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Guerres de la Révolution française

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Guerres de la Révolution française
Varoux.jpg - Wikipedia Orange
Informations générales
Date 1792–1802
Lieu Europe, Égypte, Moyen-Orient, océan Atlantique, Caraïbes
Issue Victoires françaises ;
Traité de Campo-Formio
Traité de Lunéville
Traité d’Amiens
Belligérants
Drapeau français - Wikipedia Orange République française

Flag of Leinster.svg - Wikipedia Orange Les Irlandais Unis[2]
Flag of Denmark.svg - Wikipedia Orange Royaume du Danemark et de Norvège
Flag of Spain (1785-1873 and 1875-1931).svg - Wikipedia Orange Royaume d'Espagne[3]
Flag of Haiti 1791.svg - Wikipedia Orange Rebelles Haïtiens[4]

Coalitions :
Saint Empire romain germanique après 1400 - Wikipedia Orange Saint-Empire

Flag of Prussia (1750).gif - Wikipedia Orange Royaume de Prusse
Royaume de Grande-Bretagne - Wikipedia Orange Royaume de Grande-Bretagne
Flag of the Kingdom of the Two Sicilies (1738).svg - Wikipedia Orange Royaume de Naples
Bandiera del Regno di Sicilia 4.svg - Wikipedia Orange Royaume de Sicile
Royaume de Sardaigne - Wikipedia Orange Royaume de Sardaigne
Flag of Russia.svg - Wikipedia Orange Empire russe
Flag Portugal (1707).svg - Wikipedia Orange Royaume de Portugal
Provinces-Unies - Wikipedia Orange Provinces-Unies
State flag of the Grand Duchy of Tuscany.PNG - Wikipedia Orange Grand-duché de Toscane
Ducado de Modena (antes de 1830).svg - Wikipedia Orange Duché de Modène
Armoiries Bourbon-Parme.svg - Wikipedia Orange Duché de Parme
Flag of Sweden.svg - Wikipedia Orange Royaume de Suède
Flag of Spain (1785-1873 and 1875-1931).svg - Wikipedia Orange Royaume d'Espagne[5]
Empire ottoman - Wikipedia Orange Empire ottoman

Royalistes français :
Armée catholique et royale de Vendée - Wikipedia Orange Vendéens
Flag of Royalist France.svg - Wikipedia Orange Chouans
Armée des Princes - Wikipedia Orange Armée des Princes
Flag of Royalist France.svg - Wikipedia Orange Royalistes français

Autres :
Flag of France.svg - Wikipedia Orange Fédéralistes français[6]
US flag 15 stars.svg - Wikipedia Orange États-Unis[7]
Flag of Haiti 1791.svg - Wikipedia Orange Rebelles Haïtiens[4]

Commandants
Napoléon Bonaparte

Jean-Charles Pichegru
Jean-Baptiste Jourdan
Thomas Alexandre Dumas
Jean Victor Marie Moreau
Charles François Dumouriez
François-Christophe Kellermann
Jean-Baptiste Kléber
Lazare Hoche

Charles Louis d’Autriche

Michael von Melas
Josef Freiherr Alvinczy von Borberek
Dagobert Sigmund von Wurmser
Peter Quasdanovich
Frederick, duc d’York et Albany
Horatio Nelson
Ralph Abercromby
William Sidney Smith
Charles-Guillaume-Ferdinand de Brunswick
Frédéric Louis de Hohenlohe-Ingelfingen
Alexandre Souvorov

Forces en présence
France - Wikipedia Orange
1 200 000 à 1 500 000 hommes
Pertes
France - Wikipedia Orange
400 000 à 600 000 morts ou blessés
Banner of the Holy Roman Emperor (after 1400).svg Flag of the Habsburg Monarchy.svg - Wikipedia Orange
200 000 morts ou blessés

Flag of Russia.svg - Wikipedia Orange
45 000 morts ou blessés

Union flag 1606 (Kings Colors).svg - Wikipedia Orange
20 000 morts ou blessés

Flag of Prussia (1750).gif - Wikipedia Orange
9 000 morts ou blessés

Flag of the Kingdom of Sardinia.svg - Wikipedia Orange
7 700 morts ou blessés

Flag of Spain (1785-1873 and 1875-1931).svg - Wikipedia Orange
7 500 morts ou blessés

Prinsenvlag.svg - Wikipedia Orange
6 600 morts ou blessés
Notes
  1. À partir de 1795.
  2. À partir de 1796.
  3. À partir d’août 1796.
  4. a et b alliés aux coalisés de 1793 à 1794, puis alliés aux Français de 1794 à 1801[réf. nécessaire].
  5. jusqu’en août 1796.
  6. Alliés aux Royalistes à partir de 1793.
  7. Guerre maritime non déclaré de 1798 à 1800.
Guerres de la Révolution française
Batailles
Révolution haïtienne

Guerre de la première coalition


Guerre de Vendée


Chouannerie


Insurrections royalistes et fédéralistes


Guerre des Paysans


Rébellion irlandaise de 1798


Guerre de la deuxième coalition


Quasi-guerre

On appelle guerres de la Révolution française les conflits qui ont impliqué la France révolutionnaire contre d’autres pays européens, souvent coalisés, durant la période comprise entre 1792 (guerre contre l’Autriche) et le traité d’Amiens de 1802. Une distinction peut être faite entre la période dite de la première coalition (1792-1797) et la deuxième coalition (1798-1801), même si certains pays, et notamment le Royaume-Uni, étaient en guerre continue contre la France de 1793 à 1802.

Caractérisées par une ferveur révolutionnaire et des innovations militaires, ces multiples campagnes sauvèrent le régime révolutionnaire français, pourtant confronté à une sérieuse opposition européenne. De surcroît, les victoires qui s’ensuivirent contribuèrent à étendre de façon significative l’emprise territoriale de la France.

Sommaire

Terminologie

On distingue en France les guerres de la Révolution des guerres napoléoniennes ; les Anglo-Saxons désignent les deux par le terme napoleonic wars.

Origines

Dès 1791, les monarchies d’Europe assistent avec préoccupation la révolution française et ses bouleversements et se demandent s’ils doivent intervenir, soit pour aider Louis XVI, soit pour profiter du chaos en France. Le personnage clé de la situation était l’empereur romain germanique Léopold II, frère de la reine Marie-Antoinette, la femme de Louis XVI. Léopold avait d’abord regardé la Révolution avec sérénité mais il devint de plus en plus inquiet lorsque la Révolution se radicalisa alors qu’il espérait encore éviter la guerre. Le 27 août, Léopold II et le roi Frédéric-Guillaume II de Prusse, après avoir reçu en consultation des nobles émigrés français, publièrent la déclaration de Pillnitz qui déclarait l’intérêt des monarques d’Europe au bien-être de Louis XVI et de sa famille et menaçaient de vagues mais graves conséquences quiconque les agresserait. Bien que Léopold II ait considéré la déclaration de Pillnitz comme un geste évasif pour apaiser les monarchistes français, la déclaration fut considérée en France comme une menace sérieuse et dénoncée par les dirigeants révolutionnaires.

En plus de différences idéologiques entre la France et les puissances monarchiques d’Europe, il y avait des disputes incessantes sur le statut des biens impériaux en Alsace et les Français étaient de plus préoccupés par l’agitation des nobles émigrés à l’étranger, en particulier dans les Pays-Bas autrichiens et les États d’Allemagne.

Première coalition 1792-1797

Campagnes de 1792

L’Assemblée déclara la guerre à l’Archiduché d’Autriche lors du vote du 20 avril 1792 quand le ministre des Affaires étrangères, Dumouriez, lui ait présenté une longue liste de griefs. Dumouriez prépara une invasion immédiate des Pays-Bas autrichiens où il espérait un soulèvement populaire contre la domination autrichienne. Cependant, la révolution avait profondément désorganisé l’armée et les forces réunies furent insuffisantes pour tenter une invasion. À la suite de la déclaration de guerre, les soldats français désertèrent en masse et, même dans un cas, assassinèrent leur général.

Alors que le gouvernement révolutionnaire levait frénétiquement des troupes fraîches et réorganisait ses armées, une armée alliée, essentiellement prussienne, commandée par Charles-Guillaume-Ferdinand, duc de Brunswick se rassembla à Coblence sur le Rhin. En juillet, l’invasion commença et l’armée de Brunswick prit facilement les forteresses de Longwy et de Verdun. Le duc publia alors une proclamation appelée le Manifeste de Brunswick, écrite par le cousin du roi de France, Louis Joseph de Bourbon, prince de Condé, le meneur d’un corps d’émigrés au sein de l’armée alliée, qui faisait part de la volonté des Alliés de restaurer le roi à son poste, de lui rendre les pleins pouvoirs et de traiter toute personne ou ville qui s’y opposerait comme rebelles passible de la peine de mort par la loi martiale. Cela n’eut pour effet que de renforcer la détermination de l’armée révolutionnaire et le gouvernement de s’y opposer par tous les moyens nécessaires. Le 10 août, la foule prit d’assaut le palais des Tuileries où séjournaient Louis XVI et sa famille.

L’invasion continua, mais à Valmy, le 20 septembre, les alliés reculent face à l’armée française menée par Dumouriez et Kellermann. Bien que le résultat de la bataille fut nul tactiquement, il donna un coup de fouet au moral français. En outre, les Prussiens, constatant que la campagne avait été plus longue et plus coûteuse que prévue, décidèrent que le coût et le risque de poursuite des combats étaient trop grands et se retirèrent de France pour préserver leur armée. Le lendemain, la monarchie était officiellement abolie et remplacée par la Première République.

Les Français avaient remporté des succès sur plusieurs autres fronts, occupant la Savoie et Nice, alors en Italie, tandis que le général Custine envahissait l’Allemagne, occupait plusieurs villes le long du Rhin et arrivait jusqu’à Francfort. Dumouriez passa à l’offensive en Belgique, remportant une grande victoire sur les Autrichiens à Jemmapes le 6 novembre et occupant la totalité du pays au début de l’hiver.

Campagnes de 1793

Le 21 janvier, le gouvernement révolutionnaire exécuta Louis XVI. L’Espagne et le Portugal rejoignirent la coalition anti-française en janvier 1793 et, le 1er février, la France déclara la guerre à la Grande-Bretagne et aux Provinces-Unies.

La France décréta une nouvelle levée de centaines de milliers d’hommes, commençant une politique de levée en masse pour pouvoir déployer plus de soldats que les États aristocratiques et se montrer offensive pour que ces armées puissent récupérer le matériel de guerre de l’ennemi. Les Alliés lancèrent une campagne déterminée pour envahir la France avec la campagne de Flandres.

La France subit de graves revers au début. Elle fut chassée de Belgique et dut faire face à des révoltes internes dans l’ouest et le sud du pays. L’une d’entre elles, à Toulon, prépara le terrain pour faire connaître un capitaine d’artillerie jusque-là inconnu du nom de Napoléon Bonaparte. Sa contribution à la planification du siège victorieux de la ville et de son port grâce à des batteries d’artillerie bien placées fut l’étincelle de sa fulgurante ascension ultérieure.

À la fin de l’année, la levée de nouvelles armées et une politique interne de répression féroce avec des exécutions de masse permirent de repousser les invasions et de réprimer les révoltes. L’année se termina avec les forces françaises ayant l’ascendant mais toujours en guerre à proximité de ses frontières.

Guerre de Vendée

Campagnes de 1794-1795

L’année 1794 vit un succès accru des armées révolutionnaires. Bien que l’invasion du Piémont ait échoué, la France chassa les armées espagnoles du Roussillon et pénétra en Catalogne. Le 26 juin, elle remporta une victoire à Fleurus qui lui permit d’occuper toute la Belgique et la Rhénanie.

En mer, le 1er juin, la flotte de l’Atlantique française réussit à faire échouer une tentative britannique d’interdire l’arrivée d’un convoi essentiel de céréales en provenance des États-Unis mais au prix de la perte d’un quart de ses forces.

En 1795, après une attaque surprise des Pays-Bas en hiver, la France créa la République batave. La Prusse et l’Espagne décidèrent de faire la paix et l’Espagne signa le Traité de Bâle le 22 juillet 1795 qui cédait la rive gauche du Rhin à la France et provoquait le retrait des armées françaises d’au-delà des Pyrénées. Cela mit fin à la période de crise de la Révolution et la France put se sentir libre de toute menace d’invasion pour de nombreuses années.

La Grande-Bretagne tenta de soutenir les rebelles vendéens mais échoua et, à Paris, une tentative de renverser le gouvernement par la force fut mise en échec par la garnison militaire menée par Napoléon Bonaparte, conduisant à l’établissement du Directoire.

Sur la frontière du Rhin, le général Pichegru, chargé de négocier avec les royalistes en exil, trahit son armée ce qui entraîna l’évacuation de Mannheim et l’échec du blocus de Mayence par Jourdan.

Guerre en Italie 1793-1795

Campagne d'Italie de Bonaparte 1796-1797

Campagnes en Allemagne 1796-1797

La guerre de la deuxième Coalition 1798-1800

La campagne d'Égypte 1798-1800

Campagnes de 1799

Campagnes de 1800 (dont campagne d’Italie)

Traité de Lunéville 1801

Batailles navales 1793-1802

Traité d'Amiens 1802

Le traité d’Amiens marque la fin des hostilités. Pour les conflits ultérieurs, consulter l’article sur les guerres napoléoniennes.

Voir aussi

Liens externes

  • Les pertes
  • Le mythe de la guerre révolutionnaire de Robespierre à Lénine par Jean-Louis Roche (éd. du pavé, 2005)
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