Front de gauche (France)
| Front de gauche | |
|---|---|
| Élections concernées par l'alliance | Européennes de 2009, régionales de 2010, cantonales de 2011, sénatoriales de 2011, présidentielle de 2012, législatives de 2012 |
| Organisations politiques concernées | Parti communiste français, Parti de gauche, Gauche unitaire, Fédération pour une alternative sociale et écologique, République et socialisme, Convergences et alternative, Parti communiste des ouvriers de France |
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| Présidents au Parlement européen | Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique |
| Représentation au Parlement européen | ![]() |
| Idéologie | Républicanisme Communisme Socialisme Écologisme Progressisme Féminisme Laïcisme Humanisme Altermondialisme |
| Couleurs | Rouge |
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| Site Web | frontdegauche.eu frontdegauche.fr |
Le Front de gauche (initialement « Front de gauche pour changer d'Europe ») est une alliance électorale française initiée par le Parti communiste français (PCF) et le Parti de gauche (PG) lors des élections européennes de 2009. Souhaitant rassembler les forces de la gauche antilibérale hostiles notamment à l'Europe libérale et à la ratification du Traité de Lisbonne, cette formation rassemble plusieurs tendances de la gauche communiste, socialiste, écologiste, républicaine et radicale. Elle se poursuit au-delà du scrutin européen.
Pour l'heure, ses composantes nationales pour l'élection présidentielle de 2012 sont le Parti communiste français, le Parti de gauche, Gauche unitaire, la Fédération pour une alternative sociale et écologique[1], République et socialisme[2], Convergences et alternative et le Parti communiste des ouvriers de France[3].
Formation du Front
Objectifs et déclaration de principes
La déclaration de principe de constitution du Front proclame[4] : « Il [le Front de gauche] s'inscrit dans le meilleur des traditions du mouvement ouvrier, des combats républicains, des mouvements sociaux et de l'écologie politique. Il vise à rassembler l'ensemble des forces qui entendent promouvoir une véritable politique de gauche, les acteurs et actrices du mouvement syndical, social, altermondialiste et associatif qui sont disposés à s'engager dans cette démarche, les citoyens et citoyennes qui partagent cette ambition. »
Bases de l'alliance
Le Front de gauche procède au départ d'un accord électoral entre le Parti de gauche et le Parti communiste français. Le 18 novembre 2008, les deux partis annoncent officiellement leur alliance, qu'ils qualifient de « partenariat », dans le cadre d'un « front de gauche pour une autre Europe démocratique et sociale, contre la ratification du Traité de Lisbonne et les traités européens actuels ». Le Front de gauche est présenté comme s'adressant « à tous ceux qui veulent construire une autre Europe en rupture avec l’orientation libérale du traité de Lisbonne : aux partis politiques comme aux citoyens pour qu’ensemble nous changions vraiment la donne », affichant l'objectif de rassembler toutes les formations politiques de gauche hostiles au Traité de Lisbonne sans exclusive, de la gauche antilibérale à l'extrême gauche, dans la perspective de passer en tête de toutes les forces politiques en termes de suffrages afin d'inverser les rapports de forces à gauche. Dans leur premier communiqué commun, le PCF et le PG ont présenté le Front comme ouvert « à tous les partis qui se sont engagés dans la bataille du « non » de gauche contre le projet de Traité Constitutionnel Européen », appelant le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), le Mouvement républicain et citoyen (MRC) de Jean-Pierre Chevènement et Les Alternatifs à rejoindre leur coalition[5].
Formations qui ont annoncé leur participation ou leur soutien au Front de gauche
- Le Mouvement politique d'éducation populaire (MPEP) de Jacques Nikonoff n'a pas intégré le Front de gauche mais le soutient publiquement[6],[7] ;
- La Convention pour une alternative progressiste (CAP)[8] dirigée par le député Jean-Pierre Brard, et l'Alternative démocratie socialisme (ADS, déclinaison locale de la CAP) dans la région centre[9] ;
- Le Collectif national des gaullistes de gauche[10].
D'autres formations politiques, parfois à vocation locale, rejoignent ou apportent leur soutien au Front de Gauche :
- La Conf', réunion d'artistes de toutes disciplines[11],
- « Brest Nouvelle Citoyenneté »,
- Les militants isèrois de « Pour une Alternative à Gauche »,
- La Comité des citoyens Montreuillois de Jean-Pierre Brard,
- La « Gauche alternative 54 »[12].
- L'association Montauban Citoyenne[13].
Élections européennes
Négociations avec les autres partis
Discussions avec le NPA et ralliement de Gauche unitaire
Le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) a d'emblée été réservé sur une éventuelle alliance avec le Front de gauche, ses membres considérant les bases politiques du Front comme étant insuffisantes, posant notamment comme préalable une alliance « durable » incluant les élections régionales de 2010, et en toute indépendance du Parti socialiste. Le NPA s'est dit ainsi « favorable à un accord durable de toutes les forces qui se réclament de l'anticapitalisme » autour de trois conditions : une unité « sur un contenu réel » anticapitaliste, une unité en lien avec le terrain et les luttes sociales et écologiques, une unité durable « qui ne soit pas un cartel électoral sans lendemain »[14]. Le conditionnement d'un accord aux élections européennes à celui d'un accord aux élections régionales n'a finalement pas été accepté par le PCF et le PG[15], et le NPA a dénoncé ce qu'il qualifie de lancement unilatéral de la campagne du Front de gauche - et l'annonce de ses têtes de listes dans la majorité des régions - avant que les discussions ne soient arrivées à leur terme[16]. Le Conseil politique national vote donc le 8 mars 2009, à une écrasante majorité (96,3 %), un texte qui « prend acte du désaccord » avec le Front de gauche[17].
Christian Picquet, chef de file de l'association Unir qui a soutenu l'amendement minoritaire sur les européennes (16 %) puis le texte favorable à une participation au Front de gauche (3,7 %), estime toutefois que son parti ne peut raisonnablement pas se priver de cette alliance, souhaitant à ce titre qu'il la rejoigne « sans conditions »[18]. Considérant que le NPA fait une « lourde faute politique »[19], Christian Picquet annonce finalement le 8 mars 2009, lors du meeting de lancement du Front de gauche au Zénith de Paris, qu'il fonde son propre mouvement, la « Gauche unitaire », afin de participer au front de gauche[20], provoquant du même coup une scission au sein d'Unir et sa dissolution. La Gauche unitaire se présentera donc sur les listes du Front de gauche aux côtés des autres organisations signataires.
Le Front ne ferme toutefois pas la porte au NPA, soulignant des points de convergence en matière économique. D'après le Front de gauche, les divergences portent essentiellement sur la question des relations avec le PS. Le PCF et le PG sont en effet généralement favorables à des accords de désistement avec les listes et candidats du PS entre les deux tours dans le cadre d'élections prévoyant deux tours de scrutin (ce qui n'est pas le cas des élection européenne), afin de ne pas permettre la victoire d'une droite minoritaire mais unifiée face à une gauche majoritaire mais divisée[15]. Le Parti de gauche se dit également favorable à l'idée de gouverner avec le PS en cas de majorité à gauche, à la seule condition que ce gouvernement ne soit pas dominé par le « social-libéralisme », une perspective qu'il estime rejetée par le NPA[15].
Échec des discussions avec le MRC et ralliement de République et socialisme
Le 21 mars, le Mouvement républicain et citoyen (MRC) de Jean-Pierre Chevènement, après avoir souhaité la constitution d'un vaste front incluant le Parti socialiste (rejetée par le PCF et le PG[21]) et de longues discussions internes, décide finalement de ne pas participer au Front de gauche sur la base d'un désaccord de fond « quant à la manière de redresser la construction européenne »[22]. Le rejet d'un amendement du MRC stipulant qu'« on ne (ferait) pas l’Europe sans et à plus forte raison contre les nations qui sont le lieu privilégié de l’expression démocratique et de la solidarité » sera à cet égard déterminant. Cette décision provoque quelques dissidences au sein du MRC : les comités départementaux de la Seine-Maritime, des Ardennes, de la Meurthe-et-Moselle et du Morbihan, ainsi que Lucien Jallamion, ancien responsable du MRC au monde du travail, Bruno Valentin, secrétaire du MRC Aveyron, Grégory Baudouin, ancien délégué national à la sécurité du MRC, Lucien Chevalier, président du MRC Vaucluse et Pascal Basse, membre du secrétariat national du MRC et délégué à l'outre-mer, annonçant publiquement leur intention de prendre leurs distances vis-à-vis de leur direction nationale pour s'investir dans la campagne du Front de gauche[23].
Pour répondre à la multiplication de ces dissidences et à leur besoin d'organisation, plusieurs fédérations, comités locaux ou personnalités du MRC fondent une nouvelle organisation,« République et socialisme »[24], nouvelle entité à part entière au sein du Front de gauche[25]. Le 14 mai, Jean-Pierre Chevènement annonce dans un communiqué de presse que le MRC appellera officiellement à voter blanc ou nul[26].
Discussions avec la Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE)
- Dans un premier temps, bien que la Fédération pour une alternative sociale et écologique, approchée par le PG, se soit dite favorable à une « convergence de la gauche de transformation sociale » au travers d'une rencontre commune avec le NPA, le PCF et le PG[27], le PCF refuse de la considérer comme un interlocuteur valable, plusieurs de ses membres, les Communistes unitaires, en faisant partie[28].
- Mais le 11 juin 2011, à la suite de la conférence nationale du PCF des 4 et 5 juin, la Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE) annonce dans un communiqué son ralliement national au Front de gauche et son soutien à Jean-Luc Mélenchon pour les Présidentielles 2012[29]. Le 17 juin 2011, son adhésion est officialisée lors d'une réunion avec le PCF, R&S et le PG[30].
Discussions avec d'autres formations politiques qui n'ont pas abouti
- Les Alternatifs rejettent une participation au Front de gauche le 21 mars 2009 en Assemblée générale. Cette option a été approuvée par 30 % des militants, contre 31 % pour une alliance avec le NPA et 35 % à une non-participation aux élections européennes, ces deux dernières propositions devant ensuite être départagées[31]. Réunis en coordination le 28 mars, les Alternatifs choisiront finalement de ne pas prendre part aux élections européennes à 55 % des voix, contre 41 % favorables à une alliance avec le NPA[32].
- Lutte ouvrière (LO) a finalement annoncé son intention de présenter ses propres listes, au motif que des alliances dénatureraient sa position (à savoir faire « entendre une voix communiste révolutionnaire ») et s'estimant incapable, de toute manière, d'obtenir des élus au Parlement européen[33].
- Après quelques rencontres formelles avec le Parti de gauche[34], le Parti ouvrier indépendant (POI) a décidé de ne pas prendre part aux élections européennes.
Programme électoral
Sur le plan économique et social, et pour sortir de la crise le Front propose entre autres :
- d'interdire les licenciements « boursiers », c'est-à-dire les licenciements des entreprises qui ont « distribué des dividendes au titre du dernier exercice comptable »[35];
- un SMIC européen égal à 60 % du salaire moyen de chaque pays ;
- un SMIC fixé à 1 700 € brut sur le plan national ;
- un revenu maximum fixé à 360 000 € brut par an ;
- un salaire maximum ne pouvant excéder 20 fois le salaire minimum au sein d'une entreprise.
- de remettre en cause la libéralisation des services publics et créer un cadre européen pour les renforcer[précision nécessaire] ;
- l'obtention de droits nouveaux pour les salariés notamment en faisant du CDI la norme et plus l'exception, mais aussi de la sécurité sociale de l'emploi et de la formation[Lesquels ?] ;
- l'application effective des 35 heures.
- le droit à la retraite à 60 ans à taux plein.
Sur le plan écologique :
- mise en place d'une planification écologique qui prône la sortie des énergies carbonées ainsi que l'utilisation de nouvelles méthodes de productions d'énergie comme la géothermie profonde ou l'énergie marémotrice mais également une véritable ré-industrialisation en France dans ces nouveaux secteurs clés.
Il propose en outre :
- de « sanctionner nettement la politique de casse économique et sociale de Sarkozy » en refusant notamment les accords de restriction budgétaire proposés en Europe [précision nécessaire] ;
- d'abandonner le Traité de Lisbonne, et de proposer un nouveau texte.
- une VIe République parlementaire[36].
Le Front de gauche se revendique également comme « la seule proposition unitaire de cette campagne ».
Constitution des listes
La composition des listes du Front de gauche est bouclée depuis le 28 mars 2009, après ajustements suite aux refus des Alternatifs et du MRC, pour lesquels plusieurs places étaient préventivement réservées, de prendre part au scrutin. Circonscription par circonscription, cela donne trois têtes de liste de grande région au Parti communiste, trois au Parti de gauche et une à une personnalité non-issue de ces deux partis. Au total, 43,5 % des candidats sont issus du PCF, 33,5 % viennent du PG et 23 % sont connus « pour leur rôle d’animateurs dans le mouvement social et/ou politique »[37].
- Circonscription Nord-Ouest : liste menée par Jacky Hénin (PCF), député européen et ancien maire de Calais. Un candidat de la Gauche unitaire est second de liste.
- Circonscription Ouest : liste menée par Jacques Généreux (PG), secrétaire national à l'économie du Parti de gauche.
- Circonscription Est : liste menée par Hélène Franco (PG), secrétaire générale du Syndicat de la magistrature, animatrice de la commission « Justice et libertés » du Parti de gauche.
- Circonscription Massif central-Centre : liste menée par Marie-France Beaufils (PCF), sénatrice-maire de Saint-Pierre-des-Corps. Patrick Charles (ADS-CAP), est second de liste.
- Circonscription Sud-Ouest : liste menée par Jean-Luc Mélenchon (PG), sénateur de l'Essonne, président du Bureau national du Parti de gauche.
- Circonscription Sud-Est : liste menée par Marie-Christine Vergiat (non encartée), présidente du comité départemental de la Ligue des droits de l'homme de Seine-Saint-Denis, ancienne militante PS[38]. Le second de liste est Karim Ghendouf, conseiller régional (PCF)[39].
- Circonscription Île-de-France : liste menée par Patrick Le Hyaric (PCF), directeur de L'Humanité. Christian Picquet (GU) est troisième de liste.
- Circonscription Outre-Mer : soutien à la liste de l'Alliance des Outre-mers (PCR, RDM, etc)[40].
Quelques candidats :
-
Patrick Le Hyaric directeur du journal L'Humanité, Parti Communiste Français
-
Jacques Généreux économiste, Parti de gauche
-
Christian Picquet porte-parole de la Gauche unitaire
-
Jean-Luc Mélenchon, président du BN du Parti de gauche
Campagne électorale
Le Front de gauche lance la campagne des élections européennes en organisant un meeting national au Zénith de Paris, le 8 mars 2009. La réunion aurait rassemblé environ 6000 personnes[41]. Ses organisateurs se plaindront du mauvais traitement réservé au meeting par les médias[42]. Les orateurs appellent à constituer des comités de soutien au niveau local[43].
Le 27 mars, un meeting organisé à Villenave-d'Ornon, dans la banlieue bordelaise, a rassemblé plus d'un millier de personnes[44]. Quelques jours après le meeting de Carmaux[45], le Front de gauche exprime son désarroi face à l'attitude du Front national, qu'il accuse, par le biais d'une affiche, de détourner une citation de Jean Jaurès pour les besoins de sa propre campagne électorale[46]. Le 11 mai, Paris Match publie un sondage dans lequel les listes du Front de gauche sont créditées de 6,5 % des intentions de vote. Évoquant « un changement de dynamique », Paris Match estime que le Front de gauche, « en progrès constant », pourrait « créer la surprise » et « venir contester au NPA - crédité de 7 % dans la même enquête - son leadership au sein de la gauche radicale »[47].
Résultats
| Circonscription | Tête de liste | Étiquette | Voix | % | Élus |
|---|---|---|---|---|---|
| Nord-ouest | Jacky Hénin | PCF | 169 786 | 6,84 % | 1 |
| Ouest | Jacques Généreux | PG | 114 909 | 4,58 % | 0 |
| Est | Hélène Franco | PG | 84 515 | 3,89 % | 0 |
| Sud-ouest | Jean-Luc Mélenchon | PG | 213 926 | 8,15 % | 1 |
| Sud-est | Marie-Christine Vergiat | sans | 173 491 | 5,90 % | 1 |
| Massif central-Centre | Marie-France Beaufils | PCF | 108 311 | 8,07 % | 0 |
| Île-de-France | Patrick Le Hyaric | PCF | 176 817 | 6,32 % | 1 |
| Outre-Mer
(Liste Alliance des outre-mers[48]) |
Élie Hoarau | PCR | 73 117 | 21,01 % | 1 |
| Total | - | - | 1 114 872 | 6,47 % | 5 |
Commentaire
Sur le plan national, en incluant les résultats obtenus par l'Alliance des outre-mers qu'il soutenait, le Front de gauche se place en cinquième position avec près de 6,5 % des voix et obtient cinq élus. Le Parti communiste conserve ses deux élus acquis lors des européennes de 2004, auxquels s'ajoute un élu communiste réunionnais, un élu du Parti de gauche et une élue sans étiquette issue de la société civile. Il devance les listes du Front national, du NPA et de Libertas.
Ce résultat cache de fortes disparités d'une circonscription à l'autre. Le Front de gauche obtient son meilleur score dans la circonscription sud-ouest avec Jean-Luc Mélenchon qui fait son entrée au Parlement européen avec plus de 8 % des voix ; il obtient également plus de 8 % des voix dans la circonscription Massif-central-Centre sans obtenir d'élu du fait du mode d'attribution des sièges. En revanche, il obtient des scores inférieurs à 5 % dans les circonscriptions est et ouest et il est parfois derrière le NPA. Le Parti de gauche considère alors qu'une simple addition des scores obtenues par le Front de gauche et le NPA (11,35 % des voix) aurait permis à ces deux partis, s'ils s'étaient présentés sur les mêmes listes, d'obtenir un total de douze élus, dont deux au détriment du FN et un au détriment de l'UMP, contre cinq au Front de gauche et aucun au NPA[49].
Soutien de personnalités au Front de gauche
Le Front de Gauche a reçu le soutien de nombreuses personnalités scientifiques, économistes, littéraires, philosophes, et du monde du spectacle[50].
- Le front revendique le soutien de 42 économistes[51] qui enseignent et travaillent dans 18 universités et organismes de recherche suite à un appel lancé le 2 mai, parmi lesquels Jacques Sapir et Dominique Plihon ;
Parmi les personnalités françaises :
- Les philosophes Michel Onfray[52], Henri Pena-Ruiz[53], Régis Debray[54] et Jean-Louis Sagot-Duvauroux[55] ;
- les cinéastes Robert Guédiguian, Gérard Mordillat, René Vautier[56]
- Maryse Dumas, syndicaliste, ex membre du Bureau confédéral de la Cgt[57]
- Bernard Cassen[58] d'Attac ;
- Ignacio Ramonet[59] du Monde diplomatique ;
- Marie-Thérèse Mutin, ex-membre de la direction du PS et ancienne secrétaire fédérale socialiste de Côte-d'Or[60].
- Didier Motchane, un des fondateurs du Parti socialiste en 1971 (Congrès d'Épinay)[57]
- l'actrice Anémone, les acteurs Yvan Le Bolloc’h[55] et Jacques Weber[55]
- le journaliste Jean-François Tealdi, grand reporter de France 3[61] ;
- le dessinateur Charb[62] ;
- les écrivains Patrick Chamoiseau, Didier Daeninckx, Edmonde Charles-Roux , Annie Ernaux[63], Jean Vautrin[55]
- les comédiens Ariane Ascaride[64], Bruno Solo et Guy Bedos[65] ;
- Pierre Ascaride, acteur, metteur en scène, auteur, directeur de Théâtre ;
- les chanteurs Jean Ferrat, Ridan, François Hadji-Lazaro, Agnès Bihl , Magyd Cherfi[66], Bernard Lavilliers [67] ;
- les sociologues Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot[68] ;
- le psychanalyste Gérard Miller[55] ;
- l'historienne Michèle Riot-Sarcey [55].
- Paul Ariés, politologue rédacteur en chef du Sarkophage
- Jacques Testart, biologiste
Autres personnalités internationales qui soutiennent le Front de gauche :
- Oskar Lafontaine[69], co-président du parti allemand Die Linke (La Gauche), ancien président du SPD (Parti social démocrate allemand) ;
- Evo Morales, président de la République de Bolivie[70] ;
- Leïla Shahid, déléguée générale de l'Autorité palestinienne auprès de l'Union européenne.
- Alexis Tsipras, Président du Groupe Parlementaire SYRIZA-United, Président de Synaspismos et Vice-Président du Parti de la Gauche Européenne.
- Cayo Lara, Coordinateur fédéral et Internationale de Izquierda Unida.
- Rafael Correa, Président de la République d’Équateur.
Élections régionales de 2010
Processus d'élargissement
Dans la perspective des élections régionales de mars 2010, les formations parties prenantes se sont prononcées favorablement à la poursuite du Front en l'élargissant aux autres composantes de la gauche radicale (en particulier le NPA)[réf. nécessaire], mais cette hypothèse rencontre plusieurs difficultés. Des listes « Front de gauche » se constituent dans la plupart des régions. Dans une déclaration commune[71], PCF, PG et Gauche unitaire, annoncent la création d'un « comité de liaison permanent » du Front de gauche en vue d'élaborer une « plate-forme partagée » et d'« enraciner le Front de gauche dans la durée ». Concernant les alliances avec d'autres forces politiques, la principale difficulté réside dans la stratégie d'alliance au deuxième tour. Le NPA s'oppose notamment à mener un exécutif régional avec le PS ou les Verts, contrairement au FDG qui souhaite participer aux exécutifs. Aucun accord national n'est trouvé et seules trois régions trouvent un accord régional.
Pour le PCF, ce sont les militants qui ont tranché dans chaque région. Ce vote a lieu entre les 19 et 21 novembre, la plupart des fédérations régionales se prononcent pour un Front de gauche à l'exception de cinq d'entre elles : Basse-Normandie, Bourgogne, Bretagne, Champagne-Ardenne et Lorraine, pour lesquelles le PCF fait liste commune avec le PS dès le premier tour[72]. Cette situation est à l'origine de tensions au sein du PCF : en Bourgogne, en Bretagne et en Lorraine, plusieurs responsables et militants communistes font dissidence pour rejoindre des listes du PG et assimilées. Inversement dans les autres régions, plusieurs militants communistes font dissidence pour rejoindre des listes PS.
Durant l'hiver 2009/2010, des discussions sont entreprises en vue de la constitution précise de listes « Ensemble pour des régions à gauche, solidaires, écologiques et citoyennes » construites autour du Front de Gauche. Plusieurs formations politiques s'associent alors au Front[73], comme Les Alternatifs, le PCOF (Parti communiste des ouvriers de France), le M’PEP (Mouvement politique d'éducation populaire) et République et Socialisme. Il se veut également ouvert « à toutes celles et tous ceux qui, à gauche, dans le mouvement social dans le monde du travail et de la culture, souhaitent élaborer et porter avec nous un programme qui réponde aux besoins de la population. » Un temps partie prenante de l'accord national, la FASE (Fédération pour une alternative sociale et écologique) se retire finalement du rassemblement lors du processus de constitution des listes, au cours duquel elle s'estime lésée.
Après signature d'un accord national de répartition des têtes de liste entre le Parti communiste et le Parti de gauche, des listes « Ensemble », au périmètre variable, seront présentées au premier tour dans 17 régions. Dans trois d'entre elles, le FDG s'allie avec le NPA. Le Parti de gauche mène trois de ces listes, des personnalités non-encartées deux, la Gauche unitaire et Les Alternatifs une chacun. Le PCF conduit l'ensemble des autres listes.
Le départ de la campagne officielle est donnée le 10 janvier 2010, avec la participation annoncée de « toutes les forces nouvelles et existantes qui participent au Front de gauche »[74].
Résultats
| Région | Tête de liste | Liste composée de | Voix | % |
|---|---|---|---|---|
| Auvergne | André Chassaigne (PCF) | FDG (PCF, PG, GU) | 68 050 | 14,24 % |
| Limousin | Christian Audoin (PCF) | FDG (PCF, PG), NPA, Alternatifs, FASE, Régions décroissance | 1er tour : 36 619 2e tour : 56 089 |
13,13 % 19,10 % |
| Nord-Pas-de-Calais | Alain Bocquet (PCF) | FDG (PCF, PG, GU), Alternatifs, DVG | 132 450 | 10,78 % |
| Corse | Dominique Bucchini (PCF) | PCF | 13 108 | 10,02 % |
| Languedoc-Roussillon | René Revol (PG) | FDG (PCF, PG, GU), NPA, Alternatifs, M'PEP, FASE, Régions décroissance | 76 414 | 8,59 % |
| Haute-Normandie | Sébastien Jumel (PCF) | FDG (PCF, PG, GU), R&S | 47 961 | 8,39 % |
| Centre | Marie-France Beaufils (PCF) | FDG (PCF, PG, GU), Alternatifs, PCOF, M'PEP | 59 050 | 7,53 % |
| Midi-Pyrénées | Christian Picquet (GU) | FDG (PCF, PG, GU), M'PEP, R&S | 70 077 | 6,91 % |
| Île-de-France | Pierre Laurent (PCF) | FDG (PCF, PG, GU), Alternatifs, PCOF, M'PEP, R&S, DVG | 189 187 | 6,55 % |
| Rhône-Alpes | Élisa Martin (PG) | FDG (PCF, PG, GU), Alternatifs, PCOF, M'PEP | 107 768 | 6,31 % |
| Provence-Alpes-Côte d'Azur | Jean-Marc Coppola (PCF) | FDG (PCF, PG, GU) | 89 255 | 6,11 % |
| Aquitaine | Gérard Boulanger (app. PG) | FDG (PCF, PG, GU), M'PEP, C&A | 64 370 | 5,95 % |
| Picardie | Thierry Aury (PCF) | FDG (PCF, PG, GU) | 30 719 | 5,35 % |
| Pays de la Loire | Marc Gicquel (PG) | FDG (PCF, PG, GU), NPA, Alternatifs, FASE, R&S | 58 897 | 5,00 % |
| Poitou-Charentes | Gisèle Jean (SE) | FDG (PCF, PG, GU), M'PEP, R&S | 28 803 | 4,66 % |
| Franche-Comté | Evelyne Ternant (PCF) | FDG (PCF, PG), Alternatifs | 16 171 | 4,05 % |
| Alsace | Jeau-Yves Causer (Alternatif) | FDG (PCF, PG, GU), Alternatifs, PCOF, DVG | 9 695 | 1,86 % |
| Total | - | - | 1 098 594 |
Dans la région Limousin, où la liste Front de Gauche/NPA se maintenait au second tour, consécutivement au refus de fusion de la fédération socialiste de Haute-Vienne du fait de la présence de candidats du NPA, la liste conduite par Christian Audouin obtient 19,1 % des voix et 6 élus, soit une progression nette de 6 % entre les deux tours[75].
Analyse des résultats
En moyenne, les listes où figuraient le Front de gauche (au nombre de 17) réalisent 7,49 % des voix. Elles dépassent la barre des 10 % dans 4 régions, celle des 5 % dans 14 régions. L'Alsace constitue une exception avec moins de 2 % des voix mais partout ailleurs, il est au-dessus des 4 %. Sur le plan national, il dépasse le MoDem et le NPA, et se positionne comme la 5e force politique[réf. nécessaire].
Le Front de gauche obtient finalement 97 élus dans 11 régions, le PCF obtient 66 élus issus ses listes (plus 31 issus des listes d'union avec le PS), mais en perd 83 par rapport aux dernières élections, du fait justement de la rupture de l'alliance avec le PS au premier tour dans une majorité de régions[76]. Le Parti de gauche obtient lui 17 élus dans 9 régions[77], la Gauche unitaire 7 élus ; les 7 sièges restants se répartissent entre les petites formations alliées au FdG dans certaines régions et des candidats sans attache partisane. Le PCF obtient en outre le présidence de l'Assemblée de Corse avec Dominique Bucchini.
Élections cantonales de 2011
Le Front de gauche à clairement exprimé son intention de présenter des candidats dans un maximum de cantons. Le Front de gauche est cette fois élargi au M'PEP qui a fait une demande d'adhésion nationale au front. Dans certains départements, les candidats sont présentés en commun avec le Nouveau Parti anticapitaliste d'Olivier Besancenot et le Mouvement républicain et citoyen de Jean-Pierre Chevènement[78],[79],[78],[80]. L'objectif pour le PCF est de récupérer la Seine-Saint-Denis (perdue en 2008 au profit du PS)[81], de conquérir le Cher (où le groupe communiste est à 2 sièges près, aussi important que le groupe socialiste) ainsi que de conserver l'Allier et le Val-de-Marne[82]. Mais les ambitions du Front de gauche se retrouvent compromises en Seine-Saint-Denis et dans le Val-de-Marne car bien que certaines candidatures soient communes avec le NPA, EELV et le PS présentent un maximum de candidats communs[83]. Les candidats Front de gauche et alliés obtiennent finalement 10,38 % des voix au niveau national sur les cantons où le FDG était présent[83].
Résultats notables
| Canton | Candidat FG | Adversaire | Voix 1er tour | Voix 2em tour | % 1er tour | % 2em tour |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Aubervilliers-Est | Pascal Beaudet (PCF) | Evelyne Yonnet (PS) | 1 269 | 2 255 | 30,85 % | 50,78 % |
| Villeneuve-Saint-Georges | Nathalie Dinner (PCF) | Dominique Joly (FN) | 761 | 2 110 | 25,33 % | 59,45 % |
| Montreuil-Ouest | Belaid Bedreddine (PCF) | Catherine Pilon (EELV) | 1 170 | 2 706 | 19,81 % | 51,88 % |
| Homécourt | Jean-Pierre Minella (PCF) | Didier Galois (UMP) | 3 258 | / | 85,15 % | / |
| Billom | Jean-Pierre Buche (PG) | Pierre Guillon (PS) | 1 448 | 1 851 | 40,98 % | 51,33 % |
| Souvigny | Jean-Paul Dufregne (PCF) | Isabelle Gardien (UMP) | 1 881 | / | 68,23 % | / |
| La Chambre | Jean-Louis Portaz (PG) | Daniel Dufreney (CNIP) | 796 | 1 473 | 28,36 % | 50,07 % |
Analyse
Avec 10,38 % des voix sur l'ensemble des cantons dans lesquels il présentait des candidats au premier tour, le Front de Gauche se place comme étant la deuxième force de gauche de France devant EELV. 132 candidat FDG se maintiennent au second tour, et 121 d'entre eux ont été élus ou réélus.
- En Seine-Saint-Denis, le PCF échoue à reconquérir le département. L'alliance EELV-PS tourne néanmoins à l'échec, le Front de Gauche gagne 2 sièges supplémentaires dans un duel face à un autre parti de gauche à Aubervilliers-Est face au PS et à Montreuil-Ouest face aux écologistes. Le Front perd uniquement Villepinte au profit de l'UMP. La surprise reste néanmoins la victoire face au PS et à EELV dans un duel où le FdG n'avait aucun soutien au second tour.
- Dans le Val-de-Marne, la Majorité sortante communiste sort renforcée. Là-aussi l'alliance EELV-PS est un echec, le PCF ne perd aucun siège et l'emporte à Villeneuve-Saint-Georges face au FN (le sortant socialiste ayant été battu dès le premier tour).
- Dans l'Allier, le Front de Gauche consolide sa majorité. Trois sortants communistes sont réélus au premier tour. Au second, l'apparenté PCF Pascal Vernisse rapporte un siège supplémentaire au Front de Gauche dans le département.
- Dans le Cher, le Front de Gauche ne parvient pas à prendre le département au PS. L'alliance réélit néanmoins tous ses sortants et gagne le canton de Mehun-sur-Yèvre
- Dans le Puy-de-Dôme, le département d'André Chassaigne, le Front de Gauche gagne deux sièges supplémentaires au détriment du PS (élu PG à Billom et élu PCF à Cunlhat) et réalise une double performance à Thiers : le PG et le PCF n'ayant pas trouvé d'accord, les deux partis ont présenté des candidats qui sont respectivement arrivés premier et deuxième au premier tour. Le candidat du PCF ne s'est pas maintenu au second tour, assurant la réélection de la candidate PG Annie Chevaldonné.
- En Haute-Vienne, le Front de Gauche gagne 3 sièges en plus à la grande surprise dans des duels contre des sortants socialistes (à Ambazac, à Saint-Junien-Est et à Bellac).
D'après une enquête publiée par l'Ifop[84], « la dynamique unitaire créée autour du Front de Gauche a parallèlement permis d’enrayer le recul historique du PC puisque sur les 1461 cantons où le PC était présent en 2004 et le Front de Gauche en 2011, le résultat passe de 9,2 % à l’époque à 10,5 % ». L'enquête note également que les principales progressions ont été enregistrées dans des cantons où le PCF est historiquement peu implanté, et que la poussée a été en moyenne légèrement plus forte dans les cantons dans lesquels le Front de gauche présentait un candidat étiqueté PG. On constate également une absence de report des voix des électeurs de l'extrême-gauche de 2004 et, à l'inverse, un phénomène de report d'une partie des électeurs d'EELV dans les cantons dans lesquels le parti écologiste était absent. Enfin, parmi les 24 cantons dans lesquels le PCF et le PG se présentaient en concurrence au premier tour, 18 ont vu le candidat PG arriver devant le candidat PCF.
Élection présidentielle de 2012.
Les composantes du Front de gauche décident de présenter un candidat unique à l'élection présidentielle de 2012. Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche, propose sa candidature le 21 janvier 2011[85]. Dans les semaines suivantes, il reçoit le soutien de Gauche unitaire[86], puis de la Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE)[1]. Le 5 juin 2011, les délégués du PCF, réunis lors d'une conférence nationale, votent en faveur d'une résolution politique incluant la candidature de Jean-Luc Mélenchon en vue l'élection présidentielle[87]. Les 16, 17 et 18 juin suivants, les militants communistes confirment ce choix à près de 60 %. Jean-Luc Mélenchon devient de ce fait le candidat officiel du Front de gauche à l'élection présidentielle[88]. Le Front de gauche entre en campagne le mercredi 29 juin, place Stalingrad, lors d'un meeting unitaire qui réunit plus de 4 000 personnes. Après les interventions de la FASE et du PCF, notamment, c'est au tour du candidat Jean-Luc Mélenchon d'évoquer, entre autres, la sortie de l'OTAN, le retrait des guerres d'Afghanistan et de Libye, la diminution de la précarité et du démantèlement des services publics, une disposition à prendre les moyens financiers où ils se trouvent, l'établissement d'un salaire maximum et l'augmentation du SMIC. Le Programme du Front de Gauche, finalisé, a été présenté à la Fête de l'Humanité en septembre 2011[89].
Élargissement du Front de Gauche
Le 11 juin 2011, à la suite de la conférence nationale du PCF des 4 et 5 juin, la Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE) annonce dans un communiqué son ralliement national au Front de gauche et son soutien à Jean-Luc Mélenchon[29]. Le 17 juin 2011, son adhésion est officialisée lors d'une réunion avec le PCF, R&S et le PG[30].
Le 28 mai 2011, le club République et socialisme (R&S), allié au FDG depuis les européennes de 2009, envoie une lettre au PCF et au PG dans laquelle il souhaite adhérer nationalement au Front de gauche. Le 17 juin 2011, cette adhésion est validée lors de la réunion avec le PCF et le PG[29].
Outre la FASE et R&S, le courant Convergences et alternative a décidé lors de son conseil national des 8 et 9 avril 2011 de prendre son indépendance vis-à-vis du NPA, jugeant celui-ci nuisible à l'unité de la gauche radicale et envisage de rejoindre le Front de gauche[29]. Lors de sa réunion nationale avec les autres composantes du Front les 2 et 3 juillet 2011, Convergences et alternative choisit de rejoindre le Front de gauche[90].
Le 3 octobre 2011, le Parti communiste des ouvriers de France (PCOF) annonce à son tour son intégration au Front de gauche[3].
De ce fait, Les Alternatifs ont refusé de rejoindre le FDG et quitté la FASE dans le même temps[91], mais ont cependant apporté leur soutien à la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle[92].
Plusieurs partis et mouvements ont exprimé leur soutien au Front de gauche sans pour autant en faire partie : l'Alternative Démocratie Socialisme[93], le Rassemblement des cercles communistes[94], l'Organisation Femmes Égalité[95] et le Mouvement des jeunes communistes de France.
Le 14 janvier 2012, alors qu'il ne fait pas partie du Front de Gauche en raison d'un désaccord sur la question de l'euro, le Mouvement politique d'éducation populaire (M'PEP) a décidé de soutenir le Front de Gauche aux élections présidentielles et législatives[96].
De plus certains partis politiques européens de gauche ont apporté leur soutien à la candidature de Jean-Luc Mélenchon : la Gauche unie (Espagne), Die Linke (Allemagne), le Bloc de gauche (Portugal), la Coalition de la gauche radicale (Grèce) et Synaspismós (Grèce).
Campagne du Front de Gauche
Meetings et manifestations
- Le 7 Février s'est tenu le meeting de Villeurbanne qui a attiré 10 000 personnes selon les organisateurs, et devant qui Pierre Laurent (homme politique) (PCF), Danielle Obono (C&A) et Jean-Luc Mélenchon ont tour à tour pris la parole.
- Le 18 Mars, le Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon en tête, a organisé un meeting en plein air à Paris sur la place de la Bastille, précédé d'une « marche pour la Sixième République » au départ de Nation. Les organisateurs revendiquent la participation de 120 000 personnes au rassemblement.
- Le 5 Avril a eu lieu le meeting de Toulouse sur la Place du Capitole où Christian Picquet (GU), Myriam Martin (NPA), Nicole Borvo Cohen-Seat (PCF) et Jean-Luc Mélenchon se sont succédé devant 70 000 personnes d'après les organisateurs et 40 000 selon la préfecture.
- Le 14 Avril était le jour du rassemblement du Front de gauche dans la ville de Marseille sur les plages du Prado. Clémentine Autain (FASE) et Pierre Laurent (homme politique) (PCF) ont prit la parole avant de la laisser à Jean-Luc Mélenchon qui a appelé entre autres à "expédier à terre le pouvoir de la droite" devant plus de 120 000 personnes selon les organisateurs.
Assemblées citoyennes
Les assemblées citoyennes qui se mettent en place un peu partout dans le pays sont des espaces de rencontre, de débats et d’actions, des outils d’engagement souple et durable pour redonner à tou-te-s le goût de la politique, l’envie de participer aux affaires de la cité, d’agir pour transformer le quotidien. C’est là que se construit aujourd’hui en France le rassemblement de toutes les forces, individuelles et collectives, qui veulent radicalement changer la société. Ouvertes à toutes celles et ceux qui veulent participer, d’une manière ou d’une autre, à la campagne du Front de gauche, elles en sont la cheville ouvrière, en l’organisant sur le terrain, au plus près de la population, en popularisant son programme, en participant aux luttes sociales et écologiques, locales et nationales.
Mélenchanteurs
Les Mélenchanteurs sont nés dans le 13è arrondissement de Paris, au Front de Gauche Butte-aux-Cailles. Depuis ils essaiment leur joie et leur bonne humeur dans toute la capitale, et affectionnent tout particulièrement les métros et les places publiques afin d'informer et de tracter tout en chantant. Ce groupe est notamment composé de Leïla Chaibi, secrétaire nationale du Parti de Gauche à l'abolition du précariat et candidate pour le Front de Gauche aux élections législatives dans la 10è circonscription de Paris.
Campagne du net
Réseaux sociaux
Le candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon est présent sur de nombreux réseaux sociaux, comme Facebook où il réussi a comptabiliser plus de 110 000 « J'aime », sur Twitter sur lequel il a plus de 65 000 abonnés, ou encore sur Google+ grâce à qui plus de 10 000 internautes le suivent.
Websérie
Toute la campagne du Front de gauche a été rythmée par la parution des épisodes de la websérie qui ont été publiés tout les lundis et qui se comptent au nombre de 22. Ces épisodes de dix minutes environ retracent la campagne semaine par semaine. Ils ont été supervisés par Arnauld Champremier-Trigano le directeur de la communication de la campagne de Jean-Luc Mélenchon, mais aussi par des sympathisants, des militants et des étudiants. Tout ces épisodes sont disponibles sur le site du Front de gauche et sur la chaîne « Place Au Peuple » sur Dailymotion.
Clips et Vidéos
Toutes les vidéos du Front de gauche sont regroupées sur Dailymotion et accessibles sur la chaîne « Place Au Peuple ». Celle-ci comprend près de 300 vidéos et cumule plus de 3 500 000 vues. La campagne de Jean-Luc Mélenchon a suscité beaucoup de création musicale, ainsi sur Youtube ou Dailymotion on peut trouver une parodie militante d'une chanson de Katerine ("Louxor, j'adore") qui s'appelle "Je re-Mélenchon", ou encore la fameuse chanson "Prends le pouvoir sur moi Jean-Luc Melenchon" de Victoire Passage qui a fait le buzz et qui totalise plus de 1 200 000 vues sur YouTube.
Résultats
Le candidat du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, obtient 11,11 % des suffrages exprimés soit 3 985 298 voix, et se classe en quatrième position derrière Marine Le Pen (FN, 17,90 %), Nicolas Sarkozy (UMP, 27,18 %) et François Hollande (PS, 28,63 %).
En obtenant plus de 14 % des suffrages exprimés dans 20 départements, Jean-Luc Mélenchon réalise ses meilleurs scores dans le Sud-Est (14,07 % dans le département de l'Ardèche et 15,15 % dans celui Alpes-de-Haute-Provence), le Sud-Ouest (15,16 % dans les Hautes-Pyrénées et 16,86 % en Ariège), le Centre (13,99 % dans le Puy-de-Dôme et 14,36 % dans la Haute-Vienne) et l'Ile-de-France (14,00 % dans le Val-de-Marne et 16,99 % en Seine-Saint-Denis).
Par contre, Jean-Luc Mélenchon réalise ses plus faibles scores dans le Nord-Est (7,30 % en Alsace et 8,61 % en Champagne-Ardenne), et dans les DOM/ROM&COM (3,30 % dans les COM et 6,20 % dans les DOM/ROM)[97]. Le Front de gauche arrive premier dans 323 communes françaises[réf. nécessaire].
En réalisant un score en retrait par rapport aux dernières intentions en faveur de Jean-Luc Mélenchon sondés par les instituts de sondage les semaines précédents le premier tour (autour de 14 à 15 %) combiné au score obtenu par Marine Le Pen (FN), les responsables et les militants du Front de Gauche oscillent entre « déception » et satisfaction que la gauche de la gauche ait « trouvé en cette alliance sa traduction sur le théâtre électoral » selon Christian Picquet, président de la coordination de la campagne[98].
En effet, c'est la première fois depuis l'élection présidentielle de 1981 et les 15,35 % des suffrages exprimés de Georges Marchais pour le PCF qu'un candidat à la gauche du Parti Socialiste franchit la barre des 10 %. Surtout, le candidat du Front de Gauche capte l'essentiel des voix de la 'gauche de la gauche' (hors EELV et PS) qui étaient réparties entre plusieurs candidats aux élections présidentielles précédentes (13,81 % en 2002 ; 9,00 % des voix en 2007 ; 12,81 % des voix en 2012).
Affirmant dans son allocution Place Stalingrad le soir du premier tour que le Front de Gauche détient « les clés du futur », Jean-Luc Mélenchon indique la « mobilisation » du Front de gauche contre Sarkozy en rappelant que cette force politique nouvelle a été la seule à « concentrer (sa) campagne sur l'analyse et la critique des propositions de l'extrême-droite » incarnée par le Front National[99].
Suite à la réunion de ses composantes le mardi 24 avril, le Front de Gauche arrête sa stratégie de l'entre-deux-tours en appelant à se joindre aux manifestations des syndicats le 1er mai ; en refusant des meetings communs avec les autres forces de la gauche pour soutenir le candidat François Hollande mais en organisant un rassemblement le 4 mai sur les « objectifs» et les « propositions » du Front de Gauche à Paris ; l'appel à un Front Commun avec les autres partis de gauche pour les Législatives dans les circonscriptions où la menace du Front National pourrait conduire à l'élimination des gauches dès le premier tour[100].
Élection législative de 2012
Le Front de gauche devrait présenter des candidats dans toutes les circonscriptions de France métropolitaine. Un peu moins de 80 % de ces candidats seront issus du Parti communiste français (PCF) et une centaine du Parti de gauche[101], un certain nombre de candidatures étant en outre réservées aux autres partis et organisations politiques membres du Front de gauche ainsi qu'à des personnalités d'ouverture sans affiliation partisane. Ces candidatures seront toutes présentées sous l'étiquette politique « Front de Gauche soutenu par le Parti communiste français, le Parti de gauche, la Gauche unitaire et les autres formations du Front de Gauche »[102]. Le PCF et les « Forces de gauche » (auxquelles seront affiliés les candidats Front de gauche membres d'autres organisations que le PCF) sont inscrits dans la liste des partis publiée au Journal officiel[103].
Fidèle à son objectif de faire chuter le Front national a lancé un appel à un front commun avec les autres partis de gauche dans les circonscriptions 'une centaine environ) où un risque de second tour FN/UMP (et donc d'absence de candidat de gauche au second) existe. Néanmoins pour l'instant les autres partis de gauche et surtout le PS se montre réticent à une telle union. De plus le 12 mai, Jean-Luc Mélenchon, ex-candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle du mois d'avril, a annoncé sa candidature dans la Onzième circonscription du Pas-de-Calais, où il sera notamment opposé à la présidente du Front national, Marine Le Pen[104].
Il devrait être composé pour cette élection des mêmes formations politiques que lors des élections présidentielles, c'est à dire du Parti communiste français, du Parti de gauche, de la Gauche unitaire, de la Fédération pour une alternative sociale et écologique, de République et socialisme, de Convergences et alternative et du Parti communiste des ouvriers de France.
De plus plusieurs partis politiques ont annoncé leur soutien au Front de gauche pour cette élection sans pour autant l'intégrer. Il s'agit du Rassemblement des cercles communistes, de Femmes égalité, de l'Alternative démocratie socialisme et de la Convention pour une alternative progressiste. Il est à noter que l'ADS et la CAP présentent plusieurs candidats en têtes de liste sur les listes du Front de gauche. En outre le Front de gauche a passé des accords locaux avec Les Alternatifs, le Mouvement politique d'éducation populaire, le Mouvement républicain et citoyen et le Nouveau parti anticapitaliste dans certaines circonscriptions.
Notes et références
- « Le mouvement de clémentine Autain rejoint le Front de gauche », Médiapart, 12/06/2011
- « Rencontre République et Socialisme et Front de Gauche », site national de République et socialisme, 17 juin 2011
- « Le Parti Communiste des Ouvriers de France est membre du Front de Gauche », communiqué officiel du PCOF publié le 3 octobre 2011
- www.frontdegauche.eu, « Projet »
- « Une rencontre dynamisante et stimulante », sur le site du Parti de gauche.
- www.m-pep.org, Pourquoi le M’PEP répond-il favorablement à l’appel à rejoindre le front de gauche ?
- www.frontdegauche.eu, Le Mouvement politique d'éducation populaire (MPEP) soutien le Front de gauche
- http://adsblog.unblog.fr/files/2009/03/adsinfosmars2009.pdf
- Européennes : Patrick Charles sur la liste du Front de Gauche, sur le site d'Alternative démocratie socialisme (ADS)
- http://www.legrandsoir.info/article8636.html
- www.frontdegauche.eu, Pourquoi la Conf' adhère au Front de Gauche ?
- www.frontdegauche.eu, Brest Nouvelle Citoyenneté, Pour une Alternative à Gauche (Isère), Comité des citoyens Montreuillois & Déclaration de la Gauche Alternative 54
- www.frontdegauche.eu, [1]
- Résolution élections européennes 2009 (adoptée au congrès de fondation du NPA)
- www.lepartidegauche.fr, À propos des décisions du NPA et de l'arrivée de "Gauche Unitaire" dans le Front de Gauche
- Élections européennes : le NPA réaffirme ses propositions unitaires
- Européennes : « vote écrasant » du NPA contre le "front de gauche", Dépêche AFP, 8 mars 2009
- Front de gauche et front durable : entretien avec Christian Picquet, Mina Kaci, l'Humanité.fr, 04/03/2009
- Communiqué sur la page de garde provisoire du site de Gauche unitaire
- Européennes: Christian Picquet (NPA) rejoint le "front de gauche" PCF-PG, Dépêche AFP, 8 mars 2009
- www.lepartidegauche.fr, Compte rendu rencontre MRC/Parti de Gauche - janvier 2009
- Élections européennes : la position du Conseil national du Mouvement Républicain et Citoyen, Résolution adoptée par le Conseil National du Mouvement Républicain et Citoyen, dimanche 22 mars 2009
- www.frontdegauche.eu, MRC76, Lucien Jallamion ancien responsable du MRC au monde du travail, Bruno Valentin - secrétaire du MRC Aveyron, Le Front de Gauche peut compter sur le MRC des Ardennes, Le MRC 54 soutient le Front de Gauche, Grégory Baudouin, Ancien délégué national à la sécurité du Mouvement Républicain et Citoyen, Lucien Chevalier, président du MRC Vaucluse, Pascal Basse, membre du secrétariat national du MRC, délégué à l'outre-mer & mrc56 : « Des républicains ne sauraient cautionner l'abstention ou voter blanc ! » communiqués des 3, 4, 11, 19, 20, 21 et 26 avril et 9 et 10 mai 2009
- www.frontdegauche.eu, Appel de « République et Socialisme »
- www.frontdegauche.eu, « République et Socialisme » soutient le Front de Gauche pour « changer d'Europe »
- Elections européennes : le MRC pour un vote blanc ou nul sur le blog de Jean-Pierre Chevènement
- Communiqué : Urgence pour la convergence de la gauche de transformation sociale en juin 2009, 26 février 2009
- www.communistesunitaires.net, Convergence de tous dans le respect de chacun
- http://lafederation.org/images/pdf/declaration_can_fase_11_juin_2011.pdf
- http://danactu-resistance.over-blog.com/article-clementine-autain-et-la-fase-rejoignent-le-front-de-gauche-76871434.html
- Les Alternatifs et les élections Européennes de juin 2009, communiqué de presse du 22 mars 2009
- Position des Alternatifs pour les élections européennes, communiqué national du 28 mars 2009
- Lutte ouvrière fait cavalier seul aux européennes, LEMONDE.FR avec AFP, 16/02/2009
- « Compte rendu officiel de la rencontre entre le Parti de Gauche et le Parti ouvrier indépendant », sur le site du Parti de gauche.
- Le sénat rejette l'interdiction des licenciements boursiers
- [2] "Le Front de Gauche se prononce sans ambiguïté pour une Sixième République parlementaire."
- Sébastien Crépel, « Le Front de gauche boucle ses listes », L'Humanité, 30 mars 2009
- http://mcvergiat.over-blog.com/pages/Mon_Parcours-1304328.html
- http://www.frontdegauche.eu/index.php?option=com_content&view=article&id=151:karim-ghendouf&catid=48:liste&Itemid=102
- Clicanoo, le journal de l'île de la Réunion, Le Front de gauche roule pour Élie Hoarau, 21/05/2009
- Le peuple de gauche se lève, sur le site du Front de gauche
- L'Humanité, Le Front de gauche ignoré, édition du 10 mars 2009
- Appel des comités de soutien, sur le site du Front de gauche
- Sud-Ouest.com / Gironde, Mélenchon : « Peser sur la gauche », 30 mars 2009
- La Dépêche, Carmaux. Le front de gauche voit rouge, 23/03/2009
- Pourquoi veulent-ils (encore) tuer Jaurès ?, sur le site du Front de gauche
- ParisMatch.com, Européennes, l'UMP largement en tête, 11 mai 2009
- Soutenue par le Front, mais non partie prenante à part entière.
- « Analyse des résultats (suite) : un regret » sur le site national du Parti de gauche, 9 juin 2009
- http://www.frontdegauche.eu/index.php?option=com_content&view=article&id=543&catid=543&Itemid=69
- www.frontdegauche.eu, « 42 économistes soutiennent le Front de Gauche »
- www.frontdegauche.eu, « Le Philosophe Michel Onfray apporte son soutien au Front de gauche »
- www.frontdegauche.eu, « Henri Pena-Ruiz : la laïcité ne peut se dissocier de la justice sociale »
- Le Nouvel Obs, « Régis Debray soutient le Front de gauche »
- http://www.humanite.fr/politique/ils-et-elles-votent-front-de-gauche-481856
- Pour ce dernier, cf.L'Humanité, 16 mars 2012
- L'Humanité, 16 mars 2012
- www.frontdegauche.eu, Message de soutien de Bernard Cassen, universitaire et journaliste, fondateur et ancien président d'Attac, initiateur du Forum social mondial de Porto Alegre
- www.frontdegauche.eu, Soutien d'Ignacio Ramonet au Front de Gauche
- www.frontdegauche.eu, Marie-Thérèse Mutin
- http://www.frontdegauche.eu/index.php?option=com_content&view=article&id=410:jean-francois-tealdi-grand-reporteur-france-3-secretaire-general-adjoint-syndicat-national-des-journalistes-cgt&catid=98:ils-soutiennent-le-front-de-gauche&Itemid=115
- www.frontdegauche.eu, « Le dessinateur Charb s'engage »
- http://pcf-gresivaudan.blogspot.com/2011/12/annie-ernaux-je-vais-voter-front-de.html
- http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/europeennes_2009/20090525.OBS7998/regis_debray_soutient_le_front_de_gauche_en_idf.html
- Le Point, « Guy Bedos côtoie Régis Debray dans le comité de soutien du Front de gauche », 01/06/2009
- www.frontdegauche.eu, Mahyd Cherfi
- http://www.humanite.fr/culture/bernard-lavilliers-%C2%AB-n%E2%80%99ayez-pas-peur-de-vos-reves-fous-%C2%BB-479092
- http://www.europe1.fr/Presidentielle-2012/Le-clan-de-Jean-Luc-Melenchon-951247/
- www.frontdegauche.eu, Vidéos des premiers soutiens
- www.frontdegauche.eu
- http://www.pcf.fr/spip.php?article3907
- http://www.lepoint.fr/actualites-politique/2009-11-23/regionales-le-pcf-reconduit-le-front-de-gauche-dans-au-moins-16-regions/917/0/398058
- Voir la déclaration communes des formations politiques : [3]
- la page du site de Gauche Unitaire concernant le meeting du 10/01/2010 : [4]
- (fr) Résultats des élections régionales de 2010 dans le Limousin, sur le site du ministère de l'Intérieur.
- Malheureux qui communistes..., Libération, 27 mars 2010. Consulté le 28 mars 2010
- http://www.lepartidegauche.fr/les-elus-du-pg
- http://www.agitateur.org/spip.php?breve1133
- « L'alliance PCF-Parti de gauche-NPA entend poursuivre aux cantonales la dynamique des régionales » sur lamontagne.fr
- http://www.sudouest.fr/2010/12/06/cantonales-le-front-de-gauche-voit-large-259131-1970.php
- http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/le-pc-veut-reconquerir-les-sieges-perdus-16-12-2010-1192961.php
- http://www.mediapart.fr/club/blog/renelle/101210/ca-bouge-dans-le-cher-gauche
- http://www.newspress.fr/Communique_FR_235634_4634.aspx
- Analyse des résultats du Front de Gauche aux élections cantonales, site de l'Ifop
- http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/01/21/97001-20110121FILWWW00338-melechon-candidat-a-la-presidentielle.php
- http://www.politis.fr/Gauche-unitaire-Pourquoi-Melenchon,13664.html
- http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/resultat-de-la-conference-95474
- « Mélenchon, élu par les militants PCF, peut partir en campagne pour 2012 », Le Parisien, 18/06/2011
- http://www.politis.fr/Le-Front-de-gauche-entre-en,14731.html
- http://www.convergencesetalternative.org/2011/07/une-nouvelle-etape-souvre-pour-le-front.html
- À propos des relations des Alternatifs avec la Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE), Résolution votée par la Coordination Générale des Alternatifs le 11 décembre 2011
- « Alternatifs et élections de 2012 », Communiqué des Alternatifs du 2 octobre 2011, www.alternatifs.org
- Communiqué de l'ADS du 21 novembre 2011, http://adsblog.unblog.fr
- http://cercles.communistes.free.fr/rcc/publi.php?idArticle=2011_09_06_frontdegauche
- http://www.placeaupeuple2012.fr/lorganisation-femmes-egalite-nouvelle-venue-au-front-de-gauche/
- http://www.m-pep.org/spip.php?article2485
- Voir les résultats du premier tour des présidentielles de 2012 sur le site du Ministère de l'Intérieur : http://elections.interieur.gouv.fr/PR2012/
- Lire : Mina Kaci, "Le Front de Gauche profondément implanté sur la carte de France", pages4-5, l'Humanité, mardi 24 avril 2012.
- Lire le discours de Jean-Luc Mélenchon du dimanche 22 avril 2012 sur son blog personnel : http://www.jean-luc-melenchon.fr/2012/04/22/nous-tenons-les-clefs-du-futur/
- Lire le compte-rendu des décisions lors de cette réunion du Front de Gauche du mardi 24 avril 2012 : "Un meeting place Stalingrad pour 'battre Sarkozy', le 4 mai", l'Humanité, 25/04/2012 : http://www.humanite.fr/politique/un-meeting-place-stalingrad-pour-battre-sarkozy-le-4-mai-495257
- « Communiqué du Parti de Gauche : Élections Sénatoriales et Législatives », lepartidegauche.fr (site officiel du Parti de gauche), 20 septembre 2011
- « Législatives, accord signé ! », lepartidegauche.fr (site officiel du Parti de gauche), 17 septembre 2011
- « Législatives : la liste des partis publiée au Journal officiel », Le Monde, 10 mai 2012
- « Mélenchon officialise sa candidature contre Marine Le Pen à Hénin-Beaumont », L'Express, 12 mai 2012
Voir aussi
Articles connexes
- Convention pour une alternative progressiste
- Convergences et alternative
- Fédération pour une alternative sociale et écologique
- Gauche unitaire
- Parti communiste français
- Parti de gauche
- République et socialisme
