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Hippocampe (poisson)

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 Hippocampus hystrix - Wikipedia Orange
Hippocampus hystrix
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Super-classe Osteichthyes
Classe Actinopterygii
Sous-classe Neopterygii
Infra-classe Teleostei
Super-ordre Acanthopterygii
Ordre Gasterosteiformes selon ITIS
Syngnathiformes selon FishBase
Sous-ordre Syngnathoidei selon ITIS
Famille Syngnathidae
Sous-famille Hippocampinae
Genre
Hippocampus
Rafinesque, 1810
 Hippocampes destinés à la pharmacopée chinoise - Wikipedia Orange

Hippocampes destinés à la pharmacopée chinoise

 Puerto Vallarta, Mexique. - Wikipedia Orange

Puerto Vallarta, Mexique.

 Hippocampe de l'aquarium de Vannes - Wikipedia Orange

Hippocampe de l'aquarium de Vannes

Les hippocampes (cheval de mer) (du grec ἵππος, híppos, « cheval » et de κάμπος, kámpos, « poisson marin »[1]), sont des poissons à nageoires rayonnées que l’on trouve dans les eaux tempérées et tropicales partout dans le monde. Comme beaucoup d’espèces, ils souffrent de la destruction de leur habitat et de la surpêche.

Sommaire

Description

Leurs couleurs varient selon les espèces, le nombre de celles-ci tournant autour de 220. Leur taille varie de 7 à 15 cm. Ils ressemblent au cavalier du jeu d'échecs. Leur durée de vie varie de 5 à 7 ans[réf. nécessaire].

Leur petite couronne est presque aussi particulière à chaque individu que les empreintes digitales chez l’humain.

Avec leur corps cuirassé par une série d’anneaux osseux, les hippocampes se déplacent verticalement grâce à leur nageoire dorsale, qui bat à 20 Hz, donc de manière assez lente. Ils vivent le plus souvent attachés par leur queue préhensile à une algue ou une feuille de posidonie. Attendant en embuscade avec leur camouflage les petits crustacés, ils utilisent leur bouche comme un puissant aspirateur, ou plutôt, compte tenu de sa forme tubulaire, comme une paille. Ils les repèrent visuellement, grâce à des yeux bien développés et mobiles indépendants l’un de l’autre, et aspirent la proie en déplaçant brutalement un os dans leur bouche, ce qui provoque une dépression suffisante.

Reproduction

C'est l'une des rares espèces animales où c’est le mâle qui porte les 100 à 200 œufs[réf. nécessaire], dans une poche ventrale. L'incubation dure de 2 à 3 semaines et une autre recommence presque immédiatement avec des œufs provenant de la même femelle. Les petits mesurent alors 8 à 16 mm de long selon les espèces.

La fameuse parade est souvent dirigée par la femelle qui, lassée des préliminaires du mâle, passe brutalement à l'action en l'enlaçant. Les œufs de la femelle passent de son oviducte à la poche du mâle. Celui-ci s'appuie sur le sol et ondule pour permettre aux œufs de bien rouler au fond de sa poche. Les partenaires sont souvent de même taille. En l'espace de 10 secondes, le mâle reçoit une ponte de 100 à 200 œufs qu'il va incuber pendant 4 semaines. Le père ne libérera les petits (3 ou 4 mm) que lorsqu'ils seront capables de se débrouiller tout seuls. L'expulsion complète peut durer 4 jours. Souvent les bébés se regroupent et s'accrochent par la queue à une algue.

Le règne animal fournit de nombreux exemples de pères qui « portent » leur progéniture ; par exemple, les nymphons graciles dont les mâles portent les œufs sur leurs pattes, et les léthocères dont les mâles portent les œufs sur leur dos[2].

Fossiles

Les premiers fossiles d’hippocampes connus datent de la fin de l’Éocène, soit il y a environ 40 millions d’années.[réf. souhaitée]

Pêche

Les hippocampes sont utilisés en herbologie traditionnelle chinoise et également vendus séchés aux touristes, ce qui entraîne à la fois une diminution drastique des populations et de la taille des spécimens restant (plus de 20 millions sont pêchés chaque année[3]).

Liste des espèces

Le genre Hippocampus regroupe 50 espèces :

Annexes

Bibliographie

  • (en) Richard Ellis, Tiger Bone & Rhino Horn: The Destruction of Wildlife for Traditional Chinese Medicine, Washington D.C., Island Press, 2005, xiii + 294 p. (ISBN 978-1-55963-532-5) 

Notes et références

  1. Définitions lexicographiques et étymologiques de « hippocampe » du TLFi, sur le site du CNRTL.
  2. National Geographic France Mars 2009
  3. (Ellis 2005, p. 19)

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