Claude Sérillon
Claude Sérillon
Claude Sérillon, en 2010.
| Naissance | 20 octobre 1950 Nantes (Loire-Atlantique) |
|---|---|
| Nationalité | |
| Diplôme | Licence de Lettres |
| Profession | Journaliste |
| Activité principale | Journal de 20 heures Géopolis |
| Autres activités | Animateur de télévision Écrivain |
| Conjoint | Catherine Ceylac |
Claude Sérillon, né le 20 octobre 1950 à Nantes, est un journaliste français.
Sommaire |
Parcours
Claude Sérillon est élève à l'école du Breil-Malville, puis du lycée Jules-Verne ; il fait des études supérieures de lettres à l'université de Nantes, obtenant une licence. Encore étudiant, il débute dans le journalisme en 1970, comme pigiste pour le quotidien Presse-Océan. Il fait son entrée dans ce journal à l'occasion d'un voyage en Norvège : il propose alors un reportage sur le club de football Strømsgodset IF, champion de Norvège 1970, que le FCN doit rencontrer un peu plus tard en Coupe d'Europe. Dans l'après-midi du 28 janvier 1972, au cours de sa tournée des informations, il se trouve place Saint-Pierre alors que débute l'incendie de la cathédrale de Nantes ; il est donc le premier journaliste présent sur les lieux, suivant les pompiers dans les combles du bâtiment, et son reportage constitue une part essentielle du journal du lendemain, dont la première page comporte seulement une photo de l'incendie et la mention « 16 h 19 »[1].
Télévision
En 1973, il intègre l'ORTF Île-de-France. Il arrive sur Antenne 2 en 1975, et prend les commandes du journal de 18 h 45 l'année suivante, en 1976.
En 1979, il est en charge de la revue de presse dans Antenne 2 Midi, mais en est remercié pour avoir abordé l'affaire des diamants de Bokassa, mettant en cause Valéry Giscard d'Estaing[réf. nécessaire].
Il intègre à nouveau la rédaction en juillet 1981 comme rédacteur en chef du service société, et présente le dernier journal.
En février 1984, il quitte Antenne 2 pour TF1 afin d'y présenter le journal de 20 heures de la Une qui se trouve alors en perte de vitesse face au tandem Christine Ockrent / Bernard Rapp.
Mal à l'aise au sein de la rédaction de TF1 et opposé au style du nouveau JT mis à l'antenne en janvier 1985, dramatisé et plus sensationnaliste, il reste nostalgique d'A2 et finit par réintégrer sa chaine d'origine en janvier 1986, pour présenter le 20 heures en alternance avec Bernard Rapp.
Renvoyé du journal de 20 heures en juillet 1987 pour avoir « maltraité » le préfet de police de Paris dans l'affaire Oussékine, mais surtout à l'approche de la présidentielle, Claude Sérillon devra attendre 11 ans pour reprendre le même poste, en août 1998, en remplacement de Daniel Bilalian.
Pendant les Jeux Olympiques d'hiver de 1992, se déroulant à Albertville, il anime quelques « talks-shows » sur la chaine éphémère Euro HD, mise en place par l'ORTO 92 (groupe France Télévisions), en compagnie de Daniel Cazal. Toutefois, il reste fidèle à A2 et enchaîne plusieurs émissions de reportages et de débats comme Édition spéciale, Place publique, Raison de Plus ou Géopolis, sans oublier la coprésentation pendant dix années du Téléthon et des soirées nuit des étoiles aux côtés d'Hubert Reeves. Cependant, lors d'un Téléthon, interviewant Michel Boujenah, qui raconte des anecdotes rocambolesques, Claude Serillon est pris d'une crise de fou rire très communicatif, et propre à lui.
France 2
En août 1998, on lui redonne les rênes du 20 heures sur France 2 où il propose alors un JT remanié, résolument tourné vers l'international et l'économie et ne cédant pas aux sirènes populistes et people de la télévision commerciale. L'audience néanmoins demeure très inférieure à celle de la Une.
Le 13 septembre 1999, fidèle à sa réputation d'indépendance, il réalise une interview sans concession de Lionel Jospin alors Premier ministre[2], qui s'en montre peu satisfait[3]. La présidentielle approchant, Sérillon, tout comme en 1987, devient un interviewer « boudé à gauche et peu apprécié à droite[4] ». En juillet 2001, Olivier Mazerolle, nouveau patron de l'information de la chaîne, lui retire la présentation du JT[5], et, en septembre, il est remplacé par David Pujadas, débauché de LCI.
Par la suite, il quitte France 2 et retrouve ainsi intégralement sa liberté de parole. En 2002, Patrick Chêne fait appel à lui pour son projet de dynamisation de la chaîne Santé Vie mais la chaîne cesse d'émettre un an plus tard.
En 2007, il rejoint l'équipe de Michel Drucker en tant que chroniqueur, dans la seconde partie de l'émission Vivement dimanche prochain sur France 2, afin de présenter au sein d'une rubrique l'actualité cinématographique et littéraire du moment.
Depuis 2007, il co-présente avec Dominique Roederer l'émission politique hebdomadaire Ôtrement dit diffusée sur France Ô et sur les radios et les télévisions de RFO en Outre-mer.
Les années récentes
En janvier 2009, il annonce publiquement sa candidature à la présidence de Public Sénat. Il se retrouve ainsi face à Pierre Sled, Thierry Guerrier, Gilles Leclerc et Ghislain Achard. Au troisième tour, il se retrouve face au candidat Gilles Leclerc, alors chef du service politique de la rédaction de France 2. Le 28 avril, Gérard Larcher, président du Sénat tranche entre les deux candidats pour la présidence de Public Sénat[6]. À l'issue d'un long processus de sélection entamé début mars, mené par une commission de sélection du Sénat, Gilles Leclerc a finalement été nommé par Gérard Larcher président de la chaîne parlementaire Public Sénat le 29 avril 2009.
Claude Sérillon fait partie de l'équipe de communication de François Hollande, candidat du Parti socialiste à l'élection présidentielle française de 2012[7], élu Président de la République le 6 mai 2012.
Bibliographie
- De quoi je me mêle (essai), Balland, 1987
- Un certain sentiment d'injustice, avec Maître Jean-Louis Pelletier, 1988
- Le Bureau (roman), Lattès, 1996
- Une Femme coupable (roman), Grasset Et Fasquelle, 1999
- Dis-moi je t'aime (nouvelles), Balland, 2004
- Le cap et la route, entretiens avec Jean Glavany, Éditions Privat 2005
- Tu dors ? Non je rêve (nouvelles), Éditions du Panama, 2006
- Les années 70, avec Blandine Houdart, Laura Cuisset et Clara Engel, Éditions du Chêne, 2006
- Les années 80, Éditions du Chêne, 2006
- Les années 90, Éditions du Chêne, 2007
- Les mots de l’Actu, Éditions Marabout, 2009
Notes et références
- Jean-Charles Cozic et Daniel Garnier, La Presse à Nantes de 1757 à nos jours. Tome 3 : De 1928 à jours, Editions L’Atalante, Nantes, 2009. [ISBN 978-2-84172-397-3], pages 310-311 et 414.
- Interview de Lionel Jospin par Claude Sérillon au JT de France 213 septembre 1999 sur le site de l'INA
- Libération.fr
- «Bonsoir, merci» l'insolent sur laLibre.be
- leParisien.fr
- Les 2 candidats pour la succession d'Elkabbach sont Sérillon et Leclerc1er avril 2009 sur lepoint.fr
- Interview de Claude Sérillon sur Canal+ le 21/10/2011
Voir aussi
- Catherine Ceylac, sa compagne