Ossétie du Sud
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| Administration | |||||
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| Statut politique | Sécessionniste de la Géorgie, reconnue au niveau international par la Russie, le Nicaragua, le Venezuela,Nauru, Vanuatu, Tuvalu, ainsi que par d'autres républiques sécessionnistes tels que l'Abkhazie et la République moldave de Transnistrie | ||||
| Capitale | Tskhinvali | ||||
| Gouvernement - Président - Premier ministre |
République Leonid Tibilov Rostislav Khugayev |
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| Géographie | |||||
| Superficie | 3 900 km2 | ||||
| Démographie | |||||
| Population (2007) | ~ 70 000 hab. | ||||
| Densité | ~ 18 hab./km2 | ||||
| Langue(s) | Ossète, géorgien, russe | ||||
| Économie | |||||
| Monnaie | Rouble russe et lari | ||||
| Autres | |||||
| Fuseau horaire | UTC +3
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| Hymne | Respublikæ Hussar Irystony Paddzahadon Gimn | ||||
| Devise | \ | ||||
| L'hymne national de l'Ossétie du Sud, écrit par Totraz Kokaev et composé par Felix Alborov, a été adopté le 5 mai 1995. | |||||
L'Ossétie du Sud, en forme longue la République d'Ossétie du Sud, en ossète Xussar Iryston, Хуссар Ирыстон et Respublikæ Xussar Iryston, Республикӕ Хуссар Ирыстон, en russe Ioujnaïa Ossetiïa, Южная Осетия et Respoublika Ioujnaïa Ossetiïa, Республика Южная Осетия, en géorgien Samkhreti Osseti, სამხრეთი ოსეთი, est un territoire situé dans le Caucase au statut contesté (la Géorgie place la république dont elle ne reconnaît pas le statut dans sa province de Shida Kartli, tandis que la Russie a reconnu son indépendance en 2008). L'Ossétie du Sud a fait unilatéralement sécession de la Géorgie en 1992.
Sa capitale est Tskhinval(i) et son président est Leonid Tibilov depuis le 19 avril 2012.
Le plus grand lac d'Ossétie du Sud est le lac Kelistba.
Sommaire |
Histoire
Le peuple ossète, descendant des Alains chassés par les invasions mongoles, s'installe dans le Caucase au VIIe siècle. Les Ossètes deviennent chrétiens au Moyen-Âge sous l'influence des Géorgiens. Ils forment trois entités territoriales : Digor à l'ouest, Iron au nord, et Tualläg qui devient l'Ossétie du Sud.
L'oblast autonome d'Ossétie du Sud est créé en 1922 au sein de la République socialiste soviétique de Géorgie, qui fait partie de l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS). La République de Géorgie devient indépendante le 9 avril 1991 et révoque l'autonomie de l'Ossétie du Sud.
Les tensions nationalistes entre Ossètes et Géorgiens s'accroissent, et un conflit armé a lieu entre janvier 1991 et juin 1992. Il oppose des milices ossètes qui réclament l'unification de l'Ossétie du Sud avec l'Ossétie du Nord qui fait partie de la Russie, et l'armée géorgienne qui veut garder le contrôle de la région. Un traité de paix est signé entre la Russie et la Géorgie le 26 juin 1992. Des forces de maintien de la paix composées de troupes russes, ossètes et géorgiennes sont introduites en Ossétie du Sud et une commission trilatérale est créée pour décider du statut de cette région.
En 1992, l'Ossétie du Sud proclame son indépendance et fait sécession de la Géorgie sur la base d'un référendum qui n'est pas reconnu par la communauté internationale. Un deuxième référendum sur l'indépendance est organisé par les autorités sud-ossètes qui contrôlent la région en novembre 2006, où le oui est largement majoritaire. Il est reconnu seulement par la Russie, qui ne reconnaît cependant par l'indépendance de l'Ossétie du Sud.
En août 2008, la Géorgie déclenche une offensive armée pour reprendre le contrôle de l'Ossétie du Sud. Les forces armées de la Fédération de Russie contre-attaquent avec succès, repoussant l'armée géorgienne hors de l'Ossétie du Sud et occupant même une partie du territoire géorgien. La Russie reconnaît l'indépendance de l'Ossétie du Sud. Elle est suivie par le Nicaragua, le Venezuela, et plus tard par les îles Nauru et Tuvalu.
Géographie
L'Ossétie du Sud est un territoire situé dans le Caucase. Elle est considérée par la Géorgie, dont les frontières sont reconnues par la majorité de la communauté internationale, comme une partie de son territoire principalement située dans la région de Shida Kartli(Karthlie intérieure). Son gouvernement, soutenu par la Russie, la considère comme une république indépendante enclavée entre la Russie au nord et la Géorgie au sud.
Sa capitale est Tskhinvali. Les autres villes principales sont Akhalgori, Kvaisi et Kurta.
Le volcan sans nom (0104-04-) est situé en Ossétie du Sud.
Reconnaissance de l'indépendance
Le 25 août 2008, le Parlement de la Fédération de Russie vote une motion invitant Moscou à reconnaître l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie. Le lendemain, le président Medvedev signe les décrets reconnaissant l'indépendance de ces deux régions[1].
Au même moment, la Biélorussie annonce qu'elle allait reconnaître prochainement l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie[2], ce qu'elle n'a toujours pas fait en 2012. L'OTSC, l'OCS et l'ALBA ont annoncé leur soutien à la décision de la Russie sans pour autant lui emboîter le pas. Pour la Serbie, qui observe la même attitude, les indépendances de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie sont comparables à celle du Kosovo. Les puissances occidentales ont immédiatement réagi en annonçant qu'elles ne reconnaissaient pas l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie. La Géorgie a dénoncé « une annexion » par la Russie.
L'indépendance de l'Ossétie du Sud est reconnue par Nauru, qui reçoit en échange 10 millions d'euros de la Russie. Les îles Tuvalu reconnaissent également cette indépendance, après que la Russie leur a promis la même somme. Cette dernière tente de convaincre également les îles Fidji. Elle est en compétition avec la Géorgie, qui leur offre une aide au développement en échange de la non-reconnaissance de l'Ossétie du Sud[3].
États ayant reconnu l'indépendance
États statuant sur l'indépendance
Territoires non-reconnus ayant reconnu l'indépendance
Politique
L'Ossétie du Sud est une République dont l'indépendance est contestée.
- Président de l'Ossétie du Sud
- Premier ministre de l'Ossétie du Sud
- Élection présidentielle de 2011 en Ossétie du Sud
- Élection présidentielle de 2012 en Ossétie du Sud
Économie
Le PIB de l'Ossétie du Sud est estimé à 15 milliards de dollars (250$ par habitant) en 2002[15]. Les emplois et les matières premières y sont rares. Par ailleurs, la Géorgie a coupé l'approvisionnement en électricité de la région, ce qui a forcé le gouvernement d'Ossétie du Sud à construire un câble électrique transitant par l'Ossétie du Nord. La majorité de la population survit grâce à l'agriculture de subsistance. Pratiquement le seul atout économique important de l'Ossétie du Sud est le tunnel de Roki qui permet de la relier à la Russie et la Géorgie, sur lequel le gouvernement sud-ossète peut percevoir des droits de douane sur le trafic de fret.
Le président Edouard Kokoïty a admis que son pays était dépendant de l'aide économique russe[16]. La Russie a ainsi versé 10 milliards de roubles au gouvernement sud-ossète afin de reconstruire le pays après la guerre d'Ossétie du Sud de 2008[17].
Démographie
Avant le conflit géorgiano-ossète, la population de l'Ossétie du Sud était composée d'environ deux-tiers d'Ossètes et 25-30 % de Géorgiens. La composition actuelle de la population est inconnue, certaines estimations parlent de 45 000 Ossètes et de 17 500 Géorgiens en Ossétie du Sud en 2007[18]. En août 2008, plus de 70 % des citoyens de l'Ossétie du Sud avaient la citoyenneté russe. 54,5 % de ces 70 % ont la double citoyenneté (géorgienne et russe), du fait des circonstances prises en compte par les ambassades.
| 1926 | 1939 | 1959 | 1970 | 1979 | 1989 | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Ossètes | 60 351 (69,1 %) | 72 266 (68,1 %) | 63 698 (65,8 %) | 66 073 (66,5 %) | 65 077 (66,4 %) | 65 200 (66,2 %) |
| Géorgiens | 23 538 (26,9 %) | 27 525 (25,9 %) | 26 584 (27,5 %) | 28 125 (28,3 %) | 28 187 (28,8 %) | 28 700 (29,0 %) |
| Russes | 157 (0,2 %) | 2 111 (2,0 %) | 2 380 (2,5 %) | 1 574 (1,6 %) | 2 046 (2,1 %) | |
| Arméniens | 1 374 (1,6 %) | 1 537 (1,4 %) | 1 555 (1,6 %) | 1 254 (1,3 %) | 953 (1,0 %) | |
| Juifs | 1 739 (2,0 %) | 1 979 (1,9 %) | 1 723 (1,8 %) | 1 485 (1,5 %) | 654 (0,7 %) | |
| Autres | 216 (0,2 %) | 700 (0,7 %) | 867 (0,9 %) | 910 (0,9 %) | 1 071 (1,1 %) | 5 100 (4,8 %) |
| Total | 87 375 | 106 118 | 96 807 | 99 421 | 97 988 | 99 000 |
Notes et références
- Moscou reconnaît l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie, Le Figaro, 26 août 2008.
- http://fr.rian.ru/world/20080908/116616030.html
- « Jeu d'urnes dans un confetti caucasien », Le Monde, 8 décembre 2011.
- L'Ossétie du Sud et Nauru établissent des relations diplomatiques RIA Novosti, 16 décembre 2009.
- Le Nicaragua reconnaît l'Ossétie, Le Figaro, 3 septembre 2008.
- http://www.liberation.fr/monde/01012361592-le-tuvalu-reconnait-l-abkhazie-et-l-ossetie-du-sud
- http://en.rian.ru/world/20110531/164348947.html
- Le Venezuela reconnaît l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud, RIA Novosti, 10 septembre 2009.
- http://news.xinhuanet.com/english/2008-08/29/content_9731534.htm
- Équateur
- http://themoscowtimes.com/news/article/370554.html
- http://www.todayszaman.com/tz-web/detaylar.do?load=detay&link=151456&bolum=102
- http://www.regnum.ru/news/1057659.html Gagaouzie
- La Transnistrie reconnaît l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie, Le Point, 31 août 2008.
- http://www.crisisgroup.org/home/index.cfm?id=3128&l=1
- http://washingtonexaminer.com/world/ap/48687607.html
- A Testing Ground for Modernization and a Showcase of Success, Russia in Global Affairs, 8 mars 2009
- The Permanent Committee on Geographical Names for British Official Use. Georgia: a toponymic note concerning South Ossetia
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- (en) Site officiel de l'Ossétie du Sud
- (fr) Site d'information du gouvernement ossète (avec traductions françaises)
- (fr) Dossier spécial sur l'Ossétie du Sud sur Caucaz.com
- (en) Site sur l'histoire de l'Ossétie du Sud
Bibliographies
- (fr) Tracey C. German (traduit de l’anglais par Benjamin Bloch), « Le conflit en Ossétie-du-Sud : la Géorgie contre la Russie », Politique étrangère, no 1, 2006, IFRI/Armand Colin.
- (fr) Samuel Lussac, Géopolitique du Caucase. Au carrefour énergétique de l'Europe de l'Ouest, Éditions Technip, Paris, 2009. (ISBN 9782710809395)