Auguste Lechesne
Lechesnes Auguste, Jean-Baptiste
| Naissance | 14 septembre 1815 Caen |
|---|---|
| Décès | 1888 Caen (?) |
| Nationalité | français |
| Activité(s) | sculpteur |
| Maître | Pierre-Charles Simart ; |
| Récompenses | Prix de Rome |
Auguste, Jean-Baptiste Lechesne est un sculpteur français, second Prix de Rome de sculpture en 1856.
Sommaire |
Biographie
Auguste, Jean-Baptiste Lechesne est né à Caen, le 14 septembre 1815.
« C’est en soufflant dans la forge de ses frères ainés qui dirigeaient à Caen, rue de la Comédie, un atelier de carrosserie que le jeune Auguste sentit s’éveiller en lui le désir de créer et de produire, qui est devenu le plus impérieux de ses besoins » [1].
Entré à l’École nationale supérieure des beaux-arts, il est l’élève de Pierre-Charles Simart et de Jean Debay.
Il se fait connaître, en 1840, par l’exécution d’une frise sur la façade de la Maison dorée à Paris, où l’on remarqua un mélange de branchages et d’animaux[2] ; la reconnaissance de son talent lui vaut de nombreuses commandes pour la décoration d’hôtels particuliers parisiens.
Après avoir obtenu une médaille à l’Exposition de 1848, il se voit récompensé par deux médailles de première classe à l'Exposition universelle de 1851 puis, la croix d’honneur à l’Exposition universelle de 1855.
En 1856, il participe au concours du Prix de Rome dont le sujet est Romulus, vainqueur d'Acron, porte les premières dépouilles opimes[3] au temple de Jupiter ; il est classé deuxième en même temps qu’Ernest-Eugène Hiolle alors que le premier prix est attribué à Henri-Charles Maniglier.
En 1858, il expose aux Champs–Élysées, où son groupe L’Amour domptant les bêtes sauvages, exécuté en ciment de Dreux, est particulièrement remarqué ; la ville de Paris a pour projet d’installer cette œuvre au bois de Boulogne mais aucune suite n’est donné à cette initiative ; l’artiste en fait finalement don à la ville de Caen qui l’expose au jardin des plantes[4].
En 1859, l’administration municipale de Caen décide, qu’à coté de l’école de dessin et d’architecture, Auguste Lechesne aurait la responsabilité d’une école de sculpture.
Il est élevé au grade de chevalier de la Légion d'honneur, le 14 novembre 1855.
Son fils, Henri Leschène se fait connaître comme sculpteur par des natures mortes, des scènes de chasse et des allégories[5] ; un certaine confusion règne, sur le marché de l’art entre les œuvres d’Auguste Lechesne et de son fils, Henri.
Il décède en 1888. Selon diverses sources, il serait mort à Caen en novembre 1888[réf. nécessaire] ; les recherches effectuées dans les actes numérisés de l’état civil de cette ville n’ont toutefois pas permis de valider cette information.
Une rue de Caen, à Vaucelles, porte son nom.
Ses œuvres
- La Pêche : sculpture du décor de la rotonde de Beauvais du palais du Louvre à Paris, réalisé entre 1855 et 1857 ; le modèle en plâtre est conservé au Musée d’Orsay[6].
- La Chasse : sculpture du décor de l'aile en retour Turgot du Palais du Louvre ; le modèle en plâtre est conservé au Musée d’Orsay[7].
- La Marine : sculpture destinée au décor d'un fronton de la cour Visconti du palais du Louvre à Paris (Réunion des Tuileries au Louvre, 1852-1857)[8].
- Sanglier assailli par une meute : petit groupe en bronze (H. 0.35 ; L. 0.55), daté de 1853 conservé au musée national du château de Compiègne ; modèle plâtre (Salon de 1853, n°1402), non localisé ; un grand exemplaire bronze (acquis en 1858) est localisé en 1866 dans le Bassin des Cascades, du château de Fontainebleau, puis offert par l’État à la commune de Saint-Just-en-Chevalet en 1937 : cette statue est, depuis 1973, place de la mairie[9],[10].
- Dragons domptés par des enfants : groupes en pierre qui surmontent les piliers du parc du château de Versailles, en face du bassin de Neptune[11].
- Les dénicheurs : groupe en plâtre présenté au Salon de 1855 puis reproduit en bronze en 1857 pour être installé dans la cour d’honneur du Séminaire des Eudistes de Caen avec le Centaure et Bacchante d' Arthur Le Duc ; l'ensemble architectural a été détruit en 1944 pendant la bataille de Caen ; un autre groupe en bronze est situé dans le square de la place de la République à Caen.
- Enfants mordus par un serpent : groupe en bronze dans le square de l’hôtel de ville.
Bibliographie
- Vaperau G. :Dictionnaire universel des contemporains, édition de1880
- Bulletin de la société des Beaux-arts de Caen : liste des œuvres de Lechesne, en 1856[15]
- Wikipedia en espagnol : [16]
Références
- Bulletin de la société des Beaux-arts de Caen, 1856, vol. 1, p. 41 [lire en ligne]
- Lechesne et Pierre Louis Rouillard réalisèrent la frise animalière qui ceinture l’ensemble de l’immeuble (l’architecte Pierre Dufau l’a reproduite pour ceinturer l’immeuble, rue Taitbout, siège de la BNP lors de la restauration en 1974-1975 [lire en ligne]
- Désigne les armes qu’un général romain prenait sur un général ennemi qu’il avait tué.
- Bulletin de la société des Beaux-arts de Caen, 1859, vol. 1, p. 457 [lire en ligne]
- Le Printemps en 1870 ; Chien et Faisan en 1876 ; Le sabot de Noël en 1878 par exemples
- Musée d’Orsay, La Pêche, sculpture d'Auguste Jean Baptiste Lechesne, décor du palais du Louvre, Paris
- Musée d’Orsay, La Chasse, sculpture d'Auguste Jean Baptiste Lechesne, décor du palais du Louvre, Paris
- Musée d’Orsay, La Marine, sculpture d'Auguste Jean Baptiste Lechesne, décor du palais du Louvre, Paris
- Musée d’Orsay, Auguste Jean Baptiste Lechesne Chiens et sanglier
- La Tribune de l'art
- Versailles, décor sculpté extérieur
- Hickmet fine arts
- Catalogue Drouot
- International auctioneers
- http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5538610z.image.r=lechesne.f63.hl.
- http://es.wikipedia.org/wiki/Auguste_Lechesne.
- http://books.google.fr/books?id=ITeui2t6fTQC&pg=PA392&lpg=PA392&dq=d%C3%A9nicheurs+lechesne&source=bl&ots=1fGuaTRFHU&sig=0ey6JA1L2NmYLx85hF2QqL86CQw&hl=fr&sa=X&ei=UpEAT6C6BYjb8gOZnLG9AQ&sqi=2&ved=0CDMQ6AEwAw#v=onepage&q=d%C3%A9nicheurs%20lechesne&f=false
- http://paysdurfe.skyrock.com/2.html