Lazare Nicolas Marguerite Carnot
| Lazare Carnot | |
| Naissance | 13 mai 1753 Nolay |
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| Décès | 2 août 1823 (à 70 ans) Magdebourg |
| Origine | |
| Grade | Général de division |
| Années de service | 1771 - |
| Conflits | Guerres révolutionnaires Guerres napoléoniennes (Campagne des Cent-Jours) |
| Faits d'armes | Bataille de Wattignies |
| Distinctions | Légion d'honneur (Grand-croix[1] Chevalier de Saint-Louis |
| Hommages | Nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile (4e colonne) Son nom est sur la Liste des soixante-douze noms de savants inscrits sur la tour Eiffel |
| Autres fonctions | Député du Pas-de-Calais Membre de l'Académie des Sciences Ministre de l'Intérieur Ministre de la Guerre |
| Famille | Famille Carnot |
Lazare Nicolas Marguerite Carnot, né à Nolay (province de Bourgogne, actuelle Côte-d'Or) le 13 mai 1753 et mort à Magdebourg (actuelle Allemagne) le 2 août 1823, est un mathématicien, un physicien, un général et un homme politique français. Membre de la Convention nationale, il est surnommé l'organisateur de la victoire ou Le grand Carnot.
Sommaire |
Famille
Il est issu d'une famille distinguée dans le barreau[réf. nécessaire]. Époux de Jacqueline Sophie Dupont, de Maninghem (Pas-de-Calais), ils eurent deux fils : Nicolas Léonard Sadi Carnot (physicien et l'un des «pères» de la thermodynamique et du moteur thermique) et Lazare Hippolyte Carnot, lui-même père de Marie François Sadi Carnot (Président de la République). Son frère est Joseph-François-Claude Carnot.
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Lazare Carnot |
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Claude-Marie Carnot | |||||||||||||||||
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Sadi Carnot (physicien) |
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Lazare Hippolyte Carnot | ||||||||||||||||||
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Sadi Carnot (président) | Adolphe Carnot | ||||||||||||||||||
Biographie
Capitaine du génie et poète
Il entra au service dans l'arme du génie en 1771, à l'âge de 18 ans ; il n'avait encore que le grade de capitaine au corps royal du génie en 1783, lorsqu'il écrivit l'éloge de Vauban qui fut couronné par l'Académie de Dijon. Il était entré très jeune dans l'arme du génie et passait pour un original parmi ses camarades. Il refusa des propositions de service dans l’armée prussienne.
En 1786, Carnot, alors en garnison à Arras, entra à la société des Rosati fondée en 1778. Il publia plusieurs de ses chansons dans le recueil des Rosati. Notamment Je ne veux pas, les Mœurs de mon Village, en neuf strophes et plusieurs chansons bachiques. Son enthousiasme pour les Rosati l'amena à donner entre autres prénoms à son fils ainé celui de Saady, en référence au poète persan Saadi auteur de l'Empire des Roses.
En 1787, entre aux Rosati une future autre célébrité de la Révolution française à venir : Maximilien de Robespierre.
Les almanachs des Muses du temps recèlent des poésies de Lazare Carnot extrêmement légères. Celui de 1791 contient, page 37, le Temps passé, dialogue burlesque entre madame Fagotin et M. Barbichon.
À Paris, en 1797, avec d'autres, dont deux anciens Rosati : Beffroy de Reigny et Dubois de Fosseux, Carnot sera l'un des fondateurs de la Société des Belles Lettres.
Sous la Restauration on a réuni une bonne partie des pièces de vers composées par Carnot, alors en exil à Magdebourg, dans un recueil intitulé : Opuscules poétiques du général L.-N.-M. Carnot., Baudouin fils éditeur, Paris 1820, in-8°[2].
La Révolution française
Il était chevalier de Saint-Louis[réf. nécessaire] mais restait limité dans ses ambitions par la modestie de ses origines. Il se rallia à la Révolution française. Élu député du Pas-de-Calais en 1791 à l’Assemblée législative, puis en 1792 à la Convention, il sièga d'abord avec les députés de la Plaine avant de rejoindre les Montagnards. Membre du comité militaire, il fit décréter l'armement d'une nombreuse garde nationale et le licenciement de la garde du roi.
Il fait partie des députés qui votèrent la mort de Louis XVI.
Membre du Comité de salut public en juillet 1793, délégué aux Armées, il créa les quatorze armées de la République. En 1793, envoyé comme inspecteur à l'armée du Nord, il destitua le général Gratien, accusé d'avoir reculé sur le champ de bataille, se mit lui-même à la tête des colonnes françaises, et contribua puissamment à la victoire de Wattignies, près de Maubeuge, gagnée par Jourdan, le 16 octobre 1793.
Il porte une responsabilité indéniable dans la décision des massacres perpétrés lors de la Guerre de Vendée[3]. Notamment, il prépare en 1793 deux lois qui seront votées par la Convention : Le 1er août 1793 : Anéantissement de tous les biens.. et le 1er octobre 1793 : Extermination totale des habitants.. [4]. Alors que le général Turreau, dans une lettre du 17 janvier 1794, lui demande de préciser la conduite à tenir vis-à-vis des populations :
« « Que doit-on faire des femmes, des enfants, des suspects, des prisonniers ? » »
Carnot répond le 8 février :
« Tu te plains, citoyen général, de n'avoir pas reçu du Comité une approbation formelle à tes mesures... Tue, tue, extermine les brigands jusqu'au dernier, voilà ton devoir[5]. »
Ces décisions sont prises alors même que le général Kléber propose au Comité de salut public des mesures de modération envers les populations vendéennes.
Modéré de cœur comme de raison[réf. nécessaire], il prit position contre Robespierre et Saint-Just lors des 8 et 9 Thermidor (26 - 27 juillet 1794).
Menacé d'arrestation après Thermidor, il fut définitivement sauvé le 9 prairial an III par Bourdon de l'Oise ou Lanjuinais, qui le présenta comme celui qui avait organisé la victoire des armées de la République. À sa suite, les Thermidoriens prétendirent qu'au Comité de salut public, il s'était occupé exclusivement des opérations militaires, lui attribuèrent la plus grande part aux succès des armes françaises, et le surnommèrent l’« Organisateur de la victoire[6] ».
En 1795, il est élu comme Directeur dans le nouveau gouvernement. Défenseur des "petites limites", c'est à dire d'une France comprise entre la Meuse, les Alpes et les Pyrénées, il s'oppose à la vision alors dominante du Directoire. C'est dans le but de son éviction qu'a lieu le coup d'Etat du 18 fructidor (4 septembre 1797) qui le conduit à s'exiler en Allemagne.
Élu membre de l'Académie des sciences en 1796, il dut céder sa place à Napoléon l'année suivante et ne fut réélu qu'en 1800.
Consulat et Premier Empire
Rappelé par le Premier Consul après le 18 brumaire, il reçut le portefeuille de la Guerre qu'il conserva jusqu'à la conclusion de la paix, après les batailles de Marengo et de Hohenlinden. Élu au Tribunat en 1802, il vota contre le consulat à vie, puis contre la création de l'Empire. Il resta sans emploi jusqu'à la campagne de Russie : à cette époque, il offrit son épée à Napoléon Ier. On s'aperçut alors qu'il était toujours simple chef de bataillon (=commandant) ! En quelques instants, on le fit passer par les grades de lieutenant-colonel, colonel, général de brigade, et général de division. La défense d'Anvers lui fut confiée : il s'y maintint longtemps, et ne consentit à remettre la place que sur l'ordre de Louis XVIII.
Première et Seconde Restauration, Cent-Jours
Il devint ministre de l'Intérieur pendant les Cent-Jours, il fut fait comte de l'Empire le 20 mars 1815[7], mais « [...] le général Carnot, [...], ne porta jamais ce titre de comte et ne retira pas les lettres patentes de la chancellerie[7] » et pair des Cent-Jours (2 juin).
Après la deuxième abdication de Napoléon, il fit partie du gouvernement provisoire. Exilé à la Restauration, il fut banni comme régicide en 1816 et se retira à Varsovie, puis à Magdebourg, où il consacra le reste de ses jours à l'étude. Il y mourut en exil.
Ses cendres ainsi que celles de Marceau, de La Tour d'Auvergne et de Baudin, furent transférées au Panthéon le 4 août 1889 au cours d'une imposante cérémonie, pendant le septennat de son petit-fils Sadi Carnot.
Publications
- Ouvrages militaires
- Éloge de M. le Maréchal de Vauban, premier prix de l'Académie de Dijon, Dijon et Paris, A. Jombert Jeune, 1784.
- Mémoire présenté au Conseil de la Guerre au sujet des places fortes qui doivent être démolies ou abandonnées, ou Examen de cette question: Est-il avantageux au Roi de France qu'il y ait des places fortes sur les frontières de ses États ?, Paris, Barois l'Aîné, 1789.
- De la défense des places fortes. Ouvrage composé pour l'instruction des élèves du Corps du Génie, Paris, Courcier, 1810.
- Mémoire adressé au roi (juillet 1814). Il y censure la marche suivie par le ministère.
- Œuvre scientifique
Lazare Carnot est mondialement connu pour ses travaux scientifiques. Dans son Essai sur les machines en général (1783), il précisa les lois du choc et énonça la loi de conservation du travail. Il publie Métaphysique du calcul infinitésimal en 1797. Avec sa Géométrie de position (1803), il apparaît en même temps que Monge comme l'un des créateurs de la géométrie moderne. Il participa par ailleurs avec celui-ci à la fondation de l'École polytechnique.
- Œuvre littéraire
- « Quelques poésies de Carnot », Almanach des muses, Paris, Delalain, 1786-1791.
- Opuscules poétiques du général L.N.M. Carnot, Paris, Baudoin Fils, 1820.
- Don Quichotte. Poème héroï-comique en 6 chants, Paris, F.A. Brockhaus, 1821.
- Général Lazare Carnot. Poésies, Paris, E. Boulanger, 1894.
- Le Rêve. Ode, 1899.
- Choix de poésies du général L.N.M. Carnot, Paris, Imprimerie E. Baudelet, 1933.
Bibliographie
- Emmanuel Arago, Éloge de Carnot, Paris, 1837.
- Hippolyte Carnot, Mémoires sur Carnot par son fils, 2 volumes, 1861-1863. Ouvrage de base.
- Sadi Carnot, Centenaire de Lazare Carnot, Paris, Plon, 1923.
Hommages
- Dans Une ténébreuse affaire, (1841), Honoré de Balzac le met en scène face à Fouché, Sieyès, Talleyrand en lui prêtant un bon mot resté célèbre : « Un petit homme, froid et sévère, quitta sa place et rejoignit ces trois hommes en disant à haute voix : « Je crains le brelan des prêtres. » Il était ministre de la guerre. (...) Le mot de Carnot n'inquiéta point les deux consuls qui jouaient dans le salon[8]. »
- Il fait partie des soixante-douze savants dont le nom est inscrit sur la Tour Eiffel.
- Son nom est donné à Paris à l'avenue Carnot et au boulevard Carnot, à Anvers à la rue Carnot (Carnotstraat), à Arras au boulevard Carnot et au lycée Carnot, à Lyon à la Place Carnot et au Lycée Carnot de Dijon.
(A Lyon, la place Carnot est en effet dédiée à Lazare Carnot mais la rue Carnot commémore le Président Sadi Carnot, assassiné à Lyon)
Armoiries
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Armes du comte Carnot et de l'Empire (20 mars 1815 : « Le général Carnot, [...], ne porta jamais ce titre de comte et ne retira pas les lettres patentes de la chancellerie. »[7]), général de division (Cent-Jours), ministre de l'Intérieur (20 mars - 22 juin 1815), grand-croix de la Légion d'honneur (Cent-Jours),
D'azur, à trois merlettes d'or, 2, 1, surmontées en chef d'une étoile d'argent[7],[9] |
Notes et références
- Pendant les Cent-Jours - Source : Notice no LH/430/43, sur la base Léonore, ministère de la Culture
- Arthur Dinaux, pages 179-181 de son ouvrage posthume Les sociétés badines, bachiques, littéraires et chantantes leur histoire et leurs travaux, revu et classé par Gustave Brunet, Bachelin-Deflorenne éditeur, Paris 1867.
- Proposition de loi relative à la reconnaissance du génocide vendéen de 1793-1794
- Qu'est ce qu'un génocide?
- « Les colonnes infernales », Guy Chambarlac, La Nouvelle Revue d'Histoire, no 2H, Printemps - Eté 2011, p. 25-26.
- Louis-Michel Jocard, « Lazare Carnot et le droit », in, Jean Paul Charnay (éd.), Lazare Carnot, ou Le Savant citoyen: actes du colloque tenu en Sorbonne les 25, 26, 27, 28 et 29 janvier 1988, Presses de l'Université de Paris-Sorbonne, 1990, 671 pages, p. 265.
- .
- Source
- Alcide Georgel, Armorial de l'Empire français : L'Institut, l'Université, les Écoles publiques, 1870 [lire en ligne]
- Édition Charles Furne 1845, vol.XII, p. 402
-
On trouve aussi :
- Armes anc.:
- D'azur, à trois canes d'argent, 2 et 1.
- D'azur, au chevron d'or, acc. de trois canes d'argent.
- D'azur, au chevron d'or, acc. de trois merlettes d'argent.
- Armes mod. (Comte de l'Empire, 1814.)
- D'azur, à trois merlettes d'argent, 2 et 1, acc. en chef d'une étoile du même.
- Armes brisées d'une étoile d'argent en chef,
- et porte encore aujourd'hui :
- D'azur, à trois merlettes d'argent, et en chef une étoile de même. Supports: deux lions.
- D'azur, à trois canes d'argent, posées 2 et 1. Ces canes sont devenues des canettes et des merlettes.
- D'azur, à trois merlettes d'argent, acc. du signe des légionnaires.
- D'azur, au chevron d'or, acc. de trois canettes d'argent, 2 et 1.
- Source
- Héraldique - Armorial de J.B. RIETSTAP - et ses Compléments sur www.euraldic.com. Consulté le 11 mai 2011 ;
- Jean-Baptiste Rietstap, Armorial général, t. (tome 1 et 2), Gouda, G.B. van Goor zonen, 1884-1887
- Armes anc.:
Compléments
Articles connexes
Liens externes
- Ouvrages de Carnot numérisés par le SICD des universités de Strasbourg
- Lazare Carnot et la création de l'Ecole polytechnique, par Emmanuel Grison
Source partielle
- Cet article comprend des extraits du Dictionnaire Bouillet. Il est possible de supprimer cette indication, si le texte reflète le savoir actuel sur ce thème, si les sources sont citées, s'il satisfait aux exigences linguistiques actuelles et s'il ne contient pas de propos qui vont à l'encontre des règles de neutralité de Wikipédia.
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Claude-Antoine Prieur-Duvernois | ||
| création du poste |
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Reubell Barras Ducos Merlin de Douai François de Neufchâteau |
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| Louis-Alexandre Berthier |
|
Louis-Alexandre Berthier | ||
| François Xavier de Montesquiou-Fezensac |
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Claude-Marie Carnot-Feulin |
- Famille Carnot
- Naissance en 1753
- Naissance dans la province de Bourgogne
- Personnalité militaire de la Révolution française
- Conventionnel régicide
- Membre du Comité de salut public
- Membre du Directoire
- Membre du Tribunat
- Directeur général de l’École polytechnique (France)
- Ministre pendant la Révolution française
- Ministre français de la Guerre
- Général du Premier Empire promu pendant les Cent-Jours
- Ministre du Premier Empire
- Ministre français de l'Intérieur
- Histoire des sciences
- Mathématicien français
- Physicien français
- Ingénieur militaire français
- Théoricien militaire
- Membre de l'Académie des sciences (France)
- Décès en 1823
- Personnalité morte en exil
- Personne inhumée au Panthéon de Paris
- Savants de la Tour Eiffel
- Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile
- Comte de l'Empire
- Grand-croix de la Légion d'honneur
- Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis
- Pair des Cent-Jours