Musée d'art de Toulon
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| Musée d'art de Toulon | |||
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| Informations géographiques | |||
| Pays | |||
| Ville | Toulon | ||
| Adresse | 113 Bd Mal-Leclerc 83000 Toulon |
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| Coordonnées | |||
| Informations générales | |||
| Date d’inauguration | 1888 | ||
| Collections | archéologie peinture XVe ‑ XXe siècles art contemporain photographie |
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Géolocalisation sur la carte : Toulon |
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Le Musée d'art de Toulon est l’un des espaces de conservation et d'exposition des collections municipales. Installé dans un monument datant de la fin du XIXe siècle, il dispose d'un fonds de près de 3 000 pièces comportant des objets archéologiques, des peintures du XVe au XXe siècle, des œuvres contemporaines d’après les années 1960, et plusieurs centaines de photographies.
Sommaire |
Histoire du bâtiment
Comme bon nombre de villes françaises, Toulon connaît durant la seconde moitié du XIXe siècle d’importants changements architecturaux.
À partir de 1852, la destruction du rempart nord, transformé en boulevard (le boulevard Napoléon, actuel boulevard de Strasbourg), permet l’amorce de nombreux chantiers : quartiers d’habitation de luxe au nord, entre le nouveau boulevard et la nouvelle gare (l’actuelle « Haute Ville », dans le plus pur style haussmannien), et monuments symboliques ou « de socialité ».
Ainsi, la place d'Armes (actuelle place de la Liberté) est inaugurée dès 1852, suivie par l'Opéra en 1862. Le projet de construction d'un Musée d'art est à l’ordre du jour depuis des années au sein des différentes municipalités, mais il est sans cesse repoussé. Pourtant, la ville dispose d’un important patrimoine (103 tableaux et 116 sculptures recensés en 1846) qui n’est exposé que dans quelques salles de l'hôtel de ville.
La décision définitive est finalement prise autour de l'année 1880 (ou le 9 août 1882 suivant les sources). Elle est portée par la volonté du nouveau maire Henri-Armand Dutasta, qui initie un certain nombre de grands travaux à Toulon (tout-à-l'égout, approvisionnement en eau potable, logements populaires, nouveaux faubourgs, percement de nouvelles et larges avenues, installation d'un tramway en 1886). La ville connaît alors une forte poussée démographique qui nécessite et entraîne dynamisme et renouveau. Le Musée d'art est inauguré en 1888.
Architecture
Le projet monumental est confié à l’architecte toulonnais Stanislas Gaudensi Allar (1841-1904). Ce dernier dessine un plan en U permettant de mettre en scène les façades du musée, et d'offrir à la vue des promeneurs du nouveau boulevard un petit jardin à la française et une fontaine.
Allar opte pour un style rappelant la Renaissance italienne, avec deux remarquables loggias au rez-de-chaussée et au premier étage du corps principal. Percées de cinq grands arcs en plein-cintre, elles inondent de lumière les galeries de circulation et l’immense escalier à double-impériale desservant les étages. Ces espaces de circulation et d’observation offrent un terrain de jeu favorable aux joutes sociales alors très à la mode.
Les deux ailes latérales du bâtiment, plus massives, s'ornent de chaînages d’angles, et s’ouvrent, sur leurs trois côtés, de larges fenêtres en plein-cintre. Leurs avant-corps sont coiffés d’un étage attique percé de petites fenêtres carrées autour desquelles sont disposés des médaillons en émail polychrome.
Le décor sculpté
À l'image de nombreux bâtiments similaires construits à l'époque, cet édifice est destiné à accueillir trois institutions : le Musée d’art, le Muséum d’histoire naturelle et la Bibliothèque. La décoration sculptée et émaillée des façades fait donc honneur au Savoir et aux Arts.
Les deux pavillons bordant les loggias s'ornent des cariatides sculptées par André Allar (1845-1926), frère de l’architecte. Le pavillon occidental (côté musée) est orné par des allégories de la Peinture et la Sculpture, tandis que le pavillon oriental (côté Bibliothèque) accueille celles de la Poésie et l'Histoire.
De nombreux artistes et savants essentiellement locaux sont également mis en valeur par des bustes sculptés et des médaillons polychromes. Ainsi, Jean-Honoré Fragonard, Jean Nicolas Laugier, Julien Simon, Christophe Veyrier, Bernard Turreau, dit Toro, et Joseph-Louis Hubac, sont placés, sur l’aide occidentale, sous l’égide du célèbre sculpteur marseillais Pierre Puget (1620-1694). Côté oriental, Honoré-Gabriel Riquetti de Mirabeau, Jean-Baptiste Massillon, Pierre Gassendi, Jean-Jacques Barthélemy, Luc de Clapiers, marquis de Vauvenargues et Louis Moréri, accompagnent Nicolas-Claude Fabri de Peiresc (1580-1637), « prince de la république des lettres » et humaniste local.
Les représentations de la ville et de sa région ne manquent pas non plus. Ainsi, le fronton s'orne des armoiries de Port-la-Montagne (nom sous lequel fut rebaptisée la ville en 1793, après avoir perdu son statut de chef-lieu), encadrées par une jeune paysanne et un pêcheur. Les allusions aux richesses agricoles et maritimes de la ville abondent sur de nombreux éléments sculptés : corbeilles et guirlandes de fruits, rameaux d'oliviers, dauphins, tridents, coquilles…
Les collections
Le Musée d’art de Toulon bénéficie d’un fonds particulièrement riche et varié.
Les œuvres anciennes abondent, sous la forme de nombreuses peintures allant du XVe au début du XXe siècle. Les peintres provençaux, majoritairement des paysagistes, y sont à l’honneur : Paul Guigou, Auguste Aiguier, Félix Ziem, Alphonse Monticelli… accompagnent le plus célèbre d’entre eux : le toulonnais Vincent Courdouan (1810-1893). Les fauves de Provence y occupent aussi une place de choix : Auguste Chabaud, René Seyssaud, Louis-Mathieu Verdilhan…
À ces œuvres considérées comme « classiques » répond une importante collection d’art contemporain constituée à la fin des années 1980. Elle compte de nombreuses et prestigieuses signatures du Nouveau Réalisme (Arman, César Baldaccini, Christo, Yves Klein, Martial Raysse), du Minimalisme (Donald Judd, Sol LeWitt), de Supports/Surfaces (Louis Cane, Daniel Dezeuze, Claude Viallat), ou d’autres courants (François Arnal, Louis Chacaliss, Hervé Télémaque, Daniel Buren, Ben Vautier…)
Les collections sont également riches d’un fonds photographique de près de 400 œuvres, signées Edward Steichen, Man Ray, Henri Cartier-Bresson, Willy Ronis…
XVe et XVIe siècles
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XVIIe siècle
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XVIIIe siècle
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XIXe siècle
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XXe siècle
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De 1960 à nos jours
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Fonds photographique
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Les expositions
Le faible espace d’exposition disponible (3 salles accessibles au public seulement) ne permet pas au Musée de réellement mettre en valeur la richesse de ses collections.
Aucune salle n’est donc, pour l'heure, dévolue à la présentation du fonds. Le Musée présente ses œuvres par roulement lors d'expositions thématiques, en alternance avec des expositions temporaires annuelles réalisées en mêlant œuvres du fonds et œuvres prêtées.
Voici une rapide présentation des dernières expositions qui s’y sont tenues :
- 14 novembre 2009 – 21 février 2010 : Paysage-Vidéo – Dialogue avec les collections #2 (avec des œuvres vidéo de Miguel Chevalier, Ori Gersht, Clare Langan, Ange Leccia, Tania Mouraud).
- Mai – novembre 2009 : Art contemporain (collections permanentes).
- 2007 : Dialogue avec les collections #1.
- 2007 : Le musée révèle ses collections.
- 2006 : Pierre Buraglio… des bleus.
- 2006 : Le port de Toulon, la rade et ses environs section I et II.
- 2005 : Le portrait dans les collections.
- 2005 : Paysage peint, paysage photographié (collections permanentes).
- 2005 : Jean-Pierre Le Boul’ch – Rétrospective.
- 2004 : Nos libérateurs, la place des troupes coloniales dans le débarquement en Provence.
- 2004 : Marie Madeleine contemporaine.
- 2004 : Dupin – Hébréard – Triger
- 1er février – 4 mai 2003 : L’homme et son milieu dans l’Antiquité, 1000 ans d’exploitation des ressources naturelles dans le Var (IVe s. avant – VIe s. après J.-C.).
- 1er février – 23 mai 2003 : Panorama sur les réserves.
- 3 avril – 6 mai 2003 : Correspondances, Jean-Noël László et Gérard Cartier. Exposition urbaine.
- Mars - septembre 2002 : Regard sur les collections.
- 25 mai 2002 - : Peinture et couture, collection été 2002. Isabelle Agnel Gouzy et des plasticiens contemporains (Georges Autard, Nicole Benkemoun, Olivier Bernex, Colette Cauvin, Régine Coulomb, Raoul Hébrard, Piotr Klemensiewicz, Sophie Menuet, Serge Plagnol, Jean-Jacques Surian, Solange Triger).
- 17 juin – 29 septembre 2002 : Soupçon de Nostalgérie / L’Algérie vue par quelques peintres (fonds Marcel Philibert, collections permanentes, galerie Estades).
- 21 juin – 20 octobre 2002 : Henry Comby, œuvres de 1952 à 2002.
- Automne-hiver 2001-2002 : Beatrix Von Conta - L’écorce du temps.
- 29 juin – 4 novembre 2001 : Willy Eisenschitz.
- 27 octobre 2000 – 4 février 2001 : Vincent Courdouan.
Articles connexes
- Histoire de Toulon
- Liste des musées français