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Anglet

Anglet
La mairie d'Anglet.
La mairie d'Anglet.
Blason de Anglet
Héraldique
Anglet
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton chef-lieu de 2 cantons
Intercommunalité Agglomération Côte Basque-Adour
Maire
Mandat
Claude Olive (UMP)
2014-2020
Code postal 64600
Code commune 64024
Démographie
Gentilé Angloy
Population
municipale
38 581 hab. (2011)
Densité 1 433 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 29′ 06″ N 1° 31′ 06″ O / 43.485, -1.51833443° 29′ 06″ Nord 1° 31′ 06″ Ouest / 43.485, -1.518334  
Altitude Min. 0 m – Max. 76 m
Superficie 26,93 km2
Localisation

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Liens
Site web anglet.fr

Anglet (prononcé [ ɑ̃glɛt ]) est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Sommaire

Géographie[ ]

Photographie de la plage de la chambre d’Amour.
Plage de la chambre d’Amour à Anglet et phare de Biarritz.

Localisation[ ]

Anglet occupe un vaste territoire, qui s’étend du nord au sud, de l’Adour au phare de Biarritz, et d’ouest en est, de l’océan aux collines de Bassussarry. Elle est située sur la rive gauche de l’Adour, faisant face à Tarnos (Tanos), à l’embouchure du fleuve.

Commune de l'aire urbaine de Bayonne, incluse dans son unité urbaine, elle fait partie de la province basque du Labourd. La ville est à 10 % recouverte de forêts de pins, notamment celles de Pignada, du Lazaret et de Chiberta. La côte sablonneuse débutée 200 km au nord à la pointe de Grave, à l'extrémité de l'estuaire de la Gironde, s'achève à Anglet, et y est ponctuée de nombreuses digues découpant le rivage. À Anglet, où le tracé du domaine public maritime vient d'être mis à jour, on observe un recul de la côte de quarante mètres depuis 1978. Avec ses multiples baies et anses, ce territoire constitue un laboratoire des techniques de surveillance de l'érosion du littoral.

Anglet, sur 4,5 km, compte 11 plages du nord au sud : la plage de la Barre, la plage des Cavaliers, la plage des Dunes, la plage de l'Océan, la plage de la Madrague, la plage de la Petite Madrague, la plage des Corsaires, la plage de Marinella, la plage des Sables d'Or, la plage du Club et la plage du VVF.

La Côte basque française désigne la partie du littoral aquitain comprise entre la grotte de la chambre d’Amour à Anglet et la frontière espagnole.

Communes limitrophes[ ]

Géologie et relief[ ]

Hydrographie[ ]

C'est entre Anglet (rive gauche) et Tarnos (rive droite) que l'Adour se jette dans l'océan Atlantique (golfe de Gascogne).

La commune est traversée par les affluents de l'Adour, les ruisseaux de Sarraoute, d'Artigou (ainsi que par le tributaire de celui-ci, le ruisseau de Zubiru, lui-même accompagné de son affluent, la Hòssa), de Camoudiet (et ses tributaires, le ruisseau d'Aouassole et le Riu Tòrt), du Horc (accompagné par ses affluents, les ruisseaux de Coumelade, du Mail et de la Canaou), de la Prade (rejoint par le ruisseau du Horn), la Gaoube (et le Bras de la Gaoube), de Houillassat, la Gaoubole, de Hourclat, Larraoudille, de Bon, l'Adour de Gripp (ainsi que par les tributaires de celui-ci, la Canabère grande, le Garet, le ruisseau de Picharotte, le Goutil de Thou et le ruisseau d'Aritz et son affluent, le Goutil Sec), le May d'Escaret, le ruisseau d'Arrimoula, l'Adour de Lesponne (et ses affluents, le ruisseau de Cantalop, le Lhécou, les ruisseaux Riu Grand, du Brouilh, de Maouri, de Tos - et les tributaires de celui-ci, les ruisseaux de Népoutre, d'Arabède et de Cétérou - de Narbeoz, de Beliou, de Binaros, de la Glère - et les affluents de celui-ci, les ruisseaux du Garrot Grand et Lardezen - et de Hont Herèda) et le ruisseau Serris.

Climat[ ]

Voies de communication et transports[ ]

Voies de communication[ ]

Anglet est reliée par l'autoroute A63 et les départementales 810 et 910.

Transports[ ]

Photographie d'un bus Chronoplus.
Bus Chronoplus Terminus Anglet Plages.

Au service hiver 2013/2014, les lignes A1, A2, C, 4, 5, 6, 8, 10, 11, 12, 14 et Noctoplus (en soirée) du réseau de bus Chronoplus, géré par Transdev agglomération de Bayonne, desservent Anglet en la reliant aux autres communes de l'agglomération : Bayonne, Biarritz, Bidart, Boucau, Saint-Pierre-d'Irube et Tarnos[1].

Urbanisme[ ]

Morphologie urbaine[ ]

Lieux-dits et hameaux[ ]

L'après seconde guerre mondiale[ ]

Photographie de la Chambre d’Amour.
Une image caractéristique de l'époque, l'urbanisation du site touristique et célèbre de la Chambre d'Amour par l'Hôtel VVF-1970.
Photographie de la salle culturelle du quartier Quintaou.
La nouvelle salle culturelle d'Anglet - quartier Quintaou - inaugurée en 2013.

Après-guerre, l'urbanisation continue en raison de l'espace disponible et de prix attractifs, contrairement à Bayonne ou encore Biarritz. De 1970 à 1980, Anglet absorbe 70% des projets de lotissement sur l'agglomération contre moins de 10 % pour Biarritz. Les « trente glorieuses » n'épargnent aucun quartier de la commune, qui en quelques années seulement, cèdent ses dernières terres agricoles, ses parcs, ses anciens marécages (objet de tant de ferveur quelques siècles plus tôt) aux programmes immobiliers de toutes sortes (lotissements, copropriété d'immeubles, supermarché, industries, zone d'activités, autoroutes, 2×2 voies, etc.). Même les quartiers réservés à la haute société changent sous la démocratisation des vacances et du tourisme de masse. Le passé rural de la ville est relégué au rang de souvenir.

Durant les années 1960 et 70, la piscine du prestigieux établissement des bains subit de violentes tempêtes qui l'endommagent et finissent par conduire à sa démolition en 1977. La jetée est consolidée et l'édifice devient une salle communale. Aujourd'hui, les bâtiments ont été rénovés et renommés Espace de l'Océan.

L'aménagement urbain se réalise sans plan d'organisation à grande échelle, tiraillée entre ses deux communes voisines. Il faudra attendre 1972 pour que l'agglomération créée une première instance de concertation intercommunale, aujourd'hui communauté d'agglomération Côte Basque-Adour (ACBA).

Logement[ ]

Projets d’aménagement[ ]

Aujourd'hui, Anglet est une ville peu dense et très étendue, typique de l'urbanisation française des villes méridionales ayant supportées une forte croissance durant ces dernières décennies, tout en ayant su résister à la forte vague de « bétonisation » de son littoral. L'Océan et ses tempêtes ont su décourager les promoteurs avides d'urbanisation massive, sauvant la côte allant de la Chambre d'Amour à la Barre dont seul le VVF, semble défier (pour combien de temps ?) les vagues de l'océan menaçant. La présence de la forêt de Chiberta sur de nombreux hectares, entourés de terrains appartenant aux ordres religieux, renforcent cette impression de ville verte ou « ville jardins ».

La ville a été urbanisée selon le modèle actuel du lotissement et de la maison individuelle, reprenant la suite de l'urbanisation de la « Belle Époque » où on venait fuir la pression foncière de Biarritz (quartier Chassin notamment) voir des quartiers ouest de Bayonne. On venait y chercher un air de campagne. La ville a donc comblé les vides entre les anciens domaines ruraux et s'est étendue entre axes routiers et multiples ronds-points, par accumulation de lotissement et de copropriétés. Ici ou là, certains ilots ont été aménagés en groupe d'habitat collectif disparate, dispersés souvent dans des parcelles importantes mais en retrait des routes ou des rues. Anglet a répondu à cet urbanisme fonctionnaliste français d'après-guerre, sans jamais succomber à la réalisation de grands ensembles. Ici le modèle est l'habitat en maison individuelle avec jardin ou la résidence collective avec parc arborée.

L'ensemble de cet agglomérat donne à voir une ville en totale opposition avec des villes plus anciennes. Anglet est en opposition avec le modèle de ville radioconcentrique, fixée autour d'un centre urbain dense, animés par des rues commerçantes, bien souvent offertes aujourd'hui aux piétons tels qu'il s'observe dans le vieux Bayonne, Saint-Sébastien ou Bilbao (casco viejo), pour citer les villes proches.

Anglet n'est pas née du commerce et donc de l'échange, et n'a donc pas de pôle attractif fixé autour d'un port ou d'un fleuve comme toutes ces villes historiques citées plus haut, mais est le reflet d'une nouvelle tendance, la résidentialisation autour d'un moyen de transport, la voiture. La voiture a permis son urbanisation sur une surface très vaste, où le relief est bien différent et où chaque zone a elle-même une zone d'influence, Bayonne d'un côté (Montbun, Blancpignon), Biarritz (Cassin, Larochefoucault), le littoral (La Barre, Chiberta)...

Anglet n'a donc pas de centre à part entière, même si le quartier Saint Jean/Quintaou tente de réunir les institutions culturelles et administratives et souhaite dynamiser grâce à son marché ou sa nouvelle salle culturelle. Anglet garde une vocation résidentielle quand Biarritz ou Bayonne, polarisent autour de leurs centre-ville respectifs.

Le résultat est qu'Anglet, malgré une superficie communale très importante, a « grignoté » tout son espace naturel, pour devenir cet agglomérat urbain, cette ville faites de plusieurs villages (ou plusieurs clochers comme le disent certains) parsemés d'espaces verts (pignada), de jardins privés plantés de magnolias, de palmiers ou encore de mimosas, de promenades de plages aérées mais menacée d'érosion, de maisons à l'architecture belle époque, art déco, néo-basque, aux influences navarraise voir pour certaines, méditerranéennes. Dans les projets en cours, il est prévu de renforcer la centralité de Saint-Jean (projet cœur de ville) le long de la RN10, qui sera bientôt réaménagé en boulevard urbain, tout comme à plus ou moins long terme pourrait l'être le BAB.

Toponymie[ ]

Le gentilé est Angloy[4],[5] (ou Angeluar[5],[6] en basque).

Photographie des plages d’Anglet.
Panorama des plages d'Anglet, depuis la Barre (à gauche) jusqu'aux falaises de la chambre d'amour (à droite).

Attestations anciennes[ ]

Le toponyme Anglet apparaît sous les formes Angles (1188[3], cartulaire de Bayonne[7]), Anglet (1249[8]), 1253), portu de Angleto (1291[8]), Sanctus Leo d'Anglet (1761, collations du diocèse de Bayonne[9]) et Angelu[10] au XIXe siècle.

Étymologie[ ]

Son origine n'est pas liée au latin angulus, « terre en forme de coin » comme certains le prétendre car en gascon, un tel angle se nomme « Lo Punte » (vers le nord) ou « Gauserans » (vers le sud) [11]. Le terme latin d'origine est angellu(m) qui correspond à « terrain bas, enfoncement »[5]. Cette dernière hypothèse est confirmée par Jean-Baptiste Orpustan[8] qui indique que le nom officiel et le nom basque sont deux dérivés distincts de la même souche, angellu, diminutif d'angulu, et citant L. Michelena, affirme que « terrain bas » doit s'appliquer à « tout l'espace sableux en bord de mer qu'occupe (la) commune ».

Autres toponymes[ ]

Ce dernier toponyme est mentionné sous la graphie le Pinada en 1863[3] dans le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque.

Aritxague, quant à lui, désignait un moulin et apparaît sous les formes Urruzaga, Urrucega et Urrusague (respectivement vers 1140[3], 1149[3] et XIIe siècle[3], cartulaire de Bayonne[7]), Aritzague (fin XVIIIe siècle[3], carte de Cassini) et Ritzague (1863[3], dictionnaire topographique Béarn-Pays basque).

La chambre d’Amour était un hameau d'Anglet. Paul Raymond[3] indique que le nom « vient d'une grotte située au niveau de la mer ». Elle est mentionnée sous les graphies Ygasc (1198[3]) et Higas (XIIe siècle[3], cartulaire de Bayonne[7]).

Paul Raymond cite un hameau du nom d'Audios, mentionné sous la graphie Audoz en 1198[3] (cartulaire de Bayonne[7]).

En 1863[3], Blancpignon, écart d'Anglet, était noté Blanpignon.

Brindos est un ancien hameau d'Anglet, qui apparaît sous les formes Villa que dicitur Berindos (XIIe siècle[3], cartulaire de Bayonne[7]), Beryndos et Beryndes (respectivement 1331[3] et 1334[3], rôles gascons).

Le lac de Chiberta est mentionné en 1863[3] dans le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque. Il en est de même des Cinq Cantons (sous la forme Cinq-Cantons).

Courbois était également un hameau de la commune. Il est mentionné sous la graphie Fausegui en 1198[3] (cartulaire de Bayonne[7]).

Donzacq était un moulin de la commune, déjà cité en 1246[3] (cartulaire de Bayonne[7]) sous la graphie molendinum de Donzag, puis en 1539[3] (titres du chapitre de Bayonne[12]) lo moly appelé Donzac. Le Donzacq est un ruisseau qui, au XIXe siècle, prenait sa source sur Biarritz et se jetait dans l'Adour, après avoir arrosé Biarritz, Anglet et Bayonne[3].

Le moulin d'Hausquette, mentionné en 1863[3] dans le Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque, apparaît sous les formes molin de Fausquete (1259[3], cartulaire de Bayonne[7]) et moulin de Hausquete (1556[3], titres de l'abbaye Sainte-Claire de Bayonne[13]).

Hondritz, hameau d'Anglet, apparaît sous les formes Underitz, Honderiz et Onderidz (respectivement 1149[3], 1198[3] et 1255[3], cartulaire de Bayonne[7]).

Irumendy désigne un hameau détruit, mentionné sous les graphies Yrumendie et Irumendie (respectivement XIIe et XIIIe siècles[3]) dans le cartulaire de Bayonne[7].

Lamothe était un fief d'Anglet, cité par le dictionnaire de 1863[3].

Paul Raymond cite en 1863[3] une redoute du nom de Lastourte sur le domaine de la commune.

En 1863[3], le Lazaret est un « dépôt de mendicité ».

Mauléon est signalé comme étant un château dans le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque de 1863[3] et Montori et Pontots comme des hameaux d'Anglet. L'écart de Montori abritait une fontaine, dite de Navariz, mentionnée en 1198[3] par le cartulaire de Bayonne[7].

Le même dictionnaire cite le Refuge Notre-Dame sous la forme Le Refuge. Le même indique que Saint-Bernard était une école.

Il y avait à Anglet, un hameau du nom de Sincos, déjà détruit en 1863[3], et mentionné en 1149[3] (cartulaire de Bayonne[7]).

Sutar, autre hameau d'Anglet, est mentionné dans le cartulaire de Bayonne[7] en tant que Villa quœ dicitur Huzater (XIIe siècle[3]), Utsatarren (1149[3]), Usetarren (1198[3]), Ussutarren (XIIIe siècle[3]), Hucetarren (XIIIe siècle[3]) et Sustaren (XVIe siècle[3]). Le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque orthographie le toponyme Sutarre en 1863[3].

Troissonat était le nom de l'endroit où fut ouverte la nouvelle embouchure de l'Adour, dite le Boucau, le 28 octobre 1578[3] comme le mentionnent les titres du chapitre de Bayonne[12].

Graphie en langues locales[ ]

Son nom basque actuel est Angelu[6] et son nom occitan gascon est Anglet.

Histoire[ ]

Préhistoire[ ]

D'après les découvertes réalisées, l'occupation la plus ancienne des sols d'Anglet remonte à la préhistoire (Paléolithique moyen) et à la culture du Moustérien (-100 000 à -35 000 av J.-C.) [14]. On a découvert divers outillages en silex caractéristiques de l'époque moustérienne[15]. L'utilisation des éclats et des bifaces constituées en pointes tranchantes (grattoir, racloir) permet de travailler les peaux et fabriquer des haches à partir de manche en bois[16]. Concernant Anglet, on peut citer la Tour de Lannes, Brindos, Sutar[17], il s'agit d'occupation en plein air, située en hauteur vis-à-vis des parties basses marécageuses, comme en d'autres endroits du Pays basque (Saint-Pierre-d'Irube, Ilbarritz à Bidart, Duboscoa à Villefranque, Lahonce, Urt, Bidache[18]).

La préfecture de la Région Aquitaine, considérant les éléments de connaissance du patrimoine archéologique de la commune actuellement recensés dans les bases archéologiques de la Direction régionale des affaires cultures d'Aquitaine[19] a émis un arrêté concernant les sites suivants : Brindos, Cote 50, La Ballastière de Micoteau (Sutar), Hondritz référencés comme ayant eu une occupation paléolithique. Les sites de la Rue du Colombier, la Tour de Lannes sont référencés comme des sites préhistorique tout comme le site du refuge, qui a également une référence d'occupation à l'époque protohistorique (âge du cuivre, âge du bronze, âge du fer).

Antiquité[ ]

Durant l'époque romaine (vers l'an 400), Bayonne servit de castrum pour une cohorte (de Novempopulanie) assez importante pour que fût réalisé un rempart (encore visible aujourd'hui en certains endroits) entourant une superficie jugée presque démesurée pour une armée (soit sept hectares), mais aucun vestige ne justifie qu'il y ait eu une ville (pas de théâtre, pas de ruines de villas ou de thermes, etc.). À cette époque, la capitale romaine régionale était « Aquae Augustae » (Dax) et les habitants qui vivaient sur l'ensemble géographique situé entre Dax et Ohiartzun (comprenant la commune d'Anglet) se nommaient les Tarbeli. Par ailleurs, il est avéré qu'en dehors de ces remparts, il existait de nombreux potiers qui travaillaient pour la cohorte romaine. Certains historiens s'interrogent, la route entre Lapurdum (faisant référence à Bayonne) et la cité commerçante d'Oeasso (Irun) traversait-elle Anglet ? Sur le territoire d'Anglet, combien d'ateliers ont approvisionné le millier de soldats qui vivait dans le castrum de la future Bayonne[20] ?

Moyen Âge[ ]

Photographie d'une ancienne maison d’Anglet.
Ancienne maison d'Anglet - témoin du passé rural et répertorié à l'inventaire du patrimoine de la ville d'Anglet (annexe PLU).

L'histoire d'Anglet nous apparaît réellement à partir du Moyen Âge où on découvre que son noyau de peuplement le plus ancien se situe sur un domaine rural nommé « Berindos »[21] soit Brindos (mentionné en 1083)[22]. On trouve quelques vestiges du Moulin, datée du XIIe siècle, qui servait à moudre le maïs (Moulin de Brindos). Deux meules de blé ainsi que l'étable à mules y sont encore présentes[23]. Il est également avéré que ce lieu (Berindos) est une paroisse ou tout du moins, comprend une église dés le XIIe siècle[24]. Cette zone est située aujourd'hui au sud de l'aéroport, son passé agricole a complètement disparu sous une urbanisation pavillonnaire et un développement en zone d'activité quelconque, typique des quartiers périphériques d'entrée d'agglomération.

À ce titre, le moulin est aujourd'hui une ruine, sauvée de la démolition en 2000 par une association locale (Ardatza-Arroudet, Amis des moulins du Pays basque et du Béarn). Un promoteur envisageait de le remplacer par un parking, au sein d'une zone commerciale. Les autorisations lui avaient été accordées à cette époque[25]. Néanmoins, ce qui est sûrement un des vestiges patrimonial les plus vieux de la ville (XIIe siècle) est aujourd'hui coincé entre un supermarché, la voie ferré Bayonne/Irun, des immeubles cubiques d'activités et des parkings[26] Enfin, des travaux malencontreux ont asséché le canal d'amené d'eau qui faisait fonctionner encore le moulin jusqu'en 1978, la maison, aussi vieille que le moulin a été détruite. Un incendie ravagea certaine partie en 2011, ce qui obligea une sécurisation du moulin en 2013[27].

Photographie de la ferme Mimiague, de style labourdin à colombage.
Ferme Mimiague, de style labourdin à colombage. Le rez-de-chaussée était destiné au logement et à l'écurie, le premier étage au foin et le dernier au séchage des jambons - Rue de Bahinos Anglet[28].

Dans cette paroisse de Brindos, on trouve d'anciennes seigneuries ou maisons nobles, Domaine d'Urcos (1149) ou encore la « terra de Sincos » (1141)[29]. D'autres noyaux de peuplements apparaissent également dans le livre d'or de la ville de Bayonne, à savoir une exploitation agricole à Sutar (1083 et orthographiée Huzater), des lieux-dits à Irandatz et Andotz (1149), Nalbais/Naubeis (1083), Fausegi (1198), Fondarraga[30]. On trouve également des références de vergers et moulins à Mufale/Aumufale (à la frontière d'Anglet) et Balaison/Balichon. Il s'agit des territoires actuels des Pontots/Beyries où on trouve également les « dames de Montori » (et non pas Montaury), religieuses de l'ordre de Saint-Bernard d'Esteyron[31] (aucun rapport avec les Bernardines du XIXe siècle) qui s'étaient établis sur la Route de Biarritz. Elles repartirent ultérieurement à Blancpignon puis rive droite (sur ce qui était peut-être leur monastère initiale) dépendant ainsi de l'évêque de Dax et non plus de Bayonne[32]. Cependant, si elles quittèrent leur annexe d'Anglet, elles conservèrent certains revenus ou avantages. Par exemple, si elles louent ou donnent des terres comme à Sansot/Saubat de Mimiague (1440), il devra rendre une partie de son travail, ce qui donne une idée des cultures de l'époque (froment, seigle, milh, fèves et pois, graines de lin, etc. Anglet n'était alors donc qu'une campagne parsemée de quelques exploitations agricoles.

Anglet est parsemé de cours d'eau et de lacs dont les principaux sont ceux de Chiberta et Brindos et cette eau entraina la construction de nombreux moulins.

Photographie de la ferme Camiade.
Une des plus anciennes fermes d'Anglet, la ferme Camiade (rue de la Hausquette). La date de 1669 est gravée sur son fronton de pierre. Son architecture empreinte autant à la ferme landaise du bas adour ou de la chalosse, qu'à la ferme labourdine. Elle comporte un linteau de porte sculpté et une façade à pignon, avec un toit à deux versants[33],[34].

Le territoire d'Anglet était bien plus grand que celui d'aujourd'hui. Il comprenait les quartiers actuels de Saint-Léon, Marracq, Lachepaillet et Beyris, actuellement situé à Bayonne[35].

Autre quartier, le quartier « de Beyries » comprenait un bois entouré de vergers, d'habitations et de vignes. Celui-ci avait mauvaise réputation (les habitants de Bayonne craignaient que le bois servît de cachette à des groupes qui auraient pu lancer des attaques contre leur ville). Les barthes [36] de Beyries s'étendaient sur l'espace aujourd'hui occupé par la zone d'activité et de commerces qui va de l'Adour jusqu'aux centres commerciaux (ancienne RN10). Cette zone permettait autrefois l'écoulement de nombreux cours d'eaux marécageux. Il s'agit également de la zone proche de la Barthe de Balichon. Il faut imaginer qu'il y a plusieurs siècles en arrière, ces terres basses étaient recouvertes durant les grandes marées d'équinoxe. Elles étaient donc l'objet de rivalité entre Bayonne et Anglet pour le pacage de leurs bestiaux et pour la coupe du jonc, servant de litière aux animaux. Autre zone malfamée où les bayonnais craignaient le maraudage : le bois d'Artizague (ou Arrutsague) (actuel quartier Aritxague) où venaient les bouchers de Bayonne pour faire paitre leurs vaches et leurs bœufs.

Anglet avait également une zone portuaire, Fausquette/Hausquette où on chargeait de la résine, du vin, du cidre (nommé alors « pomade ») et du blé (nommé alors blat)[37],[38]. Le moulin de Hausquette citée en 1256 dans le Livre d'or de Bayonne est située sur le ruisseau du Maharin à proximité de ce port. L'édifice est aujourd'hui une maison privée située au 181 rue de Hausquette, encore visible et mentionnée par la ville dans son dépliant Parcours à pied et à vélo — Ruisseaux et fontaines — Découvrez le patrimoine historique et naturel d'Anglet[39].

Photographie de la maison Bascot.
Habitation Bascot - typique de l'ancienne maison de la lande, trapue, sur une base rectangulaire, sans ou avec un étage servant à entreposer le foin.

Cité à divers reprises, le port situé sur les bords d'Adour permettait le chargement et le déchargement de diverses marchandises dont, pour citer un exemple, le 19 janvier 1513, 26 barriques de baleines venant de Biarritz. En période d'épidémies, certains navires y étaient mis en quarantaine. Le Maharin, qui prend sa source dans le domaine de Notre-Dame du Refuge et qui traverse la propriété Latchague avait alors une grande importance, il était utilisé comme voie de commerce fluvial pour acheminer les marchandises depuis l'Adour (port de Fausquette) jusqu'au port de Gala (actuel contrebas de la rue du même nom et de la rue de Bahinos) qui était accessible grâce à un chemin pavé de galets (expliquant le nom de gala). Les marchandises venant de l'Adour partaient ensuite vers le plateau du refuge et des cinq cantons et vers Biarritz. Il s'agissait d'un axe commercial vital entre l'Adour et l'Océan, expliquant la volonté des habitants d'Anglet de garder la rive gauche de l'Adour face aux extensions souhaitées de la ville de Bayonne. Ainsi, ce n'est donc pas un hasard si on trouve encore actuellement de nombreuses anciennes maisons autour de ces rues, tels que rue de Bahinos, maisons Bergary, Bignao (Vignau) en références à la vigne, la ferme Au Bloun, la ferme Mimiague de style labourdin, encore visible aujourd'hui (voir photo ci dessus). La ferme Dubroc et un peu plus loin, le petit Dubroc, rue du port de Gala.

En 1520 et en 1524, furent cités Peyrot et Barthélemy de Hausquette. En 1591, Claude de Blampignon vint s'établir médecin de la ville de Bayonne. Il acquit une vigne et une terre de Hausquette où il fit construire son habitation. Vers 1638-1640, fut projeté l'établissement d'un hôpital militaire dans la maison de ce médecin dont le nom fut, au fil des années, retenu pour désigner tout le quartier, au détriment de celui de Hausquette. Toutefois, l'orthographe de ce nom fut modifiée en Blancpignon.

Photographie de la ferme Mauléon.
Une ancienne ferme d'Anglet, nommée Mauléon mais dont le nom d'origine est « ferme Bergouey », une partie du bâtiment date de l'extrême fin XVe siècle, première moitié du XVIe siècle. Le bâtiment sera potentiellement démoli en raison de sa proximité avec l'aéroport[40].

Au Moyen Âge, Bayonne est déjà une ville fortifiée — sous domination anglaise du XIIe au XVe siècle. La population devient de plus en plus nombreuse et déborde du périmètre des remparts pour s'installer dans des faubourgs entourés de champs et de vignes[20] dont le faubourg Saint-Léon dans le prolongement de la porte du même nom. Le chroniqueur Froissard indiquait alors que « le faubourg (était) aussi important que la ville ». Saint-Léon s'organisait autour de son église (Saint-Léon) et s'étendait jusqu'au « port de Beyries » et « jusqu'au ruisseau d'Arritzague »[41]. L'église remonterait à 1089. Deux paroisses semblent alors être identifiées, Saint Léon et Brindos. Cependant avant la fin du XVIe siècle, Bayonne est prise aux Anglais par le Royaume de France et les faubourgs sont démolis (Saint-Léon, Marracq, Beyris), car trop proches et donc trop préjudiciables à la défense de la cité fortifiée, qui se concentrera dans l'enceinte des actuels petit et grand Bayonne (expliquant la densité et la hauteur des constructions du centre-ville de Bayonne). En effet, la France se méfie de l'Espagne qui tenta par plusieurs reprises de s'emparer de Bayonne (1523 et 1552).

En 1557, l'église Saint Léon est démolie et est transférée à son emplacement actuel, en 1564, en face de l'actuelle mairie d'Anglet. Comme le souligne Manex Goyhenetche dans son ouvrage sur Anglet, la ville était alors « la campagne avoisinante de Bayonne », « la proche banlieue rurale peuplée de paysans ». Il s'agissait, plus que d'une seule entité, d'un ensemble de différents quartiers, comprenant des édifices religieux (chapelles) aujourd'hui disparus. Il s'agissait donc d'un vaste territoire rural dominé par une topographie faite de reliefs (plateaux et terrasses) et de parties basses (barthes et cours d'eau) couverts d'exploitation agricoles diverses, de bois, de vergers, de vignes et de moulins et qui vivait de l'agriculture et de l'élevage bovin[42].

La rivalité entre Anglet et Bayonne[ ]

Photographie de l’église Saint-Léon.
L'église Saint-Léon, transférée au XVIe siècle à cet emplacement, quand le faubourg bayonnais Saint-Léon est détruit pour fortifier Bayonne et où toutes construction à proximité des remparts est interdite.

Bayonne exerce alors un monopole sur le commerce et la pêche dans l'ensemble du bassin de l'Adour, de Biarritz à Cap Breton. Bayonne cherchait à maîtriser la bande de terre marécageuse qui était jadis, sur la rive gauche du fleuve, quand l'embouchure naturelle de l'Adour était bien plus au nord (située au Xe siècle à Cap Breton puis à la suite d'un énième caprice du fleuve, à Vieux Boucau de 1310 à 1578). L'événement majeur de cette époque est le détournement de l'Adour. En effet, le commerce à Bayonne déclina en raison de l'éloignement de l'embouchure et surtout de l'ensablement de l'Adour qui empêchait les gros navires de rentrer dans l'estuaire. Louis de Foix, ingénieur envoyé par le roi, parvint donc, après de nombreux efforts demandés à la main d'œuvre locale, à détourner le fleuve pour permettre une sortie de l'Adour à seulement 5 ou 6 kilomètre de Bayonne.

Les rivalités et conflits entre Anglet et Bayonne continuèrent pour la juridiction et les droits de cette bande de terre sableuse qui était désormais coupée en deux, avec une partie au nord de l'Adour et non plus uniquement sur la rive gauche du fleuve, ce qui compliqua encore un peu plus la situation. Une guerre de justification de bornage et de droits s'intensifia donc entre les deux villes pour savoir qui pouvait jouir des sables de Gauseirans, où étaient déjà identifiées « les pignadas ». Le toponyme de Gauseirans/Betenave, sera repris ensuite en Gibraltar puis basquisé Chimberta et Chiberta [43].

Dans les textes de la ville de Bayonne, celle-ci dit maintenir les droits sur cette terre et en revendique le sable. Inversement, Anglet de son côté tente de justifier le bornage, notamment ceux « au nord de la rivière » et démontre des accords de pacage en 1395 et 1525 avant le détournement (« à Betenave, situé dans l'espace immense de Gauseirans, contenant le sable et les pignadas rattachés « aux terres fermes » d'Anglet »). Cela ne freina pas les rivalités qui continuèrent tous au long du XVIIe et XVIIIe siècles et qui durent finir dans des accords à l'amiable.

Révolution et Empire[ ]

Outre la question des limites communales, la rivalité est exacerbée par l'antagonisme des comportements, entre la bourgeoisie bayonnaise et la paysannerie d'Anglet. À cette époque, les seigneurs, nobles ou bourgeois de Bayonne achètent des terres à Anglet mais tentent d'échapper aux mesures et obligations communautaires (notamment en termes d'imposition). Malgré le contrôle scrupuleux des habitants et l'opiniâtreté des paysans, certains aristocrates bayonnais gagnent un combat où la bataille ne se joue pas à armes égales.

Photographie du domaine Latxague.
Domaine Latxague.
Photographie de la tour de Lannes.
Tour de Lannes - ancien moulin à vent présent dans la métairie de Bergouey, sur les hauteurs du plateau de Parme.

À cette époque, beaucoup des habitants d'Anglet sont des bouviers allant chercher à l'aide de bœufs à charrette l'engrais utile à leurs terres, dans les écuries de Bayonne. Ces bœufs leur servent pour transporter les marchandises entre Bayonne, Saint-Jean-de-Luz et l'Espagne, tout comme à entretenir leurs champs de vignes, de maïs ou de blé. Dans les pignadas, on récolte la résine ou la gemme issue des pins pour produire des chandelles ou pour permettre le calfatage des navires mais également pour réaliser des savons, parfums ou encore de nombreux articles domestiques. Les produits plastiques ou synthétiques feront disparaitre son emploi et donc sa récolte. La ville disposait de plantations de chêne-liège qui servent à de nombreux usages (bouchons mais aussi des sols très à la mode au XIXe) [44].

Dans son livre, Anglet - La ville aux six clochers, madame Dufetel indique qu'à Anglet, il y avait depuis des temps anciens, deux manières de vivre, ceux qui travaillaient la terre et habitaient les hauteurs et qu'on appelait "les Maillouns" (Les Mouettes) et les habitants des quartiers bas, "les Graouillès/graouillat" (Les grenouilles), liés à la mer et au littoral et dont certains étaient surtout spécialisés dans le pillage des épaves que l'on retrouvait sur les plages de la chambre d'amour ou à l'embouchure de l'Adour. Néanmoins, contrairement à l'idée défendue par Mademe Dufetel dans son ouvrage, Manex Goyhenetche, historien rigoureux, prouve par des investigations approfondies qu'aucune activité maritime importante n'est répertorié à Anglet, que ce soit dans la pêche hauturière ou dans la chasse à la baleine. Cela ne veut pas dire que les habitants des quartiers bas ne pratiquaient pas la pêche au moyen de traînes ou de seines sur les fonds plats du littoral. Anglet fournit très peu de matelot comme le démontre les registres des classes du Labourd en 1776, Anglet compte 2 matelots contre 182 à Ciboure, 101 à Urrugne et 94 à Saint-Jean-de-Luz. La majorités des habitants d'Anglet sont laboureurs et quelques-uns, tailleurs, forgerons ou meuniers[45].

Des vignes étaient cultivées dans les sables de l'actuel quartier de Chiberta. En effet, début XVIIIe siècle, l'Adour se jetait légèrement plus bas qu'aujourd'hui. Même si les travaux de Louis le Foix lui avait permis de ne plus se jeter à des kilomètres au nord de Bayonne, le cours de ce fleuve n'était pas fixe et son embouchure fluctuait encore, au niveau de la commune d'Anglet[46]. Les digues successives qui furent réalisées courant XVIIIe permirent finalement de fixer une bonne fois pour toutes son débouché et libéra donc des terres, c'est-à-dire les sables de Gibraltar/Chiberta. Cela permit à la commune de s'agrandir. C'est sur ces sables que les gens d'Anglet entreprirent la culture de la vigne. Sa culture était difficile car le terrain dunaire était instable. Il fallait continuellement remonter les vignes afin que les pieds des plantes ne se déchaussent pas. La vigne était protégée par des palissades et par le gourbet, appelée aussi oyat, qui était un roseau des sables planté pour fixer les dunes[47]. Le recul du vignoble commencera à se faire sentir dés la seconde moitié du XIXe siècle. Il faut dire que le travail était ingrat, pour gagner peu d'argent pour un vin d'une qualité qui faisait dire en 1900 « Le vin ne se vend pas, on s'en sert pour la table »[48].

Brindos est un véritable carrefour sur la commune, décrit comme un point d'activité agro-pastorale mais Anglet reste une commune parsemés d'habitats dispersés sans agglomération de maisons. Fin XVIIIe siècle, la communauté souhaite implanter une « foire » mais elle n'a pas assez d'argent pour se payer « les droits royaux ». On imagine que si un marché s'était installé à cet emplacement, un destin bien différent aurait pu se dessiner pour cet espace confiné aujourd'hui entre l'aéroport et l'autoroute, démoli sous l'urbanisation pavillonnaire de ces dernières décennies.

Sous la Révolution et l'Empire se mit en place « un mouvement double d'accaparement des terres et de dilapidation du patrimoine » pour transformer les terres en surfaces cultivées, au détriment des anciennes maisons d'Anglet qui utilisaient les terres communes pour leurs troupeaux. En 1812, une image de la commune nous est donné par le Maire de l'époque « la population s'élève à 1 965 âmes (…) les maisons sont éloignées les unes des autres sans autre point de ralliement que l'église (Saint-Léon)»[49]. À Anglet, la majorité des habitants sont alors des paysans modestes même si quelques fortunes bayonnaises s'installent sur la commune comme le relieur et lithographe Jean Bernain qui acquit « Quintau » en 1787.

Les difficultés sont aggravées par les guerres de la Révolution et le logement des troupes, « à la dépense extraordinaire et indispensable qu'a occasionné la cavalerie (napoléonienne), train d'artillerie et troupe de ligne » qui séjournèrent durant leur passage pour l'Espagne, puis de même en 1814, par les troupes anglaises de Wellington qui durant les combats dévastèrent la forêt de Blancpignon, en remontant d'Espagne pour affronter l'armée napoléonienne en déroute (réfugiée dans les murs de Bayonne). Une partie de la population abandonna même Anglet en 1813 et 1814 pour fuir au nord ou au sud. En 1822, c'est le choléra qui frappe Anglet [50].

En effet, en mars 1815, au milieu des désordres provoqués par les Cent-Jours, et après le désastre de Waterloo, une armée espagnole commandée par le comte de Labisbal fit une brève incursion au-delà de la Bidassoa jusqu'à Anglet et Ustaritz. Ces troupes battent retraite après une intervention de Louis-Antoine d'Artois, duc d'Angoulême, auprès du monarque espagnol, Ferdinand VII[51].

Époque contemporaine[ ]

Photographie des écuries de la villa Baroja.
Écuries de la villa Baroja. Construite en 1876 par une famille d'origine mexicaine, les Santo Suarez, la villa de Barroja est racheté en 1899 par Joaquim de la Gandara y Navarro, marquis de Baroja.

En 1838/39, l'abbé Cestac acquiert la propriété Chateauneuf pour installer l'institution Notre Dame du refuge et créer la communauté des servantes de Marie, à l'écart de la ville et des critiques (ils recueillent de jeunes prostituées désireuses de s'en sortir). Cette propriété garde aujourd'hui les dernières terres agricoles situées entre la forêt de Chiberta et le boulevard du BAB. L'abbé Cestac n'a pas beaucoup d'argent, ce qui l'oblige à travailler les terres avec sa communauté, peu habituée à travailler la terre[52]. Les religieuses fondent une école, cultivent et défrichent la plupart des terrains qui entourent le Refuge, qui s'agrandit considérablement. Au-delà des champs de mais, vers la forêt, on trouve des serres où elles entretiennent encore aujourd'hui des fleurs décoratives et des potagers (de l'autre côte de l'avenue de Montbrun). Certaines d'entres-elles souhaitent aller plus loin dans leur travail de prière et de recueillement, à savoir un silence absolu. Il s'agit des Bernardines qui s'installent à un kilomètre environ du domaine du Refuge, à proximité des serres. À côté du couvent des Bernardines se trouve le cimetière des Bernardines et des Servante de Marie, avec plus de 300 tombes en sable, toute alignées symétriquement et ornées d'une croix de coquillage. Ce site est unique en France. Chaque année, elles sont recomposées durant la période du carême (Pâques) car les intempéries les érodent[53]. À proximité on trouve également une chapelle en paille de jonc[54] avec un sol en sable (Notre Dame de la Solitude), symbole du plus fort dépouillement de ses religieuses face à leur foi[55].

C'est à partir de ce moment, au cours du XIXe siècle, que la ville va connaitre un éveil nouveau, à commencer par les falaises d'Aintzarte où se trouve la fameuse Chaambre d'amour. Cette grotte fit couler beaucoup d'encre pour évoquer une histoire mythique et au combien romantique. Il s'agit d'un récit poétique difficile à vérifier, celle d'un couple composé de la jeune fille d'un riche berger ou cultivateur du Labourd et d'un jeune pêcheur, pauvre et orphelin. Fuyant l'opposition familiale, ils se retrouvèrent dans une grotte, « face à l'immensité des vagues. Là, ils firent le serment de s'aimer jusqu'à la mort. Un beau jour, l'orage gronda dans le golfe de Gascogne, et la mer, poussée par le vent du large, monta plus rapidement qu'à l'habitude, emportant les amants. »[56] On est alors en pleine époque romantique et les bains de mers sont à la mode à Biarritz grâce au séjour du couple impérial (Napoléon III et Eugénie de Montijo) qui les démocratisent auprès d'une population aisée. Ces derniers aiment se promener à la Chambre d'amour, entraînant le succès pour cette plage. L'Empereur fait don de 90 000 francs d'or afin de créer la forêt de Chiberta, grâce à la plantation de 300 hectares de pins.

Photographie de la villa Sofia.
Villa Sofia, habitée par la princesse Yourievsky, épouse du tsar Alexandre II de Russie.

Un peu avant, en 1870, il est décidé l'édification d'un hippodrome sur les sables de Chiberta afin de développer une nouvelle zone de loisirs et de tourisme sur le site actuel de La Barre, à l'instar de sa voisine biarrote. Cet hippodrome comprendra une cinquantaine d'hectares utilisés jusqu'alors pour la culture de la vigne et pour quelques maraichages, cristallisant alors une fracture entre le développement touristique réservé alors à une élite et les paysans, encore ancrés dans le monde rural. Sa création est due à un cousin du maire de Bayonne, Félix Labat, soutenu par un anglais, Lord Howden, ancien ambassadeur d'Espagne et propriétaire du château de Caradoc à Bayonne. L'hippodrome et ses courses devient un des endroits de distractions les plus en vogue sur la côte basque. C'est le rendez-vous de tout le « gotha » de l'époque qui vient pour se montrer dans les élégantes tribunes[44].

En 1877, la ligne du BAB (Bayonne Anglet Biarritz) de type « chemin de fer américain » (tramway à vapeur), est inaugurée. Elle dessert Anglet grâce à la halte des cinq cantons, près de la villa Marie-Antoinette. Cependant, il est critiqué que le nouveau transport coupe les chemins ruraux de la commune par des passages à niveau non gardés (créant de nombreux accidents) tout en évitant le centre administratif, Saint-Jean. À vrai dire, la préoccupation n'était pas de desservir les habitants d'Anglet mais bien de relier Bayonne à Biarritz[57].

Il faut attendre 1888 pour qu'une nouvelle ligne (BLB) reliant Bayonne à Biarritz en suivant la nationale 10 et renforce le carrefour situé au niveau du quartier Saint-Jean. Le BLB devient vite plus attractif que le BAB, notamment en raison de sa desserte de Saint-Jean -quartier administratif- et de l'arrêt Lycée Marracq à Bayonne où sont scolarisés de nombreux écoliers d'Anglet[58].

En 1884/85, le premier établissement des bains ouvrent ses portes sur la plage de la chambre d'amour, souhaitant concurrencer les bains de Biarritz. Les baigneurs ont à leur disposition soixante-quinze cabines, un large assortiment de costumes de bains et un guide-baigneur qui veille sur eux personnellement.

En 1888, le golf de Biarritz est créé sur des terrains situés en grande partie sur la commune d'Anglet. Dans le quartier de la Chambre d'amour, on voit s'édifier les premières maisons de villégiature, dans le prolongement du lotissement impérial de Biarritz. La forêt de Chiberta sert pour la chasse à courre. Néanmoins, si la ville est dotée de nombreux équipements de loisirs, Anglet n'a pas d'hôtel de type palace, ce qui la dessert vis-à-vis d'autres villes de la Côte basque. Dés le début du XXe siècle et afin de pallier ce manque, la ville est favorable à la construction d'un casino, voire d'hôtels (« family house », restaurant champêtre, etc.) et d'un lotissement de luxe (entre La Barre et la Chambre d'amour) mais la guerre freinera les discussions. La commune attire l'attention sur l'aliénation de l'un des plus beaux sites du quartier (séance du conseil municipal - 7 mai 1905) et imposera par la suite, des restrictions (limitation des constructions, interdiction du tout à l'égout se jetant dans le lac de Chiberta).

Photographie de la villa El Hogar.
Villa El Hogar - réalisée par William Marcel en 1924.

Le 9 janvier 1924, la ville est frappée par un « raz de marée » qui détruit l'hippodrome (il ne réussira jamais à se remettre de cette catastrophe). L'établissement des bains, également durement touché, est reconstruit 30 mètres plus loin.

Photographie de l’intérieur de l’église Sainte-Marie.
L'intérieur de l'église Sainte-Marie dans le quartier des 5 cantons édifiée en 1933.

Il faudra attendre le milieu des années 1920 pour que la société BALF (Biarritz-Anglet-la-Forêt) acquière 150 nouveaux hectares afin de créer le golf de Chiberta (1927). En 1928, un second établissement de bains est créé à la Chambre d'amour, avec piscine d'eau de mer, une dizaine de « cabanas » (cabines de bains privées) et une vaste salle des fêtes (l'ensemble occupe 15 000 m2). Son style Art déco est signé Anatole Durruty. Cet établissement attirera les plus grands noms de la société mondaine de l'époque (la baronne de Rothschild, le maharadjah de Jasdan, le grand-duc Dimitri, le roi et la reine d'Espagne, le prince de Galles, Buster Keaton…) et entrainera une véritable effervescence autour de ses spectacles, concours sportifs, galas et exhibitions mondaines. C'est l'âge d'or d'Anglet[59].

En 1929, la ville est classée en « station climatique ». Les trois villes, Bayonne, Anglet et Biarritz se mettent d'accord pour la création d'un aéroport à vocation internationale mais Anglet y laisse une part très importante de ses terres agricoles les plus fertiles (situées sur le plateau de Parme, au-dessus de son foyer ancien de peuplement, Brindos). L'aéroport se situe aux deux tiers sur la commune d'Anglet. Les lotissements se succèdent, répondant à l'attraction de la côte basque et à l'extension de Biarritz et de Bayonne pour les réserves foncières encore présentes sur la commune.

Photographie de l’école Jules-Ferry.
École Jules-Ferry à Anglet. En premier plan, on peut apprécier l'école réalisée en style néo-basque, tout en notant des ajouts sur les deux flans de façade avec des ouvertures qui trahissent une architecture plus contemporaine. À droite toute sur la photo, on peut distinguer le côté arrière du fronton, aujourd'hui située dans la cour de l'école. Réalisée en pierre de Bidache, il date de 1899 et Chiquito de Cambo y a joué.

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Photographie de l’hôtel de ville.
Hôtel de ville (1935) réalisée par William Marcel.

Outre le passé rural de ce qui étaient jadis les sables de Gibraltar, la nouvelle zone touristique et résidentielle de Chiberta fut rapidement en opposition avec les implantations industrielles du quartier voisin de Blancpignon. Cette partie de la ville s'est développée autour de l'implantation d'une importante poudrerie, entrainant avec elle un fort développement ouvrier. Autour les usines se développent, Latécoère, savonneries, industries des produits chimiques de l'Adour, Compagnie des Phosphates de Constantine, et. Bayonne cherchera même à annexer dans les années 1920 ce quartier pour y créer des logements ouvriers, ce qui ne manquera pas de raviver les tensions du passé et finira bien sur, en fin de non recevoir. Anglet se préoccupe néanmoins de l'implantation des usines et refusent certains établissements afin de ne pas nuire à sa politique touristique et à la dépréciation des propriétés voisines. Aujourd'hui, encore, si le quartier est désormais résidentiel, on y trouve encore des activités, notamment l'équipement de la Société Béarnaise de Gestion Industrielle (Sobegi), filiale du groupe Total, qui a implanté un fondoir à soufre sur le site Total de la zone portuaire, face au quai Castel, dans la zone du port de Bayonne.

La ligne des VFDM (Voies ferrées départementales du Midi) qui va de Bayonne à Hendaye par la Barre est construite de 1913 à 1927[réf. souhaitée]. En traversant les bois et la campagne de Chiberta, surplombant les plages de la chambre d'amour, le « tram de la côte » devient très vite une ligne touristique, qui est également apprécié des familles et d'un public local. La ligne fermera en 1948, à la suite d'une désaffection croissante lié à la crise des années 1930[60].

En effet, la France connait la crise économique qui frappe le monde entier (en provenance des États-Unis) et plus particulièrement Anglet, alors en plein décollage économique et urbain.

La chapelle de la Chambre d'Amour, créée par Napoléon III, est devenue obsolète. L'abbé Sabes réussit à mobiliser des fonds auprès de ses paroissiens dont la Haute société, ce qui lui permet de bâtir une nouvelle église en 1932, l'église Sainte-Marie, qui est inscrite en 2014, en tant que premier monument historique de la ville d'Anglet[61].

Politique et administration[ ]

Anglet est le chef-lieu de deux cantons, Anglet-Nord et Anglet-Sud, qui ne comprennent aucune autre commune.

Tendances politiques et résultats[ ]

Administration municipale[ ]

Liste des maires[ ]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1870 1897 Eugène Bernain    
1897 19.. Albert Le Barillier    
1935 1937  ? Daubin   Médecin
1937 1941 François Dommain Parti radical  
19.. 19.. François Lacroix   Médecin
1971 1993 Victor Mendiboure UDF  
1993 1999 Michel Bonnet UDF  
1999 2000 Alain Lamassoure UDF Vice-président de l'UDF
Conseiller maître à la Cour des comptes
2000 2008 Robert Villenave UDF Vice-président de la CABAB
2008 2014 Jean Espilondo PS Conseiller général du canton d'Anglet-Nord de 1998 à 2011, vice-président de l'agglomération Côte Basque-Adour
2014 en cours Claude Olive UMP Conseiller général du canton d'Anglet-Nord, vice-président de l'agglomération Côte Basque-Adour
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[ ]

Politique environnementale[ ]

Finances locales[ ]

Intercommunalité[ ]

La commune fait partie de six structures intercommunales[62] :

  • l'agence publique de gestion locale ;
  • l'agglomération Côte Basque-Adour ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal pour la gestion du centre Txakurrak ;
  • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque ;
  • le syndicat mixte de l'usine de la Nive.

Elle est également membre de l'Eurocité basque Bayonne - San Sebastián.

Anglet accueille le siège du syndicat mixte de l'usine de la Nive ainsi que celui du syndicat mixte pour l'aménagement et l'exploitation de l'aérodrome de Biarritz - Bayonne - Anglet.

Jumelage et coopération[ ]

Au 15 février 2012, Anglet est jumelée avec[63] :

Au 15 février 2012, Anglet a des accords de coopération avec les partenaires suivants[63] :

Pays Partenaire Année Intitulé du projet
Drapeau de la France FranceDrapeau de l'Espagne Espagne Agglomération Côte Basque-Adour / Députation forale du Guipuscoa 1993 Animation de la coopération transfrontalière visant à l'accompagnement de l'émergence d'une agglomération transfrontalière
Drapeau du Mali Mali Konna 2006 Coopération culturelle et universitaire avec Konna
Drapeau du Mali Mali Konna 2006 Appui au développement local par la mise en place d'actions de valorisation culturelle à Konna, Cercle de Mopti, région de Mopti dans le cadre d'une coopération décentralisée Anglet-Konna
Drapeau de l'Espagne Espagne Irun 2009 Coopération transfrontalière

Population et société[ ]

Démographie[ ]

En 2011, la commune comptait 38 581 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 748 1 811 1 984 2 213 2 588 2 944 3 016 3 312 3 223
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 350 3 605 3 780 3 886 4 116 4 425 4 839 5 115 5 382
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 679 5 694 6 627 6 833 8 233 11 467 11 320 11 601 12 603
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
16 150 21 190 25 245 29 821 33 041 35 263 37 646 38 581 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[64] puis Insee à partir de 2004[65].)
Histogramme de l'évolution démographique

La commune fait partie de l'aire urbaine de Bayonne.

Enseignement[ ]

La commune dispose[66] de plusieurs écoles maternelles publiques (Camiade, Jules-Ferry, Aristide-Briand, Jean-Jaurès, Évariste-Galois et Tivoli), de deux collèges (collège Endarra et collège privé Stella Maris), de deux lycées (lycée technologique Cantau et lycée Sainte-Anne) et d'une ikastola (Angeluko ikastola). En outre un institut du BTP, une école d'art et une unité du conservatoire national des arts et métiers sont installés sur la commune.

Le parc Montaury accueille des disciplines de l'université de Pau et des Pays de l'Adour telles que celles traitant de biologie, de physique, de chimie, de logistique, et du bâtiment et des travaux publics[67].

Manifestations culturelles et festivités[ ]

  • Mois de l'image en novembre
  • Le Festival International Film Amateur Vidéo Anglet (FIFAVA) créé en 2006 est aujourd'hui partenaire du mois de l'image[68].

Santé[ ]

Sports[ ]

Photographie montrant la fabrication d’un chistera.
Fabrication d'un chistera.
  • Aïkido : le Dojo Angloy Aikido[69] est le 20e club de France en nombre de licenciés avec plus de 560 membres actifs ;
  • Basket-ball : l'ACBB est un club mixte dont l'équipe fanion évolue en Nationale 2 du championnat de France ;
  • Équitation : le club hippique de la côte basque[70], déjà cinquantenaire (2006), est une association loi de 1901. Avec près de 500 membres actifs, c'est le 2e club d'Aquitaine ;
  • Football : les Genêts d'Anglet évoluent en CFA ;
  • Golf : la commune possède deux golfs, d'une part le parcours de Chiberta, un links par 71, qui a accueilli une épreuve de qualifications à l'Open de France en 2005, et d'autre part, le golf du Phare, créé en 1888, et situé sur les communes d'Anglet et de Biarritz ;
  • Hockey sur glace, patinage artistique et danse sur glace à la patinoire de la Barre. L'équipe de hockey sur glace d'Anglet Hormadi Élite évolue en Division 1 ;
  • Patinage artistique : les championnats de France de patinage artistique 1981 ont eu lieu à la patinoire de la Barre pour trois épreuves : simple messieurs, simple dames et couple artistique ;
  • Pelote basque : la commune accueille le club Hardoytarrak, créé par Gilen Zaldunbide ; installations : trois murs à gauche (El Hogar, Les Cigales et Orok Bat), un mur à gauche à ciel ouvert (dans la forêt du Lazaret), trois places libres (Haitz Péan, Hardoytarrak et Orok Bat), trois trinquets (El Hogar, Haitz Péan (trinquet et trinquet de verre), Oroc Bat) ;
  • Roller in line hockey : l'Artzak d'Anglet a obtenu la médaille d'argent durant les coupes d'Europe 2006 et 2010. Il devient champion de France en 2011 ;
  • Rugby à XV : l'Anglet olympique évolue en deuxième division fédérale ;
  • Skateboard : la ville possède un skatepark en bord de mer (en face de la plage de la Barre). Il comporte un curb en « L » et arrondi à l'intérieur, un quarter de 1,80 mètre de hauteur, une pyramide, un spine, un rail, une flat-barre une double table (petite 20 cm de haut, grande environ 40 cm de haut), ainsi qu'un triple spine (avec un sommet triangulaire). Il comporte aussi trois creux bétonnés. Le skatepark occupe un espace d'une longueur approximative de 200 mètres et d'une largeur approximative de 50 mètres ;
  • Surf et sports de glisse : les différentes plages accueillent de nombreuses compétitions internationales masculines et féminines. Anglet est un spot reconnu dans le monde entier (la ville a accueilli pendant l'été 2005 le championnat de France des sports de glisse, le Quiksilver Air Show, l'O'Neill Pro, l'O'Neil Angel's Challenge, la KanaMissCup, la coupe de France Open Bodyboard, le Wake n'Ski Tour et l'OP Royal Single Trophée. L'Anglet Surf Club[71] est le plus gros club de France avec plus de 1200 licenciés, il compte aussi de nombreux champions dans ses rangs comme Thomas Bady, Romain Laulhé, Tim Boal, Caroline Sarran.

Cultes[ ]

Internet[ ]

En 2010, la commune d'Anglet a été récompensée par le label « Ville Internet @@@@ »[72].

Économie[ ]

Photographie de la forêt du Lazaret.
Vue depuis la forêt du Lazaret avec en premier plan, les stock de soufre de la Sobegi, depuis le terminal du port de Bayonne mais situé sur la commune d'Anglet.

Revenus de la population et fiscalité[ ]

Emploi[ ]

Entreprises et commerces[ ]

Autrefois orientée vers l'agriculture (la commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty), et en particulier les cultures maraichères, Anglet dispose à présent, grâce à sa situation au sein de l'agglomération de Bayonne-Anglet-Biarritz, d'un riche tissu économique[73].

Anglet est associée avec les villes de Bayonne et de Biarritz avec lesquelles elle partage l'administration de l'aéroport de Biarritz-Anglet-Bayonne.

Anglet est englobée dans l'emprise du port de Bayonne qui concerne également les communes de Bayonne et Boucau dans les Pyrénées-Atlantiques et Tarnos dans les Landes.

Parmi les activités économiques locales, il faut compter le tourisme balnéaire, la thalassothérapie, le sport (industrie du surf et de la glisse) et l'aéronautique (Dassault Aviation).

Plus précisément, Anglet propose plusieurs parc d'entreprises et d'activités :

  • Le parc des Landes de Juzan, troisième « Technopole de la Côte Basque », après La technopole Izarbel à Bidart et la Techno-cité à Bayonne. Ce site technopolitain est implanté à proximité du lycée Cantau et de l'université de Montaury. Le Campus technopolitain des Landes de Juzan est donc situé au sud du centre-ville Saint-Jean et est consacré à l'écoconstruction et à l'aménagement durable. Au sein de ce parc, on trouve aujourd'hui la société Nobatek (société proposant des activités dans les domaines de l'aménagement et de la construction durable) et le centre de formation (CFA) de la Fédération compagnonnique des métiers du bâtiment (compagnons de France). 500 à 650 stagiaires compagnons, apprentis ou en formation continue, sont accueillis au sein de cette structure.

À l'horizon 2015, il est prévu la réalisation d'une pépinière d'entreprises (générateur dédié à l'éco-construction) afin d'accueillir des porteurs de projets et des jeunes entreprises, des équipes issues d'entreprises expérimentée dans le domaine de la construction et qui mettraient en œuvre des programmes de Recherche et Développement, des architectes et des ingénieurs travaillant sur un projet collaboratif et des entreprises spécialisées dans l'éco-construction[74].

À proximité immédiate des landes de Juzan se trouve le lycée Régional du bâtiment CANTAU, l'université avec son campus de Montaury et ses laboratoires de recherche, l'ISA-BTP, Institut Supérieur Aquitain du Bâtiment et des Travaux Publics, école formant des ingénieurs du BP.

  • Parc d'activités de la Glisse - Baia Park (Boarding Activities and Industries in Anglet) dédiée à la glisse et à l'océan. Le parc est située entre la Barre et Blancpignon, à quelques minutes des plages. Il s'agit de regrouper les industries et les services dans les domaines du surf, du skateboard, du snowboard et de toutes les activités liées à ce secteur économique dynamique[75],[76] La marque californienne Volcom y a installé son siège européen et y emploie une centaine de personnes. Son symbole est le bâtiment situé à son entrée et visible depuis l'avenue de l'Adour. Il s'agit de l'hôtel d'entreprises « Olatu Leku » (le lieu de la vague en basque) soit plus de 2 000 m2 de surface SHON constitué d'une pépinière d'entreprises regroupant une vingtaine de sociétés de la filière des sports de glisse spécialisées dans la fabrication de matériel, d'articles de mode et d'accessoires, ainsi que dans des activités de presse et de communication. Dans cet immeuble, on trouve également divers services communs (espace d'exposition, salles de réunions, showroom, restauration, crèche collective, zone de stockage de matériel (planches de surf)[77].
  • ZAC d'Aritxague-Melville Lynch. Il s'agit d'une nouvelle zone d'activités économiques de type généralistes, située en cœur d'agglomération et qui sera aménagée sur les communes d'Anglet et de Bayonne par l'agglomération Côte Basque - Adour (ACBA), propriétaire des terrains (13 hectares). Il s'agit d'une des dernières zones de foncier disponible au cœur de l'agglomération (situé le long de l'autoroute, à proximité de l'aéroport et des villes principales de l'agglomération)[78]. Une réflexion est donc portée pour concilier une certaine densité d'activités sans dénaturer l'intégration dans le site.

La commune accueille également des entreprises du secteur agro-alimentaire qui figurent parmi les cinquante premières du département :

  • la Société bayonnaise des viandes (production de viandes de boucherie) ;
  • la SAS TDA (production de viandes de boucherie) ;
  • Mandion SA (fabrication industrielle de pain et de pâtisserie fraiche) ;
  • la Société d'abattage du Pays basque (production de viandes de boucherie) ;
  • la SARL Sonath (cuisson de produits de boulangerie).

BAB2 est un centre commercial, situé à Anglet, regroupant un hypermarché Carrefour de 13 000 m2[79] entouré de quelque 90 boutiques. L'hypermarché Carrefour est le premier hypermarché des Pyrénées-Atlantiques et le troisième en Aquitaine en matière de chiffre d'affaires[80]. Le magazine Surf Session a son siège social à Anglet.

Culture locale et patrimoine[ ]

Vents et Marées est une revue de poésie animée, à Anglet, par Jeanne Monteil et Jean-Léopold Dumontier-Béroulet de 1976 à 1992.

Lieux et monuments[ ]

Patrimoine civil[ ]

La mairie possède deux meubles remarquables : un buffet[81] de Christiant Ortet et une table[82] de Christian Ortet et Jean Lesquibe. Ces deux meubles sont classés au titre d'objets par les monuments historiques depuis 2007.

La villa Gomez, ancien immeuble des services des ponts et chaussées, possède une table-bureau et un fauteuil[83] classés depuis 2004. Paul Campagne (1870-1941) et son épouse Julienne Moussempès (1879-1956) propriétaires du célèbre hôtel d'Angleterre à Biarritz firent construire, en 1900, une résidence secondaire dite « Marnoger », dont le nom est issu des prénoms de leurs trois enfants Marcel (1901-1918), Nora (1902-1956) et Roger (1905-1945), sur les plans de l'architecte Raymond Larrebat-Tudor (1859-1943). Cette somptueuse demeure et son parc rebaptisés Beatrix Enea font partie du patrimoine municipal d'Anglet qui les a acquis en 1985 ; les services municipaux de la ville y sont regroupés.

Patrimoine architectural[ ]

Lors de l'urbanisation de la fin du XIXe et début XXe siècle, l'architecture est dominée à Anglet par un modèle prenant en référence la ferme du Labourd, propre au Pays basque, et dont le modèle est la villa Arnaga à Cambo-les-Bains. Ce modèle se nomme le Néobasque. Ce mouvement est très présent au début du XXe siècle. Autre type d'architecture, le « chalet », destiné à l'habitat permanent et populaire dans une commune où la population augmentait fortement et perdait donc son caractère rural originelle. Sa vocation était résidentiel et n'avait aucun lien avec ce que l'on nommera plus tard, la maison de villégiature.

La maison de villégiature s'observe le long du littoral, entre le golf de Biarritz et celui d'Anglet, près de Chiberta et de la Chambre d'Amour. Ces maisons de villégiature répondent à un style d'architecture que l'on nomme l'éclectisme. Il n'y a pas de modèle en soit, chaque maison répond à une influence ou mélangent divers emprunts. Certains maisons sont de style mauresque, certaines sont méditerranéenne, d'autres de style normande-anglaise, certains mélangent sont inclassable. Le néo-basque viendra remettre en question ce style d'architecture.

Vers 1930, sous les œuvres des frères Gomez ou de l'architecte William Marcel (voir les œuvres sur les Allées Paulmy à Bayonne), le modèle évolue vers la « casa torre », typique des province voisines de Navarre et de Guipúzcoa. Pour comprendre ce style, il faut observer la maison El Hogar et voir que cet œuvre est un tournant dans l'architecture de l'époque. La maison a été réalisée pour un ancien béarnais ayant fait fortune au Chili, avec une sensibilité forte à l'architecture hispanique, ce qui inspirera son architecte. William Marcel réalisera également la nouvelle mairie d'Anglet dans un style « néo-espagnol » clairement affiché (1935). En 1950, la maison labourdine de type néo-basque semble néanmoins rester comme le modèle prédominant et de référence pour apprécier une construction bien intégrée à son environnement[84].

Patrimoine religieux[ ]

La ville compte sept églises : Saint-Michel, Sainte-Trinité, Saint-Léon, Sainte-Bernadette, Notre-Dame-du-Refuge, Saint-Joseph et Sainte-Marie.

L'un des murs de l'ancien cloître des Dominicains[86] a été classé aux monuments historiques en 1928. Le domaine de Notre-Dame du Refuge de la congrégation des Servantes de Marie renferme une église qui possède un tableau représentant Louis-Édouard Cestac[87]. Ce tableau est classé à titre d'objet depuis 1997.

Il y a également dans la ville, une salle de culte pour les mormons, et une Salle du Royaume des Témoins de Jéhovah.

Équipements culturels[ ]

Patrimoine culturel[ ]

Langues[ ]

Anglet et les communes voisines de Biarritz et Bayonne peuvent être considérées selon les époques et les points de vue, comme gasconnes ou basques. La majorité de cette zone parlait le gascon, selon l'Atlas linguistique de Gascogne (ALG) (1954-66) et les enquêtes sur la limite du basque de Lucien Bonaparte (1863), même si certains quartiers ou zones auraient pourraient être qualifiées de basques (sans doute par un apport des campagnes basques environnantes). Depuis le XXe siècle, le français est la langue majoritaire.

Patrimoine naturel[ ]

Photographie du parc écologique Izadia.
Le parc écologique Izadia.
Photographie de la forêt du Pignada.
La forêt du Pignada - poumon vert de l'aggomération.
  • Le parc écologique Izadia (racine littéraire signifiant « l'être, la nature » en basque) a été inauguré en novembre 2007 dans la zone de la Barre. Il s'agit d'un parc urbain de 14  ha et représente un des derniers vestiges des « milieux dunaires » du littoral. Dans ce parc, un des ambitieux projet est la réintégration des espèces originelles et donc la suppression d'espèces endémiques, tels que le roseau de la Pampa, pour citer un exemple. On y retrouve des sites de lagune, des lacs d'eau saumâtre, des marais à laîche étirée et jonc maritime. Également, on rencontre des milieux plus arides comme la lande à cistes et la pelouse sableuse à hélianthèmes. 200 espèces végétales environ sont recensées; parmi elles, 7 espèces patrimoniales avec des statuts de protection nationale, régionale et départementale : l'Œillet de France, protégé au niveau national, la Bellardie, la Ruppie maritime, le Lotier velu protégés au niveau régional, et le Glaux maritime protégé au niveau départemental et le Clypéole. Enfin, on y trouve, l'emblématique petite centaurée à fleurs serrées dont le parc constitue l'unique station recensée et connue en France. Plus de 4 700 oiseaux ont été observés en 2012, soit 103 espèces différentes. Parmi ces espèces, 60 sont protégées dont 16 classées dans la liste rouge des espèces d'oiseaux menacés de France[88].
  • Le pignada est une forêt représentant 10 % de la surface de la ville soit 220 hectares. C'est donc le plus grand espace vert de l'agglomération Bayonne-Anglet-Biarritz. Le domaine forestier d'Anglet se répartit entre les différentes pinèdes, pignada (la plus vaste avec plus de 200 hectares), chiberta (pinède côtière aujourd'hui urbanisée en lotissement huppé entre la Barre et la Chambre d'Amour) et le Lazaret (pinède situé entre Blancpignon et l'Adour). D'une manière générale et populaire, la forêt du pignada est appelée par raccourci, forêt de Chiberta.

Il s'agit d'une forêt urbaine car elle est entouré de toutes parts par différents quartiers pavillonnaires. Il s'agit d'une forêt de pins maritimes, enchevêtrée entre chêne-liège, fougères et autres genêts. Jusqu'au début du Moyen Âge, le littoral angloy ressemblait à une sorte de « no man's land », un espace sablé de dunes et de landes et qui va donc faire l'objet de semis de pins maritimes pour freiner la progression du sable vers l'intérieur (plantés de 1630 à 1640). Sur ces sables, on vit pousser un temps de la vigne. Autre fait marquant, c'est Napoléon III qui la fait revivre avec la plantation de 300 hectares de pins, grâce à un don de 90 000 francs. Au début du XXe siècle, elle ressemblait au massif des Landes. Elle était exploitée de la même façon pour le bois et la résine[89]. Sur les 450 hectares que comptait la pinède voilà un siècle et demi, il n'en reste plus que 220 hectares.

  • Le parc Montaury situé au sud de la RN10 et du projet cœur de ville est un parc urbain voisin du campus scientifique de l'université de Pau et des Pays de l'Adour. On y trouve une végétation exotique, des rosiers, hortensias, des palmiers et des fougères exotiques se mélangent à la végétation existante du parc. L'eau y est traitée sous forme de bassins avec des jets intermittents. On y trouve des jeux d'enfants et des promenades.
  • Vallon de Latchague à Anglet. Des bassins de rétention paysagers ont été réalisés afin de stocker les eaux pluviales issues d'évènements pluvieux exceptionnels — d'occurrence mensuelle, décennale ou trentenale — et de les réguler. Ce parc a été réalisé à la suite des inondations du site en 2005. Sur un peu plus de 3 hectares, on trouve un sentier paysager autour du chemin de l'eau, depuis la rue de Latchague jusqu'à la rue de Bahinos. La suite de ce vallon devrait se poursuivre sur le site du futur éco-quartier du Maharin.

Dans son palmarès 2012, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué quatre fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[90].

Personnalités liées à la commune[ ]

Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Naissance à Anglet.
Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Décès à Anglet.
Nées au XIXe siècle
Nées au XXe siècle

Héraldique et logotype[ ]

Héraldique[ ]

Blason Blasonnement :
D'argent à trois pins de sinople issant d'ondes d'argent et d'azur mouvantes de la pointe, au chef de gueules chargé d'un léopard d'or tenant dans sa patte dextre un dard du même.

La devise gasconne d'Anglet est Mar e pinhadar per m'ajudar c'est-à-dire : Mer et pignada pour m'aider (le pinhadar en gascon est une forêt de pins maritimes, présent sur les armoiries de la ville).

Historique des logos[ ]

Voir aussi[ ]

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Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Anglet.

Bibliographie[ ]

Articles connexes[ ]

Liens externes[ ]

Notes et références[ ]

Notes[ ]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[ ]

Insee[ ]

Autres sources[ ]

  1. Plan du réseau Chronoplus hiver 2013-2014, consulté le 23 novembre 2013.
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak, al, am, an, ao, ap, aq, ar, as, at et au Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 16 octobre 2011).
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak, al, am, an, ao, ap, aq, ar, as, at, au, av, aw, ax, ay, az, ba, bb, bc, bd, be et bf Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque.
  4. Gentilé sur habitants.fr.
  5. a, b et c Brigitte Jobbé-Duval, Dictionnaire des noms de lieux - Pyrénées-Atlantiques, Archives et Culture,‎ 2009 (ISBN 978-2-35077-151-9).
  6. a et b Euskaltzaindia - Académie de la langue basque.
  7. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m Cartulaire de Bayonne ou Livre d'Or - Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  8. a, b et c Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque : noms des pays, vallées, communes et hameaux, Pessac, Presses Universitaires de Bordeaux, coll. « Centre d'études linguistiques et littéraires basques »,‎ 2006, 246 p. (ISBN 2867813964 et 9782867813962), p. 28.
  9. Manuscrits du XVIIe et du XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  10. Pierre Lhande, Dictionnaire basque-français, 1926.
  11. Manex Goyhenetche, Histoire d'Anglet.
  12. a et b Chapitre de Bayonne - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  13. Titres de l'abbaye Sainte-Claire de Bayonne - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  14. La station préhistorique de plein air de Lestaulan, quartier de Maignon (Bayonne)-Sutar(Anglet) par Claude CHAUCHAT).
  15. Préhistoire en Pays basque Nord et Sud des Landes par R. ARAMBOUROU*.
  16. Histoire d'Anglet – Des origines à nos jours – Manex Goyhenetche – p. 9 - L'ancienneté des noyaux de peuplement.
  17. E. Passemard, Bulletin de la Société préhistorique de France, année 1920, volume 17, numéro 12, p. 286-291.
  18. Claude Chauchat - industries paléolithiques de la région de Bayonne du Périgordien ancien à l'Asturien IIIe cycle Bordeaux III.
  19. ARRETE W AZ.09.64.11 - Préfecture d'Aquitaine - procédures administratives et financières en matière d'archéologie préventive - file:///C:/Users/TONIO/Downloads/64%20-%20Anglet%20-%20Arr%C3%AAt%C3%A9%20de%20zonage%20arch%C3%A9ologique.pdf .
  20. a et b Bayonne – ville d'art et d'histoire – Dominique Duplantier.
  21. Livre d'Or de Bayonne (abbé Bidache).
  22. Histoire d'Anglet – Des origines à nos jours – Manex Goyhenetche — p. 23.
  23. Inventaire du patrimoine au titre de l'article L123 1,7° du code de l'urbanisme — PLU d'Anglet.
  24. Livre d'Or de Bayonne (abbé Bidache) p. 26/27 — Domaine seigneurial de Berindos et tenures.
  25. Ardatza-Arroudet, le site des Amis des Moulins du Pays basque et du Béarn - Le Moulin de Brindos - http://www.ardatzaarroudet.asso.fr/?/moulins/Moulin-de-Brindos.
  26. Publié le 11/02/2013 à 06h00 par Benoît Martin — Le moulin de Brindos rêve d'une vie publique — Sud Ouest.
  27. http://jpvoisin.over-blog.com/article-34928346.html Blog de Jean-Pierre Voisin - adjoint au maire d'Anglet chargé de l'urbanisme — mandat 2008-2014.
  28. Manex Goyhenetche - Histoire d'Anglet - Des origines à nos jours - p. 256 + p. 282.
  29. Livre d'Or de Bayonne (abbé Bidache) p. 30 - Domaines d'Urcos et de Berindos.
  30. Manex Goyhenetche - Histoire d'Anglet - Des origines à nos jours - Chapitre II - La configuration topographique et socio-économique d'Anglet selon les sources documentaires médiévales (p. 23 à p. 26).
  31. Petite Contribution à l'histoire d'Anglet - par Alfred LASSUS - http://www.ghfpbam.org/Villes/AngletHistoire.php.
  32. Anglet, la ville aux six clochers. Son histoire (Mme Dufetel).
  33. Manex Goyhenetche - p. 251/252 - Inventaire du bâti rural ancien - Histoire d'Anglet - Des origines à nos jours.
  34. p. 24 - 3.3- INVENTAIRE DU PATRIMOINE AU TITRE DE L'ARTICLE L123- 1,7° DU CODE DE L'URBANISME - .
  35. Chapitre Moyen Âge - Anglet - La Ville aux six clochers - Son histoire - ses histoires - M. Dufetel.
  36. En Gascogne et au Pays basque, on appelle barthe (du gascon barta) les plaines alluviales inondables longeant les cours d'eau.
  37. Histoire d'Anglet — Des origines à nos jours — Manex Goyhenetche — p. 28 — La configuration topographique et socio-économique d'Anglet selon les sources documentaires médiévales .
  38. Livre d'or de Bayonne — Pau 1906 — Bidache.J — Registres gascons.
  39. http://www.anglet.fr/fileadmin/user_upload/fichiers/mediatheque/publications/Environnement/Depliant_IZADIA_Ruisseau_2012.pdf.
  40. La ferme Mauléon a livré une partie de son passé. Sud Ouest - Publié le 03/05/2012 par emmanuelle fère - http://www.sudouest.fr/2012/05/03/la-ferme-mauleon-a-livre-une-partie-de-son-passe-704159-726.php#article-comments.
  41. Eugène Goyhenetche – Bayonne et la région bayonnaise.
  42. Histoire d'Anglet — Des origines à nos jours — Manex Goyhenetche — p. 71 — Chapitre II — Les changements intervenus au cours du XVIe siècle.
  43. (Histoire d'Anglet – Des origines à nos jours – Manex Goyhenetche – Chapitre III - La Mésentente chronique avec Bayonne - p. 79).
  44. a et b Autrefois Anglet - Éditions Atlantica - Philippe Salquain p. 60-62 Dans les forêt de chênes lièges p. 66/68/70 Récolte de résine dans les Pignadas.
  45. F. JAUPART - L'Activité commerciale et maritime de Bayonne au XVIIIe siècle.
  46. Théodore Lefevre - Les Modes de vie dans les Pyrénées atlantiques orientales, Paris, Colin, 1933.
  47. Histoire d'Anglet - Des origines à nos jours - Manex Goyhenetche - 3) Les vignerons de Gibraltar - 111/117.
  48. Enquêtes agricoles de 1900 - archives communales d'Anglet.
  49. Histoire d'Anglet – Des origines à nos jours – Manex Goyhenetche – p. 182.
  50. P. Hourmat, L'invasion du Pays basque français en 1813-1814, Bulletin du Musée basque 1er et 2e trimestres, 1967. Voir aussi D. Halty, Épisodes des guerres napoléoniennes au Pays basque, éd. Cairn.
  51. Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud,‎ 1975 (1re éd. 1947) (ISBN 2-700-30038-6).
  52. Autrefois Anglet - Éditions Atlantica - Philippe Salquain p. 186/188/190 Les religieuses de Notre-Dame du Refuge.
  53. Le cimetière de sable du monastère Saint-Bernard à Anglet (64) - http://www.petit-patrimoine.com/fiche-petit-patrimoine.php?id_pp=64024_3.
  54. Un cimetière de sable au Refuge à Anglet - http://diocese64.org/actualites/20-diocese-et-services/art-et-culture/227-un-cimetiere-de-sable-au-refuge.
  55. La chapelle en paille du monastère Saint Bernard. à Anglet - descriptions et photos : http://www.petit-patrimoine.com/fiche-petit-patrimoine.php?id_pp=64024_2.
  56. (rapporté par E. De Jouy dans l'Ermite en province ou observations sur les mœurs ou les usages français au commencement du XIXe siècle.).
  57. Autrefois Anglet - Éditions Atlantica - Philippe Salquain p. 108/110/112 - La Gare du Bab/le BAB arrive à Anglet/la gare des 5 cantons .
  58. Autrefois Anglet - Éditions Atlantica - Philippe Salquain p. 114 - Le tramway traverse la campagne .
  59. Autrefois Anglet - Éditions Atlantica - Philippe Salquain p. 33 Chambre d'Amour - La célèbre et très fréquentée piscine.
  60. Autrefois Anglet - Éditions Atlantica - Philippe Salquain p. 122/124/126 Le tram de la côte basque/La gare de Fontaine Laborde/L'arrêt du domaine de Chiberta.
  61. Anglet (64) : l'église Sainte-Marie devient le premier monument classé de la ville - Publié le 25/02/2014 à 15h21 - Journal SUD OUEST http://www.sudouest.fr/2014/02/25/anglet-64-l-eglise-sainte-marie-devient-le-premier-monument-classe-de-la-ville-1473062-4018.php .
  62. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 20 juin 2014).
  63. a et b « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 15 février 2012).
  64. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  65. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  66. Site de la ville d'Anglet - Fiche enfance - jeunesse.
  67. Site de la ville d'Anglet - Fiche parc universitaire Montaury.
  68. http://www.fifava.fr/
  69. Dojo Angloy Aikido.
  70. Site du club hippique de la côte basque.
  71. Anglet Surf Club.
  72. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 17/12/2009.
  73. Site de la ville d'Anglet - Fiche économique.
  74. http://www.agglo-cotebasque.net/les-projets/les-projets-economiques/1138-generateur-d-activites-des-landes-de-juzan-a-anglet.html.
  75. http://www.bayonne.cci.fr/Zones-d-activites/Olatu-Leku-hotel-et-pepiniere-d-entreprises-de-la-filiere-glisse.html.
  76. http://www.bayonne.cci.fr/Zones-d-activites/BAIA-Park-et-Olatu.html.
  77. http://www.anglet.fr/184-articles/2903-fin-de-chantier-dolatu-leku-immeuble-de-bureaux-dedie-au-secteur-de-la-glisse.html.
  78. http://www.anglet.fr/fileadmin/user_upload/fichiers/mon_quotidien/Urbanisme_projets/Dossier%20concertation%20Melville%20Lynch.pdf.
  79. Rapport 2007 de la société Guyenne et Gascogne.
  80. Magazine Linéaires.
  81. « Le buffet de Christian Ortet », base Palissy, ministère français de la Culture.
  82. « La table de Christian Ortet et Jean Lesquibe », base Palissy, ministère français de la Culture.
  83. « La table-bureau et le fauteuil de la villa Gomez », base Palissy, ministère français de la Culture.
  84. Anglet - archives d'architecture de la côte basque - Ballades architecturales - p. 60 - El Hogar - .
  85. Architectural Mémoriel p. 67 - 3.3- INVENTAIRE DU PATRIMOINE AU TITRE DE L'ARTICLE L123- 1,7° DU CODE DE L'URBANISME.
  86. « L'ancien cloître des Dominicains », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  87. « Le tableau représentant Louis-Édouard Cestac », base Palissy, ministère français de la Culture.
  88. Site internet du parc http://www.izadia.fr/ - rubrique revue et communiqué de presse -.
  89. Journal municipal no 72 - Dossier : Le Pignada - poumon vert du BAB.
  90. Site des Villes et Villages Fleuris, consulté le 21 février 2013.
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