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Musée national des arts asiatiques - Guimet

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Musée national
des arts asiatiques - Guimet
Musee Guimet P1190515.jpg - Wikipedia Orange
Informations géographiques
Pays Drapeau de France - Wikipedia Orange France
Ville Paris
Adresse 6, place d'Iéna
75116 Paris
Coordonnées 48° 51′ 55″ N 2° 17′ 38″ E / 48.86528, 2.2938948° 51′ 55″ Nord
       2° 17′ 38″ Est
/ 48.86528, 2.29389
  
Informations générales
Date d’inauguration 1889
Collections
  • Afghanistan-Pakistan
  • Arts de l'Himalaya
  • Asie du Sud-Est
  • Asie Centrale
  • Chine
  • Corée
  • Inde
  • Japon
  • Bibliothèque
  • Archives photographiques
  • Archives sonores
Superficie 4 005 m²
Informations visiteurs
Nb. de visiteurs/an 311 899 (2003)
260 153 (2004)
313 449 (2005)
263 933 (2006)
309 509 (2007)[1]
Site web guimet.fr

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris) - Wikipedia Orange
Musée nationaldes arts asiatiques - Guimet - Wikipedia Orange

Le musée national des arts asiatiques - Guimet, auparavant appelé musée Guimet, est un musée d'art asiatique situé à Paris, 6 place d'Iéna dans le 16e arrondissement.

(M) - Wikipedia Orange Ce site est desservi par la station de métro Iéna.

Sommaire

Histoire

Le musée s'est constitué à l'initiative d'Émile Guimet (1836-1918), industriel et érudit lyonnais. Grâce à des voyages en Égypte, en Grèce, puis un tour du monde en 1876, avec des étapes au Japon, en Chine et en Inde, il réunit d'importantes collections d'objets d'art qu'il présenta à Lyon à partir de 1879.

Par la suite, il se spécialise dans les objets d'art asiatiques et transfère ses collections dans le musée qu'il fait construire à Paris et qui est inauguré en 1889. En 1927, le musée Guimet est rattaché à la Direction des musées de France et regroupe d'autres collections et legs de particuliers. C'est désormais la plus grande collection d'art asiatique hors d'Asie.

Le musée Guimet gère aussi le Panthéon bouddhique - Hôtel Heidelbach, tout proche, et le musée d'Ennery consacrés, eux aussi, à l'art asiatique. Toutefois, alors que les collections sont réparties dans le musée par aire géographique et selon une évolution stylistique ayant pour but la connaissance de l'histoire des arts de l'Asie, l'approche du panthéon bouddhique est plus liée au projet originel d'Émile Guimet puisque son but est, par le choix d'objets particulièrement signifiants sur le plan iconographique, la connaissance des religions, en l'occurrence celles des formes de bouddhismes extrême-orientaux (Chine-Japon).

À l'heure actuelle les collections du musée, relativement exhaustives sur le plan de la répartition géographique de l'Asie Orientale, se limitent aux objets archéologiques ou d'arts anciens et excluent l'art contemporain et les objets ethnologiques. On peut noter toutefois une forme de diversification avec la création d'un département des textiles grâce au legs de Krishnâ Riboud.

Une place, bien que peu importante, est également parfois accordée à l'art contemporain en marge des expositions temporaires. En ce qui concerne les collections ethnologiques ou celles en marge des grands courants culturels et religieux (production des populations autrefois qualifiées de tribales), il trouveront désormais leur place dans le cadre du Musée du quai Branly.

S'adaptant à l'évolution du monde muséal dans lequel les missions du musée s'étendent à celles d'un centre culturel, le musée organise des manifestations culturelles liées aux cultures de l'Asie : rétrospectives cinématographiques, récitals et concerts, spectacles de danse et de théâtre.

La bibliothèque et la toiture ont été inscrites au titre des monuments historiques par un arrêté du 11 juillet 1979[2].

Les départements de conservation : les collections

Rez-de-chaussée

Collection Asie du Sud-Est

 - Wikipedia Orange
Vue en plongée des collections du rez-de-chaussée.

Cette collection, une des plus riches du musée, qui ouvre la visite, est, pour sa majeure partie, consacrée à la statuaire et au décor architectural khmer. Elle comporte également, quoique dans des proportions moindres, des témoignages de l'Art du Champa, de la Thaïlande (art de Dvaravati, Ayodhaya, Ayuthya), de l'Indonésie, de la Birmanie, du Laos et du Cambodge.

Collection Inde

  • Vestiges archéologiques

Ces objets de fouilles, dont les plus rares proviennent de la civilisation de la vallée de l'Indus tandis que les plus nombreux qui proviennent de l'Inde du Sud[N 1], témoignent des relations commerciales de l'Inde antique avec le monde occidental, et en particulier romain.

  • Statuaire
Article connexe : Art bouddhique.

Les sculptures relèvent, pour l'essentiel, des pratiques religieuses du bouddhisme, du brahmanisme et du jaïnisme qui sont apparues sur le sol du monde indien (et sur le territoire de l'ancien royaume indo-grec) et ont, pour les deux premières, généré de nouvelles esthétiques dans les arts de la Chine, du Japon et de l'Asie du Sud-Est. Souvent en pierre locale (grès rouge, marbre, schiste...) elles proviennent des grands sites archéologiques de l'Inde, et un magnifique ensemble est constitué de l'art du Gandhara et de celui de l'empire Gupta.

  • Objets d'art et bijoux

La galerie présentant la collection Riboud expose des textiles indiens (à ne pas confondre avec les indiennes) et d'Asie, en général inaccessibles dans les autres musées, ainsi qu'une superbe collection de pièces d'objets d'art, dont certaines (productions de l'Art moghol) relèvent de la bijouterie d'exception.

  • Peintures, enluminures et manuscrits
Articles connexes : Jaïnisme, Peinture indienne et Peinture moghole.

Ce sont, pour la plupart, des miniatures et quelques peintures mobiles, d'époque moghole mais où se manifeste souvent la tradition littéraire indienne.

Premier étage

Collection Chine

On y trouve de très nombreux objets d'art chinois : des sculptures et maquettes antiques (pour la plupart des mingqi), vases et objets en bronze, céramiques ainsi que des peintures sur rouleaux (verticaux, que l'on peut suspendre au mur, et rouleaux horizontaux, portatifs). Les collections couvrent toute l'histoire de l'art chinois jusqu'au XXe siècle avec de nombreuses pièces d'exception pour ce qui concerne l'art ancien.

Collection Asie Centrale

Collection Afghanistan et Pakistan

Avec pour noyau de la collection les acquisitions faites par Alfred Foucher ainsi que celles des fouilles archéologiques de la DAFA (Délégation archéologique française en Afghanistan), cette collection est consacrée aux productions artistiques gréco-bouddhiques des royaumes situés dans les États actuels de l'Afghanistan et du Pakistan :

  • arts du Gandhara (dont un des fleurons est le fameux bodhisattva Foucher) ;
  • vestiges du site archéologique de Hadda, caractérisé par l'usage du stuc, aujourd'hui anéanti après les bombardements américains en Afghanistan (Génie aux fleurs, stupa) ;
  • le trésor de Begram, collecté par Joseph Hackin en 1937 dans le cadre de la DAFA. Ce trésor contenant des ivoires du style de Mathura (dont des exemplaires ont été trouvés à Pompéi), des laques chinoises de l'époque Han ainsi que de la verrerie romaine est un témoignage essentiel des échanges commerciaux denses que connaissait la région à l'époque.

Collection arts de l'Himalaya

Avec pour noyau la collection de statuettes en bronze provenant d'Émile Guimet, enrichie en 1912 par les bronzes et les peintures rapportées par Jacques Bacot, cette collection est consacrée à l'art essentiellement religieux du Tibet et du Népal : statuettes, objets cultuels, thang-ka.

Collection Riboud - Textiles

  • Krishnā Riboud (1926-2000)

Krishnā Riboud est née[N 2] en 1926 à Calcutta au sein de l'illustre famille Tagore. Obtient un B.A. de philosophie en 1947 à Boston et épouse Jean Ribout, qui travaille dans une banque américaine après avoir réchappé en 1945 au camp de Buchenwald. En 1951 Jean Riboud entre chez Schlumberger, dont il va faire en quelques années un des plus puissants groupes industriels du monde. Krishnā Riboud, qui retourne souvent dans son pays natal, s'intéresse aux arts et traditions populaires de l'Inde et réunira une très riche collection de textiles indiens. Le couple donne aussi, en 1960, à l'Université de Chandigarh une très importante collection de lithographies de Matisse, Léger et d'autres artistes occidentaux contemporains célèbres. En 1962 elle organise à Paris une grande exposition de textiles afin de réunir des fonds d'aide aux victimes du conflit sino-indien, et cette exposition est l'occasion de liens avec le Musée Guimet et sa conservatrice Jeannine Auboyer. Celle-ci lui confie, en 1964 en qualité de chargée de mission, l'étude de la collection de textiles du musée, en particulier ceux qui ont été collectés par la mission Paul Pelliot en Asie Centrale. Dans les années 1970 elle deviendra vice-présidente du Comité International pour l’Étude des Textiles Anciens (CIETA) et lance un programme de recherche et publie, en collaboration avec Gabriel Vial, professeur à l'école des textiles de Lyon, les résultats de leurs études sur les textiles d'Asie qui auront été analysés, non plus d'un point de vue seulement iconographique et d'historien d'art, mais d'un point de vue technique, essentiel pour poser les problèmes relatifs aux échanges culturels et artistiques en Asie, lieu de productions et de passages. En 1979 Jean Riboud met en place l' Association pour l'Étude et la Documentation des Textiles d'Asie (AEDTA) qui devient un modèle pour ce type d'étude. L'année de l'Inde en France de 1985 a été la dernière entreprise du couple, Jean Riboud disparaît cette année là. En 1991 et 1992 l'AEDTA organise avec le musée Guimet une grande exposition de textiles japonais (Manteau de nuages : Kesa japonais) à Lyon, Paris, Lisbonne et Kyoto. La collection de l'AEDTE apparaît aussi en 1998 à l'exposition "La route des Indes". La fin des années 1990 a été une période de nombreuses publications par les meilleurs experts en textiles, publications dont elle est à l'initiative et qu'elle a soutenues, qui sont aujourd'hui des ouvrages de référence. Le grand spécialiste londonien Mark Zebrowski l'avait aidée a réunir plusieurs des plus beaux objets d'art qui seront dorénavant présentés dans la galerie Jean et Krishnā Riboud du musée Guimet.

Cette galerie expose la donation faite en 1990, un des plus beaux ensembles de textiles et d'objets d'art indiens des XVIIe, XVIIIe et début XIXe. Ceux-ci ont fait l'objet d'une exposition et d'un livre L'Inde des princes, d'Amida Okada, dans la série Les trésors du musée Guimet. D'autres dons de grande valeur, allant de l'Asie Centrale et Orientale à l'Inde et à la Chine, ont été publiés dans les colonnes d'Arts Asiatiques dans les pages des nouvelles acquisitions. La grande exposition de 2004 Lumières de soie. Soieries tissées d'or de la collection Riboud a présenté certaines des plus belles pièces de la collection.

  • La collection Riboud est présentée par rotation dans les vitrines de la galerie car sa richesse égale celles des plus grandes institutions : Cleveland Museum of Art, Metropolitan Museum of Art de New York, Los Angeles County Museum of Art, Victoria & Albert Museum de Londres et National Gallery of Australia de Canberra.

Elle est constituée d'un legs qui a été attribué au musée Guimet. Cette collection fut organisée et étudiée au sein du fond de l'Association pour l’Étude et la Documentation des Textiles d'Asie, la plus grande collection privée de textiles au monde, en son temps[N 3]. Ce fond est entré dans les collections nationales en 2003. Le musée Guimet qui a reçu ce legs se trouve ainsi très bien placé parmi les plus grandes collections mondiales de textiles d'Asie : Cleveland Museum of Art, Metropolitan Museum of Art de New York, Los Angeles County Museum of Art, Victoria & Albert Museum de Londres et National Gallery of Australia de Canberra.

Cette collection couvre des périodes allant de la Chine des Royaumes Combattants au XXe siècle du Japon et de l’archipel indonésien. Mais l'essentiel est centré sur l'Inde, textiles teints, imprimés ou peints, et dans toute la diversité de son territoire et de ses textiles, jusqu'aux célèbres lampas d'Assam.

Deuxième étage

Collection Chine

Collection Corée

La collection coréenne, constituée d’environ 1000 pièces, couvre pratiquement toutes les époques. Relativement pauvre en punch’ong, paysages et peintures lettrées, elle accorde en revanche une part importante au bouddhisme. L’accroissement de la surface d’exposition, qui passe de 69 m2 dans les années 1980 à 360 m2 aujourd’hui, et le renforcement des collections, dont témoignent les récentes acquisitions de bronzes de l’époque Koryô, de peintures profanes lettrées ou de sculptures de tombes de la période Chosôn, permettent toutefois de montrer le panorama le plus complet possible des arts de la Corée.

Japon

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Lames de sabres (wakizashi, katana et tachi)

Cette collection comporte notamment des paravents, des sumi-e, des statues de tenno et de Bodhisattva bosatsu ainsi que des masques du théâtre .

Bibliothèque

 - Wikipedia Orange
La coupole de la bibliothèque du musée Guimet

Sur les autres projets Wikimedia :

Trivia: La bibliothèque du musée est célèbre pour avoir été le cadre d'une danse de Mata-hari pendant la première guerre mondiale.

Galerie : chefs d’œuvres du musée Guimet

Notes et références

Notes

  1. {{En particulier le site de Virapatnam - Arikamedu, près de Pondichéry; sur Persée :[1]}}
  2. {{Ce paragraphe rassemble et synthétise des éléments d'information trouvés sur la page de Persée [2].}}
  3. {{Ce paragraphe rassemble et synthétise des éléments d'information trouvés sur la page de Persée [3] et de la page du Musée Guimet [4].}}

Références

  1. [PDF]Veille Info Tourisme, p. , consulté le 16 août 2010
  2. Notice no PA00086705, sur la base Mérimée, ministère de la Culture.

Liens externes


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