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Poyaud

Poyaud

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Plaque de constructeur du locotracteur SNCF Y 8490, équipé d'un moteur Poyaud

Création 1918
Fondateurs Abel Poyaud
Siège social Drapeau de France Surgères (France)
Activité construction mécanique, moteur
Produits moteurs diesel de traction et auxiliaires, moteurs pour groupes électrogènes

La société Poyaud a été fondée en 1918 par Abel Poyaud qui, à l'origine, était spécialisée dans la construction de petits moteurs à essence pour équiper l'industrie laitière. Devenue par la suite un important fabricant de moteurs thermiques, l'entreprise a diversifié ses productions vers les marchés maritimes (bateaux de pêche, vedettes maritimes, péniches fluviales, remorqueurs...) et militaire (chars d'assaut).

Le site historique et industriel se trouve implanté à Surgères en Charente-Maritime mais l'entreprise actuelle, après bien des vicissitudes et des changements, n'est plus qu'un site de maintenance industrielle et non plus de production.

Historique[ ]

Dès 1909, Abel Poyaud installe un atelier de mécanique générale dans la rue Paul Bert, aux portes du centre-ville de Surgères. Pour mener à bien son entreprise, il s'associe avec Messieurs Pied et Peter, et en collaboration avec Messieurs Merleau et Pontoise, ils fondent ensemble une société industrielle, la Société Surgèrienne de Construction Mécanique, plus connue sous le sigle de SSCM.

À partir de 1927, la marque se lance dans la fabrication de moteurs à huile lourde, d'abord en semi-diesel, puis en diesel deux temps. Ces moteurs ont des puissances faibles de 5 à 40 chevaux. Les métaux sont fournis par une filiale, les Fonderies Charentaises situées aussi à Surgères - aujourd'hui disparues.

La fabrication de moteurs à 4 temps débute en 1945 dans l'usine dont les installations sont situées dans le quartier de la Gare, plus précisément au n°21, rue de la Gare, qui est le site historique de la marque[1]. Celle-ci sera agrandie par phases successives de 1948 à 1970. La particularité du mur d'enceinte donnant sur la rue jusqu'à une certaine époque, était que le nom " MOTEURS POYAUD " était inscrit en relief, celui-ci était donné par le placement en décalé extérieur des briques pleines dont l'ensemble était construit. Ce détail à disparu lors de la projection d'un moucheté quand le mur fut rénové. L'usine possédait un embranchement ferroviaire sur la ligne Poitiers - La Rochelle.

Dans la période très prospère, comprise entre 1960 et 1974, l'entreprise SSCM connaît alors une très forte croissance. Face à l'augmentation rapide du carnet de commandes et à la diversification des produits, il s'avère que les locaux pour la production industrielle deviennent très rapidement inadaptés. C'est alors que les dirigeants de la société décident de déménager sur un site aménagé à l'extérieur de la ville, dans la zone industrielle de La Combe, et y font édifier une usine neuve en 1974.

En 1975, la société est rachetée et intégrée au groupe français SACM (Société Alsacienne de Construction Mécanique), entreprise industrielle située à Mulhouse.

En 1989, un rapprochement se fait avec le groupe finlandais Wärtsilä, qui rachète 100 % des parts en 1992 et la marque devient Wärtsilä SACM Diesel.

L'usine de la rue de la Gare est désaffectée et abandonnée en 1992 et sera rachetée par la commune de Surgères[2].

Produits[ ]

À partir des années 1950, la marque Poyaud se développe principalement dans le domaine des moteurs marins, délaissant ses fabrications d'origine. Cet essor se fait au départ sur le plan régional, d'une part, en raison de la proximité de l'usine pour les pièces de rechanges et, d'autre part, pour la maintenance en SAV des produits et également en cas de pannes, avec interventions rapides sur site par une équipe, avec camion atelier.

La réputation de solidité et de longévité des moteurs de la gamme Poyaud a déjà franchi les frontières départementales et régionales à partir des années 1960 et 1970. Il est commun que certaines embarcations dépassent l'âge de quarante ans, toujours équipées de leur moteurs POYAUD d'origine, ces derniers étant naturellement et régulièrement entretenus.

Avec une gamme, à l'époque, allant de 50 à 350 ch, de 4 à 6 cyl en ligne, de 8 à 12 cyl en V, ses moteurs équipent en première monte toutes sortes d'embarcations, allant de vedettes tout types, aux bacs, en passant par les chalutiers de haute mer, petits bateaux de pêche artisanale, les dragues, les embarcations de servitudes, les remorqueurs, et bien d'autres unités de la marine.

L'entreprise POYAUD dispose à cette époque d'une aire commerciale somme toute plutôt limitée puisqu'elle s'étend de l'estuaire de la Gironde à La Tranche-sur-Mer.

Dans les années 1960, l'entreprise élargit ses productions et commence à fabriquer des moteurs diesel dont le moteur MGO sous licence pour le matériel moteur de la SNCF :

Les moteurs de la marque équipent aussi:

  • Les moteurs pour groupes électrogènes de grandes puissances équipent également de grandes administrations, usines, immeubles de bureaux, cliniques, hôpitaux, laboratoires, complexes sportifs, salles de spectacles etc....

Puis, dans les années 1980, l'entreprise équipe l'armée de terre en développant les moteurs des chars d'assaut, notamment l'AMX-40 ou le char Leclerc.

Effectifs[ ]

En 1966 : 180 personnes, avec bureau d'études, ateliers de fabrication, fonderie, usinage, montage, essais, magasins, direction...

En 1970 : 580 personnes. À cette date, l'entreprise est parvenue à son apogée. Elle est alors la plus grosse usine de Surgères et fait partie des dix plus importantes entreprises industrielles de la Charente-Maritime.

En 2007, l'usine fait travailler près d'une centaine de personnes mais l'entreprise depuis son rachat est davantage orientée vers la maintenance plutôt que la production. Ce qui fait que la pérennité de ses activités est malheureusement plutôt compromise.

Notes et références[ ]

Voir aussi[ ]

Articles connexes[ ]

Lien externe[ ]

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