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Jean-Pierre Léaud

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Jean-Pierre Léaud

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Jean-Pierre Léaud recevant un César d'honneur à la 25e cérémonie des César en 2000.

Naissance 5 mai 1944 (1944-05-05) (68 ans)
Paris (France)
Nationalité Française
Profession acteur
Films notables Les Quatre Cents Coups
Masculin, féminin
La Chinoise
La Maman et la Putain
Baisers volés
Domicile conjugal
La Nuit américaine
L'Amour en fuite
Le Pornographe

Jean-Pierre Léaud est un acteur français, né le 28 mai 1944 à Paris[1]. Il accède à la notoriété dès l'âge de 15 ans pour son rôle d'Antoine Doinel dans le film de François Truffaut, Quatre cents coups. Il est resté associé à ce personnage qu'il a joué dans Antoine et Colette (1962), Baisers volés (1968), Domicile conjugal (1970) et L'Amour en fuite. Le personnage qui est au départ un double fictionnel de François Truffaut est aussi largement inspiré de Léaud lui-même. Il est également connu pour ses rôles dans les film de Jean-Luc Godard et pour son rôle d'Alexandre dans La Maman et la Putain (1973) de Jean Eustache.

Sommaire

Biographie

Il est le fils de la comédienne Jacqueline Pierreux et du scénariste Pierre Léaud[2].

Il est révélé dès son premier film, François Truffaut lui confiant le rôle du héros turbulent dans Les Quatre Cents Coups, son premier long métrage autobiographique. Truffaut l'a choisi malgré son âge (il a 14 ans pour le rôle d'un enfant de 12) après test filmé avec cent autres candidats. Jean-Pierre s'y révèle stupéfiant de spontanéité et de liberté dans l'improvisation et est choisi. Suite à ce film, il fera sensation au festival de Cannes 1959 et Jean Cocteau, son président d'honneur, l'engagera aussitôt pour Le Testament d'Orphée.

François Truffaut le réengage à de nombreuses reprises et lui fait endosser de nouveau le rôle d'Antoine Doinel dans Baisers volés (1968), où il tombe amoureux de Christine Darbon alias Claude Jade, son épouse dans les derniers volets d'Antoine Doinel, Domicile conjugal (1970) et L'Amour en fuite (1979). Grâce à lui, Jean-Pierre fait la connaissance d'autres ténors du cinéma et devient, à l'instar de Jean-Paul Belmondo, un acteur fétiche de la Nouvelle Vague. Ainsi Jean-Luc Godard l'engagera pour des rôles plus ou moins importants dans la plupart de ses films entre 1965 et 1969, il est particulièrement visible dans Masculin, féminin (1966) et La Chinoise (1967).

Durant cette période il est également assistant réalisateur sur plusieurs films de Truffaut et Godard. Il tournera son premier et unique film en 1974.

Sa carrière trouve son aboutissement avec le film de Jean Eustache intitulé La Maman et la Putain, en 1972. En 1985, il tourne en particulier dans Détective, toujours de Godard, en arrière-plan du couple vedette Johnny Hallyday et Nathalie Baye, dans un second rôle marquant de privé fouineur. À la même période, il se concentre, dans des compositions assez agitées, sur un cinéma d'auteur exigeant et confidentiel et fait également beaucoup de fictions télévisées.

Malgré quelques seconds rôles intéressants, sa carrière ne reprend réellement un second souffle qu'à partir de 1990. Le Finlandais Aki Kaurismäki, spécialiste de l'humour distancié et de l'expression minimale, en est le premier artisan en lui offrant un très beau rôle dans J'ai engagé un tueur. Il y joue un homme désespéré qui voit échouer plusieurs tentatives de suicide et paye un spécialiste afin qu'il le supprime, avant de changer d'avis en rencontrant l'amour. Sa distance et sa « non-incarnation » y font merveille, et Jean-Pierre Léaud retrouve après une certaine éclipse de vrais grands rôles, notamment chez Philippe Garrel, ou grâce à de jeunes cinéastes. Olivier Assayas fait de lui un père désorienté dont la compagne part avec son fils, dans Paris s'éveille (1991), et Bertrand Bonello lui offre le rôle d'un réalisateur pornographique désabusé dans Le Pornographe (2001, prix de la Semaine internationale de la critique).

En 2009, il revient au festival de Cannes, cinquante ans après la présentations des Quatre cents coups en 1959, pour le film Visages de Tsai Ming-liang[3].

Style de jeu

Son style de jeu est très particulier. En 1984, François Truffaut dit de lui[4] : « Jean-Pierre Léaud est un acteur antidocumentaire, même quand il dit bonjour, nous basculons dans la fiction, pour ne pas dire dans la science-fiction ». François Truffaut le considère par ailleurs comme le meilleur acteur de sa génération[5] : « J'ajoute simplement que Jean-Pierre Léaud est, selon moi, le meilleur acteur de sa génération et qu'il serait injuste d'oublier qu'Antoine Doinel n'est pour lui qu'un des personnages qu'il a joués, un des doigts de sa main, un des habits qu'il a portés, un des collèges de son enfance. »

Filmographie

Au cinéma

Comme acteur

Comme réalisateur

Comme scénariste

À la télévision

Théâtre

Lien externe

Bibliographie

  • François Truffaut, « Jean-Pierre Léaud : comédien halluciné », dans Studio 43, mars-avril 1984  réédité dans François Truffaut, Le plaisir des yeux, Flammarion, 1987, p. 205-206 
  • (en) Philippa Hawker, « Jean-Pierre Léaud : Unbearable Lightness », dans Senses of Cinema, no 8, 18 juillet 2000 [texte intégral] 
  • Antoine de Baecque et Didier Péron, « Retour à Doinel : Entretien avec Jean-Pierre Léaud », dans Libération, 31 août 2001  réédité dans Antoine de Baecque, Feu sur le quartier général ! : Le cinéma traversé : textes, entretiens, récits, Cahiers du cinéma, coll. « Petite bibliothèque des Cahiers du cinéma », 2008, 1re éd. 

Références

  1. Extrait de naissance n° 1304/1944, [1]
  2. Hervé Aubron, « Nouvelle vague à l'âme », dans Libération, 20 septembre 2000 [texte intégral (page consultée le 24 février 2012)] 
  3. Serge Toubiana, « Jean-Pierre Léaud, le retour », dans Blog de Serge Toubiana, 9 mai 2009 [texte intégral (page consultée le 17 mai 2012)] 
  4. François Truffaut, « Jean-Pierre Léaud : comédien halluciné », dans Studio 43, mars-avril 1984  réédité dans François Truffaut, Le plaisir des yeux, Flammarion, 1987, p. 205-206 
  5. Préface aux Aventures d'Antoine Doinel, Le Mercure de France, Février 1971, réédité dans François Truffaut, Le Plaisir des yeux, Flammarion, coll. « Champs », 1987, p. 18-26 
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