Île Maurice
| Île Maurice Mauritius (en) |
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Carte de l'île Maurice. |
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| Géographie | ||||
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| Pays | ||||
| Archipel | Mascareignes | |||
| Localisation | Océan Indien | |||
| Coordonnées | ||||
| Superficie | 1 865 km2 | |||
| Point culminant | Piton de la Petite Rivière Noire (828 m) | |||
| Géologie | Île volcanique | |||
| Administration | ||||
| Démographie | ||||
| Population | 1 268 835 hab. (2008) | |||
| Densité | 680,34 hab./km2 | |||
| Plus grande ville | Port-Louis | |||
| Autres informations | ||||
| Découverte | -600 | |||
| Fuseau horaire | UTC+4 | |||
| Site officiel | Site du gouvernment | |||
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Géolocalisation sur la carte : Océan Indien Géolocalisation sur la carte : Maurice |
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| Îles de Maurice | ||||
Maurice, autrefois l'île de France, est une île, située dans le sud-ouest de l'océan Indien, au cœur de l'archipel des Mascareignes entre La Réunion à l'ouest et l'île Rodrigues à l'est. Depuis le 12 mars 1992, elle forme avec cette dernière une république appelée République de Maurice après avoir obtenu son indépendance du Royaume-Uni le 12 mars 1968. Elle compte pour 91 % de la superficie de cet État. La population s'élève à plus de 1,2 million d'habitants. La capitale de la République de Maurice est Port-Louis, située au nord ouest de l'île.
Sommaire |
Géographie
L'île Maurice couvre une superficie de 1 866 km2. Elle mesure dans ses plus grandes dimensions 65 km de longueur et 45 km de largeur. Le point le plus haut est le Piton de la Petite Rivière Noire qui culmine à 828 mètres.
La capitale du pays, Port-Louis, est située sur la côte ouest. Le port maritime s'y trouve aussi. On répertorie quatre autres grandes villes : Beau-Bassin Rose-Hill, Curepipe, Quatre Bornes et Vacoas-Phœnix.
L'aéroport international Sir Seewoosagur Ramgoolam se trouve à Plaisance, au sud-est de l'île.
Relief
Comparée à sa voisine, l'île de la Réunion, l'île Maurice a un relief peu accidenté. Ses plaines côtières et un plateau central ont permis pendant longtemps la culture extensive de la canne à sucre et du thé. De cette canne à sucre, les Hollandais fabriquaient du rhum, tradition qui est restée ancrée à l'île Maurice qui compte de nombreuses marques de rhum local.
L'île Maurice a subi un déboisement massif. La forêt primaire ne subsiste que dans quelques réserves montagneuses.
La barrière de corail qui entoure l'île permet de protéger les lagons et les plages bordées de cocotiers et de filaos. Ces plages attirent de nombreux touristes.
Climat
La température varie entre 20 et 35 degrés Celsius, selon les différentes régions.
La pluviosité est faible sur les régions côtières. Le centre de l'île (les Hauts Plateaux) est plus arrosé ; d'où la décision de la construction du Midlands Dam au centre de l'île, infrastructure destinée à retenir l'eau de pluie qui sera utilisée dans les réseaux d'eau locaux.
Géologie
La formation de l'île est datée de 7 à 10 millions d'années. L'île est d'origine volcanique et encore de nos jours, on peut observer les traces de la grande caldeira à l'origine de la formation de l'île. L'île ne compte plus de volcan en activité. On y trouve cependant des cratères endormis dont le trou aux Cerfs, qui est devenu au fil des ans une des attractions touristiques. Celui-ci se situe dans le centre de l'île, à Floreal.
Milieu naturel, faune, flore et biodiversité
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Nénuphars géants dans le jardin de Pamplemousses.
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La chaîne de montagnes dont le Pieter both
Histoire de Maurice
Économie de Maurice
Population
L'île Maurice est d'abord colonisée par les Hollandais qui la baptisent Mauritius en l'honneur de leur Prince Maurice de Nassau, mais ils quittent l'île. Ce sont les Français qui y fondent la première colonie viable. La capitale, Port-Louis, doit ainsi son nom et son développement aux Français, spécialement au gouverneur Bertrand-François Mahé de La Bourdonnais, dont la statue orne le Caudan Waterfront ainsi que les statues de la reine Victoria et du premier ministre post-indépendance Sir Seewoosagur Ramgoolam connu également comme le père de cette nation cosmopolite.
La population de l'île Maurice est le résultat de plusieurs vagues d'immigrations : les colons français et les esclaves venus d’Afrique, ensuite quelques groupes d'Anglais, puis les Chinois et les Indiens venus d'Inde pour travailler les champs de canne à sucre.
Les Indo-Mauriciens sont majoritaires : plus de 68 % de la population dont 52 % d'hindous et 16 % de musulmans. Après l'indépendance, ils ont activement participé à un processus de modernisation et de développement durable de l'île. Ils s'emparent du pouvoir politique démocratiquement, étant majoritaire par rapport au groupe traditionnellement dominant, mais présentement minoritaire, formé par les Franco-Mauriciens, c'est-à-dire des Mauriciens d'origine européenne.
Les Sino-Mauriciens (moins de 3 % de la population) sont surtout actifs dans le commerce.
Le reste de la population est composé des métis connus comme les créoles (27 %), descendant d'esclaves et à majorité catholiques, et de Franco-Mauriciens (Mauriciens d'origine européenne) représentant 2 % de la population qui constituent l'ancienne "aristocratie".
Les Chagossiens, originaire de l'archipel des Chagos, vécurent dans l'île de Diego Garcia et dans deux autres groupes d'îles de l'archipel des Chagos pendant plus d'un siècle avant leur expulsion par le gouvernement britannique à la fin des années 1960 vers l'île Maurice et les Seychelles. Ils représentent près de 2 000 personnes.
Plusieurs langues sont ainsi parlées sur l'île : le français et le créole mauricien en sont les principales. L'anglais est la langue de l'administration. Ensuite viennent les autres langues comme l' hindi, le bhodjpouri, l'ourdou, le mandarin, le hakka (dialecte chinois), le tamoul et le telugu. Cette pluralité linguistique (donc culturelle) est une des caractéristiques forte de cette île, le créole étant la langue de liaison entre les différentes communautés.
Il y a 1 268 835 habitants à l'île Maurice (au 1er juillet 2008). Les dernières statistiques indiquent une population de 1 281 200 habitants au 1er juillet 2010.
Culture
La culture mauricienne est caractérisée par une étonnante diversité d'imaginaires, de langues et de textes.
En effet, sur cette île, déserte à l'origine, découverte par les Arabes, visitée par les Portugais et les Hollandais, avec une phase durable de colonisation française et anglaise, des Africains, emmenés comme esclaves, côtoyèrent des engagés indiens et chinois, surtout des commerçants. S'y développa une population de métis ou mulâtres, issus principalement des personnes d'origine africaine, appelés localement créoles, et des Européens, venus de France.
Créole
Bien qu'il ne jouisse pas d'un rôle officiel à Maurice, le créole mauricien est compris par la majorité. C'est la langue des arts, surtout de la musique locale. La langue des médias et de l'enseignement, cependant, est le français tout comme l'anglais d'ailleurs. La musique locale se nomme le séga, c'est une musique traditionnelle. On parle différents types de créole dans plusieurs îles dont les Seychelles, La Réunion, Rodrigues et Haïti.
Littérature et poésie
Gastronomie
L'île a su tirer parti de cuisines aussi savoureuses que celle de l'Inde, de Chine et d'Europe, sans oublier sa composante créole. Elle est souvent épicée et métissée. Les plats traditionnels sont le cari (orthographié curry en Europe, épice qui en constitue la base) à base de viande, de poisson ou d'œufs, le rougaï, et toute sorte de poissons locaux, les brèdes, etc.
Musique
À l'image métissée de sa population, Maurice est traversée par des sons et des rythmes venus des Indes, de Chine, d'Afrique et d'Europe, mais son séga demeure le chant matriciel de cette terre balayée par l'esclavage et fouettée par les cyclones. Le séga est d'inspiration africaine, et exprime à l'origine, la douleur, mais aussi, la sensualité des Africains arrachés à leur terre.
Le dodo
L'île Maurice a autrefois abrité un animal aujourd'hui disparu : le dodo ou dronte de Maurice. Le dodo, animal indigène de l'île Maurice était un oiseau coureur de la famille des raphidés, apparenté aux pigeons. Il a été découvert en 1598 par les marins hollandais à la recherche d'épices. Les Hollandais, ne connaissant pas cet animal étranger, crurent de loin que c'étaient des cygnes et nommèrent l'île "l'île des cygnes". Incapable de voler, ce gros oiseau fut le gibier le plus facile à chasser et fut vite anéanti. L'animal avait la particularité d'avaler de grosses pierres rondes pour digérer ce qu'il avait mangé. Une autre explication de l'extermination des dodos fut l'introduction sur l'île des rats arrivés malencontreusement sur les bateaux hollandais, qui mangèrent leurs œufs. La fréquence de ponte de l'oiseau étant faible (un seul œuf par an), le dodo ne résista pas longtemps.
Cet oiseau a inspiré Lewis Carroll pour les aventures d'Alice au pays des merveilles. En 1990[1]. Andrew Kitchener, biologiste au Royal Museum of Scotland, a créé deux reproductions grandeur nature du dodo.
Notes et références
- (en) www.newscientist.com New Scientist, 28 août 1993.