Bretteville-le-Rabet
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| Bretteville-le-Rabet | |
|---|---|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Basse-Normandie |
| Département | Calvados |
| Arrondissement | Caen |
| Canton | Bretteville-sur-Laize |
| Code commune | 14097 |
| Code postal | 14190 |
| Maire Mandat en cours |
Odile Lagrange 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Cingal |
| Démographie | |
| Population | 259 hab. (2009) |
| Densité | 57 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 75 m — maxi. 125 m |
| Superficie | 4,53 km2 |
Bretteville-le-Rabet est une commune française, située dans le département du Calvados et la région Basse-Normandie.
Sommaire |
Géographie
La commune est bordée au nord par Cauvicourt, à l’est par Soignolles, au sud par Estrées-la-Campagne et Grainville-Langannerie, à l’ouest par Urville.
Jadis un fort ruisseau coulait dans la commune, connu sous le nom de Muance. Sa source est à Grainville et il ne coule à Bretteville que par intervalles. Sa largeur est d’un demi-mètre et suffisante pour son volume. Se perdant dans le sol sablonneux et calcaire de la plaine, il se retrouve à 5 km de là, vers le nord, au hameau de Saint-Martin-des-Bois.
Il y a deux routes départementales, dont l’une, la D43, conduit de Langannerie à Saint-Sylvain. La D239 part de Bretteville et mène à Soignolles. Une voie romaine, le Chemin Haussé[1], passant par la campagne, fait la jonction avec Renémesnil (ancienne commune absorbée par Cauvicourt). La commune est aussi bordée par la route nationale 158 qui relie Caen à Falaise, et passe à fort peu de distance du village, du côté de Langannerie.
Sous le rapport géologique, la commune se compose de terrains appartenant à la formation oolithique (calcaire de Caen) et s’unit aux grandes plaines du nord du département.
Toponymie
Voir Bretteville (homonymie)
Histoire
Rabel était un vaillant chef sous le duc Robert, père de Guillaume, qui lui donna une partie de sa flotte pour aller dévaster les cotes Bretonne. Plus tard, un Rabel qui participa à la conquête de l’Angleterre, reçu des fiefs de Guillaume[2]. Un troisième Rabel, chambellan, périt avec Guillaume Adelin sur la Blanche-Nef en 1120[3]. Enfin, un quatrième Rabel, seigneur de Mezidon, se révolta contre le roi Etienne en 1137[4]. C’est cette famille qui aura donné son nom à cette localité pour laquelle on dira par la suite, par corruption, le rabet pour la rabel.
On trouve dans l’adjudication de plusieurs héritages faite aux plaids de Brétheville et Tournebu en 1488 un Jean Le Normand, écuyer, seigneur de Bretteville-le-Rabet. En 1636, Jacques Le Normand bailla par contrat la seigneurie de Bretteville-le-Rabet à Charles de Baize et la lui céda définitivement en 1679[5]. Charles de Baize, neveu du précédent, fit de Jean Jacques Langlois, son neveu, son héritier en 1748. En 1793, Jean Louis Joseph Langlois légua le manoir de Bretteville à son gendre, Jean Baptiste Jacques Etienne du Bisson, ancien président au bailliage et siège présidial de Caen et trésorier de France. Ce dernier, à son tour, le légua en 1806 à son gendre, Jean Jacques Luc Edmond de Foucault, chevalier de Saint-Louis, ancien garde du corps de Louis XVI et capitaine de cavalerie.
Administration
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1800 | 1812 | Hubert Bocage | SE | nommé par le sous-préfet de l'arrondissement de Falaise |
| 1812 | 1869 | Pierre Saint Jean | SE | nommé par le préfet du Calvados en 1812, conseiller général, président de la société d'agriculture de Falaise |
| 1869 | 1887 | Jean Louis Saint Jean | SE | |
| 1887 | 1900 | Louis Giffard | SE | |
| 1900 | 1927 | Octave Biré | SE | avocat, conseiller général |
| 1929 | 1931 | Robert de Foucault | SE | |
| 1931 | 1935 | Henri Guesnon | SE | |
| 1935 | 1941 | Fernand Guesnon | SE | |
| 1941 | 1945 | M. de Foulques | SE | |
| 1945 | 1953 | Henri Guesnon | SE | |
| 1953 | 1959 | Louis Desloges | SE | |
| 1959 | 2001 | Paul Enouf | SE | Agriculteur, plus jeune maire de France lors de sa 1re élection[6] |
| 2001 | actuel | Odile Lagrange | PS | contrôleur du travail |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
Démographie
| 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2010 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| 115 | 116 | 118 | 133 | 175 | 193 | 258 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Lieux et monuments
- La commanderie de Bretteville-le-Rabet fut, sans doute, fondée par les Rabel à la fin du XIIe siècle qui voulurent imiter les seigneurs de Gouvix, alors suzerains de Bretteville. Lors de la destruction de l’ordre des Templiers en 1307, il y avait trois templiers à Bretteville, un commandeur, Martin Renaud, et deux frères. La commanderie qui dépendait du bailliage de Caen fut donné aux chevaliers de Saint-Jean qui la réunirent en 1325 à celle de Voismer et en jouirent jusqu’à la Révolution. Sur l’emplacement de l’ancienne commanderie, on peut y voir une belle ferme qui porte le nom de l’Hôpital. Il reste encore quelques salles voutées qui datent du XIIIe siècle ; elles étaient divisées en deux nefs par un rang de colonne supportant les arceaux de voûte, disposition constante à cette époque dans les pièces du rez-de-chaussée[8].
- L’ancien manoir seigneurial de Bretteville-le-Rabet, situé en face de l’église paroissiale, subsiste de nos jours. La disposition actuelle du manoir et des autres bâtiments, de la haute et de la basse-cour ainsi que du potager et de son pavillon est semblable à celle dessinée en 1755 par Trudaine[note 1]. Dans la partie la plus élevée est le manoir qui parait du XVIIIe siècle ; des caves voûtées existent dans ce manoir qui a la forme et les dimensions de beaucoup d’autres maisons féodales de la plaine de Caen. Entouré d’écuries, d’étable, remise, grange, pressoir et four à pain, il a conservé sa vocation agricole jusqu’au milieu du XXe siècle. Un parc, fermé de murs et traversé par un vallon sous lequel coule par intervalles un petit ruisseau connu sous le nom de Muance, y est annexé.
- Église Saint-Lô, inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques (ISMH, 19/09/1928).
L'église dépendait du diocèse de Bayeux. Entre 1135 et 1142, Robert de Bretteville l'offrit en patronage à l'abbaye du Plessis-Grimoult. L'édifice date du début du XIIe siècle, mais les baies du chœur sont du XVe siècle et la nef du XVIIIe siècle (date 1785 sur la porte occidentale).
Personnalités liées à la commune
Articles connexes
Notes et références
Références
- Le Chemin haussé sur Panoramio
- Duschesne, p. 266
- Duschesne, p. 868
- Duschesne, p. 909
- Dictionnaire universel de la noblesse, par M de Courcelles, p238
- ouest-france.fr - Paul Enouf ne se représente pas - Bretteville-le-Rabet. Consulté le 10 octobre 2008
- Bretteville-le-Rabet sur le site de l'Insee
- Arcisse de Caumont, Statistique monumentale du Calvados, t. 2, Caen, Hardel, 1850 [lire en ligne], p. 261-262
Notes
- Atlas de Trudaine, p24.