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Brian De Palma

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Brian De Palma

Description de cette image, également commentée ci-après - Wikipedia Orange

Brian De Palma à la Mostra de Venise 2007

Nom de naissance Brian Russell DePalma
Naissance 11 septembre 1940 (1940-09-11) (71 ans)
Newark, New Jersey (États-Unis)
Nationalité Drapeau des États-Unis - Wikipedia Orange Américaine
Profession Réalisateur
Producteur
Scénariste
Films notables Phantom of the Paradise
Carrie au bal du diable
Pulsions
Blow Out
Scarface
Les Incorruptibles
L'Impasse
Mission impossible
Redacted

Brian Russell De Palma est un cinéaste américain né le 11 septembre 1940 à Newark (New Jersey).

Sommaire

Biographie

Fils d'un chirurgien d'origine italienne, il suit des études de physique avant de se consacrer au cinéma. Après quelques productions indépendantes, il connaît son premier grand succès en 1973 avec le thriller Sœurs de sang mais c'est avec Phantom of the Paradise, une adaptation rock du Fantôme de l'Opéra de Gaston Leroux, qu'il accède l'année suivante à la consécration. Après deux films fantastiques qui deviennent rapidement des classiques de l'horreur (Carrie au bal du diable et Furie ), il se tourne vers les thrillers psychologiques, dont le mélange de sexualité et de violence devient sa marque de fabrique (Obsession, Pulsions, Blow Out, Body Double).

À partir des années 1980, il renoue avec le film noir avec Scarface, Mafia Salad et Les Incorruptibles, et plus tard L'Impasse, Snake Eyes et Le Dahlia noir

Il réalise également quelques blockbusters moins personnels comme Mission impossible et Mission to Mars.

Il est actuellement en tournage à Berlin du film Passion, remake de Crime d'amour d'Alain Corneau.

Avant d'être le compagnon de la chanteuse Elli Medeiros, il fut marié de 1979 à 1983 à l'actrice Nancy Allen, qui a joué dans plusieurs de ses films (Carrie, Home Movies, Pulsions et Blow Out), à la scénariste et productrice Gale Anne Hurd (de 1991 à 1993) et à l'actrice Darnell Gregorio (de 1995 à 1997).

Style

Il est considéré par beaucoup comme le digne héritier d'Alfred Hitchcock tant pour la qualité de ses œuvres, le suspense et sa maestria. On doit aussi noter une certaine ressemblance avec le style de Dario Argento, cinéaste italien qui popularisa le giallo, par ses plans-séquences complexes intimement liés à la musique.

Brian De Palma a su donner un nouveau souffle aux films de genre, particulièrement dans les domaines du suspense et du fantastique. Il n'hésite pas à afficher clairement ses influences, reprenant des thèmes voire des scènes de ses cinéastes préférés (Hitchcock principalement) en allant même jusqu'à les reproduire dans ses films : l'un des exemples les plus marquants est cette scène des Incorruptibles (The Untouchables, 1987) où l'on trouve une allusion à la scène des escaliers d'Odessa du Cuirassé Potemkine de Sergueï Eisenstein (1925).

Le cinéma de De Palma allie outrance et virtuosité, revendiquant un lyrisme exacerbé, dont les dernières œuvres demeurent toutefois inégales. Parmi ses plus grands films, citons Phantom of the Paradise (1974), variation sur le thème de Faust mêlant avec virtuosité comédie musicale, drame psychologique et fantastique. Carrie au bal du diable (1976), adaptation du Carrie de Stephen King, est un modèle du genre horrifique et pousse à son paroxysme l'utilisation du split screen, procédé filmique consistant à une séparation de l'écran pour proposer deux angles de vue différents dans un même espace. Pulsions (1980) rend hommage à Sueurs froides et à Psychose d'Hitchcock. On retrouve aussi dans sa filmographie le grand film Scarface, avec Al Pacino. Avec une particulière attention portée à la scène du meurtre de l'héroïne, sommet d'inventivité technique au service d'un voyeurisme morbide que l'on retrouvera dans Body Double (1984), transposition de Fenêtre sur cour dans le milieu décadent et corrompu du cinéma de genre hollywoodien des années 1980.

Ses dernières œuvres, souvent plus formelles et policées que les premières, demeurent néanmoins intéressantes ne serait-ce que pour la virtuosité de certaines séquences, à l'image de l'ouverture vertigineuse de Snake Eyes (1998) (un plan-séquence de 17 minutes – en réalité constitué de 3 coupes invisibles), ou de la scène du meurtre de l'agent glace dans Le Dahlia Noir (2006), film tranquille et nostalgique d'un maître à la retraite.

Dans la plupart des films de Brian De Palma, on retrouve une réalisation unique, un style bien personnel, des plans de caméra qui lui sont particuliers apparaissent systématiquement comme la caméra longeant un immeuble de haut en bas ou de bas en haut, un personnage mourant obligé de ramper (Sœurs de sang, Phantom of the Paradise, Les Incorruptibles, ...) un gros plan sur le personnage et en arrière-plan un signe, un décor ou un objet particulier pour mettre en valeur la scène, des musiques de fond qui collent toujours parfaitement à la scène, des plans de personnage uniques (John Travolta tenant dans ses bras Nancy Allen morte sous un feu d'artifice avec ce même air de piano que dans Blow Out, Al Pacino, alias Tony Montana, tenant en main son arme hystérique avant de mourir dans Scarface, ...).

De fait le cinéma de Brian de Palma est un cinéma du questionnement. Le cinéaste questionne à la fois le cinéma de ses illustres ancêtres en se demandant comment « ça » marche et pourquoi « ça » marche. Par exemple, dans L'Esprit de Caïn, on voit une poussette descendre par l'ascenseur et un bébé – en même temps – tomber dans le vide. C'est une allusion-clin d'œil au fim muet soviétique Le Cuirassé Potemkine et à la scène magnifique des Incorruptibles.

Au-delà de l'humour, cultivé et élitiste à peine tempéré par la cible « grand public » de son cinéma, Brian De Palma questionne aussi son propre cinéma qu'il retravaille à l'occasion. Son dernier film, Redacted, est le prolongement de son film de guerre Outrages (1989). C'est de style qu'il s'agit et de la volonté « totalitaire » de mettre un terme au cinéma, ce mensonge permanent.

Filmographie

En tant que réalisateur

Longs métrages
Courts métrages

En tant que producteur

En tant qu'acteur

Box-office

Les films réalisés par Brian de Palma ont totalisé 636 millions de dollars de recettes au box-office américain[1] et 16,3 millions d'entrées au box-office français [2].

Film Budget Drapeau des États-Unis - Wikipedia Orange États-Unis[1],[3] Drapeau de France - Wikipedia Orange France [2] Monde - Wikipedia Orange Monde
Sœurs de sang 500 000 $ [4] 1 000 000 $ [4] 34 674 entrées [2] N/A
Phantom of the Paradise 1 300 000 $ [5] N/A 1 114 958 entrées [2] N/A
Obsession 1 400 000 $ [6] 4 468 000 $ [6] 179 469 entrées [2] N/A
Carrie au bal du diable 1 800 000 $ [3] 33 800 000 $ [1] 1 290 685 entrées [2] N/A
Furie 5 500 000 $ [7] 24 000 000 $[7] 511 504 entrées [2] N/A
Pulsions 6 500 000 $ [1] 31 899 000 $ [1] 1 147 059 entrées [2] N/A
Blow Out 18 000 000 $ [3] 13 747 234 $ [3] 613 083 entrées [2] N/A
Scarface 25 000 000 $ [3] 45 408 703 $ [1] 770 544 entrées [2] 65 884 703 $ [1]
Body Double 10 000 000 $ [3] 8 801 940 $ [1] 426 622 entrées [2] N/A
Mafia salad 13 000 000 $[8] 8 475 466 $[1] N/A N/A
Les Incorruptibles 25 000 000 $ [3] 76 270 454 $ [1] 2 459 380 entrées [2] 186 270 454 $ [9]
Outrages 22 500 000 $ [10] 18 671 317 $ [1] 346 196 entrées[2] N/A
Le bûcher des vanités 47 000 000 $ [1] 15 691 192 $ [1] 239 029 entrées [2] N/A
L'Esprit de Cain 11 000 000 $ [3] 21 370 057 $ [1] 202 916 entrées [2] N/A
L'Impasse 30 000 000 $ [1] 36 948 322 $ [1] 274 966 entrées [2] 63 848 322 $ [1]
Mission : Impossible 80 000 000 $ [1] 180 981 856 $ [1] 4 120 262 entrées [2] 457 696 359 $ [1]
Snake Eyes 73 000 000 $ [1] 55 591 409 $ [1] 1 094 735 entrées [2] 103 891 409 $ [1]
Mission to Mars 100 000 000 $ [1] 60 883 407 $ [1] 645 666 entrées [2] 110 983 407 $ [1]
Femme Fatale 35 000 000 $ [3] 6 630 252 $ [1] 420 801 entrées [2] 16 838 910 $ [1]
Le Dahlia noir 50 000 000 $ [1] 22 545 080 $ [1] 409 697 entrées [2] 49 332 692 $ [1]
Redacted 5 000 000 $[3] 65 388 $ [1] 40 587 entrées [2] 782 102 $ [1]

Distinctions

Récompenses

Acteurs récurrents

Au fil du temps, Brian De Palma s'est entouré de nombreux acteurs avec lesquels il a travaillé à plusieurs reprises.

Notes et références

Annexes

Bibliographie

En français

Sur Brian De Palma
  • Dominique Legrand, Brian De Palma, le rebelle manipulateur, éd. du Cerf, Paris, 1995, 247 p. (Collection 7e art ; 100). (ISBN 2-204-05148-9)
  • Samuel Blumenfeld et Laurent Vachaud, Brian de Palma : entretiens, Calmann-Lévy, Paris, 2001, 212 p. (ISBN 2-7021-3061-5)
  • Leonardo Gandini, Brian De Palma, coll. Grands cinéastes de notre temps, Gremese, Rome, 2002, 127 p. (ISBN 88-7301-493-3)
  • Luc Lagier, Les Mille Yeux de Brian de Palma, Dark Star, Paris, 2003, 255 p. (ISBN 2-914680-06-6)
    Nouvelle éd. augmentée, Cahiers du cinéma, Paris, 2008, 197 p. (ISBN 978-2-86642-499-2)
Sur les films de Brian De Palma
  • Marvin Hubert Albert, Les Incorruptibles, Presses de la Cité, Paris, 1987, 208 p. (ISBN 2-258-02079-4)
  • Brian De Palma et Campbell Black, Pulsions / trad. Herbert Draï, J'ai lu, Paris, 1989, 250 p. (J'ai lu Policier ; n° 1198). (ISBN 2-277-21198-2)
  • Peter Barsocchini, Mission impossible / trad. Carole d'Yvoire, Pocket, Paris, 1996, 170 p. (ISBN 2-266-07058-4)
  • David M. Jacobs, Snake Eyes : 14.000 témoins, personne n'a rien vu / trad. Michelle Charrier, Pocket, Paris, 1998, 190 p. (Pocket n° 10525) (ISBN 2-266-08526-3)
  • Luc Lagier, Visions fantastiques : Mission impossible de Brian de Palma, Ciné-films n° 1, Dreamland, Paris, 1999, 128 p. (ISBN 2-910027-52-X)
  • Brian De Palma, Femme fatale / trad. Stephen Levine, Petite bibliothèque des Cahiers du cinéma n° 72, Paris, 2002, 173 p. (ISBN 2-86642-342-9)
  • Luc Lagier, Scarface : Le Livre officiel du film, Dark star, Paris, 2004, 88 p. (ISBN 2-914680-08-2)

En anglais

  • Brian de Palma's Interviews, University of Mississippi, 2003

Liens externes

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