Garde corse
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La Garde corse était une unité militaire du Pape à l'époque des États de l'Église.
L'origine de la présence d'une garde corse pour assurer la sécurité du pape est peu documentée. On fait remonter l'entrée de corses service du souverain pontife au XIVe siècle.
La Corse est pourtant l'un des territoires lombards à l’origine des États pontificaux, concédés au pape Etienne II par Pépin le Bref en vertu de la fausse donation de Constantin, même si Pise puis Gênes avait de fait, depuis longtemps, la haute main sur l'île.
Cette garde sera dissoute dès la moitié du XVIIe siècle consécutivement à un désaccord entre le pape Alexandre VII et le roi de France Louis XIV, destiné à règler l’Affaire de la garde corse.
En effet, l'ambassadeur de France le duc Charles III de Créquy, avait été pris à parti violemment par des gardes corses, alors qu'il était à Rome pour arbitrer un conflit entre ces derniers et le cardinal Rinaldo d'Este. En réparation de la mort d'un des pages de son ambassadeur tué pendant la rixe, Louis XIV exigea la dissolution de la garde corse, en menaçant d'annexer les états d'Avignon à la couronne de France.
Sous la menace, Alexandre VII dut céder. Il accepta de dissoudre la garde, d'envoyer une partie de ses membres aux galères et de régler une somme d'argent pour dédommager le décès du page.
Autres gardes corses
Les journalistes et les politiques désignent sous le nom de garde corse les gardes du corps venus du milieu insulaire dont s'entourent certains personnes en vue. Ainsi:
- Joseph Caillaux lors du procès de son épouse.
- Jean Chiappe et sa famille, après sa révocation.
De façon plaisante on désigna sous ce terme les amis corses de Jacques Chirac durant son mandat à la Mairie de Paris.
Voir aussi
Articles connexes
- Vatican
- Affaire de la garde corse
- Gendarmerie vaticane
- Garde suisse pontificale
- Garde noble
- Garde palatine