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Musée d'art et d'histoire de Narbonne

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Musée d'art et d'histoire de Narbonne
Narbonne-Palais des archeveques.JPG - Wikipedia Orange
Le Palais des archevêques qui abrite le musée.
Informations géographiques
Pays Drapeau de France - Wikipedia Orange France
Ville Narbonne
Adresse Palais des archevêques
11108 Narbonne
Coordonnées 43° 11′ 01″ N 3° 00′ 14″ E / 43.183688, 3.00382243° 11′ 01″ Nord
       3° 00′ 14″ Est
/ 43.183688, 3.003822
  
Informations générales
Date d’inauguration 1833
Collections archéologie
peinture XVIe ‑ XIXe siècles
sculpture
arts graphiques
arts décoratifs
Informations visiteurs
Site web Site officiel

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France) - Wikipedia Orange
Musée d'art et d'histoire de Narbonne - Wikipedia Orange

Le musée d'art et d'histoire de Narbonne, principal musée de la ville, prend place au sein du palais des archevêques de Narbonne, deuxième ensemble d'architecture religieuse en France après le Palais des Papes d'Avignon. Certaines de ses salles conservent encore leur précieux décor d'origine. Le musée présente des collections de beaux-arts, d'arts décoratifs et d'archéologie. Il est particulièrement connu pour ses collections d'archéologie romaine, de faïence ancienne et son remarquable ensemble de peintures orientalistes.

Sommaire

Histoire et bâtiment

Le musée voit le jour en 1833 grâce à l'action d'un érudit narbonnais du nom de Paul Tournal, et grâce à divers dons d'œuvres de la part de particuliers. Le musée est dès lors subdivisé en deux entités, encore existantes aujourd'hui, le musée archéologique et la section beaux-arts, qui forment à elles deux le musée d'art et d'histoire.

Plusieurs salles conservent encore leur aspect original et leur décorations. Ce sont la chapelle de la Madeleine du XIIe siècle, la salle du consistoire, la chapelle Saint Martial, la salle des Synodes et des Etats du Languedoc du XIVe siècle, la salle d'audience des archevêques, la salle à manger des archevêques et son décor de stucs du XVIIIe siècle, la salle des gardes avec sa cheminée monumentale et son plafond en grisaille et la chambre du Roi du XVIIe siècle, qui possède un plafond à caisson peint par les frères Rodières.

Restaurées en 2004, deux salles sont consacrées à l'exposition des œuvres orientalistes du musée.

Collections

Beaux-Arts

Les collections de beaux-arts comprennent des fonds de peintures, sculptures, dessins, estampes et affiches.

La collection de peinture se composent d'œuvres datant du XVIe au XIXe siècle issues des écoles françaises, italiennes, espagnoles et flamandes. Pour la peinture ancienne, on remarque d'abord un bel ensemble de tableaux italiens, surtout des XVIIe et XVIIIe siècle mais aussi de la Renaissance. Cet ensemble comporte notamment des œuvres de la main de Neri di Bicci, Pier Francesco Fiorentino, Benvenuto Tisi dit Il Garofalo, du Tintoret (Vierge à l’Enfant avec des saints), de Bartolomeo Schedoni, Lorenzo Lippi, Jacopo Vignali, Michelangelo Cerquozzi, Carlo Cignani, Luigi Garzi (Le Voyage de Jacob), Francesco Solimena (L'adoration des bergers), Nicola Grassi, Andrea Locatelli, Giuseppe Bonito (Portrait d’une jeune Fille, 1745), Gaspare Traversi, Francesco Fontebasso et Giovanni Paolo Pannini (Alexandre le Grand devant le tombeau d'Achille).

Les écoles du Nord (Flandres et Hollande) ne sont pas en reste, avec des peintures de Jan de Beer, Pieter Bruegel le Jeune (Danse de Noce), Jan Bruegel l'Ancien (Etudes de tête d’un brocard), Abraham Bruegel (Fleurs, fruits et oiseaux), Nicolaes Eliaszoon Pickenoy, Pieter de Grebber (Saint Augustin), Jan Davidsz de Heem, Nicolas Maes, Adriaen van Utrecht, Adriaen van der Kabel, Pieter Boel, Gérard de Lairesse ou encore Daniel Seghers et Frederik de Moucheron.

La collection de peinture espagnole est bien plus réduite. On remarque néanmoins un beau José de Ribera (un Saint André qui a fait partie de la collection de Louis-Philippe Ier) ainsi qu'un Vicente Carducho et un Valdes Leal.

L'école française des XVIIe et XVIIIe siècle est également bien représentée, à commencer par les six grands portraits collectifs des Consuls de Narbonne, dont la réalisation s'échelonne entre 1596 et 1643 et dont deux ont été peints par Charles Galleri, un par David Varin tandis que les deux derniers demeurent anonymes. Outre cet ensemble historique, la collection présente des tableaux de Sébastien Bourdon, Charles Mellin, Pierre Mignard, Claude Lefèbvre (Portrait de Henri de La Tour d’Auvergne, vicomte de Turenne), Nicolas Loir, Meiffren Conte, Jean-Baptiste Monnoyer, Bon Boullogne, Pierre Patel, René-Antoine Houasse (Diane et Endymion), Hyacinthe Rigaud (notamment un Autoportrait), Charles Parrocel (Cavaliers), Antoine Rivalz, Jean Ranc, Jean-Baptiste Oudry (Chienne allaitant ses petits, 1754), Pierre Subleyras (La Charité romaine), Jean-Marc Nattier, Alexis III Loir, Louis-Michel Van Loo (Portrait de Louise-Thérèse d’Orléans, duchesse de Bourbon), François Boucher, Donat Nonnotte, Louis Jean François Lagrenée, Nicolas-Bernard Lépicié, Alexandre Roslin, François-Hubert Drouais, Jean-Baptiste Greuze, Pierre-Jacques Volaire, Jean Barbault (Le Garde du seigneur), Jacques Gamelin, Joseph-Marie Vien et Pierre-Paul Prud’hon.

Le XIXe français débute avec Théodore Géricault et François-Xavier Fabre et se poursuit avec, entre autres, Jean-Baptiste Mauzaisse, Adrien Dauzats, Alfred de Dreux. Mais, surtout, le musée possède la première collection permanente de peintures orientalistes en France, présentée dans deux salles récemment ouvertes et dont le décor évoque respectivement un palais maghrébin et la célèbre mosquée de Cordoue. 125 œuvres compose la collection, qui comprend des tableaux de peintres tels que Étienne Dinet, Eugène Fromentin, Jacques Majorelle, Jean-Joseph Benjamin-Constant, Charles-Théodore Frère et Narcisse Berchère.

À signaler dans la collection de sculptures, deux œuvres atypiques de René Iché données à la ville. Sa première étude de taille directe Étude de lutteurs (1924) et La petite danseuse (1954), un petit bronze réalisé l'année même de la mort de l'artiste.

Arts décoratifs

La section d'arts décoratifs du musée comprend entre autres des ensembles de céramique, de mobilier, de miniatures ainsi que des émaux de Limoges. La collection de faïence est particulièrement riche : on y trouve des pièces datant des XVIIe et XVIIIe siècle et provenant de Nevers, Moustiers, Marseille ou encore Rouen.

Le musée archéologique

Il renferme des collections couvrant la Préhistoire, la Protohistoire, les périodes gallo-romaine, paléochrétienne et médiévale. Celles-ci sont d'une grande richesse notamment pour l’époque romaine et permettent d'évoquer la vie et l’histoire de Narbonne lorsqu'elle était la capitale de la Gaule romaine. L'une des pièces majeures de la collection est l’ensemble unique de peintures murales, dites du Clos de la Lombarde, qui décoraient une ancienne villa romaine de la région.

Bibliographie

  • Jean Lepage, Les peintures du musée d’art et d’histoire de Narbonne, éditions Ville de Narbonne, 2009, 276 pages.

Sources

Liens externes

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