Art déco
L'Art déco est un mouvement artistique, né au cours des années 1910 et qui a pris son plein épanouissement au cours des années 1920 avant de décliner dans les années 1930. Il fut extrêmement vivace surtout dans les Arts décoratifs, l'architecture, le design, la Mode et le costume, mais concerna en fait plus ou moins toutes les formes d'arts plastiques. Il est le premier style à avoir eu une diffusion mondiale, touchant principalement la France, la Belgique, tous les pays anglo-saxons (Royaume-uni, États-Unis, Canada, Australie, Nouvelle-Zélande, Inde, Philippines, etc. ainsi que plusieurs villes chinoises telles Shanghai ou Hong Kong).
Le style Art déco tire son nom de l'Exposition internationale des Arts Décoratifs et industriels modernes qui se tint à Paris en 1925.
Vocabulaire prenant des formes différentes selon les régions, les architectes et leurs clients, son unité stylistique tient à l'emploi de la géométrie (et à la géométrisation) à des fins décoratives.
Sans leader véritable, ni théorie, ce style fut critiqué dès ses premières années pour sa superficialité. Il était particulièrement employé pour tous les édifices devant valoriser l'image de son commanditaire ou évoquant les loisirs : l'architecture commerciale (boutique, siège social, etc.), les théâtres et cinémas mais aussi l'architecture domestique (le décor servant de signe de distinction sociale). Touchant d'abord les classes les plus aisées, il se propagea rapidement dans l'ensemble du corps social et devint très populaire.
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Contexte
Des origines antérieures à 1914
Les sources de l'Art déco doivent être recherchées dès les années 1900-1910.
Un mouvement de réaction contre l’Art nouveau apparaît dès le début du siècle en France, et encore plus tôt à l’étranger comme en Belgique, en Allemagne, aux Pays-Bas, etc. : certains qualifient déjà les formes Art nouveau de « molles » ou encore de « style nouille » (nou). Ils s’orientent dès lors vers des lignes simples, des compositions classiques et un emploi parcimonieux du décor. Ce désir de retour à l'ordre, à la symétrie et à la sobriété prend différentes expressions selon les pays.
En Autriche, par exemple, la ligne ondoyante des premiers temps de l'Art nouveau est rapidement remplacée par un réseau de lignes orthogonales et les volumes simples sous l'influence de l'architecte et designer écossais Charles Rennie Mackintosh. Josef Hoffmann, Koloman Moser, Otto Wagner et les Wiener Werstätte sont les artistes emblématiques de cette tendance.
Le hasard d'une commande passée à Hoffmann introduit cette évolution à Bruxelles, grande ville Art nouveau s'il en est, dès 1905-1911 : le palais Stoclet impose ses volumes simples et blancs au bord de l'une des artères principales de la capitale belge. Les intérieurs, connus par photographies, mobilisent l'ensemble des Wiener Werstätte et le peintre Gustav Klimt.
En France, les premiers signes de cette volonté de changement sont perceptibles dès les années 1900. En 1907, Eugène Grasset publie une "Méthode de composition ornementale" qui donne la part belle aux formes géométriques et à ses déclinaisons et tranche avec la liberté ondoyante du style Guimard, si prisé à Paris quelques années plus tôt. L'année suivante, Paul Iribe dessine pour Paul Poiret un album de mode dont l'esthétique frappe le milieu parisien par sa nouveauté. Troisième événement important, le Salon d'Automne de 1910 voit l'invitation des artistes munichois qui depuis plusieurs années avaient adopté des formes strictes et dépouillées. Autour de 1910, les décorateurs français André Mare et Louis Süe font eux aussi évoluer leur style vers davantage de rigueur et de retenu. Enfin, entre 1910 et 1913, a lieu le chantier du théâtre des Champs-Élysées, autre signe du changement esthétique radical que connaît le milieu parisien d'alors. D'abord confiés à Henry Van de Velde, la conception et le chantier reviennent rapidement à Auguste Perret. La composition rigoureuse de la façade et la place mesurée laissée au décor frappent les esprits lors de l'inauguration en 1913.
Ces évolutions sont résumées en 1912 sous la plume d'André Vera. Son article "Le Nouveau style", paru dans la revue "L'Art décoratif", exprime le rejet des formes Art nouveau (asymétriques, polychromes, pittoresques, qui excitent davantage les sentiments que la raison), et appelle à une "simplicité volontaire", à une "matière unique" et à une "symétrie manifeste". La fin de l'article exhorte les artistes à s'inspirer du classicisme du XVIIe siècle marqué par "la clarté, l'ordre et l'harmonie" et à reprendre le fil de l'histoire des styles français à partir de la période Louis-Philippe, sans pasticher. Les derniers mots de Vera décrivent deux thèmes qui seront omniprésents dans le futur style Art déco : "la corbeille et la guirlande de fleurs et de fruits".
L'influence de la peinture ne doit pas être négligée dans l'explication de ces évolutions. Ces années 1910 sont le moment de diffusion et popularisation du fauvisme et plus encore du cubisme. Les peintres de la Section d'or exposent des œuvres souvent plus accessibles pour le public que ne l'étaient celles des Picasso et Braque de la période du cubisme analytique. Les thèmes (sport, ouvrier, etc.) et les couleurs chatoyantes tranchent avec les natures mortes fragmentées et avant-gardistes des pionniers du mouvement. Le vocabulaire cubiste est mûr pour séduire les créateurs de mode, de mobilier et de décoration intérieure.
Enfin, le Paris des années 1910 découvre les ballets russes de Serge Diaghilev, mêlant danse, musique, et peinture, inspirés des "Mille et une nuits", ils sont une invitation au luxe et à l'exotisme; les costumes sont créés par [[Léon Bakst] et bien d'autres. D’où la mode des éventails, des plumes, des jets d’eau, des couleurs vives. Les couleurs insolites s’imposeront dans le décor et le mobilier : on verra des boudoirs aux murs orangés, des salons tendus de noir.
Ordre, couleur et géométrie : l'essentiel du vocabulaire Art déco est posé.
Les années folles
La Première Guerre mondiale a profondément blessé les économies et sociétés française et allemande. Tandis que l'Allemagne des années 1920 est assommée sous les coups de la défaite et d'une grave crise économique (dont témoigneront les artistes de la Nouvelle objectivité), la France voit son économie repartir. Les crises monétaires de 1924 et 1926-27 n'entament pas une progression qui culminera en 1930.
Cette reprise ne peut faire oublier les difficultés sur le terrain. Les villes détruites avaient besoin d'être reconstruites (telles Reims et Saint-Quentin par exemple, détruites à 80 % pendant la guerre, qui seront reconstruites en grande partie dans un style architectural Art Déco). Par ailleurs, l'instabilité monétaire génère une hausse des prix constantes jusqu'en 1927 et la législation sur les loyers cause une forte crise du logement pour les classes populaires et moyennes.
Mais le début des années 1920 voit aussi les manifestations de la fortune intacte des classes les plus aisées. A Paris, comme dans les grandes villes de province, les commentateurs de l'époque observent la construction de riches immeubles de rapport, villas et hôtels particuliers. Autant de chantiers prolifiques pour les artistes décorateurs et les architectes Art déco.
Les années 1920 sont aussi le théâtre d'évolutions dans différents domaines :
- Les découvertes scientifiques et techniques :
L’aviation intercontinentale avec Charles Lindbergh et Jean Mermoz, l’automobile, le téléphone, la théorie de la relativité d'Albert Einstein, etc.
- Psychanalyse :
Le développement des théories de Sigmund Freud est sensible en Europe, même s'il ne touche qu'une élite intellectuelle.
- Littérature et arts :
Le surréalisme régénère les avant-gardes du début du siècle en s'appuyant précisément sur les théories de l'inconscient. André Breton en est le chef de file. Parallèlement, Jean Cocteau évoque le "rappel à l'ordre" (dit aussi "Retour à l'ordre") auquel on assiste en art et en littérature. C'est le temps de Paul Valéry (qui publie Eupalinos ou l'architecte en 1923). Pablo Picasso délaisse la fragmentation cubiste pour s'inspirer de la peinture classique et notamment d'Ingres.
- Cinéma :
Hollywood devient pleinement une "usine à rêves" et les productions des grands studios sont diffusés à travers l'Europe. En France, Marcel L'Herbier, René Clair et Germaine Dulac développent un cinéma d'avant-garde.
Le développement contemporain du Mouvement moderne (ou Modernisme)
Les années 1920 voient également le développement du Mouvement moderne (appelé également Modernisme ou plus tard Style international) qui présente les caractéristiques suivantes :
- Le béton armé devient d’utilisation courante ; il se prête à toutes les formes.
- Les architectes s’insurgent contre l’éclectisme caractéristique de l'art du Second Empire et de la IIIe République. Ils revendiquent la simplicité, la géométrie et la cohérence structurelle : la forme doit exprimer la fonction du bâtiment, sans ornements superflus. La pensée de l’architecte viennois Adolf Loos, auteur de Ornement et crime (1908), est l'une des sources de cette conception de l'architecture dépouillée.
- En 1919 ouvrit à Weimar un centre de formation esthétique connu sous le nom de Bauhaus. Sous la direction de Walter Gropius, il devint l'un des plus influents de ce siècle, et fut actif jusqu'à sa fermeture par les nazis en 1933. Son seul but était de former des artistes à travailler pour l'industrie, et même si l'on a parfois exagéré son influence, le Bauhaus imprima sa marque sur le design du XXe siècle. À partir de matériaux industriels modernes réduits à leur forme la plus élémentaire et dénués de tout ornement, les créateurs du Bauhaus tentaient de créer des produits débarrassés de toutes références historiques. Cet objectif n'était pas toujours atteint. La célèbre chaise Wassily de Marcel Breuer présente nombre des caractéristiques associées « au style Bauhaus » : en acier tubulaire, de forme géométrique dépouillée, elle doit sa construction au talent de l'artisan et de la machine.
- La Russie soviétique connaît également des expériences avant-gardistes importantes : El Lissitzky ou encore Alexandre Rodtchenko, associés au mouvement constructiviste, usent également d'une esthétique géométrique et de principes fonctionnalistes.
- Charles-Édouard Jeanneret, dit Le Corbusier publie en 1923 Vers une architecture, recueil de ses articles publiés au cours des années précédentes dans la revue L'esprit nouveau. Il participe à plusieurs expositions et construit le pavillon de l’Esprit Nouveau, lors de l’exposition de Paris en 1925.
Le Mouvement moderne appartient au contexte de développement de l'Art déco. Comme lui, il emploie le béton armé et les formes géométriques élémentaires. Une part du mouvement Art déco tendra vers le Mouvement moderne, notamment en Belgique où nombre d'architectes oscillent entre les deux tendances au gré de leur clientèle. Mais Mouvement moderne et Art déco se distinguent nettement : les architectes du Mouvement moderne rejettent tout caractère décoratif et font primer la fonction sur la forme. De plus ils s'appuient sur une solide théorie mise par écrit à l'époque par des auteurs aussi importants que Le Corbusier, Siegfried Giedion ou encore Karel Teige, tandis que l'Art déco est un style sans fondement théorique, souvent critiqué par les auteurs de l'époque pour sa superficialité commerciale.
Caractéristiques
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Autant les formes de l'Art nouveau étaient ondulantes, très détaillées et prenaient exemple sur la nature, autant l'Art déco s'est tourné vers des formes épurées et essentiellement géométriques. La courbe, encore très présente aux débuts de ce mouvement, tend à disparaître progressivement au profit de l'angle droit, notamment avec le courant De Stijl. Ce fut une véritable, mais brève explosion artistique concernant de nombreuses disciplines :
- architecture : Chrysler Building (New York). Empire State Building (New York). Tony Garnier, Auguste Bluysen, Le Corbusier et Robert Mallet-Stevens.
- design : aménagement intérieur de l'Aubette (Strasbourg). Ludwig Mies van der Rohe. Amédée Ozenfant.
- Cinéma : L'Inhumaine de Marcel L'Herbier avec des décors de Robert Mallet-Stevens.
- Peinture : Tamara de Lempicka.
Une figure emblématique de la période Art déco est la garçonne : on assiste en effet à l'émancipation de la femme qui occupe une place au moins égale à celle de l'homme, dans les années 1920. Le mot vient du roman du même nom écrit par Victor Margueritte. Les plus belles représentations de la garçonne sont Suzanne Lenglen (tennis), Louise Brooks (cinéma), Tamara de Lempicka (peinture) ou encore Joséphine Baker…
Après une période faste durant les années 1920, le courant s'essouffle peu à peu vers la fin des années 1930, progressivement remplacé par l'influence grandissante du Bauhaus et plus généralement du Style international qui accompliront le rêve des artistes de l’Art déco : la production en série, qui annonce déjà la société de consommation que nous connaissons, le beau à moindre prix.
L'un des thèmes en architecture était d'utiliser les formes des objets quotidiennement utilisés par le propriétaire du bâtiment afin d'expliquer la fonction de ce dernier, mais le concept fut étendu. Ainsi, le toit du Chrysler Building évoque les pare-chocs des voitures de la marque. Ce concept atteint son paroxysme avec le style California Crazy où l'objet surdimensionné est un élément ou le bâtiment entier.
Le mot « Art déco » est né dans les années 1960 pour désigner le style qui triomphe à l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes qui a lieu à Paris en 1925.
Deux tendances très différentes coexistent :
- La tendance traditionnelle : c’est le style « Art Déco » qui s'adresse à une élite fortunée.
- La tendance moderne, fonctionnelle : c’est le début du design, qui recherche une production industrielle, pour une clientèle de masse.
Style Art déco, tendance traditionaliste
Luxe et perfection
Le mobilier Art déco est l’œuvre d’artistes décorateurs destinée à une clientèle aisée, ayant soif de nouveauté, mais qui demeure relativement conformiste. Il s'agit de meubles réalisés par des ébénistes qui cherchent le luxe et la perfection. Les meubles sont donc des pièces uniques.
Formes
Les formes restent classiques, avec parfois des rappels des styles antérieurs : Louis XVI, Directoire, Louis-Philippe. Mais l’art cubiste va pousser à une simplification des formes.
Les volumes sont parallélépipédiques, aux angles vifs, ou arrondis, ou à pans coupés. Le cercle et l’octogone sont également appréciés.
Les meubles sont souvent supportés par des socles.
Les moulures sont rares.
Inspiration conjointe
Fortuitement, ce style architectural partage aussi plusieurs caractéristiques avec l'architecture traditionnelle précolombienne sans s'en être inspiré directement, notamment:
L'usage du béton offre une surface plus lisse et nue que la brique, rappelant les massifs blocs de pierre utilisés dans ces civilisations antérieures.
Les corniches et linteaux de fenêtre sont couverts de hauts reliefs géométriques.
Les représentations solaires avec rayons sont récurrentes.
Les gratte-ciel Art Déco sont généralement faits de segments empilés de dimensions décroissantes dont les jonctions se font à angles droits; ceci rappelle la configuration des pyramides à degrés des lieux cultes aztèques et mayas.
Décoration et textile
Si la ligne est épurée, le mobilier affiche une décoration soignée et souvent luxueuse.
La sculpture est très méplate. Elle utilise un répertoire géométrique, floral ou animal, très stylisé, géométrisé. La rose est très présente en bouquet, en corbeille, en guirlande.
Pour le traitement des surfaces, on utilise la dorure, la laque ou encore la marqueterie : incrustation de filets, de plaquettes en ivoire (influence de l'art nègre), de nacre ou de métal (argent, cuivre, laiton, aluminium).
La coloration de certains bois tel l’érable, teinté en rouge, bleu, vert ou gris (goût de la polychromie né des ballets russes).
Les figures sont stylisées, les motifs régulièrement répétés. Le tissu sature souvent les intérieurs de rythmes saccadés et vifs qui rappellent ceux de la musique légère de l’époque. Tous les motifs et influences déjà cités se répètent avec une constance qui contribue, certes, à l’unité du style, mais finit aussi par rendre les intérieurs étouffants.
Le Corbusier et les modernistes prêchent quant à eux, « la loi du Ripolin » : le retour au simple mur blanc, qui s’imposera progressivement.
Le mobilier
La formule Art Déco caractérise un style décoratif international. Initialement l’Art Déco, Style Moderne ou International appartient à un monde de luxe et d’opulence, il est un glorieux amalgame entre l’art et l’artisanat, trouvant son âge d’or dans les années 1920 et 1930. Le terme même évoque une multitude d’images romantiques. L’Art Déco apparu à l’ère des récessions économiques, des dépressions, des troubles sociaux, des marches de la faim et de la bataille politique entre le communisme et le fascisme. Il a été à l’encontre de ce trouble, c’est au fur et à mesure de ce traumatisme que l’Art Déco s’est forgé sa propre identité.
Les sièges sont souvent d’inspiration Directoire ou Restauration. Un souci de confort est à remarquer dans les fauteuils, inspirés du fauteuil club, aux formes profondes Le bois est peu apparent et souvent dissimulé par un revêtement en cuir ou en textile.
Le cosy-corner, création de l’époque, fait fureur. C’est un divan d’angle, encastré dans une boiserie avec diverses étagères.
Les commodes et meubles d’appui ont une façade très souvent galbée, voire ventrue.
Les tables sont rondes, ovales ou rectangulaires avec les angles cassés. Les coiffeuses et bureaux de dames sont particulièrement raffinés.
Dernier témoin d’une longue tradition française, il sombrera dès 1939 avec Hitler et le nazisme.
Pendant que les traditionalistes font recette auprès de la bourgeoisie et des artistes en vogue, quelques ateliers méconnus, tenus à l’écart, s’intéressent à la production en série de meubles bon marché : les fonctionnalistes, prophètes du « style contemporain », jetteront les bases du design en s'éloignant de l'esthétique artisanale pour se laisser gagner par l'esthétique industrielle. Dès 1917, un groupe de peintres, d'architectes, de designers et de philosophes hollandais créèrent un collectif baptisé De Stijl, le style. S'éloignant des formes naturelles de l'architecture et du design, le groupe De Stijl tenta de créer un langage visuel capable d'exprimer une nouvelle esthétique industrielle en utilisant une palette réduite et en se limitant à des droites.
Matériaux et techniques
Les bâtis sont le plus souvent en chêne. Les structures moulurées ou plaquées utilisent l’acajou, le palissandre, le thuya, l’amarante, le citronnier… Contrastes de bois clairs (citronnier) et de bois foncés (amarante), de couleurs et de matières.
Principaux créateurs
Jean Dunand, dinandier d'exception tout autant que maître de l'art du laque, crée des vases de toutes formes, des panneaux décoratifs, des paravents, des meubles, des bijoux, des accessoires de mode. Parmi les grands laqueurs se compte également Gaston Suisse, fortement inspiré par les laques d'Extrême-Orient que son père lui avait appris à connaître.
L’homme de l’époque, c’est Jacques-Émile Ruhlmann. Il travaille sur commande, pour une élite fortunée. Il s’inspire du passé, mais étire les lignes, fusèle les formes et crée des décors savants. Il utilise des bois rares et dessine avec une précision inouïe chaque détail pour que l’exécution (par les artisans) soit parfaite.
Pierre Legrain, Pierre Chareau, également marqués par l’influence de l’art nègre et du cubisme, créent des meubles aux lignes strictes. Néanmoins ces meubles ne sont pas pour une fabrication en série, mais pour une clientèle d’exception. Le luxe des matériaux contredit la sobriété des lignes.
Galerie d'images
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Entrée de la plage publique d'Aix-les-Bains
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Chrysler Building, dans Manhattan
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Cinéma Eden de Saint-Jean-d'Angély (Charente-Maritime, France), par André Guillon (1931)
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Fauteuil club rond
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Hotels Art Deco de Miami Beach, sur Ocean Drive
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Église St. Wenceslaus, Chicago
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Flèche de l'Hôtel de ville de Buffalo de 1935
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Bas-relief de l'Empire State Building dans son Hall
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Palais de la Porte Dorée à Paris, construit en 1931
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Vitrail de la gare de Limoges-Bénédictins (1929)
Voir aussi
Articles connexes
Styles
Monuments art déco
- Église Saint-Augustin de Bruxelles
- Édifice Price
- Gare de Cherbourg-Transatlantique
- Grand Rex
- Musée Alice et David van Buuren : ancienne maison des époux Van Buuren à Bruxelles
- Rockefeller Center : complexe architectural Art déco à New York
- Association des villes Art déco
- Empire State Building
- Chrysler Building
- Bibliothèque Carnegie (Reims)
- Basilique de Koekelberg (Bruxelles)
- Hotel-Brasserie du Parc à Oostende, Belgique[1]
- Palais de la Porte Dorée, 12e arrondissement de Paris
- Immeuble CGA, rue Racine à Nantes
- Maison bleue (Angers)
- Palais de la Méditerranée (Nice)
- Buffet de la gare de Saint-Quentin
Personnalités
- Maurice Ascalon
- Alexandra Exter
- Christian Fjerdingstad
- Georges Bastard
- Tamara de Lempicka
- Alexandre Léonard
- Vadim Meller
- Reverso
Bibliographie
- Laurence Mouillefarine et Evelyne Possémé (dir.), Bijoux Art Déco, Les Arts Décoratifs/Editions Norma, 2009
- Patricia Bayer, Intérieurs Art Déco, Thames & Hudson, 2000
- Félix Marcilhac, Jean Dunand, Thames & Hudson, Les éditions de l'amateur, 1991
- Chronologie du design, Tout l’art Encyclopédie – Flamarion
- Généalogie de l’art contemporain, CRDP LILE, 1999
- Catalogue de l’exposition Design, Miroir du siècle, 1993
- La Mode au XXe – I, Délandre
- Edward Lucie-Smith, Histoire du mobilier, l’univers de l’art, 1990
- Bernard Blistène, Une histoire de l'art du XXe, Beauxart Magazine, 2002
- Raymond Guidot, Histoire du design, Hazan, 2000
- Le design du meuble au XXe siècle, Taschen, 1989
- Artdeco, histoire de style & tendance du Design 1920 – 1939.
- P Gössel et G lieuthäuser, L’Architecture du XXe siècle, Taschen, 2001
- L'architecture moderne, une histoire critique de Kenneth Frampton, Thames & Hudson, 2006
- Alaistair Duncan, Art déco, Citadelle et Mazenod, 2010, 544 p.
Notes et références
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|---|---|---|---|
| Art Nouveau |
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Style 1940 |