Patrick d'Irlande
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| Saint Patrick | |
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| Naissance | v. 389 Cumberland |
| Décès | 461 Glamorgan |
| Vénéré à | Abbaye de Glastonbury, Armagh |
| Vénéré par | Église catholique Église orthodoxe Communion anglicane Église luthérienne |
| Fête | 17 mars (Fête de la Saint-Patrick) |
| Saint patron | Irlande, Nigeria, Montserrat, Archidiocèse de New York, Boston, Loíza, Murcie, ingénieurs, paralégaux, Archidiocèse de Melbourne Invoqué contre les serpents, les péchés et la sorcellerie |
Saint Patrick (vers 385–461) est un saint chrétien fêté le 17 mars. Il est considéré comme l'évangélisateur de l'Irlande et comme le fondateur du christianisme irlandais.
Sommaire |
Légende de Saint Patrick
D'origine britto-romaine, Patrick (dont le prénom de naissance était Maewyn Succat) serait né aux environs de 385 en Bretagne insulaire, à Bannaven Taberniae (ou Banna Venta Berniae), localité située probablement près de Carlisle en Cumbrie. Son père, Calpurnius, était diacre et employé de l'administration, mais n'était pas considéré comme un homme très religieux, sa situation aisée provenant de la collecte de taxes. Tandis que son grand-père était prêtre (à l’époque, le clergé occidental n’était pas encore soumis à l’obligation de célibat), sa grand-mère était originaire de Touraine, en France.
Selon la légende, en 405, à l'âge de seize ans, Maewyn Succat est enlevé par des pirates irlandais, dont Niall « aux neuf otages », qui le vendent comme esclave. Durant ses six années de captivité (dans une cage), près du bois de Fochoill, en Mayo, il est berger pour le compte d'un chef de clan irlandais. Peu religieux avant sa capture, il rencontre Dieu et devient un chrétien dévot.
En 411, il parvient à s'échapper après que Dieu lui a dit, dans un de ses rêves, de rejoindre le rivage et de s'embarquer sur un bateau, supposé à 200 km de Waterford ou Wexford. Après trois jours de mer, il débarque sur les côtes de Bretagne insulaire, et peu après les côtes gauloises, où il devient prêtre. À l’âge de trente et un ou trente deux ans, Maewyn Succat retrouve donc sa famille. Elle l’accueille chaleureusement et le supplie de ne plus la quitter. Mais un peu plus tard, pendant la nuit, il a des visions et entend « les voix » de ceux qui habitent à côté du bois de Focult à proximité de la mer occidentale, qui crient d’une seule voix : « Nous t’implorons saint jeune homme, de venir parmi nous. » « Rendons grâce à Dieu », ajouta-t-il, « qu’après plusieurs années le Seigneur a répondu à leur appel ». Il gagne ensuite les îles de Lérins, près de Cannes en Gaule, et s'installe au monastère de Saint-Honorat où il se consacre à des études théologiques pendant deux années. Puis, auprès de saint Germain d'Auxerre, il devient diacre puis évêque.
En 432, il se rend en Irlande qu'il commence à évangéliser. Il sillonne toute l'Irlande prêchant, enseignant, construisant églises, monastères et écoles. Il est réputé pour son courage héroïque, son humilité et sa bonté.
Au Rock de Cashel, lors d'un sermon, il montre une feuille de trèfle : « Voilà la figure de la Trinité sainte. Les figures de triades étaient familières à la religion celtique : le trèfle deviendra ainsi le symbole de l'Irlande, grâce à Maewyn Succat ». Selon certaine sources (les moines de Lérins en particulier), Patrick aurait représenté la chapelle de la Sainte-Trinité de l'île Saint-Honorat, qui présentait une forme architecturale proche du trèfle (une nef et trois chapelles circulaires), afin de représenter la Trinité[réf. nécessaire]. Il est ordonné évêque et prend le nom de Patricius en latin (qui désignait à l'époque un membre de l'aristocratie : « patricien », « patrice » ou « noble »). En langue gaélique, Patrick s’écrit : Pãdraig.
La légende raconte que c'est à ce moment-là qu'il chasse tous les serpents du pays, action qui symbolise la conversion du peuple irlandais : les serpents représentent l'« antique ennemi », c'est-à-dire Satan, rendu responsable de l'ignorance du Dieu véritable.
Après de longues années d'évangélisation, durant lesquelles il fonde notamment le diocèse d'Armagh en 445 (ce qui en fait le plus ancien des diocèses constitués dans les îles britanniques), il se retire à Downpatrick où il meurt le 17 mars 461. Il y est enterré aux côtés de sainte Brigitte et de saint Columcille (Colomba), tous deux également patrons de l'Irlande.
Lorsque meurt saint Patrick en 461, l'Irlande est chrétienne sans avoir compté un seul martyr, et les monastères y sont très nombreux.
Saint Patrick n'a écrit qu'une Confession de Saint Patrick et les Lettres à Coroticus. Une prière lui est attribuée, Faed Fiada (Le Cri du daim), ou Canon de saint Patrick.
Patronage
Pour les catholiques, saint Patrick est le saint patron de l'Irlande et des ingénieurs.
Ce patronage fut confirmé par un décret de la Congrégation pontificale pour les Sacrements du 3 décembre 1962. Il fut également désigné deuxième patron du Nigeria le 11 avril 1961, le jour même où la Vierge Marie en était proclamée première patronne au titre de « Reine du Nigeria ».
Son patronage pour le diocèse de Boston fut confirmé par Jean-Paul II par lettre apostolique en date du 15 octobre 1994.
Les douze périls de Patrick
Le motif de la souffrance de Saint Patrick selon les écritures, relève de ses « douze périls » par lesquels le salut de son âme a été mis en danger. Il est significatif qu'il se réfère à ces douze expériences dans le contexte de ses expériences mystiques, de ce fait les liant inséparablement.
Compléments
Articles connexes
- Fête nationale irlandaise ~ Fête de la Saint-Patrick
- Liste des saints catholiques
- Patrick (prénom)
- Prière de saint Patrick
Liens externes
- (la)(fr) Confession et Lettre à Coroticus
- (en) Confessio de Saint Patrick
- Saint Patrick et la christianisation de l'Irlande par Jean Guiffan, Chargé d’enseignement à l’université de Nantes
- Saint Patrick sur un site irlandais
Sources
- Marie-Louise Jacotey, Patrick, saint patron de l'Irlande : l'île des saints. – Langres : D. Guéniot, 2005, Non paginé 56 p. (ISBN 2-87825-261-6).
- Blaise Pons, Saint Patrick, Flerus, Paris, 1989, non paginé 22 p. (ISBN 2-215-00578-5)
- Patrick Mey, Saint Patrick (390-461) Nouveau druide ou apôtre éclairé ? Coop Breizh 1997, 160 pages, (ISBN 2-909-92481-5)
- Annonciade Coleno, Saint Patrick, éditions du Rocher, Paris, coll. « Régine Pernoud présente », 1996, (ISBN 2-268-02362-1)
- Frédéric Kurzawa, Petite vie de saint Patrick, Desclée de Brouwer, coll. « Petites Vies », 1995, 215 pages, (ISBN 2-220-03698-7)
- Confession et Lettre à Coroticus , Editions du Cerf par Saint Patrick
- [lire en ligne] Saint Patrick: apostle of Ireland in the third century...: with an appendix ... Par R Steele Nicholson
