Pierre-Antoine Delhommais
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Pierre-Antoine Delhommais est un journaliste économique français. Il est chroniqueur économique au journal Le Monde, où il était chef adjoint du département économique, jusqu'au départ d'Éric Le Boucher à l'été 2008 pour Enjeux-Les Échos.
Il y défend des positions proches des positions libérales classiques. Il a par exemple désigné le rôle de l'État américain dans la crise financière de 2007-2008, par l'octroi exagéré de prêts à travers des organismes quasi publics, Freddie Mac et Fannie Mae[1]. De même, il s'est fortement opposé aux idéologues de la décroissance, soutenant l'absence de fondements de leur théorie et son égoïsme vis-à-vis des plus pauvres de la planète pour qui la croissance économique est une condition nécessaire à la sortie de la pauvreté[2]. L’article a suscité une réponse des partisans de la décroissance[3].
Dans Cinq milliards en fumée : Les dessous du scandale de la Société générale publié en mars 2008, il revient sur l'affaire Kerviel ; à rebours de la tendance française à vouloir idéaliser le voleur de grand chemin comme Cartouche ou Jérôme Kerviel alors, il souligne les fautes de ce dernier, qui a enfreint toutes les règles d'éthique existantes. Pour Delhommais, ce n'est pas le système financier qui est coupable mais le trader : « le système capitaliste incarné par la Société générale a été victime de Kerviel »[4].
Ouvrage
- Pierre-Antoine Delhommais, Cinq milliards en fumée : les dessous du scandale de la Société générale, Paris, Le Seuil, coll. « H. C. Essais », mars 2008 (ISBN 978-2020980388)
Références
Source : article sur wikibéral
- « Freddie et Fannie, mortelle randonnée », Le Monde, 13 septembre 2008, [lire en ligne]
- « L'obscure lubie des objecteurs de croissance », Le Monde, 29 juillet 2006,
- ecolopop.info — Les objecteurs de croissance répondent au Monde.
- « Jérôme Kerviel est-il un bouc émissaire ? », VSD, [lire en ligne]