Hautot-sur-Seine
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| Hautot-sur-Seine | |
|---|---|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Haute-Normandie |
| Département | Seine-Maritime |
| Arrondissement | Arrondissement de Rouen |
| Canton | Canton de Grand-Couronne |
| Code commune | 76350 |
| Code postal | 76113 |
| Maire Mandat en cours |
Jean-Bernard Seille 2010-2014 |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Rouen-Elbeuf-Austreberthe |
| Site web | www.hautot-sur-seine.fr |
| Démographie | |
| Population | 364 hab. (2009) |
| Densité | 169 hab./km2 |
| Gentilé | Hautotais |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 1 m — maxi. 58 m |
| Superficie | 2,16 km2 |
Hautot-sur-Seine est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime et la région Haute-Normandie. Elle fait partie du Parc naturel régional des Boucles de la Seine normande.
Sommaire |
Géographie
Situation
Le village est situé en bordure de la Seine.
Voies de communication et transports
Les ponts les plus proches permettant de traverser la Seine sont le pont Gustave-Flaubert à Rouen et le pont de Brotonne à Caudebec-en-Caux. Les bacs les plus proches sont ceux du Val-de-la-Haye et de Sahurs.
Toponymie
Nom d'origine anglo-scandinave mentionné sous la forme Hotot en 1240[1].
Il s'agit d'un composé du vieil anglais hoh « escarpement rocheux, déclivité, rivage » (cf. le Hou) et du norrois topt « emplacement, site constructible » et signifiant « maison sur la pente » ou « sur le rivage escarpé »[2]. La belle maison des Farceaux serait construite sur l'emplacement primitif.
Ce nom est homonyme des innombrables Hautot et Hotot de Normandie. Correspond à Huttoft (GB, Lincolnshire, Hotoft fin XIe siècle).
Histoire
- Cure dépendant directement du roi de France jusqu'à la Révolution ; le curé d'Hautot avait le privilège de célébrer des mariages sans l'autorisation des parents. L'église paroissiale est devenue chapelle du château à la fin de la Révolution.
- Un châtelain, sous Louis XVI, tua d'un coup de fusil un couvreur sur le toit de son château ; l'affaire fit grand bruit à la cour de Versailles.
- Sous le mandat du maire Lézurier de la Martel, la commune s'est agrandie en 1822 en annexant, aux dépens du Val-de-la-Haye, le hameau du Rouage, ancienne dépendance de la commanderie de Sainte-Vaubourg.
- La commune fait désormais partie du parc naturel régional des Boucles de la Seine normande, ainsi que de la Communauté d'agglomération Rouen-Elbeuf-Austreberthe (CREA).
Héraldique
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Les armes de la commune de Hautot-sur-Seine se blasonnent ainsi : |
Administration
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1820 | Louis Lézurier de la Martel | |||
| Brunel | ||||
| Jean- Claude Martel-Baussant | ||||
| mars 1995 | Louis Thillaye du Boullay | |||
| mars 2001 | Bruno Arriaga | |||
| mars 2008 | 2010 | Alain Gaudefroy-Demombynes | ||
| 12 juin 2010 | en cours | Jean-Bernard Seille | Directeur financier | |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
Démographie
Lieux et monuments
- L'église paroissiale Saint-Antoine et Saint-Thibaud, du XVe siècle, possède des fragments des vitraux templiers du XIIIe siècle provenant de la chapelle détruite de la commanderie de Sainte-Vaubourg, au Val-de-la-Haye. Beau mobilier du XVIIIe siècle. Statues de saint Louis et de sainte Constance par Constance de la Martel, fille des châtelains, époque Empire. Ex-voto marin de Maurice Obselin, vers 1910. L'église fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 4 mars 1935[6].
- Le château[7], exemple parfait du classicisme sous Louis XV, a été construit pour les Le Couteulx, puissante famille de Finances de Rouen. Le riche mobilier a été transféré au château de Ste-Vaubourg, voisin, au milieu du XIXe siècle (il a depuis peu été dispersé). Les lucarnes de la façade ont été remaniées au Second Empire. L'édifice a été attribué à la Sous-Préfecture après la Seconde Guerre mondiale, tandis que les espaces intérieurs étaient profondément modifiés. La commune est désormais propriétaire et loue l'ensemble pour des réceptions. À noter, faisant partie de l'ensemble, un pavillon de musique au bout de la terrasse, mais hélas dans un état de délabrement avancé.
- Le moulin du Temple, dont l'édifice originel, en bois, a disparu à la fin du XIXe siècle, a été remplacé vers 1970 par une tour en maçonnerie ; ce moulin appartenait aux Templiers de la Commanderie de Sainte-Vaubourg, sur la paroisse du Val-de-la-Haye.
- Le château des Farceaux, sur le coteau dominant la Seine, bel édifice du XIIe siècle, transformé en habitation à la Renaissance, servait de retraite aux religieux de l'Ordre de Malte occupant la Commanderie de Sainte-Vaubourg.
- Le château du Lieu-Cadet, édifice composite du XIXe siècle, domine le vallon où se situe la mairie.
- La grande maison du Mont-Miré, de la fin du XVIIIe siècle, est un exemple de grande demeure bourgeoise.
- De belles maisons, dont les plus anciennes paraissent du XVIe siècle, sont à remarquer dans le hameau du Rouage.
- Un puits commun, ou puits banal, est à l'angle de la place de la mairie.
Personnalités liées à la commune
- Les rois de France détenaient directement la cure d'Hautot.
- Constance de La Pierre, fille des châtelains sous l'Empire, était une remarquable dessinatrice, élève de Lemoine à Rouen; elle épousa Louis Lézurier, baron de La Martel, maire de Rouen et propriétaire du château de l'ancienne commanderie de Sainte-Vaubourg dans la commune voisine du Val-de-la-Haye. Ce dernier devint maire d'Hautot sous la Restauration.
- Au milieu du XIXe siècle, le comte de Bailleul a eu de longs démêlés avec la commune au sujet d'un terrain situé devant le portail de sa propriété du Mont-Miré ; la justice lui a donné raison.
- Le conseiller d'État Bataille a été propriétaire du château d'Hautot entre les deux guerres mondiales.
- M. Gaudefroy-Demombynes, de l'Institut, grand érudit dont l'œuvre est consacrée à l'Islam et à sa civilisation, a écrit nombre de ses ouvrages au château des Farceaux.
- La comtesse de la Croix-Vaubois a réuni en 1954 au Mont-Miré les mères des officiers prisonniers pendant la guerre d'Indochine.
Voir aussi
Article connexe
Notes et références
- François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, 1979, 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1) (OCLC 6403150), p. 92
- François de Beaurepaire, Op. cité.
- Résultats du recensement de la population - Hautot-sur-Seine sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Notice no PA00100693, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
- Notice no IA00021499, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
Bibliographie
- Daniel Delattre, La Seine-Maritime, les 745 communes, Grandvilliers, 1999, 344 p. (OCLC 53292170), p. 155
Liens externes
- (fr) Site officiel
- Forum officiel de la commune
- Hautot-sur-Seine sur le site de l'Institut géographique national