Colleville-Montgomery
| Colleville-Montgomery | |
|---|---|
La plage de Colleville |
|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Basse-Normandie |
| Département | Calvados |
| Arrondissement | Caen |
| Canton | Ouistreham |
| Code commune | 14166 |
| Code postal | 14880 |
| Maire Mandat en cours |
Guy Legrand 2008 - 2014 |
| Intercommunalité | sans |
| Site web | www.colleville-montgomery.fr |
| Démographie | |
| Population | 2 160 hab. (2009) |
| Densité | 279 hab./km2 |
| Gentilé | Collevillais |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 3 m — maxi. 58 m |
| Superficie | 7,74 km2 |
Colleville-Montgomery, anciennement Colleville-sur-Orne, est une commune française, située dans le département du Calvados et la région Basse-Normandie, peuplée de 2 160 habitants[1] (les Collevillais). C'est une commune de la Côte de Nacre. Sa plage est le site le plus occidental de Sword Beach et donc du débarquement allié.
Sommaire |
Géographie
La commune est composée de trois zones : Colleville-Plage, Collevillette et Colleville-Bourg.
Situation
Colleville-Plage
Cette zone est constituée de la plage de Colleville (baignade surveillée tout l'été), ainsi que d'un quartier pavillonnaire situé entre le front de mer et le marais, le long de la route départementale D514 reliant Ouistreham à Lion-sur-Mer. On y trouve un centre commercial, un camping et un club de voile nommé Wind14, ainsi qu'un mémorial dédié à l'action du 1er bataillon de fusiliers marins commandos du commandant Kieffer, érigé sur la digue, dos à la mer.
-
Mémorial du commando Kieffer.
-
Statue du général Montgomery.
Collevillette
Collevillette est un hameau bordant le marais, situé sur la route départementale D60a qui relie le bourg à la plage, distante de 2,5 km.
Colleville-Bourg
Colleville-Bourg est un petit bourg situé en bordure du bois du Caprice, comprenant église, mairie, écoles maternelle et primaire ainsi que quelques commerces, un complexe sportif et une aire pour les camping-cars. On y trouve des venelles pittoresques, un pigeonnier datant du Moyen Âge et quelques autres bâtiments anciens. Le bois du Caprice de plus de 70 hectares est classé en « espace naturel sensible » par le conseil général du Calvados. Il abrite des espèces végétales rares et une faune variée dont la salamandre[3]. Le bourg et le bois sont traversés par le « chemin des Pèlerins » qui était emprunté par les Romains pour rejoindre leur camp à Bernières-sur-Mer.
Histoire
L'exploit de Michel Cabieu est parfois localisé (à tort) à Colleville-Montgomery par certains ouvrages.
Origines
« La ferme de Koli » remonte probablement au Xe siècle, lors de l'installation des anglo-scandinaves. Koli est un surnom norrois signifiant « celui qui est noir comme du charbon ». Il est très fréquemment attesté en Normandie, dans les autres Colleville bien sûr, mais aussi dans Colletot (Eure), Saint-Romain-de-Colbosc, Colmoulins, Boscol (Seine-Maritime) et Couville (Manche). L'emploi de l'appellatif « ville » : ferme, puis village, à l'origine, n'est pas antérieur à l'époque mérovingienne. Ce terme roman a pour étymologie le latin villa : domaine rural. Les colons anglo-scandinaves en ont fait un large usage lors de leur installation au Xe siècle. Ils ont aussi fait usage d'un autre appellatif, d'origine scandinave quant à lui, topt devenu « tot » (par exemple dans Colletot) dont la nuance de sens avec « ville » est difficile à établir.
L'importance de l'église montre que la communauté paroissiale était bien vivante dès le XIIe siècle. Des textes du XIIIe siècle font mention de Colleville et règlent la destination des dîmes qui y sont levées. En 1434, la commune abrite 76 feux (soit environ 300 personnes). En 1709, la population est identique (79 feux)[4].
Renommage
La commune s'est appelée Colleville-sur-Orne jusqu'au 13 juin 1946, pour se distinguer d'une autre commune du département, également en situation littorale, Colleville-sur-Mer. Elle doit son nom actuel au général britannique Montgomery qui dirigeait les troupes britanniques sur Colleville lors du débarquement du 6 juin 1944 et qui doit lui-même son nom à un toponyme du Calvados Sainte-Foy-de-Montgommery et Saint-Germain-de-Montgommery, fief de la famille de Montgomery qui accompagna Guillaume le Conquérant à la conquête de l'Angleterre.
Débarquement
Initialement, le débarquement allié ne devait pas s'étendre à l'est de Courseulles, mais Eisenhower et Montgomery parviennent à convaincre de l'utilité de le prolonger jusqu'à l'Orne, intégrant donc Juno Beach et Sword Beach. La plage d'Ouistreham et le rivage de Luc et Lion étant jugés difficilement prenable, Sword a été limitée à Hermanville et à Colleville[5].
C'est ainsi que Colleville devient le lieu de débarquement, le 6 juin 1944, de la 1re brigade spéciale de Lord Lovat, dont faisait partie le célèbre joueur de cornemuse Bill Millin.
La 1re brigade spéciale comprend dans ses rangs les commandos français du 1er bataillon de fusiliers marins du commandant Kieffer, qui, après avoir débarqué sur la plage de Colleville, s'emparent de Ouistreham dans la matinée avant de faire jonction en milieu d'après-midi avec les Airborne britanniques à Bénouville (Pegasus Bridge) et de prendre position sur la commune.
Héraldique
|
Les armes de la commune de Colleville-Montgomery se blasonnent ainsi : |
Administration
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1977 | en cours | Guy Legrand | SE | |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
Le conseil municipal est composé de dix-neuf membres dont le maire et cinq adjoints.
Démographie
Monuments
L'église
Édifiée sous le patronage de saint Vigor, évêque de Bayeux (511-531), aux XIe et XIIe siècles, l'église Saint-Vigor comporte deux chœurs et une nef romane. L'édifice est inscrit au titre des Monuments historiques depuis le 16 mai 1927[9].
Les voûtes de la première travée sont de plein cintre. Les suivantes sont plus récentes, construites en même temps que les arcades qui établissent la communication avec le second chœur du XIIIe siècle. La tour latérale du XIIe siècle est romane, elle se termine par une plate-forme entourée d'un parapet et abrite trois cloches. Le clocher, partiellement détruit lors de la Libération, a été reconstruit à l'identique. Les fenêtres sont de style gothique et les vitraux ont été restaurés après la dernière guerre.
Le site fortifié Hillman
Construit par les Allemands à partir de 1942, il compte dix-huit emplacements bétonnés souterrains qui font l'objet, depuis 1990, d'une restauration bénévole par l'association « Les Amis du Suffolk Régiment » avec l'appui de la commune. Des visites guidées sont organisées régulièrement pendant l'été et lors des journées du Patrimoine.
La redoute
Ancienne fortification militaire conçue selon les plans de Vauban comme défense contre les Anglais, et construite de 1779 à 1782, elle contenait deux canons de 24 et un obusier et pouvait loger une trentaine de soldats dans ses deux salles de garde. Vendue par les Domaines en 1833, elle a été rachetée par la commune dans les années 1980[10]. Il en subsiste une bonne moitié, située à Colleville-Plage, au bout de la rue Vauban.
Autres monuments
- Manoir du XVIIIe siècle, inscrit au titre des Monuments historiques depuis le 29 octobre 1971[11].
Activité et manifestations
Jumelage
Kleinrinderfeld (Allemagne) depuis 1995.
Sport
La Jeunesse sportive collevillaise fait évoluer deux équipes de football en divisions de district[12].
Sources
- Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[13].
- Population municipale 2009 (site de l'Insee)
- Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée
- Calvados Littoral Espaces Naturels, Le bois du Caprice
- Bulletin municipal no 112, avril 2006
- Normandie mémoire - Sword Beach. Consulté le 23 mars 2012
- Blasonnement de Colleville-Montgomery sur www.labanquedublason2.com. Consulté le 21 novembre 2011.
- Source : Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Colleville-Montgomery », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS). Consulté le 23 mars 2012
- Insee : historique des populations par commune depuis le recensement de 1962
- Église, sur la base Mérimée, ministère de la Culture.
- Kourilenko, Jean-Luc, Côte de Nacre, éd. Alan Sutton, Joué-lès-Tours, 1996 (ISBN 2-910444-86-4), p. 38
- Manoir, sur la base Mérimée, ministère de la Culture.
- Site officiel de la Fédération française de football – JS collevillaise. Consulté le 23 mars 2012
- Colleville-Montgomery sur le site de l'Institut géographique national (archive Wikiwix)