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Najat Vallaud-Belkacem

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Vallaud et Belkacem.
Najat Vallaud-Belkacem
Najat Vallaud-Belkacem en juin 2012.
Najat Vallaud-Belkacem en juin 2012.
Fonctions
Ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche
En fonction depuis le 26 août 2014
(21 jours)
Président François Hollande
Gouvernement Manuel Valls II
Prédécesseur Benoît Hamon
Ministre des Droits des femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports
2 avril 201425 août 2014
(4 mois et 23 jours)
Président François Hollande
Gouvernement Manuel Valls I
Prédécesseur Elle-même (Droits des femmes)
François Lamy (Ville)
Valérie Fourneyron (Sports)
Successeur Marisol Touraine (Droits des femmes)
Patrick Kanner (Ville, Jeunesse et Sports)
Ministre des Droits des femmes
16 mai 201231 mars 2014
(1 an, 10 mois et 15 jours)
Président François Hollande
Gouvernement Jean-Marc Ayrault I
Jean-Marc Ayrault II
Prédécesseur Catherine Vautrin (indirectement)
Successeur Elle-même
Porte-parole du gouvernement
16 mai 201231 mars 2014
(1 an, 10 mois et 15 jours)
Président François Hollande
Gouvernement Jean-Marc Ayrault I
Jean-Marc Ayrault II
Prédécesseur Valérie Pécresse
Successeur Stéphane Le Foll
Conseillère générale du canton de Lyon-XIII
En fonction depuis le 16 mars 2008
Prédécesseur Jean Flacher
Conseillère municipale de Lyon
21 mars 20084 février 2013
Maire Gérard Collomb
Biographie
Nom de naissance Najat Belkacem
Date de naissance 4 octobre 1977 (36 ans)
Lieu de naissance Beni Chiker (Maroc)
Nationalité Française et marocaine
Parti politique Parti socialiste
Conjoint Boris Vallaud
Diplômée de Université de Picardie
IEP de Paris

Najat Vallaud-Belkacem, née Najat Belkacem le 4 octobre 1977 à Beni Chiker, dans la région du Rif, au nord-est du Maroc, est une femme politique française.

Elle est porte-parole de Ségolène Royal pour l'élection présidentielle de 2007, puis de nouveau en mars 2009 en vue de la primaire présidentielle socialiste de 2011. Le 16 novembre 2011, François Hollande, candidat du PS pour l'élection présidentielle de 2012, la nomme porte-parole de sa campagne présidentielle.

De 2004 à 2008, elle est conseillère régionale en Rhône-Alpes, en charge de la politique culturelle. De 2008 à 2013, elle est conseillère municipale de Lyon, adjointe aux grands événements, à la jeunesse et à la vie associative.

Conseillère générale socialiste du canton de Montchat (Lyon 3), elle est nommée le 16 mai 2012 ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement dans le premier et le deuxième gouvernement Jean -Marc Ayrault, dont elle est la benjamine.

Le 2 avril 2014, dans le gouvernement Valls I, confirmée ministre des Droits des Femmes, elle est nommée par ailleurs ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, mais elle n'est plus porte-parole du gouvernement. Le 26 août 2014, elle est nommée ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche dans le gouvernement Valls II, devenant la première femme à obtenir ce portefeuille dans l'histoire de la République.

Biographie[ ]

Origines, études, débuts professionnels[ ]

Deuxième d'une famille de sept enfants, Najat Belkacem naît en 1977 à Beni Chiker, village marocain proche de Nador, dans le Rif[1]. En plus de ses origines marocaines, Najat Belkacem est d'origine algérienne et espagnole par ses grand-mères[2].

Elle possède les nationalités française et marocaine[3],[4].

En 1982, avec sa mère et sa sœur aînée, elle rejoint son père, ouvrier dans le bâtiment, immigré en France ; elle grandit à Abbeville puis à Amiens[5] où elle effectue ses études primaires avant d'entrer au collège César Franck, dans les quartiers nord de la ville[6].

En 1995, élève au lycée Delambre d'Amiens, elle obtient son baccalauréat économique et social[7].

En 2000, elle est diplômée de l'Institut d'études politiques de Paris, après avoir obtenu une licence en droit à l'université de Picardie à Amiens. Elle échoue à deux reprises au concours de l'ENA[1]. Elle y a rencontré son futur époux Boris Vallaud[5], ancien directeur général des services du conseil général de Saône-et-Loire[8] et directeur de cabinet de l'ancien ministre Arnaud Montebourg[9]. Elle se marie avec Boris Vallaud le 27 août 2005[10]. Ils sont parents de jumeaux (garçon/fille), Louis et Nour, nés en 2008[11],[12].

Najat Belkacem commence sa vie professionnelle en étant juriste dans un cabinet parisien d'Avocats au Conseil d'État et à la Cour de cassation pendant trois ans[13],[7].

Carrière politique[ ]

Najat Belkacem entre au Parti socialiste après le 21 avril 2002 et rejoint, en tant que chargée de mission, en janvier 2003 l'équipe de Gérard Collomb, sénateur-maire de Lyon, en menant dans le cadre de la politique municipale des actions pour renforcer la démocratie de proximité, la lutte contre les discriminations, la promotion des droits des citoyens ou leur accès à l’emploi et au logement.

Élue en mars 2004 conseillère régionale Rhône-Alpes sur la liste de Jean-Jack Queyranne, elle est présidente de la commission culture. Elle démissionne en juin 2008[14].

En 2005, elle devient conseillère nationale au Parti socialiste[5]. Au cours des années 2005 et 2006, elle participe à plusieurs reprises comme chroniqueuse à l'émission culturelle C'est tout vu ! sur TLM aux côtés de Stéphane Cayrol en abordant principalement l'actualité littéraire.

En 2006, elle est sélectionnée pour faire partie des Young leaders de la Fondation franco-américaine[15].

Najat Vallaud-Belkacem en 2007.

Après avoir été assistante parlementaire de Béatrice Marre (Oise) pendant un an[16], elle devient, le 22 février 2007, la troisième porte-parole de Ségolène Royal, candidate à l'élection présidentielle de 2007 aux côtés de Vincent Peillon et d'Arnaud Montebourg[5].

Candidate du Parti socialiste aux élections législatives de juin 2007 dans la quatrième circonscription du Rhône, elle échoue au 2e tour face à l'ancien Garde des Sceaux Dominique Perben sur un score de 43 %.

En décembre 2007, elle est élue « Lyonnaise de l'année » par le magazine Lyon Capitale en compagnie du footballeur Karim Benzema[17]. Ce même mois, elle est nommée membre du Conseil de la communauté marocaine à l'étranger par le roi Mohammed VI. Fin avril 2012, interpellée par Valérie Rosso-Debord, déléguée adjointe de l'UMP, elle précise avoir quitté cette instance en décembre 2011[18].

En mars 2008, elle est élue conseillère générale du Rhône lors des élections cantonales avec 58,52 % des voix au second tour, sous les couleurs du Parti socialiste dans le canton de Lyon-XIII-Montchat, le faisant basculer à gauche. Elle est élue conseillère municipale sur la liste d'Union de la gauche conduite par Gérard Collomb lors des élections municipales à Lyon. Gérard Collomb la choisit alors comme 6e adjointe au maire de Lyon chargée des grands événements, de la jeunesse et de la vie associative, et elle est également désignée conseillère communautaire à la communauté urbaine de Lyon. Elle quitte alors la vice-présidence de la région Rhône-Alpes.

Depuis mars 2010, elle assure auprès des élèves de master « affaires publiques » de Sciences-po Paris un enseignement d’ouverture, consacré à la prospective en politique[19].

Lors de la candidature de Ségolène Royal à la primaire présidentielle socialiste de 2011, elle est de nouveau promue porte-parole aux côtés de Delphine Batho et Guillaume Garot[20]. Elle forme avec eux la « garde rapprochée » de Ségolène Royal[21].

François Hollande, après sa victoire à la primaire présidentielle socialiste de 2011 et sa désignation comme candidat du Parti socialiste et du Parti radical de gauche à la présidentielle de 2012, nomme, le 16 novembre 2011, Najat Vallaud-Belkacem porte-parole pour cette campagne présidentielle[22].

Parallèlement à son rôle de porte-parole pour la présidentielle, elle est candidate pour les élections législatives de 2012 dans la quatrième circonscription du Rhône. Une circonscription historiquement de droite, avec Dominique Perben comme député et dans laquelle elle s'était déjà présentée en 2007. Bien que la Commission électorale du Parti socialiste lui ait proposé une circonscription « plus gagnable », elle préfère rester dans cette circonscription[23].

Le 16 mai 2012, Najat Vallaud-Belkacem est nommée ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement dans le gouvernement Jean-Marc Ayrault[24]. Elle annonce le lendemain le retrait de sa candidature aux élections législatives dans la 4e circonscription du Rhône après que Jean-Marc Ayrault a déclaré que les ministres battus aux législatives devront quitter le gouvernement[25]. Elle démissionne de son poste de 5e adjointe au maire de Lyon, Gérard Collomb en mai 2012 (et est remplacée par Anne Brugnera) mais reste conseillère municipale[26].

Le 4 février 2013, elle démissionne de ses mandats de conseillère municipale de Lyon et de conseillère communautaire du Grand Lyon, tout en restant conseillère générale[27].

Ministre des Droits des femmes, porte-parole du gouvernement[ ]

Le 16 mai 2012, Najat Vallaud-Belkacem est nommée ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement dans le gouvernement de Jean-Marc Ayrault (gouvernements Ayrault 1 et 2). Elle est la benjamine du gouvernement.

Son directeur de cabinet est Étienne Grass[28].

Le ministère des Droits des femmes redevient un ministère de plein exercice pour la première fois depuis 1986[29].

Najat Vallaud-Belkacem annonce sa volonté de faire émerger une « troisième génération de droits des femmes », après la première génération des droits politiques et la seconde génération de l'égalité économique[30].

Elle a notamment engagé les chantiers de la parité dans les instances dirigeantes des entreprises[31], de la parité dans les fédérations sportives[32], de la lutte contre le temps partiel fragmenté[33] et de la réduction des stéréotypes sexistes dans les programmes scolaires[34].

Fin 2012, Najat Vallaud-Belkacem est désignée révélation politique de l'année [35] par un jury que réunit l'annuaire politique Le Trombinoscope.

Le 4 janvier 2013, elle crée le Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes, présidé par l’ancienne députée Danielle Bousquet et qui compte parmi ses membres l’ancienne ministre UMP Roselyne Bachelot[36].

Lors de sa première année en tant que porte-parole du gouvernement, elle met en place un exercice « nouveau et original », de pédagogie et de confrontation avec les citoyens : les porte-parolats décentralisés bientôt suivis des porte-parolats numériques[37]. Elle répond ainsi en direct, en région ou sur internet tous les mois aux questions des citoyens[38].

Ministre des Droits des femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports[ ]

Le 2 avril 2014, elle est nommée ministre des Droits des femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports dans le gouvernement Valls I[39].

En juillet 2014, en deuxième lecture, le projet de loi pour l'égalité réelle entre les femmes et les hommes qu'elle a porté en tant que ministre, est adopté. La loi est symboliquement promulguée le 4 août 2014, en référence à la Nuit du 4 août 1789[40].

Ministre de l’Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche[ ]

Le 26 août 2014, Najat Vallaud-Belkacem est nommée ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche dans le gouvernement Valls II et devient ainsi la première femme de l'histoire de la République à être nommée ministre de l’Éducation nationale. La nouvelle ministre, à peine investie dans ses fonctions, est la cible de journaux de la droite radicale et de l'extrême droite[41]. Les violentes critiques[42],[43] s'accompagnent, sur les réseaux sociaux, d'attaques au sujet de ses origines et de la publication d'une fausse carte d'identité qui colporte une rumeur autour de son patronyme[42]. Dans le même temps, un sondage classe Najat Vallaud-Belkacem comme la deuxième personnalité politique préférée des Français, avec 43 % d’opinions positives, juste derrière Alain Juppé[44],[45] pendant que François Hollande et Manuel Valls atteignent une cote d'impopularité sans précédent[46],[47].

Idées et positions[ ]

Najat Vallaud-Belkacem en juin 2013.

Égalité des chances et pluralité visible[ ]

Najat Belkacem met en valeur le concept de « pluralité visible »[48] dans la société française, diversité et égalité n'étant pas incompatibles à son sens. Le 15 septembre 2010, elle écrit et publie avec le sociologue Éric Keslassy un livre pour la Fondation Jean-Jaurès[49] que les éditeurs présentent ainsi : « En pleine surenchère sécuritaire du gouvernement, Éric Keslassy et Najat Vallaud-Belkacem proposent une « troisième voie » pour résoudre les difficultés liées à l’intégration ».

Au-delà même des problèmes liés à l'intégration, Najat Vallaud-Belkacem table sur la notion d'égalité des chances — « égalité des opportunités ». Elle estime qu'elle n'est plus garantie, citant la paupérisation de la société française, aggravée par la crise économique. Elle développe ce point de vue dans une tribune d’opinion du Monde[50] intitulée « Faire payer la crise aux pauvres n’est pas une fatalité[51] », dans laquelle elle revient sur la pauvreté en France et les réponses politiques envisagées et envisageables.

Droits des LGBT[ ]

Chargée des questions de société au Parti socialiste, elle s'occupe des droits des personnes lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres (LGBT) et des questions de bioéthique[3]. Deux questions qui se recoupent autour de la vision constructiviste qu’elle a de la famille et de la société. Elle considère qu’il est temps de « traduire l'évolution du modèle familial dans le droit[52] ».

Sur les questions des droits des personnes LGBT, elle défend l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples de même sexe ainsi que la lutte contre l’homophobie et la transphobie. Selon le média « gay et lesbienne, bi et trans » Yagg, elle est « la première politique » à réaliser une vidéo pour soutenir le projet Entourage LGBT[53]. Elle rappelle que ces revendications sont inscrites dans les trente propositions prioritaires du projet du Parti socialiste pour l’élection présidentielle de 2012[54]. Peu avant l'élection présidentielle de 2012, elle représente le candidat François Hollande au meeting Égalité LGBT 2012 organisé par l'Inter-LGBT et elle est considérée comme la « plus à l'aise » sur ces questions et assez aimée du public LGBT par le magazine Têtu[55].

Concernant la bioéthique, Najat Vallaud-Belkacem travaille, dès son arrivée comme secrétaire nationale du Parti socialiste chargée des questions de société, avec Bertrand Monthubert, secrétaire national du Parti socialiste chargée de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, sur le sujet en vue de la révision des lois de bioéthique. Ils remettent leurs conclusions et leurs propositions dans un rapport sur la révision de la loi bioéthique[56] au bureau national du Parti socialiste qui les reprend toutes à l’exception de l’encadrement de la gestation pour autrui, qui reste interdite[57].

En septembre 2012, Najat Vallaud-Belkacem alors ministre des Droits des femmes, porte-parole du gouvernement est chargée par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault d'une mission de lutte contre l'homophobie qui l'amène à présenter et mettre œuvre un programme d’action contre les violences et les discriminations à l’égard des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres (LGBT)[58].

Place du numérique[ ]

Najat Vallaud-Belkacem s'occupe de dossiers relatifs à la société de la connaissance, l’Internet libre et les réseaux sociaux. Elle a pris position contre la loi Hadopi et fait partie du Collectif de 40 auteurs[59] du livre La Bataille d’Hadopi[60] lancé par la Quadrature du net[61],[62], militant majeur dans ce domaine.

À la suite de tweets homophobes, Najat Vallaud-Belkacem interpelle la société américaine Twitter afin qu’elle se conforme à la loi française[63]. Le travail de concertation qu'elle a engagé avec Twitter donne un accès prioritaire aux associations pour le signalement et la suppression de propos illicites[64]. Le 3 juillet 2013, elle propose dans son projet de loi Égalité femmes-hommes d’étendre l’obligation de signalement des hébergeurs aux propos sexistes, homophobes et handiphobes[65]. La disposition entre dans la loi le 4 août 2014.

Lutte contre le sexisme et pour l'égalité[ ]

Dès sa nomination comme ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem s'engage à faire voter une nouvelle loi contre le harcèlement sexuel[66]. Elle portera devant le parlement cette loi avec Christiane Taubira, ministre de la Justice. Promulguée le 6 août 2012, la loi inscrit dans le Code pénal une nouvelle définition du harcèlement sexuel afin de prendre en compte le plus largement possible l'ensemble des situations et elle encourage les victimes à porter plainte.[67]

Afin de lutter contre le sexisme et les stéréotypes sexués, Najat Vallaud-Belkacem est à l'origine d'un programme « anti-sexiste », les « ABCD de l'Égalité »[68] qui seront enseignés de manière expérimentale en 2013[69] dans quelque 500 classes du primaire et de la maternelle. L'objectif déclaré est d'aboutir à plus de mixité dans les métiers et à terme de réduire les violences.

Afin de lutter contre les inégalités salariales persistantes entre femmes et hommes, Najat Vallaud-Belkacem rend obligatoire par décret publié le 19 décembre 2012, l'adoption d'un accord sur l'égalité salariale et renforce les contrôles pour rendre effectives les sanctions aux entreprises[70]. Quatre mois plus tard, la ministre des Droits des femmes annonce les deux premières sanctions infligées à des entreprises ne respectant pas la loi sur l'égalité salariale[71].

En novembre 2013, Najat Vallaud-Belkacem présente un plan triennal de lutte contre les violences faites aux femmes qui double les moyens financiers engagés. L’objectif de ce plan interministériel est d’«empêcher que les violences se forment» et de «ne laisser aucune violence déclarée sans réponse pénale, sanitaire et sociale». Parmi les mesures les plus importantes, le plan prévoit 1 650 nouvelles places d’hébergement d’urgence, le doublement des effectifs de travailleurs sociaux dans les commissariats et gendarmeries ainsi que des mesures pour favoriser le dépôt de plaintes, alors que la main courante sans suite est souvent la règle. Le plan prévoit aussi d’améliorer le recueil de preuves en cas de viol avec la mise en place d’un kit post-viol[72],[73]. En matière de violences faites aux femmes, Najat Vallaud Belkacem est convaincue que tous «nous avons une part de responsabilité pour dénoncer l’insupportable». Pour inciter le public à se mobiliser, une campagne audiovisuelle intitulée «contre les violences, libérons la parole» est lancée et le plan comporte des mesures visant à former des policiers, enseignants, magistrats et travailleurs sociaux[74],[75].

Najat Vallaud-Belkacem porte, comme ministre des Droits des femmes, le projet de loi pour l'Égalité réelle entre les femmes et les hommes[76]. L’objectif de la loi est de « transformer l'égalité en droit, écrite dans les textes, en une égalité en fait »[77], une manière « pragmatique et concrète » de passer à l’égalité réelle[78]. La loi-cadre adopte à la manière de la constitution « une logique transversale pour répondre aux inégalités avec la même cohérence que celles-ci revêtent »[79],[80]. Les mesures-phares de la loi promulguée le 4 août 2014 visent à inciter les pères à prendre un congé parental, à conditionner l'accès aux marches publics au respect par les entreprises de l'égalité professionnelle, à protéger les mères isolées des impayés de pension alimentaire, ou encore à étendre à tous les champs de responsabilité le principe de parité[81],[82].

Droits des femmes à disposer de leur corps[ ]

Avec la loi du 4 août 2014, Najat Vallaud-Belkacem renforce aussi le droit à l’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG). La loi sanctionne toute entrave à l’information sur l'IVG et supprime la condition de détresse avérée que la loi de 1975 exigeait pour ouvrir droit à une IVG[83]. La Ministre des droits des femmes a souhaité protéger la liberté des femmes à disposer de leur corps et à décider seules de leur vie, considérée comme un « droit fondamental » et « non pas comme une simple tolérance assortie de conditions »[84].

Dans la loi, l’entrave à l’information est définie comme le fait d'empêcher une femme d'accéder à une information neutre et fiable sur l'IVG. La sanction de l'entrave à l'information vise notamment les sites Internet qui ont pour objectif d’empêcher les femmes de faire usage de leur droit dans les premières semaines[85].

Ces articles s'inscrivent dans une démarche de la ministre des Droits des femmes qui vise à lever les freins à l'exercice du droit à l’interruption volontaire de grossesse : l'IVG est désormais remboursé à 100% par la sécurité sociale, l'acte médical est revalorisé pour augmenter le nombre de praticiens et un site gouvernemental dédié ivg.gouv.fr est lancé par Najat Vallaud-Belkacem le 27 septembre 2013[86],[87].

Pénalisation des clients des prostituées[ ]

Elle soutient les propositions de loi visant à pénaliser les clients de la prostitution[88],[89],[90].

Publications[ ]

Mandats[ ]

Conseil régional Rhône-Alpes[ ]

  • Conseillère régionale de Rhône-Alpes, sur la liste de Jean-Jack Queyranne de mars 2004 à 2008 ;
  • Présidente de la commission culture au sein du conseil régional Rhône-Alpes de 2004 à 2007 ;
  • Vice-présidente de la région Rhône-Alpes chargée de la culture de 2004 à 2007 ;
  • Membre de l'exécutif de la région Rhône-Alpes, conseillère déléguée à la culture de juillet 2007 à 2008.

Conseil de la communauté marocaine à l'étranger[ ]

Conseil municipal de Lyon[ ]

  • Conseillère municipale de la ville de Lyon, 3e arrondissement sur la liste de Thierry Philip élue le 9 mars 2008 ; elle démissionne le 4 février 2013 ;
  • Sixième (puis cinquième) adjointe au maire de Lyon Grands événements - Jeunesse - Vie associative de 2008 à 2012 ;
  • Conseillère communautaire de la Communauté urbaine de Lyon de 2008 à 2013.

Conseil général du Rhône[ ]

Voir aussi[ ]

Articles connexes[ ]

Liens externes[ ]

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Notes et références[ ]

  1. a, b et c Fouâd Harit, « Najat Vallaud-Belkacem, de Béni Chiker au gouvernement français », sur le site afrik.com de la société L’Afrique sur Internet,‎ 19 mai 2012.
  2. Hind Meddeb, « Najat Vallaud Belkacem, du Rif aux bancs de Sciences Po », sur le site France Info,‎ 30 novembre 2013 (consulté le 28 août 2014).
  3. a et b Valentine Pasquesoone, « Najat Vallaud-Belkacem, la porte-parole », Le Monde,‎ 16 mai 2012 (lire en ligne).
  4. A-G.R. et AFP, « Vallaud-Belkacem attaquée sur sa double nationalité », Le Journal du dimanche,‎ 12 mai 2012 (lire en ligne).
  5. a, b, c et d Jacques Bertoin, « Najat Belkacem, la vie en rose », sur le site du magazine Jeune Afrique,‎ 18 mars 2007 (consulté le 28 août 2014).
  6. Fabrice Julien et Gaël Rivallain, « Belkacem, femme de devoirs », sur Le Courrier picard,‎ 1 septembre 2014 (consulté le 1 septembre 2014).
  7. a et b Isabelle Maradan, « Les 20 ans de Najat Vallaud-Belkacem », sur le site du magazine L’Étudiant,‎ 7 décembre 2012 (consulté le 28 août 2014).
  8. « Arnaud Montebourg et Boris Vallaud présentent le projet Center Parc », Le Journal de Saône-et-Loire,‎ 30 janvier 2012
  9. Nouveau dir.cab pour Montebourg, Le Figaro, 18 avril 2013.
  10. 3e paragraphe Sur le site pouvoir-et-seduction.net
  11. « Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes et porte-parole » sur L'Express, 16 mai 2012.
  12. « Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes et porte-parole » sur Le Nouvel Observateur, 16 mai 2012.
  13. « Quand Ségolène Royal se défile, Najat Belkacem s'impose » sur Libération, 2 juillet 2008.
  14. Jean-Jack Queyranne nomme Yvon Deschamps Sur le site regionsmagazine, en milieu de page
  15. Washington sur Seine ? Ces ministres de François Hollande qui ont été formés par les Américains
  16. « Chassé-croisé avec Najat Belkacem, porte-parole de Ségolène Royal » Sur le site yabiladi.com, 7 mars 2007.
  17. Benzema / Belkacem : premiers lyonnais de l'année 2007 Sur le site lyoncapitale.fr du 20 décembre 2007
  18. a et b Valérie Rosso-Debord accuse à tort Najat Vallaud-Belkacem d'appartenir à une instance marocaine, dépêche de l'AFP - sur le site de L'Express, consulté le 28 avril 2012
  19. Prospective en politique : apprendre à anticiper l’avenir pour mieux le construire, printemps 2010-2011.
  20. Deux porte-parole pour Ségolène Royal, 17 mars 2009.
  21. Les proches de Ségolène Royal, 10 mai 2011.
  22. « L'équipe de François Hollande dévoilée », sur LeMonde.fr,‎ 16 novembre 2011
  23. « La porte-parole de François Hollande refuse un parachute du PS », Le Point,‎ du 18 novembre 2011.
  24. Décret du 16 mai 2012 relatif à la composition du Gouvernement publié au Journal officiel du 17 mai 2012.
  25. Jacques Boucault, « A Lyon, la défection de Najat Vallaud-Belkacem désarçonne le PS », Le Monde,‎ 21 mai 2012.
  26. « Anne Brugnera succède à Najat Belkacem », Lyon-info,‎ 27 mai 2012
  27. « Najat Vallaud-Belkacem démissionne du conseil municipal de Lyon », in lexpress.fr, 4 février 2013.
  28. « Composition du cabinet de Najat Vallaud-Belkacem », sur gouvernement.fr (consulté le 30 décembre 2012)
  29. « Les mains dans le cambouis aux Droits des femmes », Libération,‎ 10 juin 2012
  30. « Droits des femmes : Vallaud-Belkacem passe à l'acte », Europe 1,‎ 30 novembre 2012
  31. Anne-Marie Rocco, « Egalité professionnelle homme/femme : le classement des meilleures entreprises », Challenges,‎ 18 octobre 2013
  32. http://lelab.europe1.fr/t/laura-flessel-missionnee-par-najat-vallaud-belkacem-pour-veiller-a-la-parite-dans-le-sport-televise-6337
  33. http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/France/Najat-Vallaud-Belkacem-Nous-agirons-contre-le-temps-partiel-subi-_NP_-2012-12-11-886605
  34. http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/11/30/contre-les-stereotypes-et-le-sexisme-d-habitude-il-faut-agir-sur-les-mentalites_1798347_3224.html
  35. Marie-Laure Makouke, « Najat Vallaud-Belkacem est la révélation politique de l’année 2012 », Terrafemina,‎ 2012
  36. « Roselyne Bachelot au Haut conseil à l'égalité hommes-femmes », in liberation.fr, 4 janvier 2013.
  37. Charlotte Rotman, « Najat Vallaud-Belkacem : «Je prends le pouls de la France, sans intermédiaire» », Libération,‎ 6 juin 2013
  38. Jim Jarrassé, « Najat Vallaud-Belkacem fait la com du gouvernement sur le Web », Le Figaro,‎ 6 septembre 2013.
  39. Royal, Montebourg, Hamon... l'équation risquée de Manuel Valls, Le Monde, 2 avril 2014
  40. « Najat Vallaud Belkacem fait sa révolution », Journal du dimanche,‎ 3 août 2014
  41. Olivier Faye, Matthieu Goar et Abel Mestre, « Najat Vallaud-Belkacem, visée par les snipers de la droite », Le Monde,‎ 4 septembre 2014 (lire en ligne)
  42. a et b Libération et AFP, « Vallaud-Belkacem, cible privilégiée en pleine rentrée scolaire », Libération,‎ 3 septembre 2014 (lire en ligne)
  43. Isabelle Hanne, « Une presse qui s'engraisse au filon de la haine », Libération,‎ 3 septembre 2014 (lire en ligne)
  44. Elsa Freysonnet, « La fusée Vallaud-Belkacem », Les Échos,‎ 4 septembre 2014 (lire en ligne)
  45. G. S., « Sondage : La cote de Najat Vallaud-Belkacem bondit… à droite », Le Nouvel Observateur,‎ 4 septembre 2014 (lire en ligne)
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  82. Clémentine Fitaire, « Najat Vallaud Belkacem : "L’égalité hommes femmes n’est pas un sujet secondaire », AuFeminin.com,‎ 24 Juillet 2014
  83. « Interview de Najat Vallaud-Belkacem à l’Express : "Le débat sur l'IVG a réveillé les hyper-conservateurs" », L’Express,‎ 31 juillet 2014
  84. « La volonté d’une égalité des droits effective et concrète entre les femmes et les hommes », La Revue des Droits de l'Homme,‎ juillet 2014
  85. « Plongée dans les nouvelles méthodes des anti-avortement », AFP,‎ 8 février 2013
  86. « IVG.gouv.fr : le premier site officiel d’information sur l’IVG est lancé ! », Mademoizelle.fr,‎ 27 Septembre 2013
  87. « Le gouvernement lance un site d’information sur l’avortement », La Croix,‎ 27 septembre 2013
  88. « La question n'est pas de savoir si nous voulons abolir la prostitution – la réponse est oui – mais de nous donner les moyens de le faire", a déclaré la porte-parole du gouvernement et ministre des Droits des femmes, qui a rappelé qu'une résolution adoptée par le Parlement avec le soutien de tous les partis préconisait la pénalisation des clients. » — Najat Vallaud-Belkacem - Journal du Dimanche - juin 2012
  89. La ministre du Droit des femmes relance le débat sur le statut pénal du racolage et sur la pénalisation des clients, Le Nouvel Observateur, 24 juin 2012.
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  91. « Communiqué du Cabinet royal », sur ccme.org.ma,‎ 21 décembre 2007 (consulté le 16 novembre 2012).


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