Ministère de la Défense (France)
|
|
Cet article concerne un événement en cours.
Ces informations peuvent manquer de recul et changer à mesure que l’événement progresse. Le titre lui-même peut être provisoire.
N’hésitez pas à l’améliorer en citant vos sources. |
| Ministère de la Défense | ||
| Création | 1589 : secrétaire d'État à la Guerre 1791 : ministère de la Guerre 1893 : ministère de la Marine 1947 : ministère de la Défense nationale et des Forces armées 1958 : ministère des Armées 1969 : ministère de la Défense nationale 1974 : ministère de la Défense |
|
|---|---|---|
| Type | Ministère français | |
| Siège | Hôtel de Brienne, 14 rue Saint-Dominique, Paris 7e |
|
| Coordonnées | ||
| Budget | 40,7 milliards d'euros (en 2009) | |
| Effectifs | 400 000 agents | |
| Ministre | Jean-Yves Le Drian | |
| Ministre délégué | Kader Arif (Anciens Combattants) | |
| Personne(s) clé(s) | Louvois Charles de Freycinet Georges Clemenceau Édouard Daladier Charles de Gaulle Pierre Messmer Charles Hernu Michèle Alliot-Marie |
|
| Site web | http://www.defense.gouv.fr/ | |
Le ministère de la Défense est le département ministériel du gouvernement français chargé de l'organisation et de la préparation de la défense militaire, ainsi que de la gestion des forces armées.
Il est installé à l’hôtel de Brienne, au 14 de la rue Saint-Dominique, dans le 7e arrondissement de Paris.
L'actuel ministre de la Défense est Jean-Yves Le Drian, en fonction depuis le 16 mai 2012 dans le gouvernement Jean-Marc Ayrault. Il est aidé par Kader Arif devenu ministre délégué aux anciens combattants.
Depuis le 16 mai 2012, le ministère porte la dénomination officielle « ministère de la Défense ».
Sommaire |
Historique
Le ministère de la Défense dirigeant l'armée française trouve son origine dans le « ministère de la Guerre », lui-même issu des services du « secrétariat d'État de la Guerre » de l'Ancien Régime. Il existait également un « ministère de la Marine », héritier du « Secrétariat d'État de la Marine » et souvent lié au ministère des Colonies. À partir de 1915, il est créé un sous-secrétariat d'État à l'aéronautique militaire, dont le titre évolue et dont les attributions s'étendent à l'aéronautique civile, et qui devient en 1928 le ministère de l'Air.
En 1948, le « ministère de la Guerre », le « ministère de la Marine » et le « ministère de l'Air » sont regroupés au sein d'un « ministère de la Défense nationale » (parfois intitulé « ministère de la Défense et des Forces armées »), qui, dans certains gouvernements, est assisté de secrétaires d’État chargés respectivement de la Guerre, de la Marine et de l'Air. En 1958 ces secrétariats d'État disparaissent et le ministère prend le nom de « ministère des Armées » au début de la Cinquième République. Il redevient « ministère de la Défense nationale » en juin 1969 sous le ministère de Michel Debré, mais reprend l'appellation de « ministère des Armées » dans le gouvernement suivant. Ce n'est qu'à partir de mai 1974 avec le ministre Jacques Soufflet que le ministère prend son nom actuel.
Déménagement du ministère
En 2014, l'ensemble des services du ministère, ainsi que tous les états-major, devraient être regroupés sur deux terrains voisins situés dans le 15e arrondissement, de part et d'autre de l'avenue de la Porte-de-Sèvres, totalisant 300 000 m² de surface hors œuvre nette (SHON), non loin de l'hôpital Pompidou, de l'Héliport de Paris - Issy-les-Moulineaux et du Parc des expositions de la porte de Versailles. Cette nouvelle infrastructure doit accueillir à terme 10 000 fonctionnaires civils et militaires[1],[2].
L'hôtel de Brienne serait affecté aux réceptions officielles du ministère de la Défense.
Liste des anciens ministres
Missions et attributions
Article L1142-1 du code la défense :
« Le ministre de la défense est responsable, sous l'autorité du Premier ministre, de l'exécution de la politique militaire et en particulier de l'organisation, de la gestion, de la mise en condition d'emploi et de la mobilisation de l'ensemble des forces ainsi que de l'infrastructure militaire qui leur est nécessaire. Il assiste le Premier ministre en ce qui concerne leur mise en œuvre. Il a autorité sur l'ensemble des forces et services des armées et est responsable de leur sécurité. »
L'ensemble des structures de ce ministère concourt à :
- assurer la défense de la France ;
- participer à la sécurité des Français ;
- perpétuer la mémoire du monde combattant.
Organisation
À l'instar des autres ministères français, le ministère de la Défense est divisé en une administration centrale située à Paris et une administration territoriale présente sur l'ensemble du territoire national.
L’administration centrale
Sous l'autorité du ministre, le ministère de la Défense comprend de nombreux services d'administration centrale[3] :
- les services directement rattachés au ministre :
- le cabinet du ministre ;
- le bureau du cabinet, qui regroupe des personnels chargés d'assurer la gestion administrative et logistique du cabinet ;
- la délégation aux affaires stratégiques (DAS) ;
- la direction de la protection et de la sécurité de la défense (DPSD) ;
- le contrôle général des armées (CGA) ;
- le conseil supérieur de la fonction militaire (CSFM) ;
- le conseil supérieur du personnel civil de la défense ;
- le conseil supérieur de la réserve militaire.
- le secrétariat général pour l'administration (SGA), dirigé par le secrétaire général et composé de huit directions et services chargés d'appuyer les autres services du ministère, soit via des missions administratives (budget, ressources humaines, immobilier, conseil juridique...), soit via des missions transversales :
- la direction des affaires financières (DAF) ;
- la direction des ressources humaines (DRH) ;
- la direction des affaires juridiques (DAJ) ;
- la direction de la mémoire, du patrimoine et des archives (DMPA), dont dépend le service historique de la défense (SHD) ;
- la direction des statuts, des pensions et de la réinsertion sociale (DSPRS) ;
- la direction du service national (DSN) ;
- le service d'infrastructure de la défense (SID);
- le service parisien de soutien de l'administration centrale (SPSAC) (ex-service des moyens généraux) ;
- l'état-major des armées (EMA), placé sous le commandement du chef d'état-major des armées, assisté des chefs d'état-major de chaque armée (terre, air, et mer et qui dispose de plusieurs organismes interarmées :
- la direction du renseignement militaire (DRM) ;
- le commandement des opérations spéciales (COS) ;
- la direction centrale du service de santé des armées (DCSSA) ;
- la direction centrale du service des essences des armées (DCSEA) ;
- la direction centrale du service du commissariat aux armées (DCSCA) ;
- la direction interarmées des réseaux d'infrastructure et des systèmes d'information (DIRISI) ;
- la direction générale de l'armement (DGA) ;
- la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE).
Cas spécifique de la gendarmerie
Si la gendarmerie nationale est passée sous l'autorité organique, opérationnelle et budgétaire du ministère de l'Intérieur dont elle est devenue l'une des directions générales depuis le 1er janvier 2009, tout en voyant son statut militaire conservé et même renforcé, le ministère de la Défense continue de faire appel à cette institution pour mener certaines missions à son profit : il assume donc une compétence statutaire sur les gendarmes, notamment en matière disciplinaire, ces derniers demeurant associés aux missions militaires de leur ancien ministère de tutelle.
Archives
Les archives de l'État sont communiquées au bout de 25 ans, mais les archives de la défense relèvent d'un délai de 50 ans.
Effectifs
Les effectifs du ministère de la Défense sont en 2010 les suivants: 313 402 agents (240 996 militaires et 72 407 Civils de la défense), fonctionnaires de l'État et militaires y travaillent. Ils sont répartis comme cela :
- l’armée de terre : 149 813 civils de la défense et militaires ;
- l’armée de l'air : 62 523 civils de la défense et militaires ;
- la marine nationale : 47 444 civils de la défense et militaires ;
- les autres services (SGA, DGA, DGSE, EMA...) : 35 768 civils de la défense et militaires.
Hors ministère (non comptabilisé mais ayant un statut militaire).
- la gendarmerie nationale : 105 000 militaires ;
- les affaires maritimes.
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- Site officiel du Ministère de la Défense et des Anciens Combattants.
- Site officiel de la gendarmerie nationale, via le site du ministère de l'Intérieur.
Textes officiels
- Décret n° 2009-1178 du 5 octobre 2009 portant organisation de l'administration centrale du ministère de la défense
- Décret n° 2009-869 du 15 juillet 2009 relatif aux attributions du ministre de la défense, du chef d'état-major des armées et des chefs d'état-major de l'armée de terre, de la marine et de l'armée de l'air