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Charente libre

Charente libre
Image illustrative de l'article Charente libre

Pays Drapeau de la France France
Langue Français
Périodicité Quotidienne
Genre Presse départementale, presse régionale
Diffusion 40 199 ex. (2005)
Date de fondation 1944
Ville d’édition Angoulême

Propriétaire Groupe Sud Ouest
Directeur de publication Jean-Pierre Barjou
Directeur de la rédaction Jacques Guyon
Rédacteur en chef Jean-Louis Hervois
ISSN 0247-7823
Site web Charente Libre

Charente libre est un quotidien départemental français publié dans le département de la Charente, adhérent au Syndicat de la presse quotidienne régionale. Fondé à la Libération, il appartient au Groupe Sud Ouest. Son prix en kiosque est de 0,90 €. En dehors de la Charente, le journal est disponible dans les départements limitrophes et à Paris, notamment à la gare de Paris-Montparnasse.

Histoire[ ]

  • Septembre 1944 : Pierre Bodet, ancien résistant et professeur, créé le journal Charente libre, Organe quotidien de défense républicaine et d'action sociale.
  • 1960 : le Groupe Sud Ouest entre dans le capital de Charente libre.
  • Mars 2000 : nouvelle formule de Charente libre.
  • Décembre 2009 : nouvelle mise en page.

Diffusion[ ]

Selon l’Office de justification de la diffusion (OJD), les ventes moyennes étaient en 2005 de 40 199 exemplaires [1], dont 56 % par abonnement, 41 % au numéro et 3 % non payées.

Charente libre totalise une audience de 132 000 lecteurs (2002–2004), soit un tiers de la population de la Charente.

Le quotidien Sud Ouest dispose de trois bureaux locaux (Angoulême, Cognac, Barbezieux) et d’une édition en Charente. Les ventes de celle-ci tournent autour de 7 000 exemplaires.

Statut et direction[ ]

Charente libre est une société anonyme à conseil de surveillance et directoire. Son capital est de 37 950 €. Siège social : ZI nº 3 - 16340 L'Isle-d'Espagnac (banlieue d’Angoulême, la préfecture de la Charente).

Président d’honneur : Louis-Guy Gayan.

Directoire : Jean-Pierre Barjou (président), Jacques Guyon, Jean-Marie Raby.

Directeur de la publication : Jean--Pierre Barjou

Comité de direction : Jean-Pierre Barjou, Michel Gonzalez (directeur technique), Jacques Guyon (directeur de la rédaction), Jean-Louis Hervois (rédacteur en chef), Jean-Marie Raby (directeur administratif), Laurent Cuny (directeur commercial).

Effectifs[ ]

Le quotidien Charente libre compte une centaine de salariés, dont la moitié de journalistes répartis entre le siège (L’Isle-d’Espagnac), où est imprimé le journal, et les cinq bureaux locaux (Angoulême, (Chef d'agence Armel Le Ny, adjoint Stéphane Urbajtel) Cognac (responsable de l'agence Ismaël Karroum) Confolens, Barbezieux et Ruffec) (responsable des pages départementale Thierry Cordeboeuf).

La rédaction se divise en grands services : la séquence "Faits du jour" (responsable Ivan Drapeau), les locales, la départementale (responsable Thierry Cordeboeuf), le desk (mise en page et actualité nationale et internationale dirigée par Régis Ammeux), le service des sports (responsable Eric Fillaud). Charente libre compte en outre un service photo (trois permanents) et un poste de correspondant à Paris (Dominique Garraud).

Par ailleurs, qu’il s’agisse de suivre les soldats du 1er Rima d’Angoulême déployés en Bosnie-Herzégovine ou d’enquêter sur le marché du cognac au Japon, la rédaction n’hésite pas à envoyer ses journalistes à l’étranger en cas d’événement majeur mais surtout pour tout type de sujet national ou international en lien avec la vie locale.

Format tabloïd[ ]

Le 1er mars 2000, Charente libre était le premier titre de presse quotidienne régionale à passer au format tabloïd. Cette nouvelle formule a été réalisée par Dominique Roynette, alors directrice artistique du quotidien Le Monde, Régis Ammeux, chef d’édition à Charente Libre, et le dessinateur de caractères Jean François Porchez qui a donné naissance au nouveau caractère, le "Charente" [2].

Le journal s’est retrouvé avec un nouveau logotype, une pagination accrue (quarante-huit à soixante-quatre pages, soit le double de l’ancienne formule), une maquette plus aérée et plus riche en illustrations et un déroulé donnant davantage de place à l’actualité locale, les pages nationales et internationales étant désormais relayées en fin de journal.

L’ordre du chemin de fer est aujourd’hui le suivant : Les faits du jour (en Charente ou ailleurs) et l’éditorial, les six cahiers locaux (Grand Angoulême, Pays Angoumois, Pays de Cognac, Sud Barbezieux, Pays ruffecois et Charente limousine), Le Guide (actualités culturelles), France Monde (actualité nationale et internationale) et une fois par semaine Entreprendre (économie locale).

Ce changement de format a été initié par le Groupe Sud Ouest. Il s’agissait pour le groupe de presse de tester en condition réelle la réception du format tabloïd par le lectorat avant de l’adapter à toutes les éditions de Sud Ouest. Le nouveau format « tabloïd espagnol » était d’ailleurs assez proche de celui déjà adopté par Sud Ouest Dimanche.

Le test se révéla concluant, car si une partie de lectorat âgé est partie, le journal a vu ses ventes augmenter au cours des années suivantes, réussissant ainsi à séduire davantage les 35-45 ans. A l’heure de l’érosion du lectorat de la presse quotidienne, Charente libre est l’un des deux seuls titres de PQR à avoir vu son lectorat croître dans les années qui ont suivi.

Toutefois, le passage au format tabloïd par Sud Ouest, en mars 2002, a été mal accueilli par le lectorat et n’est pas parvenu à enrayer la chute des ventes. Depuis, d’autres quotidiens régionaux ont imité Charente libre en optant, eux aussi pour des formats comparables : Le Télégramme (mars 2002), La République du Centre (janvier 2003), Nice-Matin (avril 2006) et La Voix du Nord (mai 2006).

Positionnement politique[ ]

À sa création, à la Libération, le journal se présentait comme un « Organe quotidien de défense républicaine et d’action sociale ». Charente libre s'est donc longtemps positionné à gauche, adoptant une position humaniste. Un choix confortable, dans la mesure où le département de la Charente est de toute manière de tradition radicale et socialiste.

Si le journal reste perçu comme un titre de centre-gauche, il s’est peu à peu défait de cette étiquette, au point que, par exemple, certains lecteurs reprochent son soutien à la majorité UDF puis UMP en place à la mairie d’Angoulême de 1989 à 2008. Mais pour les journalistes, le mot d’ordre est dorénavant plus pragmatique : « Ce qui est bon pour la Charente est bon pour la Charente libre ».

Au-delà des clivages gauche-droite, Charente libre entend ainsi défendre, parfois contre l’avis de l’opinion locale, les dossiers qui lui semblent importants pour l’avenir du département, qu’il s’agisse du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême, des aides allouées par la politique agricole commune (PAC) au secteur viticole local (le cognac représente le premier poste d’exportation pour le département de la Charente) ou de certains projets d’infrastructures comme le projet de ligne ferroviaire à grande vitesse pour le TGV Angoulême-Bordeaux.

Au niveau national, le quotidien est surtout réputé pour la qualité des éditoriaux de Jacques Guyon [3], souvent cité dans les revues de presse matinales.

Toutefois, malgré l’esprit indépendant de la rédaction et le sérieux des enquêtes du journal, on remarquera que Charente libre n’a pas su jouer complètement son rôle de quatrième pouvoir lors des deux mandats du député-maire socialiste Jean-Michel Boucheron à la tête de la mairie d’Angoulême de 1977 à 1989, période durant laquelle la ville a atteint un endettement record.

Liens externes[ ]

Sources[ ]

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