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Hôtel particulier

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Page d'aide sur l'homonymie - Wikipedia Orange Ne doit pas être confondu avec Hôtel.

Un hôtel particulier est un type de logement que l'on trouve en France et en Belgique, consistant en une maison luxueuse et vaste bâtie au sein d'une ville, en principe sur plusieurs étages, conçue pour n'être habitée que par une seule famille (ainsi que son personnel de maison en général).

Sommaire

Caractéristiques

Contrairement aux maisons de ville (en) ordinaires qui se caractérisent, de chaque côté, par un mur mitoyen avec les constructions voisines, et qui donnent directement sur la voie publique, les hôtels particuliers sont généralement bâtis de manière indépendante, c'est-à-dire en retrait de la rue, une cour séparant le porche d'entrée du logis des maîtres. Grandes demeures à étages construites entre cour et jardin[1], elles servent plus pour leurs propriétaires à tenir leurs rangs que manifester leurs richesses. C'est l'aboutissement d'une longue évolution de l'habitat noble urbain commencée dès le XIVe siècle à Paris, à la recherche d'un mode de vie raffiné et de l'« esprit de la demeure française ». Les encyclopédies du XVIIIe siècle distinguent les demeures en fonction du statut social : maison d'un bourgeois, hôtel d'un seigneur, palais d'un prince ou d'un roi[2].

Le terme de ce processus architectural est traduit par les canons de l'hôtel du XVIIIe siècle. Ceux-ci sont les suivants :

  • Porche avec porte cochère ouvragée sur rue (souvent en demi-lune) avec au-dessus le nom du propriétaire inscrit sur une plaque noire, le décor étant concentré sur les parties hautes (clef d'arc avec mascaron, cartouche, etc., consoles finement sculptées soutenant le fronton).
  • En fond de cour, le logis (dans l'axe de la porte cochère) dont la façade est souvent animée par un avant-corps central mettant en évidence la ou les travée(s) axiale(s), souvent précédé d'un perron et couronné d'un fronton. Ce logis est généralement de deux niveaux sur sous-sol avec comble brisé, coiffé d'un toit à croupes, à la Mansard, avec lucarnes à linteaux bombés. Les colonnes et pilastres disparaissent au profit des larges calages à refends et des bandeaux séparant les étages ; les parties sculptées étant le plus souvent réduites aux éléments centraux des linteaux en arc de cercle, dans le registre rocaille puis néo-classique. Le vestibule permet d'aller au rez-de-chaussée ou à l'étage noble selon les plans. Le grand appartement de réception(scindé en « salons de parade »[3] et en « salons de société » pour les amis[4]) se distingue des appartements privés.
  • Le côté jardin, en perspective des croisées des pièces les plus intimes de la maison, jardin à la française avec statues, bustes, degrés, parterres, etc., ou déjà à l'anglaise.
  • Notons que souvent à Paris, l'axe central sur jardin ne correspondait pas à la travée centrale sur cour, afin de ménager en limite de la cour d'honneur une seconde cour, dite "basse cour", réservée aux fournisseurs et aux travaux des domestiques. De même, on trouve fréquemment à Paris, du fait de la cherté du sol, un des flancs de la cour d'honneur non construit, mais non mur aveugle, car décoré comme l'autre mur latéral de portes et fenêtres, mais factices ; on le nomme : "mur renard".

C'est généralement l'expression en français « hôtel particulier » qui est utilisée dans les autres langues pour désigner ce type d'habitation.

Liste d'hôtels particuliers remarquables

Aix-en-Provence

  • Hôtel d'Estienne-de-Saint-Jean (Actuel Musée du Vieil-Aix)
  • Hôtel de Châteaurenard
  • Hôtel Boyer-d'Éguilles (Actuel Muséum d'histoire naturelle)
  • Hôtel d'Albertas, sur le côté nord de la place d'Albertas
  • Hôtels d'Arbaud (dont l'un des deux est le Musée Paul Arbaud)
  • Hôtel Boyer-de Fonscolombe
  • Hôtel Maynier d'Oppède (Institut des Études Françaises)
  • Hôtel Maurel de Pontevès
  • Hôtel d'Artalan
  • Hôtel de Lestang-Parade
  • Hôtel de Cormis
  • Hôtel de Carcès
  • Hôtel de Castillon (hotel de la sous-préfecture)
  • Hôtel de Caumont (Conservatoire National de musique Darius Milhaud)
  • Hôtel de Boisgelin
  • Hôtel d'Agut
  • Hôtel de Villars
  • Hôtel d'Olivary (ISMH)
  • Hôtel de Forbin
  • Hôtel d'Arbaud-Jouques
  • Hôtel du Poët
  • Hôtel du Baron de Saizieu

Albi

  • Hôtel Rochegude
  • Hôtel de Gorsse
  • Hôtel Séré de Rivières
  • Hôtel du Bosc, maison natale du peintre Henri de Toulouse-Lautrec
  • Hôtel de Lapérouse
  • Hôtel Delécouls de Cantepau
  • Hôtel Reynès
  • Hôtel Decazes
  • Hôtel d'Étienne de Martin, Trésorier de France

Angers

Avignon

Article détaillé : Hôtels particuliers d’Avignon.

Bordeaux

Article détaillé : Hôtels particuliers de Bordeaux.

Caen

Article détaillé : Hôtels particuliers de Caen.

Dijon

Grenoble

Lille

Lyon

Nancy

Article détaillé : Hôtels particuliers de Nancy.

Nantes

Paris

La capitale a compté jusqu'à 2 000 hôtels particuliers, il n'en reste en 2011 qu'environ 400[2] dont :

Poitiers

Rennes

Richelieu

  • La Grande-Rue est bordée de 28 hôtels particuliers, presque tous identiques, construits dans les années 1630.
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Hôtels particuliers de la Grande Rue, à Richelieu.

Rodez

Toulouse

Tours

Troyes

Vienne

Notes et références

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Ce sont les cours qui donnent sur la rue à l'exception des jardins suspendus eux aussi sur la rue.
  2. a et b Kira Mitrofanoff, « Les hôtels particuliers parisiens » sur Challenge, 10 octobre 2011
  3. Visites professionnelles et protocolaires : visites de relevailles (après la naissance d'un enfant), de deuil, etc.
  4. Antichambres, garde-robe, salle de compagnie, salon (« vie de salon »), salle à manger, office.
  5. Service archéologique de la mairie de Lyon
  6. Olivier Chaline (dir.), Les Hôtels particuliers de Rouen, Rouen, Société des Amis des monuments rouennais, 2002, 224 p. (ISBN 2-9509804-9-X) (OCLC 469254974) 

Liens externes

Bibliographie

  • Alexandre Gady, Les Hôtels particuliers de Paris, du Moyen Âge à la Belle Époque, Éditions Parigramme, 2011, 327 p.
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