- Mme de Morlaix
- Marcelle Ravier
- Nicole Réaumur
- Pierre Risch
- Sophie Silva
- Antoinette Thorigny
- France Delahalle
- Jacques Verlier
Autour du film
Le film fut entrepris parallèlement à la gigantesque recherche de fonds entreprise afin de réparer, de restaurer et de rendre son luxe (en particulier en retrouvant et rachetant meubles, lambris, tapisseries, accessoires, œuvres d'art, etc. dispersés à la Révolution et ensuite) à ce monument unique au monde. Bien des années plus tard, le film fut projeté à la télévision dans le cadre des Dossiers de l'écran et l'un des principaux artisans (avec son épouse américaine) de ces immenses travaux, l'ancien Conservateur Jean van der Kemp put dire le bonheur qu'il avait eu à travailler avec Guitry et l'énorme impact qu'avait eu le film dans le lancement de cette œuvre littéralement pharaonique qui n'était toujours pas terminée en 2011.
Guitry a pris quelques libertés avec l'histoire de France : il gomme toute la Régence, et escamote le personnage de la Comtesse du Barry, en dernière favorite de Louis XV. Louis XIV, à l'article de la mort, reçoit son architecte, et lui donne des indications en mesures métriques, alors que c'est la Révolution qui allait instituer le système métrique. En regard de la qualité du film et de l'impact patrimonial qu'il eut, ces infimes détails n'ont évidemment pas la moindre importance.
La citation que lit Guitry à l'ouverture du film est tirée de son propre film Remontons les Champs-Elysées (1937), où déjà l'auteur disait en voix-off :
"On nous dit que nos rois dépensaient sans compter
Qu'ils prenaient notre argent sans prendre nos conseils
Mais quand ils construisaient semblables merveilles
Ne mettaient-ils pas notre argent de côté"