Musée des beaux-arts de Reims
| Musée des beaux-arts de Reims | ||
|---|---|---|
| Informations géographiques | ||
| Pays | ||
| Ville | Reims | |
| Adresse | 8, rue Chanzy 51 100 Reims |
|
| Coordonnées | ||
| Informations générales | ||
| Date d’inauguration | 1794 | |
| Collections | Peintures, sculptures, objets d'arts, dessins et gravures | |
| Superficie | Abbaye Saint-Denis (ancienne), sur la base Mérimée, ministère de la Culture Classé Monument historique en 1921 pour le bâtiment de l'entrée en 1971 pour la façade la toiture et l'escalier d'honneur. |
|
| Informations visiteurs | ||
| Nb. de visiteurs/an | 34 638 visiteurs (2002) | |
| Site web | Site officiel | |
Le musée des beaux-arts de Reims est un musée des beaux-arts français situé rue Chanzy, à Reims, en Champagne-Ardenne. Fondé en 1794, il a attiré 34 638 visiteurs en 2002.
Sommaire |
Historique
Le musée des beaux-arts est fondé en 1794 à partir des saisies révolutionnaires et est alors installé dans l'hôtel de ville. Tout au long du XIXe siècle les collections sont complétées par des achats et des legs, si bien qu'en 1908 la ville de Reims décide d'acquérir un bâtiment autonome pour accueillir le musée.
Le choix s'oriente vers l'ancienne abbaye de Saint-Denis, c'est un bâtiment dont la construction commença au IXe siècle sur la commande de Foulques le Vénérable, il remplaçait un ancien cimetière[1]. L'abbaye qui subit maintes avanies depuis la Révolution, siège du Directoire de district mais aussi entrepôt pour les œuvres d'arts des églises vendues, caserne pour les troupes d'occupation russes en 1814 puis en 1815. C'est ainsi qu'il devint le grand séminaire en 1822, lui aussi désaffecté en 1906 après la loi de séparation des Églises et de l'État, le musée y est transféré dans les bâtiments de l’ancienne abbaye Saint-Denis. Rénové depuis, le musée correspond en partie au palais abbatial du XVIIIe siècle, remanié au XIXe siècle.
Le président Raymond Poincaré inaugure le musée le 19 octobre 1913.
Collections
Le musée conserve avant tout des peintures, notamment des écoles flamandes et hollandaises et surtout françaises et aussi bien de l'art ancien que moderne.
- On retrouve, pour la peinture des écoles du Nord (Flandres, Hollande et Allemagne), des œuvres de Marinus van Reymerswaele (Saint Jérôme), Hendrick van Balen, Roelandt Savery, Jacob Jordaens (Satyre), Bartholomeus van der Helst, Jacob van Loo, Gerard Seghers (Le Christ après la flagellation), David Teniers le Jeune (Fête de village), Nicolas Maes, Melchior d'Hondecoeter, Matthias Withoos, Adriaen van der Werff entre autres.
-
Vénus à la forge de Vulcain par les frères Le Nain, 1641.
-
Philippe de Champaigne, Les Enfants Habert de Montmor.
-
Paysage nocturne avec un cimetière, Matthias Withoos, XVIIe siècle.
-
Assomption de la vierge, Simont Vouet.
- La peinture italienne est présente à travers les peintures de Giovanni Battista Moroni et Bartolomeo Manfredi (Départ du jeune Tobie).
- L'école française est la mieux représentée, notamment pour le XVIIe siècle, avec des œuvres de Nicolas Poussin (Paysage avec la femme qui se lave les pieds, une autre version de ce tableau se trouve au musée Condé de Chantilly), Simon Vouet (L'Assomption de la Vierge), des Frères Le Nain, originaires de la région de Reims et qui sont présents avec un bel ensemble de peintures dont Vénus dans la Forge de Vulcain et Les Tricheurs, Claude Vignon, Jacques Blanchard, Philippe de Champaigne (Les Enfants Habert de Montmor), Pierre Mignard, Laurent de La Hyre, Sébastien Bourdon, Gaspard Dughet, Charles Le Brun, Jean Jouvenet etc. Suit le XVIIIe siècle, avec des toiles de François Desportes, François Boucher (L'Odalisque), Anne Vallayer-Coster et Jacques Louis David (La Mort de Marat, réplique du tableau de Bruxelles) entre autres.
- Le XIXe siècle est en bonne place dans les collections du musée avec notamment 27 toiles de Camille Corot provenant de diverses donations comme celle de Henry Vasnier, ce qui en fait la deuxième plus grande collection au monde des œuvres de Corot après celle du Louvre, mais aussi des peintures d'Eugène Delacroix, de Richard Parkes Bonington (L'Espace), de Théodore Chassériau, Jean-François Millet, Théodore Rousseau, Johan Barthold Jongkind, Gustave Courbet, Honoré Daumier, Eugène Boudin, Claude Monet (Ravin de la Creuse au déclin du jour, 1889 et Les Rochers de Belle-Isle), Camille Pissarro, Alfred Sisley, Pierre-Auguste Renoir, Pierre Puvis de Chavannes, Henri Fantin-Latour, Eugène Carrière, Paul Gauguin (Nature morte à la Statuette maorie, vers 1890), Emile Bernard ou encore Edouard Vuillard.
-
Le Peintre, Honoré Daumier, 3e tiers du XIXe siècle.
-
Le hameau de cousin à Gréville , Jean-François Millet, 1860.
-
Avenue de l'Opéra, Camille Pissarro, 1898.
-
Le Peintre, Honoré Daumier, 3e tiers du XIXe siècle.
-
La Cathédrale de Mantes, Camille Corot, 1860.
- Pour le XXe on retrouve des peintures de Pierre Bonnard, Henri Matisse (Liseuse en robe violette), Raoul Dufy, Albert Marquet, Jean Puy, Louis Marcoussis et Vieira da Silva. Des œuvres de Giorgio de Chirico et Léonard Foujita ont notamment été déposées au musée par le musée national d'art moderne.
- Le musée des beaux-arts conserve et présente également des sculptures, des dessins (dont treize exceptionnels portraits peints sur papier par Lucas Cranach l'Ancien et présentés en alternance dans une salle spécifiquement aménagée), une série de neuf toiles à la détrempe (vers 1500) des anciens hospices de Reims), des gravures, meubles et objets d’art, collections qui sont toutes caractéristiques des plus grands mouvements de l'art des écoles européennes du XVIe au XXe siècle et classées selon une cohérence à la fois chronologique et thématique.
-
René de Saint-Marceaux, La Jeunesse de Dante.
-
Emile Gallé, Guéridon Libellule.
Évènement
Du 1er avril 2010 au 28 juin 2010 Foujita monumental enfer et paradis. C'est une présentation d'œuvres inédites qui sont ici misent en valeur après restauration. Pour découvrir l'œuvre de Tsugouharu Foujita en relation avec
- Site officiel de l'exposition,
- La Bibliothèque Carnegie,
- Maison atelier Foujita,
- Chapelle Notre-Dame de la Paix.
Monument historique
Certaines entités de l'ancienne abbaye Saint-Denis font l'objet d'une inscription aux monuments historiques. Le bâtiment d'entrée sur la rue est classé aux monuments historiques par décret du 19 juillet 1921. La façade au fond de la cour avec sa galerie et la toiture correspondante ainsi que l'escalier d'honneur sont inscrits par arrêté du 25 octobre 1971[2].
Annexes
Notes et références
- Reims et ses quartiers, Michel Thibault, Alan Sutton, 2007; page 33.
- Abbaye Saint-Denis, sur la base Mérimée, ministère de la Culture