P U B L I C I T É
La Garçonnière
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La Garçonnière
Jack Lemmon et Shirley MacLaine
| Titre original | The Apartment |
|---|---|
| Réalisation | Billy Wilder |
| Scénario | Billy Wilder I.A.L. Diamond |
| Acteurs principaux | |
| Sociétés de production | Mirisch Company United Artists |
| Pays d’origine | |
| Genre | Comédie dramatique |
| Sortie | 1960 |
| Durée | 125 min |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution
La Garçonnière (The Apartment) est un film américain réalisé par Billy Wilder, sorti en 1960.
Sommaire |
Synopsis
C.C. Baxter, dit « Brin d'amour » (« Bud » en VO), employé d'une importante compagnie d'assurances, met sa garçonnière à disposition de ses supérieurs afin de monter plus vite en grade. Son DRH Jeff D. Sheldrake, apprenant cela, lui demande également de lui prêter l'appartement et lui octroie une promotion en échange. C.C. ignore que Sheldrake va utiliser la garçonnière pour y retrouver sa maîtresse, la jeune et jolie Fran, une liftière de la compagnie, dont C.C. est secrètement amoureux…
Fiche technique
- Titre : La Garçonnière
- Titre original : The Apartment
- Réalisation : Billy Wilder
- Scénario : Billy Wilder et I.A.L. Diamond
- Musique : Adolph Deutsch
- Thèmes musicaux :
- Thème principal : The Jealous Lover, musique de Charles Williams (en)[1]
- Lonely Room, musique d'Adolph Deutsch
- Musiques additionnelles :
- Adeste Fideles, paroles de Frederick Oakeley et musique de John Francis Wade
- Auld Lang Syne, poème de Robert Burns sur un thème traditionnel écossais (traduit en français sous le titre Ce n'est qu'un au revoir)
- Jingle Bells, paroles et musique de James Pierpont[2]
- Capriccio italien de Pyotr Ilyich Tchaikovsky
- Photographie : Joseph LaShelle
- Son : Fred Lau, Gordon Sawyer
- Montage : Daniel Mandell
- Décors : Alexandre Trauner, Edward G. Boyle
- Costumes : Forrest T. Butler (acteurs), Irene Caine (actrices)
- Pays d'origine :
États-Unis - Tournage :
- Langue : anglais
- Période prises de vues : fin novembre 1959 à début février 1960[3]
- Intérieurs : Samuel Goldwyn Studio d'Hollywood (Los Angeles)[3]
- Extérieurs : New York
- Producteur : Billy Wilder
- Directeur de production : Allen K. Wood
- Sociétés de productions : Mirisch Company (États-Unis), United Artists (États-Unis)
- Sociétés de distribution : United Artists, Théâtre du Temple (France)
- Format : noir et blanc — 35 mm — 2.35:1 Scope procédé Panavision — son monophonique
- Genre : comédie dramatique
- Durée : 125 minutes
- Dates de sortie :
15 juin 1960,
14 septembre 1960 - (fr) Mentions CNC : tous publics, Art et Essai (visa d'exploitation no 23550 délivré le 23 juin 1960)
Distribution
- Jack Lemmon : Calvin Clifford « C.C. » Baxter
- Shirley MacLaine : Fran Kubelik
- Fred MacMurray : Jeff D. Sheldrake
- Ray Walston : Joe Dobisch
- David Lewis : Al Kirkeby
- Jack Kruschen : le docteur Dreyfuss
- Joan Shawlee : Sylvia
- Edie Adams : Miss Olsen
- Hope Holiday : Margie Mac Dougall
- Willard Waterman : Vanderhof
- David White : Eichelberger
Autour du film
- Selon plusieurs biographies, Billy Wilder aurait été inspiré par une scène du film britannique Brève Rencontre (Brief Encounter, 1945) pour écrire le scénario de La Garçonnière.
- Afin de simuler l'immensité du bureau collectif où travaille C.C. Baxter au début du film, Alexandre Trauner a placé des enfants comme figurants dans les rangs du fond pour accentuer l'effet de perspective.
- Billy Wilder, interrogé par François Forestier en 1993 pour une interview au Le Nouvel Observateur, déclare que ses deux réalisations préférées sont « Le Gouffre aux chimères (avec Kirk Douglas, 1951) et La Garçonnière, avec Jack Lemmon ».
- Shirley MacLaine[4] : « Jack Lemmon, mon cher Jack, est la gentillesse personnifiée. Il était toujours partant pour une bonne blague. Je le trouvais tellement génial que je venais souvent, quand je ne travaillais pas, pour assister à ses numéros comiques devant la caméra. […] Fran Kubelik, dans La Garçonnière, était victime du sentiment de culpabilité d'un homme marié, et du pouvoir machiste qui régnait dans son milieu professionnel. Finalement, comme la vie devenait insupportable, elle tentait de se suicider. […] Cette sorte de personnage. J'ai eu du mal à trouver son profil. Je n'ai jamais su avec certitude qui elle était. Et justement, c'était cela : une victime ballottée par les évènements, qui ne pouvait se raccrocher à rien ni à personne. Elle était perpétuellement en réaction par rapport au monde qui l'entourait. Il a donc fallu que je réagisse dans ce film et non que je joue. C'était un rôle plus subtil et plus fin que ceux auxquels j'étais habituée. Billy Wilder et Izzy Diamond, le réalisateur et son coscénariste, étaient des observateurs avisés. Très souvent, Jack Lemmon et moi argumentions pendant le déjeuner, sans savoir que nous étions en train de jouer une scène qui n'existait pas encore, mais qui apparaîtrait bientôt dans le scénario ! Dean et Frank[5] avaient entrepris de m'enseigner le gin-rami à l'époque où je tournais La Garçonnière. J'y jouais entre les prises. C'est pourquoi le film se termine sur une partie de gin-rami. Je montrais quatre doigts quand ma bouche disait trois, juste pour m'amuser. Cela aussi figure dans le film. Pendant la scène où mon beau-frère vient me récupérer, il y avait une bousculade. Comme j'avais beaucoup de mal à mimer la panique, Billy alla chercher une grosse bûche qu'il fendit en deux devant moi, sous la caméra, dans un bruit de tous les diables qui me pétrifia. Juste ce qu'il fallait. »
Distinctions
- Le film fait partie du top 100 du classement d'IMDb.
Récompenses
Notes et références
- Thème qui deviendra une chanson sous le titre The Key to Love avec des paroles anglaises de Norman Newell. Adaptation française par Pierre Amel (alias Paul Pique) sous le titre Un nid d'amour et interprétée par Luis Mariano.
- Adaptation française par Francis Blanche sous le titre Vive le vent.
- Source : The TCM Database États-Unis.
- Extrait de ses « mémoires d'Hollywood », Les Étoiles de ma vie, pages 213, 214, 282 et 285, Presses de la cité, 1996 (ISBN 2258041899)
- Deux des membres du clan The Rat Pack dont Shirley MacLaine était l'une des « mascottes » féminines.
Lien externe
Catégories :
- Film américain
- Film en noir et blanc
- Film tourné en 35 mm
- Film sorti en 1960
- Comédie dramatique
- Film se déroulant à New York
- Film tourné à New York
- Film d'United Artists
- Film réalisé par Billy Wilder
- Oscar du meilleur film
- Film avec un British Academy Film Award du meilleur acteur
- Film avec un British Academy Film Award de la meilleure actrice
- Film avec un Oscar du meilleur réalisateur
- Film avec un Oscar du meilleur scénario original
- Film avec un Oscar du meilleur montage
- Film avec un Oscar de la meilleure direction artistique
- British Academy Film Award du meilleur film