Braine-le-Comte
| Géographie | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | |
| Communauté | |
| Province | |
| Arrondissement | Soignies |
| Coordonnées | |
| Superficie – Surface agricole – Bois – Terrains bâtis – Divers |
84,68 km² (2005) 76,81 % 9,08 % 11,96 % 2,15 % |
| Données sociologiques | |
| Population – Hommes – Femmes Densité |
21 355 (1er janvier 2012) 48,48 % 51,52 % 252 hab./km² |
| Pyramide des âges – 0–17 ans – 18–64 ans – 65 ans et + |
(1er janvier 2008) 22,98 % 62,10 % 14,92 % |
| Étrangers | 6,69 % (1er janvier 2008) |
| Économie | |
| Taux de chômage | 13,66 % (janvier 2009) |
| Revenu annuel moyen | 13 883 €/hab. (2005) |
| Politique | |
| Bourgmestre | Jean-Jacques Flahaux (MR) |
| Majorité | MR/PS |
| Sièges BRAINE IC PS Ecolo |
27 15 5 5 2 |
| Sections de commune | |
| Section | Code postal |
| Braine-le-Comte Hennuyères Henripont Petit-Rœulx-lez-Braine Ronquières Steenkerque |
7090 7090 7090 7090 7090 7090 |
| Autres informations | |
| Gentilé | Brainois(e) |
| Zone téléphonique | 067 |
| Code INS | 55004 |
| Site officiel | www.braine-le-comte.be |
Braine-le-Comte (en néerlandais 's-Gravenbrakel, en wallon Brinne-e-Hinnot) est une ville francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province de Hainaut.
Elle est sur la grand route de Mons à Bruxelles, à 24 km de Mons, à 6 km de Soignies, Écaussinnes et Ronquières.
Aujourd'hui, Braine-le-Comte appartient à l'arrondissement judiciaire de Mons, arrondissement administratif de Soignies et au canton de justice de paix de Soignies. Au point de vue religieux catholique, sa paroisse dépend du doyenné de Soignies et du diocèse de Tournai.
Sommaire |
Autres villages compris dans la commune
Hennuyères, Henripont, Petit-Rœulx-lez-Braine, Ronquières et Steenkerque
Étymologie
Le nom de Braine-le-Comte trouve son origine dans le mot celtique bragona signifiant « rivière fangeuse ». Or, c’est le terme qui était appliqué à la Brainette (maintenant voûtée) et c’est de cette petite rivière que la ville tire le nom de Braine.
Histoire
L'origine de son nom est fort obscure. Voici quelques variantes onomastiques que nous fournissent les documents : Braina, Brennacum, Brania (1060), Braine la Wihote (1070), Brania, Wilhota (1150), Brenna, Wilhotica (1150), Braine la Villote (vers 1200), Braine (1280).
Cette localité fondée par saint Géry, évêque de Cambrai (mort vers 619), était, au XIIe siècle, un village appelé Braine-la-Villotte.
Le comte de Hainaut Baudouin IV le Bâtisseur, l'ayant acquise en 1158 du chapitre de Sainte-Waudru, à Mons, l'appela Braine-le-Comte. Il la fortifia et fit bâtir un château fort achevé par son fils Baudouin V.
Pillée et saccagée en 1424, par les Brabançons, la ville fut prise d'assaut en l'an 1583 par les milices soulevées contre les Espagnols.
Braine-le-Comte a donné naissance à François Dubois (le docteur Sylvius, 1581-1649), qui a mérité du pape Benoît XIV le titre de Magni Nominis Theologus, théologien de grand renom, à cause de la clarté et de la solidité de son enseignement. Il a écrit un commentaire très savant de la Somme théologique de saint Thomas d'Aquin.
En 1652, le roi d'Espagne céda la ville de Braine-le-Comte à la maison d'Arenberg en échange de la terre de Zevenbergen, de sorte que le duc d'Arenberg en avait la seigneurie et la juridiction ainsi que sa châtellenie qui comprenait onze villages.
En 1677, le Carlos de Gurrea, duc de Villahermosa, gouverneur général des Pays-Bas, fit sauter le château bâti par le comte de Hainaut Baudouin IV, et ses remparts, pour empêcher les Français de s'y retirer.
En 1815, le quartier général du prince d'Orange séjourna à Braine-le-Comte pendant six semaines. Il partit de cette ville pour se trouver en première ligne en face du maréchal Ney, à l'attaque de Gimioncourt, à Quatre-Bras.
Le développement industriel
Le monde change encore et le XVIIIe siècle apporte son lot de nouveautés : une chaussée toute droite, payante et carrossable en tout temps, qui, dès le début du siècle (décision en 1704) place pour longtemps la ville sur le chemin « obligé » de Mons à Bruxelles. Mais aussi une révolution dans l'architecture qui conduit à abandonner les matériaux périssables (terre crue, bois, chaume) pour leur substituer la pierre et la brique. À cet égard, les années 1760 sont véritablement les « golden sixties » du XVIIIe siècle.
À la suite de la Révolution française, la féodalité et les abbayes perdent définitivement leur emprise. La société se sécularise. La ville est placée sous l'autorité d'un maire et d'un conseil élu par les habitants. Le monde se libéralise par la même occasion et des entrepreneurs s'engagent sur les voies d'une société industrialisée. La ville s'enrobe de fabriques (filatures de coton, imprimerie Zech, papeterie Catala, brasserie Deflandre…) tandis que Ronquières se développe suite à l'implantation du canal Bruxelles-Charleroi et au passage incessant des mariniers. Comme la ville se trouve sur l'axe Mons-Bruxelles, il est tout naturel que l'on s'active pour y accueillir une station de la ligne ferroviaire destinée à relier Bruxelles à Paris. C'est chose faite dès 1841. La gare de Braine-le-Comte, assez largement préservée depuis lors, peut ainsi s'enorgueillir d'être l'une des plus anciennes du monde. Autour de la gare, des entreprises nouvelles (constructions métalliques, atelier des locomotives, verrerie…) et des quartiers nouveaux (rue de la Station, avec la gare en point de mire, et « quartier Léopold ») voient le jour et animent des faubourgs de plus en plus étendus. Très tôt, tandis que Braine-le-Comte devient tête de ligne vers Namur et le Luxembourg, des « navetteurs » brainois vont chercher du travail à Bruxelles. Pendant que les navetteurs flamands, par trains entiers, traversent la ville pour s'éparpiller dans tout le bassin industriel du Centre. Tout autour, l'époque est marquée par d'intenses aménagements, tant publics que privés. Il s'ensuit que les sablières du bois de la Houssière sont rudement mises à contribution. C'est également dans le cadre de cette évolution que se développe à Hennuyères un centre de production réputé pour ses tuiles et ses hourdis de terre cuite. Le tout transitant évidemment par la voie ferrée.
Au XXe siècle siècle, la ville ancienne reste le cœur de l'agglomération puis d'une entité. Stimulés par la facilité du rail puis la proximité des axes autoroutiers et de la capitale, les quartiers nouveaux se multiplient. Au centre ville, sept façades « Art nouveau » sont construites à la rue Henri Neuman. Des dizaines d'immeubles rappellent l'époque de l'Art déco (années 30). Une monumentale École normale, faisant suite à une belle série de réalisations architecturales dans le domaine scolaire (Fondation Neuman, Athénée), préfigure le développement d'un enseignement supérieur. Parmi le patrimoine qui se met en place au cours du dernier siècle, plusieurs centaines d'habitations sociales scandent les progrès de l'habitat privé. Autant de « villas » se construisent autour de la ville et spécialement dans le secteur situé entre elle et le bois de la Houssière. L'agriculture, moteur traditionnel, change elle aussi. Son patrimoine est assez remarquable et monumental pour passer le cap de cette crise … Mais, il subit de lourdes atteintes. La disparition des moulins puis des granges en est l'un des signes les plus manifestes. Dans la foulée, les vieilles industries locales disparaissent les unes après les autres, marquant ici une désindustrialisation précoce. Le phénomène de navette avec la capitale n'en prend qu'un tour plus marqué d'autant que des flots d'élèves se mettent quotidiennement en route en sens inverse.
Sur le territoire d'un village de la future entité apparaît encore l'un des plus remarquables monuments belges du XXe siècle… le plan incliné de Ronquières. Sans oublier le nouveau canal Bruxelles-Charleroi jaugeant à 1350 tonnes qui se fait ainsi son chemin entre Bruxelles et Charleroi.
Braine-le-Comte était en possession d'une charte-loi.
Braine-le-Comte possède la plus vieille gare de Belgique encore en activité.
Armoiries
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Blason de Braine-le-Comte
Blasonnement : D’argent à une tour de sable crénelée de deux pièces et de deux demies[1].
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Économie
Comme cité ci-dessus, et durant la période industrielle, la ville jouissait d'une forte économie basée sur les filatures de coton, l'imprimerie Zech, la papeterie Catala, la brasserie Deflandre … Ensuite, ces industries firent place aux constructions métalliques, aux ateliers de locomotives (La société des ABT ayant déclaré faillite en 1992) et aux verreries qui donnèrent à la ville son essor économique. Ces entreprises se retrouvèrent en déclin suite aux nombreuses délocalisations et restructurations. Actuellement, la ville de Braine-le-Comte compte quelques PME, ainsi que quelques commerces. On peut aussi citer un développement touristique et culturel qui est de plus en plus appuyé.
Climat
Le climat de la région de Braine-le-Comte est un climat tempéré océanique[2] comme pour l'ensemble de la partie occidentale de la Belgique et cela grâce à la proximité de l'océan Atlantique qui régule le temps grâce à l'inertie calorifique de ses eaux. Le climat peut-être influencé par des zones humides et douces en provenance de l'océan mais aussi par des zones sèches (chaudes en été et froides en hiver) en provenance de l'intérieur du continent européen. En moyenne (moyenne faite sur une période couvrant les 100 dernières années), on observe environ 200 jours de pluie par an dans la région de Braine-le-Comte tout comme dans la majeure partie de la Belgique (plus dans les Ardennes et moins à la côte)[3].
| Mois | J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D | Moyenne annuelle |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures (°C) (sous abri, moyennes) | 1,8 | 2,7 | 4,8 | 8,0 | 11,7 | 14,9 | 16,5 | 16,3 | 13,9 | 9,7 | 5,4 | 2,4 | 9,0 |
| Précipitations (hauteur moyenne en mm) | 58 | 47 | 50 | 54 | 66 | 72 | 78 | 76 | 70 | 70 | 66 | 65 | 772 |
Jumelages
Personnalités liées à la ville
- Madame de Beyens de Grambais, lors de la révolution française cacha des prêtres dans sa demeure rue Basse et y faisait célébrer clandestinement la messe[4]
- Père Damien (1840-1889), y améliora son français, missionnaire belge.
- Émile Raguet (1854-1929), missionnaire belge.
- Joseph Martel (1903-1963), ancien bourgmestre, homme politique.
- Luc Declercq (1911-1997), écrivain.
- Jean-Joseph Lenoir (1913-2002), homme politique.
- Eden Hazard (1991-), évolua durant sa jeunesse au R. Stade Brainois, footballeur international et joueur de l'équipe nationale belge.
Festivités brainoises
- Cortège carnavalesque le dimanche des Rameaux, notamment avec les Gilles Brainois et leurs Paysannes et les Gilles de la Bageole et leurs Dames.
- Tournoi Tilburck ([balle pelote]) à la mi-juillet depuis 1970.
- 24 heures vélo de Braine-le-Comte.
- Rallye de la Haute-Senne
À voir également
- Le musée du labeur, (ici), Jules Van Achter est un passionné d'outillage ancien, il en possède plus de 10.000 et vous propose un voyage à travers les métiers du passé.
Notes
- Lieve Viaene-Awouters et Ernest Warlop, Armoiries communales en Belgique, Communes wallonnes, bruxelloises et germanophones, t. 1 : Communes wallonnes A-L, Bruxelles, Dexia, 2002, p. 193
- Site de l’Institut royal de météorologie (IRM)
- Climat de la Belgique sur le site de l'IRM
- J. Croquet, « Notice historique sur l'église paroissiale et sur les institutions religieuses de Braine-le-Comte », dans : Annales, Cercle archéologique d'Enghien, volume III, 1887, p. 492 : « Sans que l'exercice du culte catholique fut légalement autorisé, les messes se célébraient alors régulièrement chaque dimanche, dans une dépendance de la maison de Mme de Beyens dite de Grambais (aujourd'hui l'habitation de M. Cornet, sénateur). Il en fut de même, croyons-nous, jusqu'au jour où l'église paroissiale fut, par suite du concordat de 1801, rendue à sa destination au mois d'avril 1802. », et encore : C. Dujardin, « Dates mémorables de l'histoire de Braine-le-Comte », dans : Annales, Cercle archéologique d'Enghien, volume V, 1898, p.40 : « L'accomplissement du service divin eut lieu pour la dernière fois en l'église paroissiale le premier dimanche du mois d'octobre 1797.(...).Nous savons néanmoins par la tradition que la messe continua à se célébrer assez régulièrement chaque dimanche. Elle se disait en divers endroits, notamment en la maison de Madame de Beyens dite de Grambais (rue Basse). (....). Cette belle demeure fut occupée en 1756 par le châtelain François-Joseph Le Mayeur et plus tard par Madame Beyens de Grambais. Pendant les années 1801 et 1802 le curé Mathieu résidait chez la pieuse dame de Grambais. ».