Centre de documentation juive contemporaine
Le Centre de documentation juive contemporaine (CDJC) est une organisation, fondée clandestinement durant la Seconde Guerre mondiale.
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Création
Isaac Schneersohn fonde le Centre à Grenoble en avril 1943, dans le but de recueillir tout document concernant la persécution des Juifs de France. Des historiens comme Léon Poliakov, Joseph Billig ou Lucien Steinberg, participent à l’organisation.
Participation au procès de Nuremberg
Le Centre remet à Edgar Faure, peu avant le début du procès, et « à titre de confiance tout à fait personnelle[1] », un ensemble de documents, fruit de leur recherche. Faure, après examen des documents, conclut : « C’était la mécanique de la criminalité d’État qui se photographiait sur un certain nombre de pièces décisives permettant de saisir la complicité à tous les niveaux et dans tous les rameaux de cette arborescence »[2].
Localisation
Le Centre est depuis 1997 partie intégrante du Mémorial de la Shoah (situé à Paris), à la suite de la fusion entre le Centre et le Mémorial du martyr juif inconnu, fondé en 1956.
Notes et références
- Annette Wieviorka, Le procès de Nuremberg, éd. Liana Levi, coll. « Piccolo / histoire » (no 42), Paris, 2006, 312 p. (ISBN 2-86746-420-X).
- Edgar Faure, Mémoires, vol. II Si tel doit être mon destin ce soir…, éd. Plon, Paris, 1984, 691 p. (ISBN 2-259-01216-7), p. 33.