Bas-Rhin
| Bas-Rhin | |
|---|---|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Alsace |
| Code département | 67 |
| Création du département | 4 mars 1790 |
| Chef-lieu (Préfecture) |
Strasbourg (2 arrondissements: Strasbourg-Ville, Strasbourg-Campagne) |
| Sous-préfecture(s) | Haguenau Molsheim Saverne Sélestat Wissembourg |
| Président du conseil général |
Guy-Dominique Kennel (UMP) |
| Préfet de département | Pierre-Étienne Bisch |
| Statistiques | |
| Population totale | 1 099 578 hab. (2010) |
| Densité | 231 hab./km2 |
| Superficie | 4 755 km2 |
| Subdivisions | |
| Arrondissements | 7 |
| Circonscriptions législatives | 9 |
| Cantons | 44 |
| Intercommunalités | 47 |
| Communes | 527 |
Le Bas-Rhin est un département français, de la région Alsace. La préfecture ainsi que le Conseil général sont basés à Strasbourg. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 67.
Sommaire |
Dénomination
Il s'agit du dernier département français à avoir conservé le terme « bas » dans son nom. Les autres départements qui étaient concernés ont préféré changer de dénomination, jugeant ce qualificatif peu valorisant. Exemples : les Basses-Pyrénées devenues en 1969 les Pyrénées-Atlantiques ou les Basses-Alpes, devenues en 1970 le département des Alpes-de-Haute-Provence. Le même phénomène a été observé pour les départements «inférieurs» (Charente-Inférieure, Seine-Inférieure ou Loire-Inférieure). Cependant, il reste la région de Basse-Normandie.
Histoire
Le département a été créé à la Révolution française.
Le 14 janvier 1790, l'Assemblée nationale constituante décréta : « — Que l'Alsace sera divisée en deux départements dont Strasbourg et Colmar ser[o]nt les chefs-lieux ; — Que le département de Strasbourg sera subdivisé en trois districts [...] ; — Que les terres des princes allemands, possédées un souveraineté par la France, seront comprises dans la division des districts ; — Que Landau, enclavé dans le Palatinat, aura une justice particulière [...] ».
Le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir de la moitié nord de la province d'Alsace (Basse-Alsace).
Les limites du Bas-Rhin furent modifiées à de nombreuses reprises :
- En 1793, il absorba les territoires suivants, nouvellement annexés par la France :
- Le comté de Sarrewerden ;
- Le comté de Drulingen ;
- La seigneurie de Diemeringen ;
- La seigneurie d'Asswiller, domaine de la famille de Steinkallenfels ;
- Plusieurs communes du Palatinat[1] ;
- En 1795[2], la région de Schirmeck - qui ne parlait pas l'alsacien - lui fut retirée (district de Sélestat) et rattachée aux Vosges (district de Senones)[3] ;
- En 1808, des territoires à l'est du Rhin lui furent rattachés, en particulier la ville de Kehl ;
- En 1814, à la suite du premier traité de Paris, il gagna des territoires au nord de la Lauter, provenant de l'ancien département du Mont-Tonnerre, notamment la ville de Landau[4], mais il perdit tous les territoires à l'est du Rhin[5] ;
- En 1815, à la suite du second traité de Paris, il perdit tous les territoires au nord de la Lauter[6] et le département est occupé par les troupes badoises et saxonnes de juin 1815 à novembre 1818 (voir occupation de la France à la fin du Premier Empire).
- En 1871, il fut entièrement annexé par l'Allemagne (traité de Francfort) et devint alors le Bezirk Unterelsass au sein du Reichsland Elsaß-Lothringen ;
- En 1919, il redevint français (traité de Versailles) et garda les territoires que l'Allemagne avait pris au département des Vosges en 1871 (canton de Schirmeck et canton de Saales).
- En 1944, Kehl lui est de nouveau rattaché avant d'être rétrocédé à la RFA en 1953.
| Blasonnement :
De gueules à la bande d'argent côtoyée de deux cotices fleuronnées du même.
Commentaires : Le blason du Bas-Rhin se rattache étroitement à l'histoire de la Basse-Alsace. Il apparaît pour la première fois en 1262 sur un sceau des comtes de Werd, originaires de Woerth près d'Erstein, qui étaient devenus landgraves de la Basse-Alsace en 1156.
|
Géographie
Le département du Bas-Rhin fait partie de la région Alsace. Il est limitrophe des départements du Haut-Rhin au sud, des Vosges et de Meurthe-et-Moselle au sud-ouest, de la Moselle à l'ouest, ainsi que de l'Allemagne, à l'est le long du Rhin et au nord.
- Arrondissements du Bas-Rhin
- Cantons du Bas-Rhin
- Intercommunalités du Bas-Rhin
- Communes du Bas-Rhin
- Anciennes communes du Bas-Rhin
Climat
Économie
Démographie
Les habitants du Bas-Rhin sont les Bas-Rhinois.
Les résidences secondaires
Selon le recensement général de la population du 1er janvier 2008, 2.3 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.
Ce tableau indique les principales communes du département du Bas-Rhin dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux.
| Commune | Population SDC | Nombre de logements | Rés. secondaires | % Rés. secondaires |
|---|---|---|---|---|
| Le Hohwald | 492 | 557 | 305 | 54,76 % |
| Albé | 476 | 366 | 166 | 45,29 % |
| Plaine | 965 | 636 | 215 | 33,81 % |
| Wangenbourg-Engenthal | 1 383 | 786 | 206 | 26,18 % |
| Grendelbruch | 1 240 | 685 | 150 | 21,85 % |
| Bœrsch | 2 401 | 1 258 | 220 | 17,49 % |
Sources :
- Source INSEE,chiffres au 01/01/2008.
Politique
- Liste des députés du Bas-Rhin
- Liste des sénateurs du Bas-Rhin
- Liste des circonscriptions du Bas-Rhin
- Conseil général du Bas-Rhin
Administration
Le siège du conseil général est situé à Strasbourg, dans un bâtiment construit par l'architecte Claude Vasconi. Le préfet actuel du Bas-Rhin est Pierre-Étienne Bisch.
Le représentant du Bas-Rhin nommé au Conseil national de la jeunesse est Monsieur Gautier Lutz.
Droit
L'Alsace tout comme la Moselle relèvent, dans certains domaines, d'un droit local particulier, principalement issu du droit allemand. En effet, l'Alsace, la plus grande partie de la Moselle et une partie de la Meurthe sont restées des annexes de l'Empire allemand du 1871 à 1919.
Enseignement supérieur
Que ce soit par ses établissements d’enseignements secondaires ou supérieurs, l’Alsace est une région d’étudiants très importante et très tournée vers l’international. Strasbourg accueille à elle seule 75 % d’étudiants au sein de son université. Depuis la fusion des trois facultés et des IUT d’Illkirch et de Schiltigheim, c’est même devenue l’une des plus grandes universités de France. On trouve par ailleurs des établissements de grande renommée tels que l'École nationale d'administration (ENA), l'Institut national des études territoriales (INET)), l’Institut supérieur européen de gestion ou encore l'école nationale supérieure de physique de Strasbourg.
Tourisme
Le château du Haut-Koenigsbourg : construit au XIIe siècle, le château du Haut-Koenigsbourg domine la plaine d’Alsace à plus de 700 mètres d’altitude. Détruit lors de la Guerre de Trente Ans, il est restauré de 1900 à 1908 par l’empereur allemand Guillaume II. Il accueille une importante collection d’armes et de meubles de l’époque.
Le château du Fleckenstein : du début du XIIe siècle, érigé par la famille impériale des Hohenstaufen, ce château fort fut habité et transformé en forteresse imprenable par les Fleckenstein. De nombreuses activités sont proposées telle que le « Château des défis ». Il s’agit d’un immense parcours de 20 jeux à travers la forêt et dans les pièces secrètes du château afin de découvrir la vie au Moyen Âge. De quoi passer une bonne journée en famille et de mêler plaisir et pédagogie.
Le château de Lichtenberg : érigé au début du XIIIe siècle, sur une colline qui domine le village, le site intègre un espace contemporain lié à des activités culturelles.
Avec plus de 27 millions de touristes, le Bas-Rhin est le 5e département français en nombre de nuitées.
Autres sites d'intérêt :
- château de la Petite-Pierre
- château du Haut-Barr
- château de Diedendorf
- château d'Andlau
- château de Kintzheim.
Monuments religieux
La Cathédrale de Strasbourg : la cathédrale de Strasbourg est un chef d’œuvre de l’art gothique. Mesurant 142 mètres de haut, du parvis au sommet du clocher, elle est considérée comme la deuxième plus grande cathédrale de France, après celle de Rouen. Son horloge astronomique d’époque Renaissance et dont le mécanisme date de 1482 est un chef d’œuvre en soi.
Le Mont Sainte-Odile : le Mont Sainte-Odile est un haut lieu spirituel toujours vivant. Culminant à 764 mètres, cette montagne vosgienne est surmontée par un couvent fondé par Sainte-Odile, patronne de l’Alsace. Il est un site touristique et lieu de pèlerinage apprécié.
Musées
- Musées de Strasbourg
Le Musée alsacien : musée d’art et traditions populaires. On y découvre une importante collection d’objets utilitaires, décoratifs ainsi que des costumes qui retracent la vie quotidienne en Alsace du XVIIIe et XIXe siècle.
Le Musée d'art moderne et contemporain : situé en plein cœur de la ville de Strasbourg, le musée d’Art Moderne et Contemporain abrite près de 18000 œuvres, réparties en trois départements : art plastique, art graphique et photographique, de quelques uns des plus grands novateurs du XXe siècle.
Le Musée Tomi Ungerer : on peut y découvrir une importante collection de dessins, archives, jouets et revues donnés à sa ville natale par le dessinateur français Tomi Ungerer. Il accueille également des expositions temporaires.
Le Musée du palais du Rohan : Le Palais du Rohan fut construit entre 1731 et 1742 à la demande d’Armand de Rohan-Soubise, Cardinal et Évêque de Strasbourg qui en fit sa résidence principale au cœur historique de la ville. Il accueille entre autres le Musée des arts décoratifs, Musée d'archéologie ainsi que le Musée des beaux-arts.
Traditions populaires
Quelles soient anciennes ou vivaces, les traditions calendaires ou festives font toujours sens et émerveillent plus que jamais.
La cigogne
La cigogne est l’oiseau emblématique de l’Alsace. Selon la légende, elle apporte les nouveau-nés en les portants dans un linge serré dans son bec. Autrefois disparue, elle est désormais protégée et fait partie intégrante du paysage. On peut les apercevoir la plupart du temps, sur les toits des édifices publics et de plus en plus sur les habitations[7].
Le costume traditionnel
Le costume traditionnel alsacien est l’un des symboles de la région. Même s'il reste composé le plus souvent d’une coiffe noire et d’une jupe rouge, symboles de l’Alsace, il existe une multitude d’autres tenues qui varient selon les villages mais aussi selon le statut social de la personne. Aujourd’hui pratiquement disparu, on peut encore le voir dans certains villages lors de diverses manifestations et grâce aux groupes folkloriques.
Les manifestations
Nombre de traditions[8] puisent leur origine dans une quête du sens de la vie ou dans les rites de protection… Les fêtes chrétiennes, encore aujourd’hui, rythment la vie des villages de la région. Les quatre saisons de l’année proposent chacune son lot de célébrations : moissons, vendanges, fête patronale, artisanat, vide-greniers, produits du terroir.
Voir aussi
Article connexe
Liens externes
- Préfecture
- Conseil général du Bas-Rhin
- Archives départementales
- Catégorie Bas-Rhin de l’annuaire dmoz
- Agence de développement touristique du Bas-Rhin
- Site officiel du tourisme en Alsace
Notes et références
- Décret du 14 mars 1793, qui réunit à la France trente-deux communes sur les bords du Rhin : « La Convention nationale, après avoir entendu le rapport de son comité diplomatique, déclare, au nom du peuple français, qu'elle accepte le vœu librement émis par le peuple souverain des villes et communes suivantes : Berglabren, Glengenmenster, Billirchein, Oberhofen, Barbelrod, Winten, Dierbach, Pleisweiler, Klingen, Oberhausen, Kleishorbach, Fiderhorbach, Kleiszellen, Kaplen, Herchiersveiler, Horbach, Erlebach, Mertzheim, Steinweiler, Volsfisbeim, Appenhoffen, Heichelheim, Mulheffen, Volmersheim, Nidershorst, Oberhorst, Effingen, Aldorff, Germersheim, Freisbach, Ilvesheim, enclaves et dépendances, dans leurs assemblées primaires, pour leur réunion à la France, et, en conséquence, lesdites villes et communes font partie intégrante de la République française. — Les commissaires de la Convention nationale dans les départements de la Meurthe, de la Moselle et du Bas-Rhin, sont chargés de prendre toutes les mesures pour l'exécution des lois de la République dans lesdites villes et communes, ainsi que de faire parvenir à la Convention nationale tout ce qui peut lui servir à fixer définitivement leur organisation. — Ces villes et communes formeront le cinquième district du département du Bas-Rhin. Le chef-lieu [de ce district] sera Landau ».
- Décret du 30 pluviôse an III (18 février 1795), qui réunit au district de Senones plusieurs communes du district de Schelestadt.
- Décret du 30 pluviôse an III (18 février 1795) : « Les communes de Russ, Wisches, Schirmeck, Rothau, Neuviller, Natzwiller, Wildersbach, Waldersbach et Barembach, faisant partie du district de Sélestat, département du Bas-Rhin, sont et demeurent réunies au district de Senones, département des Vosges ».
- Traité de paix signé, à Paris, le 30 mai 1814, article 3 : « 5° La forteresse de Landau ayant formé, avant l'année 1792, un point isolé dans l'Allemagne, la France conserve au-delà de ses frontières une partie des Départements du Mont-Tonnerre et du Bas-Rhin, pour joindre la forteresse de Landau et son rayon au reste du Royaume. La nouvelle démarcation, en partant du point où, près d'Obersteinbach (qui reste hors des limites de la France), la frontière entre le Département de la Moselle et celui du Mont-Tonnerre atteint le Département du Bas-Rhin, suivra la ligne qui sépare les cantons de Weissenbourg et de Bergzabern (du côté de la France), des cantons de Pirmasens, Dahn et Anweiler (du côté de l'Allemagne), jusqu'au point où ces limites, près du village de Wolmersheim, touchent l'ancien rayon de la forteresse de Landau. De ce rayon, qui reste ainsi qu'il était en 1792, la nouvelle frontière suivra le bras de la rivière de la Queich, qui, en quittant ce rayon près de Queichheim (qui reste à la France), passe près des villages de Mertenheim, Knittelsheim et Belheim (demeurant également Français), jusqu'au Rhin, qui continuera ensuite à former la limite de la France et de l'Allemagne ».
- Traité de paix signé, à Paris, le 30 mai 1814, article 3 : « 5° [...] Quant au Rhin, le thalweg constituera la limite, de manière cependant que les changements que subira par la suite le cours de ce fleuve, n'auront à l'avenir aucun effet sur la propriété des îles qui s'y trouvent. L'état de possession de ces îles sera établi tel qu'il existait à l'époque de la signature du Traité de Lunéville ».
- Traité de paix signé, à Paris, le 20 novembre 1815, article premier : « Les frontières de la France seront telles qu'elles étaient en 1790, sauf les modifications de par et d'autre qui se trouvent indiquées dans l'article présent. 1° [...] Des limites du pays de Sarrebruck, la ligne de démarcation sera la même qui sépare actuellement de l'Allemagne les départements de la Moselle et du Bas-Rhin jusqu'à la Lauter, qui servira ensuite de frontière jusqu'à son embouchure dans le Rhin. Tout le territoire sur la rive gauche de la Lauter, y compris la place de Landau, fera partie de l'Allemagne ; cependant la ville de Wissenbourg, traversée par cette rivière, restera toute entière à la France, avec un rayon, sur la rive gauche, n'excédant pas mille toises, et qui sera plus particulièrement déterminé par les commissaires que l'on chargera de la délimitation prochaine. 2° À partir de l'embouchure de la Lauter, le long des départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin, du Doubs et du Jura, jusqu'au canton de Vaud, les frontières resteront comme elles ont été fixées par le Traité de Paris. Le Thalweg du Rhin formera la démarcation entre la France et les États de l'Allemagne ; mais la propriété des îles, telle qu'elle sera fixée à la suite d'une nouvelle reconnaissance du cours de ce fleuve, restera immuable, quelques changements que subisse ce cours par la suite du temps. Des commissaires seront nommés de part et d'autre par les Hautes Parties Contractantes, dans le délai de trois mois, pour procéder à ladite reconnaissance. La moitié du pont entre Strasbourg et Kehl appartiendra à la France, et l'autre moitié au Grand-Duché de Bade [...] ».
- Source : Site officiel de l'Association pour la protection et la réintroduction des cigognes en Alsace Lorraine.
- Voir Association départementale du tourisme
