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Ossétie du Sud

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42° 14′ 00″ N 43° 58′ 00″ E / 42.23333333, 43.96666667

République d'Ossétie du Sud
Республикӕ Хуссар Ирыстон (os)
სამხრეთ ოსეთის რესპუბლიკა (ka)
Республика Южная Осетия (ru)
Drapeau de la République d'Ossétie du Sud - Wikipedia Orange South Ossetia coat of arms.png - Wikipedia Orange
Drapeau Armoiries
Localisation de la République d'Ossétie du Sud en Europe - Wikipedia Orange
Administration
Statut politique Sécessionniste de la Géorgie, reconnue au niveau international par la Russie, le Nicaragua, le Venezuela,Nauru, Vanuatu, Tuvalu, ainsi que par d'autres républiques sécessionnistes tels que l'Abkhazie et la République moldave de Transnistrie
Capitale Tskhinvali
Gouvernement
- Président
 - Premier ministre
République
Leonid Tibilov
Rostislav Khugayev
Géographie
Superficie 3 900 km2
Démographie
Population  (2007) ~ 70 000 hab.
Densité ~ 18 hab./km2
Langue(s) Ossète, géorgien, russe
Économie
Monnaie Rouble russe et lari
Autres
Fuseau horaire UTC +3


Hymne Respublikæ Hussar Irystony Paddzahadon Gimn
Devise \
L'hymne national de l'Ossétie du Sud, écrit par Totraz Kokaev et composé par Felix Alborov, a été adopté le 5 mai 1995.
 - Wikipedia Orange
Carte topographique de la Ciscaucasie. L'Ossétie du Sud se situe au sud de la carte.
 - Wikipedia Orange
Carte d'Ossétie du Sud.

L'Ossétie du Sud, en forme longue la République d'Ossétie du Sud, en ossète Xussar Iryston, Хуссар Ирыстон et Respublikæ Xussar Iryston, Республикӕ Хуссар Ирыстон, en russe Ioujnaïa Ossetiïa, Южная Осетия et Respoublika Ioujnaïa Ossetiïa, Республика Южная Осетия, en géorgien Samkhreti Osseti, სამხრეთი ოსეთი, est un territoire situé dans le Caucase au statut contesté (la Géorgie place la république dont elle ne reconnaît pas le statut dans sa province de Shida Kartli, tandis que la Russie a reconnu son indépendance en 2008). L'Ossétie du Sud a fait unilatéralement sécession de la Géorgie en 1992.

Sa capitale est Tskhinval(i) et son président est Leonid Tibilov depuis le 19 avril 2012.

Le plus grand lac d'Ossétie du Sud est le lac Kelistba.

Sommaire

Histoire

Article détaillé : Histoire de l'Ossétie du Sud.

Le peuple ossète, descendant des Alains chassés par les invasions mongoles, s'installe dans le Caucase au VIIe siècle. Les Ossètes deviennent chrétiens au Moyen-Âge sous l'influence des Géorgiens. Ils forment trois entités territoriales : Digor à l'ouest, Iron au nord, et Tualläg qui devient l'Ossétie du Sud.

L'oblast autonome d'Ossétie du Sud est créé en 1922 au sein de la République socialiste soviétique de Géorgie, qui fait partie de l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS). La République de Géorgie devient indépendante le 9 avril 1991 et révoque l'autonomie de l'Ossétie du Sud.

Les tensions nationalistes entre Ossètes et Géorgiens s'accroissent, et un conflit armé a lieu entre janvier 1991 et juin 1992. Il oppose des milices ossètes qui réclament l'unification de l'Ossétie du Sud avec l'Ossétie du Nord qui fait partie de la Russie, et l'armée géorgienne qui veut garder le contrôle de la région. Un traité de paix est signé entre la Russie et la Géorgie le 26 juin 1992. Des forces de maintien de la paix composées de troupes russes, ossètes et géorgiennes sont introduites en Ossétie du Sud et une commission trilatérale est créée pour décider du statut de cette région.

En 1992, l'Ossétie du Sud proclame son indépendance et fait sécession de la Géorgie sur la base d'un référendum qui n'est pas reconnu par la communauté internationale. Un deuxième référendum sur l'indépendance est organisé par les autorités sud-ossètes qui contrôlent la région en novembre 2006, où le oui est largement majoritaire. Il est reconnu seulement par la Russie, qui ne reconnaît cependant par l'indépendance de l'Ossétie du Sud.

En août 2008, la Géorgie déclenche une offensive armée pour reprendre le contrôle de l'Ossétie du Sud. Les forces armées de la Fédération de Russie contre-attaquent avec succès, repoussant l'armée géorgienne hors de l'Ossétie du Sud et occupant même une partie du territoire géorgien. La Russie reconnaît l'indépendance de l'Ossétie du Sud. Elle est suivie par le Nicaragua, le Venezuela, et plus tard par les îles Nauru et Tuvalu.

Géographie

L'Ossétie du Sud est un territoire situé dans le Caucase. Elle est considérée par la Géorgie, dont les frontières sont reconnues par la majorité de la communauté internationale, comme une partie de son territoire principalement située dans la région de Shida Kartli(Karthlie intérieure). Son gouvernement, soutenu par la Russie, la considère comme une république indépendante enclavée entre la Russie au nord et la Géorgie au sud.

Sa capitale est Tskhinvali. Les autres villes principales sont Akhalgori, Kvaisi et Kurta.

Le volcan sans nom (0104-04-) est situé en Ossétie du Sud.

Reconnaissance de l'indépendance

Le 25 août 2008, le Parlement de la Fédération de Russie vote une motion invitant Moscou à reconnaître l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie. Le lendemain, le président Medvedev signe les décrets reconnaissant l'indépendance de ces deux régions[1].

Au même moment, la Biélorussie annonce qu'elle allait reconnaître prochainement l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie[2], ce qu'elle n'a toujours pas fait en 2012. L'OTSC, l'OCS et l'ALBA ont annoncé leur soutien à la décision de la Russie sans pour autant lui emboîter le pas. Pour la Serbie, qui observe la même attitude, les indépendances de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie sont comparables à celle du Kosovo. Les puissances occidentales ont immédiatement réagi en annonçant qu'elles ne reconnaissaient pas l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie. La Géorgie a dénoncé « une annexion » par la Russie.

L'indépendance de l'Ossétie du Sud est reconnue par Nauru, qui reçoit en échange 10 millions d'euros de la Russie. Les îles Tuvalu reconnaissent également cette indépendance, après que la Russie leur a promis la même somme. Cette dernière tente de convaincre également les îles Fidji. Elle est en compétition avec la Géorgie, qui leur offre une aide au développement en échange de la non-reconnaissance de l'Ossétie du Sud[3].

États ayant reconnu l'indépendance

États statuant sur l'indépendance

Territoires non-reconnus ayant reconnu l'indépendance

Politique

L'Ossétie du Sud est une République dont l'indépendance est contestée.

Économie

Le PIB de l'Ossétie du Sud est estimé à 15 milliards de dollars (250$ par habitant) en 2002[15]. Les emplois et les matières premières y sont rares. Par ailleurs, la Géorgie a coupé l'approvisionnement en électricité de la région, ce qui a forcé le gouvernement d'Ossétie du Sud à construire un câble électrique transitant par l'Ossétie du Nord. La majorité de la population survit grâce à l'agriculture de subsistance. Pratiquement le seul atout économique important de l'Ossétie du Sud est le tunnel de Roki qui permet de la relier à la Russie et la Géorgie, sur lequel le gouvernement sud-ossète peut percevoir des droits de douane sur le trafic de fret.

Le président Edouard Kokoïty a admis que son pays était dépendant de l'aide économique russe[16]. La Russie a ainsi versé 10 milliards de roubles au gouvernement sud-ossète afin de reconstruire le pays après la guerre d'Ossétie du Sud de 2008[17].

Démographie

Avant le conflit géorgiano-ossète, la population de l'Ossétie du Sud était composée d'environ deux-tiers d'Ossètes et 25-30 % de Géorgiens. La composition actuelle de la population est inconnue, certaines estimations parlent de 45 000 Ossètes et de 17 500 Géorgiens en Ossétie du Sud en 2007[18]. En août 2008, plus de 70 % des citoyens de l'Ossétie du Sud avaient la citoyenneté russe. 54,5 % de ces 70 % ont la double citoyenneté (géorgienne et russe), du fait des circonstances prises en compte par les ambassades.

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1926 1939 1959 1970 1979 1989
Ossètes 60 351 (69,1 %) 72 266 (68,1 %) 63 698 (65,8 %) 66 073 (66,5 %) 65 077 (66,4 %) 65 200 (66,2 %)
Géorgiens 23 538 (26,9 %) 27 525 (25,9 %) 26 584 (27,5 %) 28 125 (28,3 %) 28 187 (28,8 %) 28 700 (29,0 %)
Russes 157 (0,2 %) 2 111 (2,0 %) 2 380 (2,5 %) 1 574 (1,6 %) 2 046 (2,1 %)
Arméniens 1 374 (1,6 %) 1 537 (1,4 %) 1 555 (1,6 %) 1 254 (1,3 %) 953 (1,0 %)
Juifs 1 739 (2,0 %) 1 979 (1,9 %) 1 723 (1,8 %) 1 485 (1,5 %) 654 (0,7 %)
Autres 216 (0,2 %) 700 (0,7 %) 867 (0,9 %) 910 (0,9 %) 1 071 (1,1 %) 5 100 (4,8 %)
Total 87 375 106 118 96 807 99 421 97 988 99 000

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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Bibliographies

  • (fr) Tracey C. German (traduit de l’anglais par Benjamin Bloch), « Le conflit en Ossétie-du-Sud : la Géorgie contre la Russie », Politique étrangère, no 1, 2006, IFRI/Armand Colin.
  • (fr) Samuel Lussac, Géopolitique du Caucase. Au carrefour énergétique de l'Europe de l'Ouest, Éditions Technip, Paris, 2009. (ISBN 9782710809395)
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