Ronda (Espagne)
| Ronda | ||
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| Drapeau municipal | Blason municipal | |
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| Données générales
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| Pays | ||
| Communauté autonome | ||
| Province | Málaga | |
| Comarque | Serranía de Ronda | |
| Code postal | 29400 | |
| Gentilé | Rondeño, Rondeña | |
| Données géographiques | ||
| Coordonnées | ||
| Superficie | 481,31 km2 | |
| Altitude moy. | 739 m | |
| Population (INE) - total : - densité : - année : |
35 529 hab. hab./km2 2005 |
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| Politique | ||
| Maire - parti - mandat |
María de la Paz Fernández Lobato PP 2011 |
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| Site web | www.ayto-ronda.org | |
Ronda est une ville touristique située dans le sud de l'Andalousie, de la province de Málaga (Espagne), située à 113 kilomètres de la ville de Málaga.
Sommaire |
Climat
Ronda possède un climat continental de montagnes, avec une pluviosité moyenne de 700 mm. La température moyenne est de 15º C[1].
Histoire
Au IIe siècle av. J.-C., les Romains envahirent la Péninsule Ibérique et en chassèrent les Carthaginois . À partir de cette époque, la ville de Ronda fut fortifiée et le château de Laurel construit. À partir de l'an 711, date de la victoire de Tariq ibn Ziyad sur le comte wisigoth Rodrigue, la ville passe sous domination arabe. Après l'effondrement du califat, le territoire d'Al-Andalus se divise en royaumes indépendants, les 'taifas'. Ainsi le chef berbère Abou Nour, qui était un militaire gradé dans l'armée califale, créa la Taïfa des Banou Ifren à Ronda[2]. Il construisit plusieurs édifices importants et renforca les murailles défensives de la ville. C'est à partir de cette date que Ronda commence à prendre le visage que nous lui voyons aujourd'hui. Au XIIIe siècle Ferdinand III le Saint entreprit la reconquête du sud de la péninsule, à partir de Séville en particulier. Mais Ronda appartenait alors au royaume nasride de Grenade. C'est en 1485 qu'elle fut prise par les Rois Catholiques, Isabelle de Castille et Ferdinand II d'Aragon. Pour récompenser les valeureux chevaliers participants à cette victoire, les terres furent divisées et distribuées. Les conséquences furent désastreuses pour l’économie de la ville et une intolérance religieuse s’installa dans toute la région. Les juifs et les Arabes présents durent quitter la région et la ville ne redevint prospère que bien plus tard, à partir du milieu du XVIIIe siècle, période à partir de laquelle de nouveaux quartiers furent construits. Ainsi le 'pont Neuf' et les arènes, emblèmes de la ville, datent de cette époque. C'est au XIXe que se construisit l'image romantique véhiculée, par exemple, par Alexandre Dumas (dans 'De Paris à Cadix')d'une région dominée par les bandits et les toréros.
Culture et patrimoine
La ville est coupée en deux par le río Guadelevín, qui coule à travers une gorge profonde appelée El tajo, longue de quelque 500 m et profonde de 170 m, que l'on franchit en empruntant le puente Nuevo (pont Neuf).
Monuments
- Au nord du Guadalevín :
- Les arènes sont les plus anciennes de toute l'Andalousie (1785).
- L'église Nuestro Padre de Jésus (église du Père Jésus)
- La Fuente de los Ochos Caños (Fontaine des Huit Chiens)
- Les trois ponts qui franchissent le Guadalevín, d'ouest en est :
- Le Pont Neuf (Puente Nuevo) est une des attractions de la ville, avec son précipice impressionnant qui sépare la vieille ville de la partie plus récente. Le pont est une œuvre de 98 mètres de hauteur, construite en pierres et composée de trois arches.
- Le Puente de San Miguel (pont Saint Michel) est le plus petit des trois ponts. Il n'a qu'une seule arche de 12 m}à de haut. Il est d'origine musulmane, mais sous sa forme actuelle il date de 1961
- le Vieux Pont ou Pont Arabe a également une seule arche, de 31 m de haut et, comme le pont Saint-Michel, il a été détruit plusieurs fois par des crues et date de 1961 dans son état actuel.
- Au sud du Guadalevín, dans le quartier de la Ciudad :
- La plaza de la la Duquesa de Parcent (place de la duchesse de Parcent), appelée jadis Place de la vieille ville, était le centre de la ville à l'époque musulmane. Avant la construction des arènes, c'est ici que se déroulaient les courses de taureaux.
- l' église Santa María la Mayor (église Sainte Marie Majeure), construite à l'emplacement de l'ancienne grande mosquée, dont ne subsiste que le mihrab.
- La petite maison de la Tour, accollée à la tour de Santa María, est un petit édifice isolé de style mudéjar.
- L'Église de Sainte Isabelle des anges
- L'Ayuntamiento (Hôtel de ville)
- Le Palacio de Mondragón (Palais de Mondragon) abrite le Musée archéologique municipal.
- La Casa de San Juan Bosco (maison de Saint Jean Bosco), date du début du XXe siècle. Elle fut léguée à la congrégation des Salésiens par une famille locale. Son jardin offre une belle vue sur le Pont Neuf.
- Le couvent Santo Domingo
- Le minaret de San Sebastian, qui date du XIVe siècle, est le seul minaret subsistant à Ronda. Il doit son nom à la chapelle dédiée à Saint-Sébastien qui fut construite à l'emplacement de la mosquée. Il se compose de trois étages : une partie inférieure en pierre de taille dotée d'une porte en fer à cheval, un premier étage en briques et une partie supérieure construite après la conquête chrétienne et servant de clocher.
- La Casa del Rey Moro (Maison du Roi Maure) n'est pas maure malgré son nom : elle date du XVIIIe siècle. Elle doit son nom à un panneau en céramiques sur la façade, représentant un roi musulman. Ses jardins andalous ont été conçus par le célèbre paysagiste français Jean Claude Nicolas Forestier. Aménagés en terrasse, ces jardins qui surplombent le Tajo offrent une belle vue sur les montagnes environnantes. Depuis les jardins on accède à la Mine. Datant du XIVe siècle, cette structure, que la tradition attribue au roi musulman Abomelik, est constituée d'un escalier creusé dans le roc et descendant de quelque 200 marches jusqu'au lit du Guadalevín au milieu de la gorge du Tajo. En descendant l'escalier on accède à différentes salles voûtées. La Mine permettait d'approvisionner la ville en eau.
- Les murailles de la Xijara, à l'est de la vieille ville, ont été construites au XIe siècle, à l'époque de la taifa de Ronda. Elles ont fait l'objet d'importantes restaurations. La porte de la Xijara est composée de trois arcs, deux en plein cintre et un en fer à cheval.
- La porte de Philippe V est une des principales portes de la vieille ville. Après l'écroulement d'un premier «pont neuf»,en 1741, cet accès à la vieille ville redevint fort fréquenté jusqu'à l'achèvement du Pont Neuf actuel en 1793. À l'emplacement d'une vielle porte musulmane, on construisit la porte de Philippe V, du nom du premier souverain Bourbon d'Espagne.
- Les Baños Árabes (bains arabes) (fin du XIIIe siècle ou début du XIVe siècle) comptent parmi les mieux conservés d'Espagne. Ils comportent trois salles voûtées percées d'ouvertures en forme d'étoile.
- Le palais du Marquis Salvatierra
- La Casa del Gigante (Maison du Géant) est un ancien palais musulman qui possède un beau patio décoré d'arabesques du {s-XIV.
- La chapelle de la Virgen de la Cabeza taillée dans la roche au tournant du Xe siècle et offrant une vue imprenable sur toute la région.
Événements culturels
- Feria Goyesca de Pedro Romero (première semaine de septembre) : depuis le milieu du XXe siècle, cette corrida goyesque organisée dans les arènes commémore la mémoire de Pedro Romero.
Jumelage et partenariats
Liens
- Tragabuches, bandit-torero, figure emblématique de la ville
- vidéo aérienne (publicité touristique)
Référence
- Ronda. Informacion Basica
- Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères