Lublin
| Lublin | |||
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Lublin
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| Administration | |||
| Pays | |||
| Région | Lublin | ||
| District | Powiat de Lublin | ||
| Maire | Krzysztof Żuk | ||
| Code postal | 20-001 à 20-999 | ||
| Indicatif téléphonique international | +(48) | ||
| Indicatif téléphonique local | 81 | ||
| Immatriculation | LU | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées | |||
| Altitude | (mini : 168 m) (maxi : 228 m) | ||
| Superficie | 14 750 ha = 147,5 km2 | ||
| Démographie | |||
| Population | 351 345 hab. (2008) | ||
| Densité | 2 382 hab./km2 | ||
| Population de l'agglomération | 640 000 hab. | ||
| Localisation | |||
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| Internet | |||
| Site de la ville | http://www.lublin.eu | ||
Lublin, pron. ['lou-bline], est la neuvième ville de Pologne, considérée comme la plus importante ville de Pologne orientale, même si Varsovie est géographiquement située dans le centre-est du pays. Lublin est le chef-lieu de la voïvodie de Lublin.
La ville est le chef-lieu du Powiat de Lublin ainsi que du Powiat-Ville de Lublin.
Sommaire |
Histoire
Même si Lublin n'est devenue officiellement une ville qu'en 1317, elle était déjà mentionnée au VIe siècle comme un centre de commerce. En 1569, c'est à Lublin qu'a été signée l'Union polono-lituanienne. Par la suite la ville a connu un développement rapide. Lors du troisième partage de la Pologne en 1795 Lublin s'est trouvée sous l'occupation autrichienne mais en 1817 Lublin passa aux mains de la Russie jusqu'en 1918 lorsque la Pologne regagna son indépendance. Détruite par l'armée allemande en 1939, la ville fut rebâtie après la Seconde Guerre mondiale.
Éducation et économie
Sur le territoire de la ville se trouvent six écoles de niveau universitaire dont le Katolicki Uniwersytet Lubelski (Université catholique de Lublin) qui est l'une des plus prestigieuses universités de Pologne. La ville a une infrastructure relativement moins développée que d'autres grandes villes de Pologne et est la seule grande ville de Pologne à ne pas avoir un aéroport public. Les autorités régionales sont cependant efficaces dans leur lutte contre le chômage et la mise en place d'une structure pour la création de nouvelles entreprises.
Archevêché
- Archidiocèse de Lublin
- Cathédrale Saints Jean-Baptiste et Jean l'Évangéliste de Lublin
Personnalités
- Karol Józef Wojtyła, pape Jean-Paul II, professeur d’éthique à l’Université catholique de Lublin de 1954 à 1958.
- Ryszard Kornacki, poète, romancier, essayiste et traducteur polonais, né à Lublin en 1940
- Armand Dutertre, comédien, né à Lublin en 1854
- Jean-Jacques Goldman, chanteur, dont la famille paternelle est originaire de Lublin
- Robert Goldman, compositeur, dont la famille paternelle est originaire de Lublin
- Pierre Goldman, révolutionnaire, dont la famille paternelle est originaire de Lublin
- Henryk Wieniawski, violoniste
- Jacek Bąk, footballeur
- Meir Shapiro, rabbin hassidique, fondateur de la fameuse yeshiva "Chachmei Lublin" et initiateur du Daf Yomi.
Culture
Lublin est candidate au titre de Capitale européenne de la culture pour 2016. Les manifestations culturelles à Lublin:
- Festival KODY
- Nuit de la culture
- Jagiellonian Fair
- Carnaval Arts-Masters
- Loge maçonnique Wolnosc Odzyskana
Quand Histoire et Franc-Maçonnerie se rejoignent
Toutes les recherches entamées laissent à penser que la première « loge » voit le jour en Pologne en 1730 sous la forme d'une association de gentilshommes et d'officiers polonais et étrangers. Ces hommes se réunissaient alors dans des salons, à l'abri des regards indiscrets et pratiquent des échanges, sans qu'il soit jusqu'à aujourd'hui acquis que de véritables travaux maçonniques y fussent organisés.
Il faudra attendre 1742 pour voir apparaître la première véritable Loge de Saint-Jean, fondée par le Maréchal de Lituanie, MNISZEK, dans la ville de Wisniovec.
Mais par ailleurs, des documents retrouvés (1733-1738) désignent Ramzesa BARTAZAN comme un représentant de la Maçonnerie polonaise de la région de Lublin auprès de la Grande Loge d’Angleterre. Il existe des écrits et des preuves qu’une loge à existé à Lublin dont le Maire de cette ville, Malachowski LEMPICKI fut le Vénérable Maître.
En 1744, trois Français entreprirent enfin de constituer en véritable atelier la loge des «Trois Frères», dont ils prirent la direction. La franc-maçonnerie spéculative polonaise était née. Il convient de noter que, dès ses origines, la maçonnerie polonaise fut très ouverte, et accueillit en son sein une majorité de maçons étrangers, intellectuels, notables ou militaires. Enfin, les travaux en Loge furent immédiatement organisés en langue française. Pendant longtemps le français reste la langue officielle de la maçonnerie polonaise. La Maçonnerie séduit intellectuels et notables et poursuit son développement en se distinguant tout particulièrement par sa forte activité philanthropique.
En 1772, après une décennie très féconde pour le développement de la maçonnerie polonaise comme du pays tout entier, la Pologne se voit partagée une première fois, par la Russie, la Prusse et l’Autriche. La Grande Loge connaît alors une désorganisation complète.
Le 12 mars 1784, une loge régulière est créée à Lublin nommée « Wolnosc Odzyskana » « Liberté Retrouvée » dont le Vénérable Maître est le Général Polonais Ludwik KAMIENIECKI. D’autres membres de cet atelier sont, Kazimierz MACHNICKI, Francizek KOZAKOWSKI et Walerian LUKASINSKI, officier de l’armée napoléonienne, activiste polonais et fervent défenseur de l’indépendance et de la liberté de la Pologne.
En 1793 la Russie et l'Autriche s'entendent sur un nouveau partage de la Pologne. La maçonnerie en sort très perturbée, et dans l'incapacité de poursuivre régulièrement ses Travaux.
Après une tentative d'insurrection infructueuse, la Pologne est divisée une troisième fois en 1795. Plus exactement, la Pologne est alors rayée de la carte et totalement partagée par la Russie, l'Autriche et la Prusse. La langue polonaise est interdite, ainsi que toute évocation de l'existence passée du pays. Seule la Prusse, qui occupe la région de Varsovie, tolère la maçonnerie. L'Autriche et la Russie prononcent son interdiction.
Le 8 juin 1816, deux nouvelles loges sont consacrées à Lublin, l’une nommée « Rownosc » « Egalité » et l’autre « Swiatynia Rownosc » «le Temple de l’Egalité». Ces deux loges seront fermées en 1821. En 1817 il est reconnu que les réunions de la loge « Wolnosc Odzyskana » se sont longtemps tenues dans le « Pałac Biskupi » soit le Palais de l’Evêque, non loin de la cathédrale.
La chute de l'Empire français sonne le glas du renouveau maçonnique en Pologne, alors que le Congrès de Vienne accorde une large partie du territoire polonais à la Russie sous forme d'un protectorat, le Tsar publie un oukase interdisant une nouvelle fois la maçonnerie. On comprend dès lors mieux la mobilisation clandestine de nombreux Frères qui passent aux armes à compter de 1828 et la mise en place par le Frère La Fayette en 1831 d'un comité d'aide à tous les réfugiés polonais. Dès lors, les Loges françaises, américaines et anglaises accueilleront de nombreux francs-maçons polonais en exil et initieront leurs descendants...
Ainsi, durant presque un siècle, la franc-maçonnerie polonaise a été en sommeil. Il faut attendre la fin de la première guerre mondiale pour que la Pologne sorte de cette période d’annexion et de tentative d’anéantissement de la maçonnerie. Une seule Loge continue alors de travailler. Néanmoins, le 1er août 1920, une Grande Loge Nationale va voir le jour, grâce au retour sur le sol polonais de diverses loges en exil dans les pays d'Europe, et au retour des émigrés.
De nouveau un projet de Loi très répressif contre les francs-maçons est déposé, et face à l'intention du pouvoir d'interdire la maçonnerie en Pologne, la Grande Loge Nationale et la fédération polonaise du Droit Humain procèdent à leur auto-dissolution en 1938. Le 22 novembre de la même année, le décret d'interdiction est publié, les maçons poursuivis et interdits d'exercer dans la fonction publique. Le 1er septembre 1939, les troupes hitlériennes envahissent la Pologne, déclenchant ainsi la seconde guerre mondiale.
A Lublin plus aucune information sur la loge Wolnosc Odzyskana n’est retrouvée. Il semble donc que cette loge ait subit le même sort que toutes les autres.
Le décret portant interdiction de la Franc-Maçonnerie en Pologne, promulgué en 1939, n'a bien évidemment pas été abrogé lors de l'accession des communistes au pouvoir en Pologne. Tout porte à croire que la maçonnerie a été totalement mise en sommeil dans ce pays lors de la glaciation. Seuls quelques témoignages laissent supposer qu'elle aurait pu poursuivre son œuvre, de manière très diffuse et clandestine pendant cette période, hormis à travers quelques réunions informelles, hors les temples et les rituels. Dans une Pologne soumise au diktat de Yalta et à la terreur stalinienne, il n'y avait pas de place pour les francs-maçons, rejetés tout autant par l'anti-maçonnisme des communistes que par celui des catholiques hostiles au régime.
Néanmoins, on peut considérer que la maçonnerie polonaise a pour partie survécu de 1945 à 1989, essentiellement grâce à la très grande diaspora polonaise que l'on retrouve principalement en France (Paris, Nord, Alsace-Lorraine, Centre), aux États-Unis (et surtout à Chicago, « deuxième ville polonaise du Monde » après Varsovie) et en Grande Bretagne.
Depuis 1989, la maçonnerie s’est réveillée progressivement en Pologne, la Grande Loge de Pologne a été reconnue officiellement par la Grande Loge Unie d’Angleterre.
Le 4 octobre 2008 dans le Palais de Gardzienice à coté de Lublin, a eu lieu la cérémonie de consécration de la Loge et ainsi les feux de la loge “Wolnośc Odzyskana” ont pu être rallumés Cette cérémonie s’est déroulée en présence des délégués de la Grande Loge Nationale de Pologne et avec la participation de membres de Loges de Grande-Bretagne, de France, de Suède, et d’Ukraine.
Voir le site : www.wolnoscodzyskana.pl/
Communications
Jumelages
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Loutsk (Ukraine)
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Liens externes
- (en) Site Officiel de la ville
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- Lublin 2016 - Capitale européenne de la culture
Multimédia
- (fr) Brochure d’information touristique
- (fr) BIENVENUE À LUBLIN (circulaire)
- (en) THE CITY OF CULTURE
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