Porte Saint-Denis
| Porte Saint-Denis | ||
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| Présentation | ||
| Période ou style | Architecture classique (style Louis XIV) |
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| Type | arc de triomphe porte de ville |
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| Architecte | François Blondel | |
| Dimensions | 24,65 m × 25 m × 5 m | |
| Destination initiale | arc de triomphe porte de ville |
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| Protection | ||
| Géographie | ||
| Pays | ||
| Localité | Paris | |
| Coordonnées | ||
La porte Saint-Denis est un arc de triomphe situé dans l'actuel 10e arrondissement de Paris et construit en 1672, par l'architecte François Blondel, à la gloire de Louis XIV.
C'est un des monuments les plus représentatifs de l'art officiel de son époque, présenté dans toutes les anthologies[1].
Sommaire |
Localisation
La porte Saint-Denis se trouve au croisement de l'axe Saint-Denis (rue Saint-Denis et rue du Faubourg-Saint-Denis) et des Grands Boulevards (boulevard de Bonne-Nouvelle et boulevard Saint-Denis).
Ce site est desservi par la station de métro Strasbourg - Saint-Denis.
Histoire
Trois constructions ont porté le nom de porte Saint-Denis au cours de l'histoire de Paris, toutes les trois sur la route de Paris à Saint-Denis, sur le chemin des rois se rendant à la basilique Saint-Denis :
La première porte Saint-Denis, du début du XIIIe siècle, se trouvait juste au nord du croisement entre la rue Saint-Denis et la rue Étienne-Marcel.
La deuxième porte Saint-Denis, du XIVe siècle, se trouvait 100 mètres au sud de l'actuel arc de triomphe, à hauteur de l'actuel no 248 de la rue Saint-Denis, au croisement avec la rue Blondel.
Comme Paris s'agrandissait[2], l'enceinte fortifiée du XIVe siècle est remplacée par une barrière fiscale matérialisée par un mur et par un boulevard[3]. Les portes fortifiées qui remontent au Moyen Âge sont donc remplacées par des portes triomphales.
La porte Saint-Denis fut érigée en 1672 par l'architecte François Blondel, directeur de l'Académie royale d'architecture, et le sculpteur Michel Anguier sur ordre de Louis XIV, en l'honneur de ses victoires sur le Rhin et en Franche-Comté, et aux frais de la ville. Elle fut construite sur un bastion (construit au siècle précédent, et détruit par la suite), à l'emplacement d'une porte médiévale dans l'enceinte de Charles V[4].
La porte Saint-Denis fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1862[5]. Des travaux de restauration ont été entrepris en 1988.
Description
La porte Saint-Denis est un arc de triomphe inspiré de l'arc de Titus à Rome. Auguste Choisy, dans son Histoire de l'architecture donne la composition de la Porte Saint-Denis, basée sur la division par deux et par trois d'un carré. Le monument a 24,65 mètres de largeur, 25 mètres de hauteur, 5 mètres d'épaisseur. L'arcade a 15,35 mètres sous clef et 8 mètres d'ouverture ; les petites portes ont 3,30 mètres sur 1,70.
Il est percé d'un grand arc et de deux petites portes, pratiquées dans les piédestaux accolés aux piédroits. Du côté de la ville (au Sud), engagés dans la surface des piédroits jusqu'à hauteur de l'entablement de l'édifice, s'élèvent des obélisques chargés de trophées. À leur pied, deux figures assises, sculptées d'après des dessins de Lebrun, représentent les Provinces-Unies.
Au-dessus de l'arc, entre l'archivolte et l'entablement se trouvent des bas-reliefs de Michel Anguier :
- au Sud, le passage du Rhin et des figures allégoriques du Rhin et de la Hollande vaincus, sous les traits d'une femme affligée
- au Nord, Louis XIV met au pas la ville de Maastricht.
Dans la frise de l'entablement est inscrite en lettres de bronze la dédicace « Ludovico magno » (À Louis le Grand).
Images
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Vue depuis la rue de Cléry.
Annexes
Notes
- Jean-Marie Pérouse de Montclos, Histoire de l'architecture française, vol. II : de la Renaissance à la Révolution, Paris, Mengès, mai 1995 (réimpr. 2003), 515 p. (ISBN 2-8562-0374-4), p. 317-318.
- Extension de Paris reconnue par lettres patentes de 1672.
- Boulevard est à prendre dans son acception de l'époque, c'est un mail planté d'arbres qui prend la place des fortifications et qui sert de promenade.
- La porte médiévale est visible sur le plan dit de Turgot.
- Notice no PA00086512, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
Articles connexes
- Porte Saint-Honoré
- Porte Montmartre
- Porte Saint-Martin
- Porte Saint-Antoine
- Enceintes de Paris
- Liste des monuments historiques du 10e arrondissement de Paris
Bibliographie
- Pierre Chabat, Dictionnaire des termes employés dans la construction, Paris, Ve A. Morel et Cie, 1881, p. 115-116 (t. IV).
- Auguste Choisy, Histoire de l'architecture, Paris, 1899, p. 745-746 (t. II).