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Henri de Talleyrand-Périgord, comte de Chalais

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Henri de Talleyrand-Périgord, comte de Chalais (1599-19 août 1626 à Nantes), servait auprès du roi Louis XIII.

Dernier fils de Daniel de Talleyrand-Périgord, prince de Chalais, et de Françoise de Montluc, il eut pour femme Charlotte de Castille, épousée en décembre 1623, dont il n'eut pas d'enfants, et pour maîtresse Marie de Rohan[réf. nécessaire].

Romanesque et un peu brouillon, il se laissa entraîner par celle-ci à l'été 1626 dans la première des nombreuses conspirations que Richelieu eut à réprimer, et qui prit le nom du malheureux, « la conspiration de Chalais ».

Sommaire

Le prétexte de la conspiration

L'occasion de cette conspiration fut le projet de mariage qu'avaient formé Louis XIII et Richelieu entre Monsieur, frère du roi (Gaston de France), et Mademoiselle de Montpensier. Gaston, poussé par son gouverneur le maréchal d'Ornano, ne voulait pour rien au monde épouser cette riche héritière, et un parti de l' « aversion au mariage » s'était réuni autour de lui.

Les protagonistes

Marie de Rohan, duchesse de Chevreuse, grande conspiratrice, et d'autres princes, s'associaient ainsi le propre frère du roi pour intriguer contre l'autorité grandissante de Richelieu. Il s'agissait dans cette période de transition de regagner un pouvoir féodal au détriment du mouvement de centralisation royale amorcé par Henri IV.

Les conspirateurs à l'œuvre

À l'été 1626, la duchesse s'attacha les services du comte de Chalais, gentilhomme jusque là apprécié de Louis XIII. Le but avoué était l'assassinat de Richelieu, et, peut-être, la destitution de Louis au profit de Gaston.

Mais tous ces princes, comme le comte lui-même, étaient d'un caractère versatile. Le secret fut éventé à cause de querelles privées, et Richelieu sévit avec l'appui de Louis XIII. Pour sauver sa situation personnelle, Gaston confessa tout de suite sa faute et livra tous ses complices. Chalais fut arrêté ainsi que le maréchal d'Ornano et ses frères, ainsi que César et Alexandre de Vendôme, demis-frères du roi et de Gaston. Seul conjuré à ne pas jouir d'un prestige familial qui vaille immunité, il fut jugé à Nantes et condamné à la décapitation sur la place du Bouffay. Par une louable solidarité, ses anciens complices dissuadèrent le bourreau de faire son office. Malheureusement, c'est alors un condamné à mort gracié pour l'occasion qui se chargea de la besogne. Il massacra Chalais plus qu'il ne l'exécuta. Au vingtième coup de hache, Chalais était encore vivant ; on en compta en tout 29 (Jean-Baptiste d'Ornano et Alexandre de Vendôme mourront tous deux en prison, l'un dès septembre 1626, l'autre en janvier 1629).

La leçon de l'Histoire

À l'issue de cette crise emblématique de l'époque, Richelieu gagnait en prestige, et Gaston, passagèrement réconcilié avec son frère, se mariait et devenait duc d'Orléans - titre assorti de très importants revenus. La politique française devenait proprement monarchique et non plus aristocratique ; elle restait bien par contre une « affaire de famille », plus qu'un système rationnel et organisé.

Voir aussi

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