Guillaume Soro
| Guillaume Soro | |
| Fonctions | |
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| 5e président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire |
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| En attente d'investiture – | |
| Législature | IIe |
| Prédécesseur | Mamadou Koulibaly |
| Ministre ivoirien de la Défense | |
| 11 avril 2011 – 13 mars 2012 | |
| Président | Alassane Ouattara |
| Premier ministre | Lui-même |
| Gouvernement | Soro IV |
| Prédécesseur | Michel Amani N'Guessan |
| Successeur | Alassane Ouattara |
| 9e Premier ministre ivoirien | |
| 4 avril 2007 – 13 mars 2012 (4 ans, 11 mois et 9 jours) |
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| Président | Laurent Gbagbo Alassane Ouattara |
| Gouvernement | Soro I, II, III et IV |
| Prédécesseur | Charles Konan Banny |
| Successeur | Jeannot Ahoussou-Kouadio |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Guillaume Kigbafori Soro |
| Date de naissance | 8 mai 1972 |
| Lieu de naissance | Kofiplé |
| Nationalité | ivoirienne |
| Religion | Catholicisme |
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| Premiers ministres ivoiriens Présidents de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire |
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Guillaume Kigbafori Soro (né le 8 mai 1972 à Kofiplé, sous-préfecture de Diawala, dans le département de Ferkessédougou) est un homme politique ivoirien, Premier ministre de 2007 (conformément à l'accord politique de Ouagadougou) à 2012 et président de l'Assemblée nationale ivoirienne depuis cette date.
Sommaire |
Biographie
Soro est originaire du nord de la Côte d'Ivoire, et de religion catholique. Engagé politiquement (surnommé le Che ou encore Bogotha), il dirige la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d'Ivoire[1] de 1995 à 1998 (FESCI). Il est régulièrement envoyé en prison à cette époque après des manifestations.
En décembre 1999, on le voit aux côtés de Robert Guéï après son coup d'État réussi, mais il s'oppose à lui et s'allie à Alassane Ouattara lorsque celui-ci est exclu de l'élection présidentielle en 2000.
Il est secrétaire général des Forces nouvelles de Côte d'Ivoire, le mouvement rebelle, et l'actuel secrétaire général du MPCI (Mouvement patriotique de Côte d'Ivoire). Les forces dont il est le représentant politique contrôlent 48 % du pays entre 2002 et 2007.
À l’issue de l'élection présidentielle de 2010, il reconnaît la victoire d’Alassane Ouattara et s’oppose ainsi à la ré-investiture de Laurent Gbagbo comme président. Il remet donc le 4 décembre 2010 sa démission et celle de son gouvernement à Ouattara[2] avant d'être « reconduit » à son poste par Ouattara qui a également prêté serment « en qualité de président de la République de Côte d'Ivoire ».
Carrière gouvernementale
Soro participe au gouvernement de réconciliation nationale de février 2003 à mai 2004, puis de août 2004 à décembre 2005, comme ministre de la Communication. Le 28 décembre, il est nommé ministre d'État, de la Reconstruction et de la Réinsertion dans le gouvernement de Charles Konan Banny.
La signature de l'accord politique de Ouagadougou offre aux Forces nouvelles le poste de Premier ministre. Les Forces nouvelles désignent leur secrétaire général, Guillaume Soro pour exercer cette fonction le 26 mars 2007[3] et le président Gbagbo entérine cette nomination en prenant un décret le 29 mars[4]. L'accord politique de Ouagadougou fixe au 8 avril la date limite pour la constitution d'un gouvernement de transition[5].
Guillaume Soro entre en fonction le 4 avril et son gouvernement est installé le 7 du même mois. Le gouvernement doit mettre en place notamment deux points clefs de l'accord politique de Ouagadougou : la préparation d'élections devant se tenir dans les dix mois à compter de mars 2007, puis l'unification des Forces armées des Forces nouvelles (FAFN) et des Forces armées nationales de Côte-d'Ivoire (FANCI).
Tentative d'attentat
Le vendredi 29 juin 2007, Soro échappe à un attentat à la roquette lors de l'atterrissage de l'avion dans lequel il était lors de sa venue à Bouaké. Quatre membres de son équipage sont décédés et plusieurs sont grièvement blessés[6].
Il se pourrait que les auteurs soient des éléments de son armée rebelle qui lui reprochent une non-consultation avant la signature de l'accord de Ouagadougou[7][réf. insuffisante].
Premier ministre d'Alassane Ouattara
Le 4 décembre 2010, alors qu'éclate une controverse sur les résultats du deuxième tour de l'élection présidentielle du 28 novembre, Guillaume Soro remet sa démission à Alassane Ouattara qu'il reconnaît comme vainqueur légitime du second tour de l'élection. Ce dernier le reconduit dans ses fonctions de Premier ministre. Soro forme alors son nouveau gouvernement le 6 décembre dans lequel il détient également le portefeuille de la Défense[8].
Le 8 décembre, Soro accuse Laurent Gbagbo d'être un tricheur et un dictateur. Il demande à la communauté internationale de faire pression pour que Gbagbo quitte le pouvoir[9].
À la suite de la chute de Laurent Gbagbo et de l'arrivée à la présidence de la République d'Alassane Ouattara, Guillaume Soro forme son quatrième gouvernement le 1er juin 2011.
Le 8 mars 2012, Guillaume Soro présente sa démission et celle de son gouvernement[10],[11].
Le 12 mars 2012, Guillaume Soro est élu à l'unanimité président de l'Assemblée nationale[12], ce qui fait de lui le deuxième personnage de l'État.
Notes et références
- FESCI, syndicat ou mafia?, Jeune Afrique, 8 février 2008
- Dépêche AFP du 4 décembre 2010
- Guillaume Soro désigné premier ministre, Fraternité Matin, 26 mars 2007
- « Le Président Gbagbo a signé le décret hier : Soro, nouveau Premier ministre »
- « Soro désigné premier ministre selon l'ex-rébellion ivorienne », BBC Afrique, 27 mars 2007
- (en) Rockets fired at Ivorian PM plane, BBC News, 29 juin 2007
- journal de la radio Africa n°1 (29 juin 2007)
- Dépêche AFP, le 6 décembre 2010.
- « Gbagbo est "un dictateur" et doit partir, déclare Soro », Agence France-Presse, 8 décembre 2010
- « Côte d'Ivoire : le PM démissionne », Le Figaro, 8 mars 2012.
- « Côte d`Ivoire / Législatives : Le Premier ministre a remis sa démission (officiel) », abidjan.net, 8 mars 2012.
- « Côte d'Ivoire : Guillaume Soro élu président de l'Assemblée nationale à l'unanimité », Jeune Afrique, 12 mars 2012.
Voir aussi
Articles connexes
- Gouvernements Banny I et II
- Gouvernements Soro I, II, III et IV
- Liste des présidents d'assemblée parlementaire