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Brevets parachutistes militaires français

Le brevet parachutiste militaire est une qualification militaire française interarmée sanctionnant une formation et autorisant certains types de sauts en parachute en fonction du brevet.

Les brevets parachutistes sont au nombre de sept dans l'armée française :

  • Brevet de préparation militaire parachutiste (PMP)
  • Brevet d'instruction parachutiste militaire (BIPM)
  • Brevet parachutiste militaire (BPM)
  • Brevet de moniteur parachutiste
  • Brevet de chuteur opérationnel (SOCR)
  • Brevet de pilote tandem
  • Brevet d'instructeur au saut en ouverture commandée retardée (INSOCR).

Brevet de Préparation Militaire Parachutiste (PMP)[ ]

Lors de la période de conscription, la préparation militaire parachutiste (PMP) permettait aux jeunes gens qui l'effectuaient de :

  • marquer leur volonté de servir dans les troupes aéroportés au cours de leur service national ;
  • porter un insigne métallique particulier représentant leur qualification ;
  • surseoir d'une année à leur incorporation sous les drapeaux.
  • percevoir la solde à l'air dés leur incorporation pendant la période des classes.
  • donner une priorité sur le choix de leur affection.

La PMP consistait en 2 semaines de formation dans un centre d'instruction pré-militaire parachutiste (CIPM) durant lesquelles l'élève effectuait 4 sauts.

Depuis la fin de la conscription, le brevet de préparation militaire est délivré aux jeunes citoyens qui ont effectué les JAPD et qui ont passé 2 à 3 semaines dans l'un des régiments parachutistes de l'armée de terre.

439 200 brevets ont été délivrés depuis la création de cette qualification.

Brevet d'initiation au Parachutisme Militaire[ ]

Initiation Parachutiste.jpg

Créé en 1980 et ouvert au personnel militaire, sous-officiers et officiers, des formations non-TAP, le BIPM était obtenu à l'issue de quatre sauts. Plus de 10 000 brevets ont été ainsi délivrés, jusqu'en octobre 1994, date à laquelle il a été supprimé[pas clair][réf. nécessaire] (voir note ) mais toujours autorisé de port sur les tenues de cérémonie.

Les élèves officiers de carrière de l'armée de l'air (recrutement direct « école de l'air » et « école militaire de l'air »), quelle que soit leur spécialité et sous réserve d'aptitude physique, peuvent obtenir le brevet d'initiation.

Le BIPM existe toujours[pas clair][réf. nécessaire] et est, par exemple, proposé au cours de la formation des élèves officiers de l'armée de l'air. Il est délivré également lors d'échange avec des nations étrangères. L'armée de l'air le délivre, par exemple, depuis plusieurs années, a des militaires tadjiks, lors d'échanges annuels sur leur territoire.

Brevet parachutiste militaire[ ]

Brevet Parachutiste.jpg

Créé le , le Brevet Militaire Parachutiste ou BMP dure 2 semaines.

La première semaine est consacrée à l'instruction au sol menée par des moniteurs a l'École des troupes aéroportées de Pau.

Au cours de la deuxième semaine, six sauts à ouverture automatique (SOA) sont effectués :

  • 4 de jour, dont l’un avec ouverture du parachute de secours (ventral);
  • 2 sauts techniques, généralement répartis comme suit :
    • 1 de nuit sans équipements ;
    • 1 de jour avec l’ensemble de parachutage individuel.

Cependant, sur décision du commandement, il est possible d'être breveté avec seulement 5 sauts (dont un technique).

Les titulaires d'un brevet prémilitaire n’effectuaient que 3 sauts complémentaires de leur brevet PMP (1 de nuit, 1 avec gaine d'armement et 1 avec ouverture du ventral), soit un total de 7 sauts pour leur brevet para militaire.

Depuis sa création, plus de 681 000 parachutistes ont été brevetés à l'École des troupes aéroportées de Pau[1].

Brevet de moniteur parachutiste[ ]

Instructeur Para.jpg

Créé en octobre 1946 dans la logique de la création du brevet de parachutisme militaire (BP), le brevet de moniteur parachutiste est passé par des sous-officiers en service dans les troupes aéroportées depuis plusieurs années.

Il est le gage d'une certaine expertise dans le domaine et permet à ses titulaires :

  • d'enseigner les techniques de base aux jeunes parachutistes ;
  • de diriger les séances de saut en tant que chef d'avion ;
  • d'être un expert des TAP au sein de son unité ;
  • d'être "largueur" après une période d'adaptation propre à chaque aéronef.
  • d'effectuer des sauts à ouverture commandées retardées

Son "équivalent" pour le corps des officiers est la qualification "OSTA" (officier spécialiste des techniques aéroportées).

Depuis sa création plus de 4 605 moniteurs ont été formés à l'ETAP.

Brevet de ]

Chuteur Opérationnel.jpg

Crée en 1965, ce brevet permet aux parachutistes qualifiés de faire des sauts à des altitudes comprises entre 1 200 et 4 000 mètres. Ces sauts sont dits à "ouverture commandée retardée" (SOCR), puisque le déclenchement de l'ouverture du parachute est fait à l'initiative du parachutiste après une phase plus ou moins longue de chute.

Il existe un pendent de ce brevet, le brevet de "chuteur spécialisé", délivré par le CASV, au profit des unités de l'armée de l'air. L'insigne est légèrement différent.

2 620 "chuteurs" opérationnels ont été formés jusqu'à présent.

Brevet de pilote tandem[ ]

Brevet d'instructeur parachutiste (SOCR)[ ]

Moniteur chuteur.jpg

Le sigle SOCR signifie : saut à ouverture commandée retardée.

Ce Brevet, uniquement délivré par l'école des troupes aéroportées (ETAP), permet aux officiers ou sous-officiers titulaires de former les "chuteurs" militaires ainsi que les moniteurs parachutistes. Ce stage, créé en 1974 a permis de former 433 instructeurs dans toute l'armée française.

Références[ ]

Articles connexes[ ]

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