Ben-Hur (film, 1959)
Ben-Hur
| Titre original | Ben-Hur |
|---|---|
| Réalisation | William Wyler |
| Scénario | Karl Tunberg |
| Acteurs principaux | |
| Sociétés de production | Metro-Goldwyn-Mayer |
| Pays d’origine | |
| Genre | Péplum |
| Sortie | 1959 |
| Durée | 214 minutes |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution
Ben-Hur est un film américain de William Wyler sorti en 1959.
Adapté du roman Ben-Hur: A Tale of the Christ de Lew Wallace paru en 1880, ce péplum épique dont l'action se situe au début de notre ère est un monument de l'histoire du cinéma par l'ampleur de sa mise en scène et des séquences à très grand spectacle comme la bataille navale , la course de char, et la crucifixion . Il demeure également l'un des films les plus primés avec onze Oscars.
Le roman d'origine a fait l'objet de plusieurs autres adaptations, dont celle de 1925 avec Ramón Novarro dans le rôle-titre.
Sommaire |
Synopsis
Judah Ben-Hur, prince de Judée, retrouve son ami d'enfance Messala venu prendre la tête de la garnison romaine de Jérusalem. Messala est ivre de la puissance que lui a conférée l'empereur romain du moment, alors que Ben-Hur ne souhaite que vivre en paix, malgré la rébellion qui menace en Judée. Devant choisir entre son amitié envers Messala et sa loyauté envers son peuple, Ben-Hur choisit la loyauté, ce qui lui vaut la haine de Messala. De retour chez lui, il apprend que Esther, la fille de son intendant, un esclave, va se marier avec un homme qu'elle connait à peine. Ben-Hur, malgré son amour pour cette dernière, lui donne la liberté en cadeau de mariage.
Suite à la chute d'une tuile de la maison familiale, tuile qui manque de tuer le nouveau gouverneur, Valerius Gratus, qui paradait plus bas, Messala trahit son ami, qu'il sait innocent, en jetant en prison sa mère (Miriam) et sa sœur (Tirzah), tout en condamnant Ben-Hur aux galères. Ce dernier jure alors de reconquérir sa liberté et prépare sa vengeance.
Sur le chemin qui le mène en captivité, alors qu'on refuse à Ben-Hur le droit de se désaltérer, il reçoit de l'eau des mains d'un mystérieux homme que même les soldats romains respectent (il s'agit en fait de Jésus de Nazareth). Trois ans plus tard, les Romains décident de purger la Méditerranée des pirates macédoniens. Lors de l'affrontement, le responsable de la galère, le consul romain Quintus Arrius, tombe à la mer et Ben-Hur lui sauve la vie. Sa flotte anéantie, convaincu de sa défaite, Quintus Arrius veut mettre fin à ses jours, mais Ben-Hur l'en empêche. Recueillis plus tard, ils apprendront la victoire romaine. Pour le remercier du don de la vie, Quintus Arrius adopte Ben-Hur et lui offre la liberté.
Pendant son séjour à Rome, Ben-Hur devient un habile conducteur de chars. Malgré ses victoires et l'affection paternelle, il aspire à retourner en Judée. De retour au pays natal, il rencontre le cheik Ilderim, propriétaire de quatre magnifiques chevaux arabes blancs, qui lui propose de devenir son aurige lors d'une course de chars qui doit se dérouler à Antioche, mais Ben-Hur décline. Il rentre chez lui pour découvrir son palais en décrépitude, mais sa fortune est restée intacte grâce à la loyauté de son intendant.
Il rencontre Ponce Pilate, devenu gouverneur de Judée en remplacement de Gratus, qui lui annonce qu'il est devenu citoyen romain. Également, il apprend que Messala participe à cette course de chars. Doté de la citoyenneté romaine, Ben-Hur y voit le moyen de se venger de Messala, et finit donc par accepter l'offre du cheik Ilderim.
Au départ de la course, Messala arrive avec un char grec, redoutable machine de destruction équipée de longues pointes dentées. La course est terrible, car les conducteurs se livrent un combat acharné, Messala étant le plus redoutable. Il oblige Ben-Hur à se livrer à différentes prouesses pour rester dans la course et en vie, tout simplement. Suite à un accrochage violent entre leurs chars, Messala tombe, est piétiné par ses propres chevaux et ceux des autres chars. Ben-Hur gagne la course et accepte les lauriers de la gloire. Il se rend par la suite au chevet de l'agonisant Messala, qui lui annonce que sa mère et sa sœur ont été libérées de prison et chassées de la ville car elles ont contracté la lèpre, maladie contagieuse alors inguérissable.
Effondré, Ben-Hur rentre chez lui. Le lendemain, malgré le danger d'être contaminé , Judah se rend dans la Vallée des lépreux aux portes de Jérusalem, où sont reclus les incurables et les pestiférés. Il aperçoit alors à distance Miriam et Tirzah, lesquelles sont nourries par Esther. Une altercation s'ensuit, Judah accusant la jeune femme de mensonge, alors qu'elle lui reproche d'être devenu comme Messala, se nourrissant de la haine et cherchant la vengeance. Mais leurs sentiments sont plus forts. Esther avoue son amour à Ben-Hur puis lui affirme connaître quelqu'un qui pourra guérir les lépreuses : Jésus de Nazareth. Ils décident de partir pour le trouver à Jérusalem.
Mais il est trop tard, car Ponce Pilate vient tout juste de le condamner à mort. Lors du chemin de croix, Ben-Hur reconnait l'homme qui l'avait autrefois désaltéré et tente de lui retourner la faveur , mais il est brûtalement repoussé par les soldats romains tandis que Jésus est conduit sur le lieu de la crucifixion . Pendant qu'Esther s'en retourne vers la vallée avec Miriam et Tirzah, Ben-Hur s'apitoie sur leur sort.
Deux miracles se produisent alors : l'orage éclate, la terre tremble, et la pluie tombe, rafraichissant et lavant la terre de Judée. Les femmes, réfugiées dans une cavité au pied du mont Golgotha, lieu de supplice du Christ, sont mouillées par le sang s'écoulant des plaies de Jésus. De retour au palais, Ben-Hur les découvre guéries. Il peut envisager l'avenir avec sérénité. Le dernier plan nous montre un berger conduisant ses brebis à l'aube devant le calvaire et ses trois croix, dont les corps ont été descendus, se découpant sur le ciel tandis que les chœurs de la chapelle Sixtine entonnent un alleluia sur le thème principal du film.
Fiche technique
- Titre : Ben-Hur
- Réalisation : William Wyler[1]
- Scénario : Karl Tunberg, d'après le roman Ben-Hur: A Tale of the Christ de Lew Wallace
- Direction artistique : William A. Horning et Edward Carfagno
- Décors : Hugh Hunt
- Costumes : Elizabeth Haffenden
- Maquillage : Charles Parker
- Coiffures : Gabriella Borzelli
- Photographie : Robert L. Surtees
- Son : Franklin Milton, assisté de Sash Fischer et William Steinkamp
- Montage : Ralph E. Winters, John D. Dunning et Margaret Booth (non-créditée)
- Musique : Miklós Rózsa
- Production : Sam Zimbalist
- Sociétés de production : Metro-Goldwyn-Mayer et Loew's Incorporated
- Société de distribution : Metro-Goldwyn-Mayer
- Budget : 15 000 000 $
- Pays :
États-Unis - Langue : anglais
- Format : Couleurs (Technicolor) - 65 mm (MGM Camera 65) – 2,76:1 (Ultra Panavision)[2] – Son stéréophonique 6 pistes magnétiques (Westrex Recording System)
- Genre : Peplum
- Durée : 214 min. (3 h 34)
- Dates de sortie :
États-Unis : 18 novembre 1959 ;
Québec : 10 décembre 1959 ;
France : 7 octobre 1960 - Tous publics
Distribution
- Charlton Heston (VF : Jean-Claude Michel) : Judah Ben-Hur
- Jack Hawkins (VF : William Sabatier) : Quintus Arrius
- Haya Harareet (VF : Maria Tamar) : Esther
- Stephen Boyd (VF : Marc Cassot) : Messala
- Hugh Griffith (VF : Robert Manuel) : Cheik Ilderim
- André Morell (VF : René Arrieu) : Sextus
- Martha Scott (VF : Mony Dalmès) : Miriam
- Cathy O'Donnell (VF : Janine Freson) : Tirzah
- Sam Jaffe (VF : Henri Ebstein) : Simonides
- Finlay Currie (VF : Jean Marchat) : Balthazar
- Finlay Currie (VF : Jean-Paul Moulinot) : le narrateur
- Frank Thring (VF : Jean-Pierre Marielle) : Ponce Pilate
- Terence Longdon (VF : Jacques Thébault) : Drusus
- Mino Doro (VF : Gérard Férat) : Valerius Gratus
- George Relph (VF : Henri Crémieux) : Tibère
- John Le Mesurier (VF : Roland Ménard) : le chirurgien des arènes
- Stevenson Lang (VF : Paul Villé) : un aveugle
- Aldo Silvani (VF : Gérard Férat] : un Nazaréen
- Noel Sheldon (VF : Michel Gatineau) : un centurion
Et, parmi les acteurs non-crédités :
- Claude Heater : Le Christ
- Marina Berti : Flavia
- Lydia Clarke : une invitée de Quintus Arrius à Rome
- Richard Hale : Gaspar
- Réginald Lal Singh : Melchior
- José Gréci : Marie
- Laurence Payne : Joseph
- Howard Lang : l'hortator
- Adi Berber : Malluch
Distinctions
Récompenses
Avec onze Oscar, le film est le plus primé de l'histoire du cinéma, plus tard rejoint par Titanic en 1998 et Le Seigneur des Anneaux : Le Retour du Roi en 2004.
- Oscar 1960 :
- Oscar du meilleur film pour Sam Zimbalist, producteur
- Oscar du meilleur acteur pour Charlton Heston
- Oscar du meilleur second rôle masculin pour Hugh Griffith
- Oscar du meilleur réalisateur pour William Wyler
- Oscar de la meilleure direction artistique pour William A. Horning, Edward Carfagno et Hugh Hunt
- Oscar de la meilleure photographie (couleur) pour Robert Surtees
- Oscar de la meilleure création de costumes pour Elizabeth Haffenden
- Oscar des meilleurs effets spéciaux pour Milo B. Lory (audios), A. Arnold Gillespie et Robert MacDonald (visuels)
- Oscar du meilleur montage pour John D. Dunning, et Ralph E. Winters
- Oscar de la meilleure musique de film pour Miklós Rózsa
- Oscar du meilleur son pour Franklin Milton
- Golden Globes 1960 :
- Meilleur film dramatique
- Meilleur réalisateur pour William Wyler
- Meilleur acteur dans un second rôle pour Stephen Boyd
- Prix spécial pour Andrew Marton en tant que réalisateur de la course de char
- British Academy Film Award du meilleur film 1960
Nominations
- Oscars 1960 : Meilleur scénario adapté pour Karl Tunberg
- Golden Globes 1960 : Meilleur acteur dans un film dramatique pour Charlton Heston
Production
Le clou du film, la fameuse course de chars, exigea cinq mois de préparation et 78 jours de tournage ; elle fut prise en charge par Andrew Marton et Yakima Canutt, spécialistes des scènes d'action .Le décor de l'arène, qui s'étendait sur 8 hectares, comportait une piste de 1 400 mètres tournant autour de statues monumentales de 16 mètres de haut. Il pouvait recevoir entre 6 000 et 15 000 figurants sur le plateau creusé à Cinecittà[5].
L'emploi d'une pellicule large de 65 mm, dont l'image photographiée était anamorphosée par un prisme au rapport 1,25 (soit une surface 275% plus grande que celle du 35 mm standard), permettait une prise de vue particulièrement nette, très lumineuse, aux couleurs vives et sans grain, presque trois fois plus large que haute (2,76:1). Les cameramen utilisaient un pick-up supportant le matériel et leurs techniciens roulant au plus près des équipages. Lors des collisions, de petites charges de dynamite commandées par les conducteurs pulvérisaient les roues, tandis que les chevaux étaient automatiquement décrochés de leur attelage et poursuivaient leur galop sans être blessés, chaque char pesant plus de 400 kilogrammes. Une des six volumineuses caméras MGM 65 dont le prix s'élevait à l'époque à 100 000 dollars l'unité fut détruite pendant la poursuite, deux auriges ayant mal négocié un virage[6].
Les chevaux blancs de l'attelage de Ben-Hur auraient été transportés de Tchécoslovaquie en avion première classe. Ce sont en réalité trois équipages de quatre chevaux semblables, qui apparaissent à l'écran ; dressés l'un au trot, un autre au grand galop auprès des camions supportant les caméras, et le dernier au saut d'obstacle. Pour les séquences dangereuses que Charlton Heston ne fut pas autorisé à effectuer lui- même par les assurances, un moulage souple de son visage fut appliqué sur les traits du cascadeur Joe Canutt (fils de Yakima Canutt) , afin de parfaire l'illusion que l'acteur conduisait lui-même l'ensemble .[7]. La scène où Ben-Hur est rejeté à l'extrémité de son char et parvient à y remonter, est en réalité un accident imprévu, survenu au cascadeur. Les prises ont été gardées et intégrées dans le film avec un gros plan factice de Charlton Heston filmé sur le timon et enjambant le char pour reprendre sa place en se saisissant à nouveau des rênes.
Deux médecins et deux infirmières étaient en permanence dans un poste de secours aménagé près du plateau et disposant de vingt lits. Neuf conducteurs d'attelages furent sérieusement blessés .
Au final, les prises gardées au montage ne le furent que dans une proportion de 1 pour 263.[8].
Exploitation
Format de projection
Il est difficile de définir quel est le format de projection original du film dès lors que l'Ultra Panavision 70 a été créé pour permettre un ratio variable, tout comme le Todd-AO, mis au point par Michael Todd en 1954 pour concurrencer le procédé Cinérama, trop coûteux et complexe.
Depuis la sortie de La Tunique en 1953 (premier film en CinémaScope), l’immense majorité des salles possédant deux projecteurs 35mm (les plateaux horizontaux à boucle unique n’existant pas encore) était équipée de lentilles anamorphiques Hypergonar de rapport 2,66:1, puis 2,55:1 après ajout des pistes sonores magnétiques, et d'écrans correspondants. Les besoins de place pour la piste optique avaient par la suite ramené l'image au format 2,35:1 . Les écrans restés au format supérieur étaient alors réduits en largeur par des bordures mobiles en velours noir dont les supports métalliques se déplaçaient sur rails horizontalement – et verticalement pour le 70 mm – pour encadrer les différents formats projetés à l’époque[9].
Les salles « haut de gamme » avaient opté quant à elles pour des projecteurs 70 mm (comme le Philips DP 70 ou le Victoria 8), offrant une image au format 2,20:1 de qualité nettement supérieure au 35 mm anamorphosé, la lentille Hypergonar provoquant des déformations géométriques et un manque de netteté indésirables, si la projection ne s'effectuait pas sur un écran courbe. Enfin, quelques salles très haut de gamme s'étaient équipées en Cinérama et autres systèmes équivalents,tel le "Kinopanorama" à Paris .
Les finances de la MGM étant en danger à la fin des années 1950 et le projet Ben-Hur ayant été lancé pour la remettre à flot, le studio ne pouvait pas se permettre d'essayer d'imposer un nouveau format. La nécessité était donc de réaliser un film qui pourrait être projeté simultanément en 35 mm anamorphosé au format 2,55:1, tout en ayant la qualité visuelle suffisante pour tirer des copies 70 mm au format 2,20:1, voire en Cinérama. Dans ce but, les producteurs choisirent de tourner avec des caméras 65 mm munies d'un prisme anamorphique de rapport 1,25 (créditées au générique sous l'appellation MGM Camera 65) offrant un ratio de 2,76:1[10].
Ce système nommé par la suite Ultra Panavision 70 permit de sortir des copies au format 2,59:1 (équivalent au Cinérama), des copies anamorphosées 35 mm recadrées (soft matte) en 2,55:1 et en 2,35:1 avec piste optique de secours , ainsi que des copies « plates » [11] 70 mm au format 2,20:1, afin de diffuser le film dans un maximum de salles.
Lors de sa sortie en salles en 1960, Ben-Hur a été majoritairement projeté en copies 35 mm au format 2,55:1 avec 4 pistes magnétiques stéréo . Il a aussi été exploité en copies « plates » 70 mm au ratio 2,59:1 avec 6 pistes magnétiques stéréo dans les salles de prestige, les 5 mm supplémentaires (par rapport au format du négatif) permettant l'ajout de deux pistes sonores magnétiques de part et d'autre des perforations, diffusées à l'extrême-droite et à l'extrême-gauche de l'écran. Quelques rares salles 70 mm s'équipèrent d’un écran 2,76:1 et de la lentille anamorphique au rapport 1,25, mais cela reste très anecdotique.
Lors de sa nouvelle exploitation en 1969, des copies plates 70mm furent projetées aux côtés des 35 mm anamorphosées 2,55:1 déjà existantes. Si le format original de tournage de Ben-Hur est donc bien le 2,76:1, son format de projection lui a majoritairement été le 2,55:1.
Box-office
Le film a engrangé 74 millions US$ de recettes lors de sa première exploitation aux États-Unis[réf. nécessaire] et totalisé 6 015 665 entrées en France (dont 1 199 966 à Paris) se plaçant en tête des films sortis en 1960[12].
Ressorties
Ben-Hur est sorti en Blu-ray aux USA le 27 septembre 2011 et en France le 26 octobre suivant. Pour la première fois, le négatif original 65 mm a été scanné en 6K haute résolution (1080p) et est présenté dans son format original de 2,76:1 (offrant ainsi une image plus large mais moins haute que lors de l'exploitation en salles).
Le film est accompagné d'un documentaire inédit d'une durée de 78 minutes sur la vie de Charlton Heston, illustrée par des photos et films de famille en 16 mm couleurs tournés par son épouse Lydia Clarke. Le commentaire est assuré par leur fils Frazer, qui lit de nombreuses pages du journal intime de son père, rédigé pendant les 9 mois du tournage, dont le premier « tour de manivelle » fut donné le 20 mai 1958 aux studios Cinecittà de Rome.
Analyse
Autour du film
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Les sections « Anecdotes », « Autres détails », « Le saviez-vous ? », etc. peuvent être inopportunes dans les articles.
Pour améliorer cet article il convient, si ces faits présentent un intérêt encyclopédique et sont correctement sourcés, de les intégrer dans d’autres sections.
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- Judah et Messala ne pouvant avoir des yeux de couleurs semblables, Stephen Boyd fut contraint de porter des lentilles de teinte marron pour le rôle.
- William Wyler exigea des acteurs à l'accent britannique pour les romains, et à l'accent américain pour les juifs.
- Martha Scott y interprétait pour la seconde fois la mère de Charlton Heston après son rôle dans Les Dix Commandements de Cecil B. DeMille en 1956.
- D'autres acteurs se sont vu offrir le rôle de Ben-Hur : Rock Hudson, Paul Newman et Burt Lancaster. Ce dernier déclina l'offre car il était en désaccord avec la violence morale de l'histoire. Quant à Paul Newman, c'est par coquetterie : il prétendit ne pas avoir les jambes adéquates pour porter la tunique
- Afin d'éviter que les décors (représentant 300 sites différents) soient réutilisés sans permission par des producteurs italiens, la MGM a décidé de les faire détruire à la fin du tournage.
- La galère utilisée dans certaines scènes de combat a également posé beaucoup de problèmes :
- le modèle réalisé d'après les plans d'un spécialiste historique était trop lourd et ne tenait pas sur l'eau lors des essais en mer. Elle fut donc installée dans une piscine avec des câbles attachés à l'ancre pour assurer sa stabilité.
- l'eau de la piscine n'ayant pas la couleur de la Méditerranée, un chimiste fut engagé pour y remédier. Cependant, les composants chimiques qu'il utilisa créèrent une croûte à la surface de l'eau, qu'il fallut arracher à grands frais des flancs du navire.
- les volumineuses caméras 65 mm (coûtant chacune 100 000 $ à l'époque) ne pouvant être manœuvrées à bord, la galère fut enlevée de la piscine, coupée en deux et placée sur un plateau pour le tournage des scènes intérieures.
- les rames, trop longues, durent être raccourcies ; mais devenues trop légères à manœuvrer, elles en devenaient non crédibles. Le problème fut résolu cette fois en utilisant des vérins hydrauliques qui les tiraient vers le bas.
- De nombreuses italiennes ont « sacrifié » leur chevelure (environ 200 kilos) pour fabriquer les perruques et barbes que devaient porter les milliers de figurants.
- Au total 375 000 mètres de pellicule furent impressionnés.
- L'excellence du travail de doublage en français de Jean-Claude Michel poussera Charlton Heston à lui écrire une lettre élogieuse dont voici un extrait : « Un acteur est naturellement très sensible de voir son propre travail réinterprété par un autre acteur, et presqu'impossible à satisfaire. Ce que vous avez accompli dans le rôle de Judah Ben-Hur m'a satisfait énormément. Cela a dû être d'une difficulté presqu'incroyable de rendre avec une telle précision l'interprétation et l'ambiance émotionnelle que j'ai créées en anglais. [..] Si les Français aiment ce que j'ai fait dans ce film, c'est vous que je dois remercier. Je souhaite vous en exprimer toute ma reconnaissance.Très sincèrement, Charlton Heston[13] »
- Lors de la sortie en France en 1960, la MGM équipa certains des théâtres de son parc privé d'un système sonore « bi-amplification », tel le cinéma Plaza à Toulouse, une luxueuse salle de 1890 places. Les fréquences inférieures à 180 Htz étaient séparées sur les bandes sonores magnétiques par un seuil de coupure et traitées par des amplificateurs spécifiques alimentant des haut-parleurs d'écran de 55 cm de diamètre ne réagissant qu'au bas spectre compris entre 180 et 20 Htz. Les effets ainsi obtenus donnaient un relief acoustique très efficace à la partition musicale de Miklós Rózsa, ainsi qu'aux séquences spectaculaires telles que la bataille navale, la course de chars ou le déchaînement des éléments au moment de la mort du Christ puis du miracle qui s'en suit. Cette application ne fut pas reprise pour les sorties ultérieures de Ben-Hur après la fermeture de nombreux cinémas vendus en 1963, aux USA et en Europe à la suite des problèmes financiers de la MGM.
- Arguant du fait que le film représentait la personne de Jésus, Ben-Hur fut interdit de projection en Arabie Saoudite.
- Le groupe de death metal Children of Bodom a utilisé un passage du film pour intro de leur chanson The Nail.
- L'expression française « arrête ton char, Ben-Hur » existait précédemment sous la forme d' « arrête ton charre » au sens de « charrier », puis aurait été modifiée dans le parler populaire après le succès du film en 1959[14].
- A la demande du réalisateur William Wyler , Léo le lion emblématique de la M.G.M. apparait fixe et muet sur le début du film avec la musique de Miklos Rosza. C'est la seule et unique fois qu'il en est ainsi sur l'ouverture d'une production-distribution de la Métro-Goldwin-Mayer .
- Malgré tout le soin apporté à la séquence de la course de chars, on peut à de nombreuses reprises apercevoir les traces de pneus du véhicule ayant servi pour les prises de vues. Les plus flagrantes sont visibles à 25'14 sur le 2ème blu-ray, dans le tournant au 4ème tour de course, à gauche de l'image.
- La course de chars à necessité à elle seule près de trois mois de tournage avec 15 000 figurants.
- Soucieux de ne pas choquer chrétiens & juifs, William Wyler demanda la présence de représentants du Vatican et de la communauté juive pour tous les aspects religieux du film.
Voir aussi
Bibliographie
- Claude Aziza, « N'arrête pas ton char, Ben-Hur ! » in L'Histoire no 312, septembre 2006, pp. 30-31

- Ned Price , Les Années laser no 180, novembre 2011, pp. 90-91

- L'Histoire de la réalisation de Ben-Hur', programme officiel de la MGM édité par Random House pour la sortie du film en 1960

Liens internes
Liens externes
Notes et références
- Assisté de Yakima Canutt et Andrew Marton pour la course de chars, ainsi que Sergio Leone et Mario Soldati pour la 2e équipe (non crédités au générique).
- Pour les copies anamorphosées. 2,50:1 « recommandé » pour les copies « plates ».
- Par soft matte, au lieu du format habituel 2,35:1. Cf. Ultra Panavision 70 - Anamorphic 65/70mm System
- Plus une piste mono optique de secours.
- Film 16 mm tourné sur le plateau en 1959-1960 figurant dans les bonus de l'édition "prestige 4 DVD" éditée en 2005 par Turner Entertainment Co.
- Ray Freiman, L'Histoire de la réalisation de Ben-Hur, Random House, 1960.
- Laurent Bouzerau, Charlton Heston et Ben-Hur : Une vie épique, documentaire bonus du coffret Blu-ray 50e anniversaire.
- Ben Hur : Le Film épique qui a changé le cinéma, documentaire bonus des coffrets DVD édition prestige et Blu-ray 50e anniversaire
- 1,37:1, 1,65:1, 2,35:1 (35 mm) et 2,20:1 (70 mm).
- (en) Martin Hart, « Solving The Mysteries of MGM Camera 65 and Ultra Panavision 70 », WidescreenMuseum.com, septembre 2002 (accédé le 30 janvier 2012).
- C'est-à-dire non amorphosées.
- [PDF] Box-office 1960, sur le site du CNC, 2010.
- Le Cinéma et la Musique en haute définition, catégorie bandes son.
- expressio.fr
References
- Film américain
- Film historique
- Film réalisé par William Wyler
- Film lié à la religion juive
- Représentation de Jésus Christ au cinéma
- Film de Metro-Goldwyn-Mayer
- Film tourné aux studios Cinecittà (Rome)
- Oscar du meilleur film
- Golden Globe du meilleur film
- Film avec un Oscar du meilleur acteur
- Film avec un Oscar du meilleur acteur dans un second rôle
- Film avec un Oscar du meilleur réalisateur
- Film avec un Oscar de la meilleure photographie
- Film avec un Oscar de la meilleure direction artistique
- Film avec un Oscar de la meilleure création de costumes
- Film avec un Oscar du meilleur montage
- Film avec un Oscar de la meilleure musique de film
- Film avec un Oscar du meilleur mixage de son
- Film avec un Oscar des meilleurs effets visuels
- 1959 aux États-Unis
- Film sorti en 1959
- British Academy Film Award du meilleur film
- Film se déroulant à l'époque de la Rome antique
- Remake de film
- Adaptation d'un roman au cinéma