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Disneyland Paris

Disneyland Paris
Image illustrative de l'article Disneyland Paris

Ancien nom Euro Disney Resort ( de 1992 a 1994 )
Disneyland Resort Paris ( de 2002 a 2009 )
Création 12 avril 1992
Superficie 22,30 km2 (2 230 ha)
Coordonnées 48° 52′ 14″ N 2° 46′ 49″ E / 48.870587, 2.78014248° 52′ 14″ Nord 2° 46′ 49″ Est / 48.870587, 2.780142  
Ville Chessy (Marne-la-Vallée),
Pays Drapeau de la France France

Propriétaire Euro Disney SCA
Nombre de parcs 2
Nom des parcs Parc Disneyland
Parc Walt Disney Studios
Superficie des parcs 82 hectares cumulés
Nombre d'hôtels 7 hôtels Disney + 7 hôtels partenaires
Site Web http://www.disneylandparis.fr

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Disneyland Paris

Géolocalisation sur la carte : Île-de-France

(Voir situation sur carte : Île-de-France)
Disneyland Paris

Disneyland Paris, anciennement Euro Disney Resort et Disneyland Resort Paris, est un complexe touristique et urbain de 22,30 km2 (2 230 ha) situé en sa majeure partie sur la commune de Chessy (Seine-et-Marne), à trente-deux kilomètres à l'est de Paris. Le complexe touristique comprend deux parcs à thèmes – le parc Disneyland et le parc Walt Disney Studios – ainsi que des hôtels et un golf, tandis que le complexe urbain intensifie le tissu du secteur IV de Marne-la-Vallée au travers du syndicat d'agglomération nouvelle du Val d'Europe. Le site est favorisé par de nombreux transports, dont une gare TGV subventionnée par l'État français et inaugurée le 31 mars 1992, un prolongement de la ligne de RER A, financé par la région, et des infrastructures routières comme la bretelle de liaison avec l'autoroute A4.

Le complexe est exploité par la société Euro Disney, détenue à 39 % par la Walt Disney Company, mais la structure financière autour de la gestion et de l'exploitation de Disneyland Paris est très complexe. Euro Disney a développé à l'image du complexe de Walt Disney World Resort, de nombreuses activités autour de ses deux parcs à thèmes. On peut noter le centre commercial Val d'Europe, le centre d'affaires Arlington Business Square et le projet Villages Nature, en partenariat avec le groupe Pierre & Vacances-Center Parcs .

En 2010, le chiffre d'affaires s'établissait à 1,28 milliard d'euros, soit une hausse de 3,7 % par rapport à 2009[1]. Deux ans plus tard, le chiffre d'affaires s'établissait cette fois-ci à 1,31 milliard d'euros[2], deuxième meilleur chiffre depuis l'ouverture du complexe.

Le complexe[ ]

Le Château de la Belle au bois dormant, premier symbole du complexe

Désignation du complexe[ ]

Le nom du complexe a changé à plusieurs reprises :

  • Euro Disney Resort à l'ouverture le 12 avril 1992, jusqu'en 1994, même si les campagnes publicitaires ne citaient que le nom d' Euro Disney ;
  • Disneyland Paris , à partir du 1er octobre 1994 afin de mieux situer et identifier la destination, même s'il était identique au nom du parc à thème Parc Disneyland ;
  • Disneyland Resort Paris, du 1er janvier 2002 à septembre 2009, afin de positionner la destination comme un lieu de séjour sur plusieurs jours, notamment avec l'ouverture du second parc Walt Disney Studios le 16 mars 2002 ;
  • Disneyland Paris, de nouveau, depuis septembre 2009, même si ce nom est réapparu, dès mai 2009 pour désigner le site dans le rapport financier semestriel 2009[3].

Disney Village Parc Walt Disney Studios Disneyland (Paris)

Les éléments du complexe[ ]

Plan schématique du complexe de Disneyland Paris.

Le complexe comprend actuellement :

Organisation du pôle touristique[ ]

Le complexe s'organise en grande partie dans un cercle routier baptisé Boulevard Circulaire, situé au nord du domaine de 22,30 km2 (2 230 ha). Le domaine avait jusqu'en 2010 une superficie de 19,43 km2 (1 943 ha) et a été agrandi à la suite de l'intégration du projet Villages Nature. C'est dans ce cercle que se trouve la plupart des éléments constituant le complexe. Le centre de « gravité » du complexe n'est pas celui du cercle mais se trouve à 500 m au nord-ouest sur l'axe autoroutier provenant de l'A4 et appelé Avenue Paul Séramy. Cette longue avenue en ligne droite permet comme à Walt Disney World Resort de voir au loin le château du royaume enchanté, seul le Disneyland Hôtel masque le bas de l'édifice.

Autour de ce centre de gravité se trouvent :

  • au nord-ouest, les Fantasia Gardens au pied du Disneyland Hôtel marquant l'entrée du parc Disneyland ;
  • à l'ouest, la Place des frères Lumières, marquant l'entrée du parc Walt Disney Studios ;
  • au nord, la gare de RER (une verrière surplombe les voies) et la gare de TGV, avec, juste devant, un bâtiment pour l'office de tourisme, construit en 2001 ;
  • au nord-est, le long de la gare TGV, la gare de taxi et de bus (interne, aéroport et banlieue) ainsi qu'un passage piéton menant au parking de 11 200 places avec, au début de ce chemin, l'aire de pique-nique ;
  • à l'est, l'entrée du Disney Village puis, de l'autre côté, le lac Disney encadré par plusieurs hôtels ;
  • au sud-est, le cinéma Gaumont du Disney Village, avec sa salle IMAX, zone qui servira à agrandir le Disney Village ;
  • au sud, un parking concédé à Vinci Park qui marque la première étape de l'extension du Disney Village, avec, entre ce parking et le cinéma, une esplanade qui permet de prolonger l'avenue Paul Séramy.

Les parcs à thèmes se situent sur la gauche de l'avenue tandis que les hôtels sont sur la droite. Mais les marques des problèmes financiers de Disney sur l'organisation actuelle du complexe sont profondément visibles. Ainsi le centre commercial Val d'Europe, qui a dû être construit pour apporter de l'argent et une source de revenus à Euro Disney SCA, est construit dans le périmètre du boulevard circulaire, à l'origine prévu pour ne contenir que des éléments de « magie Disney ». Plus au sud l'Arlington Business Square est une zone à vocation de bureaux.

Au sud de l'autoroute se trouve le camping Disney's Ranch Davy Crockett ainsi que, prochainement, Villages Nature.

Dans les débuts du projet d'Euro Disney Resort, un troisième parc à thème avait été évoqué, du type EPCOT/WestCOT ou autre, mais la disposition actuelle des éléments ne semble pas en faveur de ce projet sauf en construisant un système de transport. Seules deux zones sont disponibles : le quadrant sud-est du boulevard circulaire ou l'extrême nord-est du complexe près des hôtels partenaires. D'après les « habitudes » des parcs Disney, le moyen de transport utilisable est le monorail mais ce dernier devra desservir le « centre de gravité » du complexe où l'espace manque pour une telle infrastructure. La convention entre Euro Disney SCA et l'État français qui devait arriver à échéance en 2017 a été prolongée jusqu'en 2030. D'ici là les imagineers ("ingénieurs de l'imaginaire", le terme imagineers résultant de la contraction des mots "imagination" et "ingénierie") de Disney auront le loisir de trouver des idées et des solutions.

Les coulisses[ ]

Le complexe possède un ensemble de services regroupés pour les deux parcs, appelé « Backstage » (« coulisse »).

Ainsi le service des costumes (Costuming) est situé entre les deux parcs, derrière le Disneyland Hotel, et était l'une des parties de l'attraction Studio Tram Tour - Behind the Magic. Il existe aussi :

  • un service de maintenance qui assure le bon fonctionnement des parcs ;
  • un service horticulture dont les serres sont situées derrière l'attraction “it's a small world” ;
  • un parcours d'entraînement pour Moteurs... Action ! Stunt Show Spectacular derrière Star Tours avec une casse ;
  • un bâtiment de stockage pour les chars des parades situé entre les serres et la casse ;
  • un Centre de Contrôle Opérationnel en sous-sol qui gère les appels et le trafic radio et qui peut être transformé en cellule de crise
  • un hangar pour les trains situé derrière Indiana Jones et le Temple du Péril ;
  • un haras avec un manège derrière le Chaparral Theater
  • un entrepôt de 300 m de long et 110 m de large (au maximum) pour les denrées alimentaires et les objets en vente dans les boutiques ;
  • un entrepôt de 250 m de long et 90 m de large pour l'entretien des équipements, décors... ;
  • une double aire de pose pour hélicoptère derrière le bâtiment "Hercules" ;
  • un centre de congrès à côté de Star Tours ;
  • un terrain de football
  • quatre restaurants d'entreprise
  • une station service et un atelier de réparation automobile
  • un lieu de vie pour les salariés (comité d'entreprise, pressing, écrivain public...), le bâtiment "ImagiNations" situé derrière l'attraction "Crush Coaster"
  • un centre télévisuel comprenant :
    • un centre de diffusion de programmes par satellite (Disney Chanel)
    • un studio professionnel d'enregistrement et de mixage audio
    • un studio de tournage et de montage vidéo

Accès à Disneyland Paris[ ]

Le complexe Disneyland Paris est accessible par la gare de Marne-la-Vallée - Chessy, cette dernière étant multimodale car elle est desservie par plusieurs modes de transports : TGV, Eurostar, RER et Bus.

Un parking payant pour les voitures est également disponible.

Voiture[ ]

L'accès se fait par l'autoroute A4, sortie 14 Marne-la-Vallée Val d’Europe, Parcs Disney.

TGV[ ]

La gare TGV de Marne-la-Vallée - Chessy

La gare TGV de Marne-la-Vallée - Chessy est desservie notamment par des TGV province-province reliant d'autres villes en France et en Europe du Nord, avec comme principales dessertes :Bruxelles, Bordeaux, Marseille, Nice, Lyon, Rennes, Lille, Nantes, Limoges, Strasbourg, Toulouse, Montpellier, Orléans, Dijon. Des trains Eurostar desservent la gare, permettant de relier la ville nouvelle de Marne-la-Vallée à London St-Pancras en h 15.

Depuis juin 2007, le TGV Est dessert aussi la gare, pour les liaisons Strasbourg - Bordeaux, Strasbourg - Rennes et Strasbourg - Nantes.

Depuis décembre 2011, le TGV Rhin-Rhône permet les dessertes directes des gares de Besançon Franche-Comté TGV, Belfort-Montbéliard TGV et Mulhouse-Ville.

D'autres trains à grande vitesse desservent également la gare. Notamment les nouveaux TGV low-cost Ouigo en provenance des villes du Sud Est.

RER[ ]

La gare RER de Marne-la-Vallée - Chessy

Disneyland Paris est desservi par le (RER)(A) à la gare de Marne-la-Vallée - Chessy, dont elle est le terminus. Elle est desservie avec un train toutes les 10 à 15 minutes. On accède à Disneyland Paris depuis les gares parisiennes de la ligne A, qui sont les plus fréquentées, de véritables « nœuds de correspondances » qui s'interconnectent avec d'autres lignes de métro et de RER, dans Paris et en banlieue.

On accède à la gare RER de Marne-la-Vallée - Chessy depuis les gares de :

Depuis le 4 février 2008, la gare RER de Marne-la-Vallée - Chessy est mieux desservie avec un 1 train toutes les 10 minutes aux heures creuses au lieu de 20 auparavant, du lundi au vendredi.

Bus[ ]

De nombreuses lignes de bus de différents réseaux desservent aussi le complexe Disneyland Resort Paris, par la gare routière de Marne-la-Vallée - Chessy, depuis les gares de Serris-Montévrain — Val d'Europe, Meaux, Château-Thierry, Lagny - Thorigny, Crécy-La-Chapelle, Coulommiers, Provins, Esbly.

Avion[ ]

Les aéroports de Roissy Charles de Gaulle, Orly et Beauvais sont accessibles en navettes VEA qui les relient directement à Disneyland Paris.

On accède aussi en TGV à l'Aéroport Charles-de-Gaulle, depuis Marne-la-Vallée - Chessy en 11 minutes.

Historique[ ]

Genèse du projet[ ]

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Grâce au succès du parc américain Disneyland de Californie, ouvert en 1955, la Walt Disney Company a commencé à rechercher de nouveaux sites pour établir d'autres « royaumes enchantés ». Cela a conduit à l'ouverture du Walt Disney World Resort en Floride en 1971, puis à celle du Tokyo Disney Resort au Japon en 1983[5].

L'implantation d'un parc Disney en France est un projet très ancien puisque dès 1976, la firme Walt Disney Productions avait entamé des négociations avec la Datar mais ces dernières n'avaient pas abouti[5]. En janvier 1984, lors d'un voyage aux États-Unis d'Édith Cresson, alors ministre du Commerce extérieur et du Tourisme, son chef de cabinet, Patrick Subremon, introduit par Charles de Chambrun qui fut ministre du Commerce extérieur de Charles de Gaulle, rencontre un des plus importants promoteurs immobiliers américains, qui lors d'un déjeuner dans un club privé, s'enquiert de la situation politique et sociale de la France, s'inquiétant de « la révolution permanente », des « défilés syndicaux » et de son « administration tentaculaire »[5].

Après la rencontre entre Patrick Subremon, Ray Watson, président de Walt Disney Productions et Frank Stanek, promoteur de Tokyo Disneyland, au 40e étage de la Bank of America, autour des lignes générales du projet de Disney en Europe, les Américains remettent aux Français, divers documents de réflexion. Édith Cresson, met au courant le président de la République (François Mitterrand), mais le nombre de personnes ayant connaissance du projet est réduit au minimum : le secrétariat des Villes nouvelles, la banque d'affaires Lazard, pour les questions financières, et le cabinet Bourdais, pour une étude sur les emplacements. Le ministre de l'Intérieur, Gaston Defferre, finit aussi par être mis au courant au printemps 1984, lorsque des hélicoptères affrétés par les Américains commencent, en de nombreuses occasions, à survoler les territoires potentiels d'implantation, cette activité insolite ne passant pas inaperçue, et imagine de son côté avoir le futur parc aux portes de Marseille.

Parallèlement, les négociateurs français commencent, en catimini, une négociation très serrée, alors même que Michael Eisner et Frank Wells fraîchement nommés à la direction de Disney, à la suite d'une forte bataille boursière, sont intéressés par une implantation en Europe et ont commencé, fin 1984, à rediscuter sérieusement de l'idée d'un « Euro Disneyland ». Les chefs de la division de parc à thème de Disney, Dick Nunis et Jim Cora, leur ont alors présenté une liste de presque 1 200 endroits possibles en Europe.

Le projet devient public[ ]

Début 1985, les journaux français découvrent à leur tour le projet et le popularisent, alors que Carl G. Bongino, le vice-président de Walt Disney Productions est reçu par le Premier ministre, après avoir remis un dossier précisant les intentions de Disney et comprenant trois sites potentiels en France, un en Ardèche, un dans le Var et le dernier à l'est de la région parisienne. Les Français créent un groupe de travail informel, sans existence légale, comprenant une dizaine de personnes représentant en particulier l'État et la Région Île-de-France, où se situe le site de Marne-la-Vallée qui semble avoir le potentiel le plus important. La composition, à l'époque était secrète, mais parmi eux : Gérard Mestrallet de la banque Indosuez, Patrick Subremon du ministère du Tourisme, Jean-Noël Chapalut haut fonctionnaire chargé des villes nouvelles, Michèle Dayries et le chef de cabinet du président RPR du Conseil régional d'Île-de-France, Michel Giraud.

De janvier à juin, les Français multiplient les voyages vers les États-Unis, mais sans beaucoup d'organisation, de plus ils n'arrivent pas à former une véritable équipe, l'individualisme traditionnel, alimenté par de nombreuses empoignades internes pour des questions financières et de sensibilités politiques différentes l'emporte. Les Américains en profitent pour faire monter la pression et exigent des engagements concrets.

Une bataille franco-espagnole[ ]

En mars 1985, après une première sélection, seuls deux sites espagnols et deux sites français sont conservés comme des candidats viables. Pendant ce temps, les Français, qui s'entredéchirent notamment au sujet du financement du prolongement du RER jusqu'au futur parc, ne sont pas en mesure de s'engager concrètement plus avant dans le projet et tentent à tout prix de gagner du temps, mais les Américains voulaient arrêter les négociations au début de l'été 1985. En Espagne, les pouvoirs publics et la presse s'enthousiasment à l'idée de recevoir le futur parc et affirment haut et fort que Mickey préfère le sombréro au béret. Ils décident de multiplier les subventions afin d'attirer l'attention d'Oncle Picsou.

Face à cette surenchère des concurrents espagnols, les quatre principaux membres du groupe de travail français décident de rétablir les négociations avec les responsables du projet chez Disney. L'un d'entre eux se rend en Californie, mais les Américains ne l'écoutent que dans un silence total et glacial. Les Espagnols sont alors certains de leur victoire. Mais à force de persévérance et de persuasion, le négociateur français parvient à rétablir la négociation, les Américains appréciant son dynamisme. En juillet 1985, les Français se réorganisent et désormais un seul homme les représentera, il s'agit de Jean Peyrelevade, alors président de la Compagnie financière de Suez.

Le négociateur français parvient à faire repousser jusqu'en fin septembre le délai consenti par Disney pour présenter une proposition financière solide. Dès lors, les Français, mettant de côté leurs sensibilités politiques, font désormais front commun et progressent à coups de concessions, cette fois même trop rapides. Michel Giraud, président de la Région Île-de-France, donne un sérieux coup de pouce en faveur du prolongement du RER, et le gouvernement français accorde des bonifications pour des crédits à 9,75 % — à l'époque l'inflation était très élevée — et promet des allègements fiscaux. Mais dans la précipitation, à cause de fuites, des informations importantes se retrouvent catastrophiquement dans la presse, en pleine négociation, comme celle sur la surface de 16 km2 (1 600 ha) que la France serait disposée à donner sur les 24 qu'ils recherchent.

En octobre, les propositions françaises sont cette fois solides et la visite du responsable des achats de Disney à Rungis, afin de s'assurer que la région a les capacités de nourrir sans difficultés logistiques, dix millions de visiteurs, marque la fin des négociations. Il repart convaincu, et le 12 décembre 1985, huit cadres de Disney arrivent à Paris, dont Dick Nunis, le directeur de la division « Parc d'attractions » et Jim Cora, le principal responsable des négociations.

Les sites en Espagne avaient pour eux l'avantage du climat et de la proximité de la Méditerranée. Mais l'emplacement proche d'Alicante fut abandonné lorsqu'on constata qu'il y soufflait des forts vents tous les ans pendant plusieurs semaines. De même, le site français proche de Toulon fut rejeté à cause de la géologie de son sous-sol, trop dur. Enfin, Barcelone ne fut pas retenue à cause de sa situation européenne trop excentrée, attirante l'été pour les vacances mais trop peu l'hiver. Les menaces terroristes de l'ETA contribuèrent aussi à l'écarter de la liste. PortAventura s'y installa toutefois par la suite ; Universal acheta ce parc pour le nommer Universal Mediterrannea puis le revendit.

Une bataille jusqu'aux derniers jours[ ]

Les Français sont satisfaits du travail accompli et pensent que les derniers points de détail n'empêcheront pas la signature définitive du fabuleux contrat avant Noël. Mais, dès le lendemain de leur arrivée, le vendredi 13 décembre, les Américains réclament une rallonge financière de la part du département de Seine-et-Marne, et le président du Conseil général, Paul Séramy, ardent défenseur du projet, donne son accord pour mettre quelques dizaines de millions de francs supplémentaires, surtout lorsque les Français découvrent que le Président de Disney, Michael Eisner, était toujours en train de négocier directement avec les Espagnols. Ce dernier arrive à Paris, et le 18 décembre, il signe le protocole d'accord avec le gouvernement français et la région Île-de-France pour la réalisation d'un parc Disneyland à Marne-la-Vallée ; l'accord définitif devant être conclu initialement avant les élections législatives de mars 1986.

Un projet d'envergure[ ]

La société américaine a su habilement faire jouer la concurrence entre les sites afin d'obtenir des pouvoirs public des concessions que d'aucuns[Qui ?] jugèrent exorbitantes. Le 12 mars 1987, Robert Fitzpatrick est nommé président d'Euro Disneyland[6]. Mais ce n'est que le 24 mars 1987 que l'État français signe un contrat de 30 ans pour le développement du complexe d'Euro Disney Resort ; les travaux peuvent débuter. C'est ainsi que le nouveau parc Disney vit le jour à Marne-la-Vallée, à moins de 40 minutes de Paris en RER, sur les communes de Bailly-Romainvilliers, Chessy, Coupvray, Magny-le-Hongre et Serris.

Selon le projet final, le parc devait atteindre 1 800 hectares en l'an 2000 dont une faible partie pour le parc d'attractions proprement dit, le reste devant recevoir, des bureaux, un théâtre, des centres culturels commerciaux et sportifs. Le montant de l'investissement initial prévu était de quinze milliards de francs (soit 2,3 milliards d'euros) plus cinq milliards de francs pour les infrastructures (routes, RER, etc.). Une deuxième tranche est envisagée dès cette époque. Le chantier devrait employer près de 10 000 personnes, et à son ouverture, le parc devrait employer 23 000 personnes en permanence et 5 000 autres en temporaire. Les activités annexes et périphériques devraient à terme générer, selon les prévisions les plus optimistes des experts, la création de près de 100 000 emplois[7].

Le 5 décembre 1990, un espace temporaire de présentation ouvre au sud du site, l'Espace Euro Disney[8]. Le 12 avril 1991, le site inaugure avec une conférence de presse cette dernière année de travaux avant l'ouverture[9]. Le 2 septembre 1991, le Casting Center ouvre afin de former les futurs employés.

Depuis son ouverture[ ]

Un vaisseau spatial dans l'univers futuriste du parc, en août 1992

Le complexe ouvre ses portes le 12 avril 1992. Il comprend, en plus du premier parc d'attraction, plusieurs hôtels et un centre de divertissements, Disney Village (nommé à l'époque, et jusqu'en 1996, Festival Disney). Dans l'optimisme, on annonce l'ouverture d'un deuxième parc dès 1995, Disney-MGM Studios Europe[10].

Un dur retour à la réalité financière ?[ ]

Mais, le montage financier qui est à l'origine du complexe se rèvèle très vite des plus fragiles. Dès juin 1993, Euro Disney freine ses projets et annonce la suspension des développements envisagés. Le 8 juin 1994, une assemblée générale extraordinaire des actionnaires donne son feu vert à une restructuration financière. Les politiques tarifaires sont, par la suite, revues[11]. Le complexe est renommé, le 1er octobre 1994, "Disneyland Paris". On inaugure, le 31 mai 1995, l'attraction "Space Mountain, de la Terre à la Lune"[12].

Les investissements reprennent de l'envergure avec, le 29 septembre 1999, l'annonce de la construction d'un deuxième parc dont l'ouverture est prévue pour le printemps 2002[13].

Difficile ouverture d'un deuxième parc[ ]

Un logo de la période 2002-2009.

Le 1er janvier 2002, en prévision de l'ouverture du second parc, le complexe se rebaptise Disneyland Resort Paris. Le premier parc à thème est renommé Disneyland Park.

Le 16 mars 2002, le resort s'enrichit d'un deuxième parc à thèmes, le Parc Walt Disney Studios. Situé au sud du premier parc, le long de la ligne de RER, ce parc comporte, à son ouverture,10 attractions, dont une majorité de spectacles. Il vise la visite et la découverte des coulisses du cinéma, des dessins-animés et de la télévision.

Les objectifs de fréquentation, à la suite de cette extension du complexe, ne sont pas atteints et l'entreprise traverse de nouvelles difficultés financières. Dès l’été 2003, Euro Disney annonce, pour la première fois depuis 1994, ne pas pouvoir tenir ses engagements financiers. Du 9 juin 2004 au 23 février 2005, une restructuration du capital et de la dette est négociée[12] .

Afin de renforcer son attractivité, depuis 2007, le Parc Walt Disney Studios subit de profonds changements. De nouvelles attractions voient le jour. La zone dénommée "Animation Courtyard" a laissé place à "Toon Studio", avec l'ajout des attractions "Crush's Coaster" et "Cars Quatre Roues Rallye". L'arrivée, fin 2007, de la "Tower of Terror" a permis la création d'un "Hollywood Boulevard", embryon de futures extensions.

Retour à la croissance avec le 15e anniversaire[ ]

En 2007, le chiffre d'affaires s'établissait à 1,22 milliard d'euros, avec une hausse de 12 %[14].

Le 12 février 2007, Pierre & Vacances et Euro Disney SCA annoncent la création d'une filiale commune pour le projet de Villages Nature. C'est un projet d'un milliard d'euros (annoncé dès 2003) qui comprend 7000 appartements répartis dans 4 villages thématiques. Ces villages seront situés à cheval sur les terrains de Disneyland Paris et des communes de Bailly-Romainvilliers, Coutevroult et Villeneuve-le-Comte. Huit mois plus tard, le 12 novembre 2007, la presse indique que la décision de création par les deux groupes d'un « Village nature » est imminente[15].

Le 9 mai 2009, la SNCF annonce un partenariat avec Disneyland Paris pour l'animation des espaces familiaux au sein des TGV[16].

Le 20 mai 2009, Disney annonce avoir ouvert sa billetterie aux agences Selectour en avant-première, l'offre baptisée Pluto2 et qui permet d'offrir par l'intermédiaire d'agences de voyages une gamme plus étendue de billets pour les différents éléments du complexe, doit être étendue à d'autres agences à partir du 1er juin[17].

Le 20 mai 2009, dans le rapport annuel d'Euro Disney SCA, le responsable du service médical du complexe évoque une dégradation de la santé des employés[18]. Le Monde rapporte en avril 2010 que « la médecine du travail a recensé 1 500 accidents du travail sur un an pour 15 000 salariés[19]. »

Le 13 juin 2010, Disneyland Paris renouvelle son partenariat avec la SNCF pour proposer des espaces familiaux dans les TGV durant les vacances estivales[20].

Le 17 août 2010, une nouvelle section nommée Toy Story Playland, inspirée des films Toy Story a été inaugurée avec trois attractions. Le 13 septembre 2010, Euro Disney SCA et l'État français signent un avenant à la convention qui la prolonge jusqu'en 2030 au lieu de 2017 et agrandit le complexe qui passe de 1945 ha à 2230 ha[21],[22]. Cet avenant officialise le projet de Villages Nature, 7 000 logements à vocation touristique développés par le groupe Pierre & Vacances sur 520 hectares, pour un investissement de 1,8 milliard d'euros ; ainsi que la construction de 10 000 logements permanents dans le cadre du développement urbain de Val d'Europe. De plus, la possible création d'un troisième parc à thèmes entre désormais dans le cadre de la convention et devient, de fait, officiel. Ce projet n'est cependant pas d'actualité et aucune date n'est encore définie.

Le 11 janvier 2011, Walt Disney Company EMEA signe un contrat avec MasterCard de six ans et couvrant l'Europe pour des promotions sur Disneyland Paris, dans les Disney Store et les films[23].

Le 19 avril 2012, le groupe Algonquin achète à Thomas Cook l'hôtel Explorers et le rénove[24]. Le 2 août 2012, la ville belge de Dinant annonce qu'elle va se jumeler avec le complexe de Disneyland Paris le 15 août 2012[25],[26],[27],[28].

Le 18 septembre 2012, Euro Disney SCA annonce que The Walt Disney Company lui accorde un crédit de 1,332 milliards d'€ pour aider à refinancer sa dette[29],[30],[31]. Cette opération permet d'alléger la pression financière d'Euro Disney SCA et lui offre une plus grande flexibilité de développements sur l'ensemble des infrastructures existantes et futures du complexe Disneyland Paris[29],[30]. Cette même année, Disneyland fête ses 20 ans et le prolonge jusqu'en septembre 2013. Cette célébration est d'ailleurs un succès, puisqu'elle attire 16 millions de visiteurs en 2012 [32].

Le 3 juin 2013, un prince saoudien, Prince Fahad Al Saud, prévoit de dépenser 15 millions d'euros pour 3 jours dans les parcs de Disneyland Paris avec ses 60 invités ce qui comprend des événements spéciaux dont des personnages encore jamais apparus[33].

Le 10 juillet 2014, l'attraction Ratatouille : L'Aventure totalement toquée de Rémy ouvre ses portes et le complexe attend un retour sur investissements de 32 millions d'€ [34],[35].

Le 12 septembre 2014, Disney annonce un projet de nouvelles attractions Star Wars à Disneyland Paris[36].

Analyse économique et touristique[ ]

Données opérationnelles[ ]

Une aventure difficile et critiquée[ ]

Le parc a connu des débuts difficiles, avec une fréquentation qui n'était pas à la hauteur des espérances. Au fil des années, malgré un lent redressement de l'affluence, les dettes importantes accumulées par le groupe font même craindre pour la pérennité du parc. Cependant, la solidité financière de la maison mère parvient à convaincre les banques de donner leur appui en 2004. Le site a accueilli 15,4 millions de visiteurs en 2009[37].

Parmi les critiques les plus violentes, le parc a notamment été qualifié par Ariane Mnouchkine de « Tchernobyl culturel »[38]. Il s'agit de l'expression extrême d'une critique multiforme qui a été exprimée et relayée par différents essayistes et philosophes comme Umberto Eco, Jean Baudrillard ou Denis Lacorne. Pour Marc Augé, « Disneyland, c'est le monde d'aujourd'hui, dans ce qu'il a de pire et de meilleur : l'expérience du vide et de la liberté »[39],[40].

Côté public, l'Union fédérale des consommateurs - Que choisir, à partir d'une enquête satisfaction « parc de loisirs » lancée auprès de ses lecteurs début 2008, a publié un taux de satisfaction global de 78,3 %, ce qui place le complexe Disney en sixième position derrière, entre autres, le Parc Astérix et le Futuroscope[41]. D'après cette étude, les points faibles (moins de 70 % de satisfaits) du complexe sont le parking payant (celui-ci étant gratuit pour cinq des parcs de loisirs concurrents), l'attente, la restauration, les boutiques (choix et prix) et le rapport qualité/prix, soit cinq points sur les quatorze comparés.

Un symbole ambigu[ ]

La création du parc en 1992 – et son annonce quelques années plus tôt – avait suscité beaucoup d'espérances dans une France touchée par le chômage. Mais peu à peu, il est devenu le symbole, pour l'opinion publique, du management à l'américaine, étant souvent assimilé aux conditions de travail difficiles, à la précarité, aux faibles salaires et à un dialogue social qui laisserait à désirer. En 1998, le parc a d'ailleurs connu une de ses premières grèves d'importance. Le resort reste néanmoins depuis son ouverture la première destination touristique d'Europe et dépasse les quinze millions de visites par an[37].

Critiques sur les termes de l'accord et impact économique[ ]

Parmi les principales critiques, à l'ouverture, sur les termes de l'accord entre l'État français et Disney, on peut citer[42] :

Le coût pour l'État

Il s'est élevé à :

  • un milliard de FRF pour la prise en charge des infrastructures périphériques jugées nécessaires par Disney ;
  • un milliard de FRF pour la gare du RER. Si la fréquentation ne répond pas aux prévisions, Disney s'engage uniquement à verser une indemnité destinée à financer la promotion du parc ;
  • un milliard de FRF de subvention indirecte sous forme de baisse sur le taux du prêt consenti par la Caisse des dépôts et consignations.

Cependant, ces subventions à l'implantation ont été amorties en quelques années seulement grâce aux rentrées de TVA que le parc d'attraction a générées, notamment du fait de visiteurs étrangers.

La remise en cause du droit public

Un statut juridique particulier a été accordé au parc : la convention liant la France à Disney prévoit que, en cas de litige entre les parties, les tribunaux administratifs ne seront pas compétents. Les Américains estimaient que le Conseil d'État étant une structure étatique, il ne pourrait pas être indépendant et serait à la fois juge et partie. Il a donc été convenu que, dans ce cas, une procédure d'arbitrage international serait mise en place, comme si la France et Euro Disney étaient des entités de même rang. Il a donc fallu voter un texte particulier en ce sens.

Notes et références[ ]

Le complexe est abrégé en DRP pour le site www.drpbusiness.com, un site officiel d'Euro Disney SCA et DLRP pour la grande majorité de sites de fans, à l'image des autres complexes de Disney qui incluent le L de Land.

  • SNC signifie Société en Nom Collectif.
  • « DisneyLand Resort Paris »
  1. Rapport d'activité 2010
  2. http://corporate.disneylandparis.fr/CORP/FR/Neutral/Images/fr-uk-reference-document-2013.pdf
  3. Rapport financier semestriel 2009 p. 14
    « Euro Disney SCA (la "Société"), ses filiales détenues et contrôlées (le "Groupe Contrôlé Juridiquement") et les sociétés de financement consolidées (globalement le "Groupe") ont commencé l'exploitation commerciale de Disneyland® Paris (le "Site") le 12 avril 1992, jour de l'ouverture officielle. »
  4. Bien que la majorité du public fait référence au parc comme « Disneyland », étant donné qu'il est le parc historique du groupe, le nom officiel est « Disneyland Park » ou « Parc Disneyland ».
  5. a, b et c Sébastien Roffat, Disney et la France : les 20 ans d'Euro Disneyland, p. 53
  6. « Disney in Europe », sur www.nytimes.com, The New York Times,‎ 13 mars 1987 (consulté le 9 mars 2010)
  7. Pierre Duclos, « Eurodisney : il y a 10 ans », sur INA,‎ 17 décembre 1995 (consulté le 20 août 2013)
  8. (en) Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia, p. 191
  9. Hugues Huet, « Eurodisney à Marne la Vallée », sur INA,‎ 12 avril 1991 (consulté le 20 août 2013)
  10. « Disney MGM Studios Europe, avant les Walt Disney Studios », Iimagineering's Files (consulté le 09 novembre 2011)
  11. Frédérique Hovasse, « Dossier eurodisney : les raisons d'un échec », sur INA,‎ 14 mars 1994 (consulté le 20 août 2013)
  12. a et b « Eurodisney », Boursilex (consulté le 09 novembre 2011)
  13. (en) Walt Disney Company, « Disney Factbook 1999 - year in Review »,‎ 5 janvier 2000 (consulté le 22 janvier 2010), p. 5
  14. Euro Disney S.C.A. - Résultats de l'exercice 2007
  15. Vers un accord entre EuroDisney et Pierre et Vacances, « latribune.fr », consulté le 1er février 2010.
  16. (fr) SNCF : les familles priées de faire wagon à part
  17. (fr) Disney ouvre sa billetterie en avant-première aux agences Selectour
  18. Disney épinglé par la médecine du travail
  19. « Le malaise grandit chez les employés de Disneyland Paris », LeMonde.Fr, 22 avril 2010.
  20. Avec Disneyland Paris, La SNCF relance les TGV pour familles, Le Quotidien du Tourisme, article du 13 juin 2010, sur le site Web « quotidiendutourisme.com », consulté le 17 juin 2010.
  21. L'État et Euro Disney ouvrent une nouvelle phase d'aménagement de l'Est parisien
  22. A l'est de Paris, Disney et la France resignent pour 20 ans
  23. MasterCard and Disney strike pan-European alliance.
  24. EURO DISNEY : Le groupe Algonquin acquiert et rénove l'hôtel Explorers
  25. Dinant va signer un jumelage avec Disneyland Paris, 2 août 2012
  26. Dinant s’offre Disneyland Paris
  27. La ville de Dinant va signer un jumelage avec Disneyland Paris
  28. Dinant jumelée avec Disneyland Paris
  29. a et b Disney to back Euro Disney, stake talk "unfounded"
  30. a et b The Walt Disney Company signe un accord de refinancement
  31. Communiqué officiel
  32. http://corporate.disneylandparis.fr/relations-investisseurs/indicateurs-financiers/index.xhtml
  33. Saudi prince forks out 15 mn euros at Paris Disneyland
  34. Euro Disney set for €30m boost from new Ratatouille ride
  35. Disneyland Paris lève le voile sur sa nouvelle attraction Ratatouille, Le Parisien, le 12 février 2014 sur « leparisien.fr/seine-et-marne-77 »
  36. Disney Planning New Star Wars Attraction For Paris Park
  37. a et b Exercice 2009.
  38. Propos tenu lors d'une conversation avec Robert Fitzpatrick, alors PDG d'Euro Disney SCA et relaté dans l'article « Robert contre Fitzpatrick » de Michel Boué paru le 10 avril 1992 dans L'Humanité.
  39. Marc Augé, Un ethnologue à Euro Disneyland, Le Monde diplomatique. Août 1992.
  40. Auteurs cités par Sébastien Roffat, Disney et la France : Les vingt ans d'Euro Disneyland, L'Harmattan, 2007, p. 131-133.
  41. Que Choisir, no 461, juillet-août 2008, p. 44-45.
  42. Yves Eudes, A Eurodisney, les cadeaux de la France, Le Monde diplomatique. Août 1992.

Voir aussi[ ]

Sur les autres projets Wikimedia :

Livres[ ]

  • (en) Andrew Lainsbury, Once Upon an American Dream: The Story of Euro Disneyland, Lawrence, University Press Of Kansas,‎ 1er janvier 2000, relié, 308 p. (ISBN 978-0-7006-0989-5, LCCN 99037813)
  • Alain Littaye, Didier Ghez, Disneyland Paris - De l'esquisse à la création,‎ 2002 [détail des éditions]
  • Sébastien Roffat, Disney et la France : les vingt ans d'Euro Disneyland, Paris, Editions L'Harmattan,‎ 2007, relié, 382 p. [détail des éditions] (ISBN 978-2-296-02989-7, LCCN 2007459527)
  • (fr) (en) Jérémie Noyer, Mathias Dugoujon, 20 ans de Rêves, Disneyland Paris, Euro Disney S.C.A,‎ avril 2012, relié, 192 p. (ISBN 978-2-9528909-1-5)

Liens externes[ ]

Sites officiels de Disneyland Paris :

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