Droit à la vie
|
|
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (mai 2012).
Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section )
|
|
|
Cet article est une ébauche concernant la bioéthique.
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (.
|
Le droit à la vie est un droit controversé qui est défini différemment selon l'époque et le lieu.
De manière historique, il s'agit du droit à ne pas être tué. Ce droit est à l'origine une simple réprobation générale de l'homicide. Le droit à la vie peut dans cette définition se résumer au « Tu ne tueras point » du décalogue juif et chrétien. Cette vision a été étendue au droit à la vie en général dans la déclaration universelle des droits de l'homme après la seconde guerre mondiale.
Par la suite, le droit à la vie a été invoqué pour protéger le citoyen contre ce qu'il considère comme « un meurtre légal », autrement dit : la peine de mort. Certains pacifistes, ont par le même raisonnement utilisé le droit à la vie pour combattre la guerre qui serait « le droit de ne tuer personne et de ne pas être tué ».
Le droit à la vie est parfois invoqué pour promouvoir l'euthanasie. Il s'agit alors du « droit à une vie décente ». Pour d'autres, une telle disposition reviendrait à légaliser l'eugénisme et le suicide assisté. Ce même argument est aussi utilisé contre l’euthanasie au motif que l'on ne peut choisir de tuer quelqu'un.
Le droit à la vie est aussi utilisé comme droit à naître. Le droit à naître peut servir d'argumentation pour défendre le droit à naître des filles, mais aussi pour interdire l'IVG. Cela se base sur une approche de l'humanité débutant à la conception.
De manière très spécifique, le droit à la vie peut servir à défendre les droits des animaux et lutter contre l'élevage dans le but de la consommation d'animaux. Elles considèrent que les animaux doivent avoir les mêmes droits fondamentaux que les êtres humains.
Historique juridique de définition de ce droit
- En 1776, la Déclaration d'indépendance des États-Unis d'Amérique déclare que chaque homme naît avec des droits inaliénables qui sont ceux "de vivre, d'être libre et de rechercher le bonheur".
- En 1948, la Déclaration universelle des droits de l'homme, adoptée par l'assemblée générale des Nations Unies déclare dans son article trois que:
“ Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne. ”
- En 1950, la convention européenne des droits de l'homme est adopté par le conseil de l'Europe. L'article 2 est intitulé "Droit à la vie" et dispose que:
« °Le droit de toute personne à la vie est protégé par la loi. La mort ne peut être infligée à quiconque intentionnellement, sauf en exécution d’une sentence capitale prononcée par un tribunal au cas où le délit est puni de cette peine par la loi. °La mort n’est pas considérée comme infligée en violation de cet article dans les cas où elle résulterait d’un recours à la force rendu absolument nécessaire : -pour assurer la défense de toute personne contre la violence illégale ; -pour effectuer une arrestation régulière ou pour empêcher l’évasion d’une personne régulièrement détenue ; -pour réprimer, conformément à la loi, une émeute ou une insurrection. »
À partir du protocole 6 de la convention la peine de mort est rendu hors la loi excepté en cas de guerre ou d'insurrection; Le protocole 13 l'abolit complètement.
- L'Assemblée générale des Nations Unies du 20 novembre 1959 adopte la déclaration des droits de l'enfant qui dispose dans son préambule que "l'enfant, en raison de son manque de maturité physique et intellectuelle, a besoin d'une protection spéciale et de soins spéciaux, notamment d'une protection juridique appropriée, avant comme après la naissance". La Convention relative aux droits de l'enfant (aussi appelée Convention internationale des droits de l'enfant) est adoptée en 1989 par l'assemblée générale des nations unis et prohibe la peine de mort pour les enfants. Elle dispose en particulier dans son article 6 que "Les États parties reconnaissent que tout enfant a un droit inhérent à la vie."
Voir aussi
- Bioéthique
- Dignité humaine
- Droit au suicide
- Mort
- Mouvement pro-vie
- Eugénisme
- Interruption volontaire de grossesse
- Article 2 de la Convention européenne des droits de l'homme