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Alexandre Millerand

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Alexandre Millerand
Alexandre Millerand 1914.jpg - Wikipedia Orange
Alexandre Millerand en 1914

Fonctions
12e président de la République française
23 septembre 192011 juin 1924
(&&&&&&&&&&&013573 ans, 8 mois et 18 jours)
Élection 23 septembre 1920
Président du Conseil Georges Leygues
Aristide Briand
Raymond Poincaré
Frédéric François-Marsal
Prédécesseur Paul Deschanel
Successeur Gaston Doumergue
97e président du Conseil des ministres
Ministre des Affaires étrangères
20 janvier 192023 septembre 1920
Président Raymond Poincaré
Paul Deschanel
Gouvernement Millerand (1) et (2)
Prédécesseur Georges Clemenceau
Successeur Georges Leygues
Ministre de la Guerre
26 août 191429 octobre 1915
Président Raymond Poincaré
Président du Conseil René Viviani
Gouvernement Gouvernement Viviani (2)
Prédécesseur Adolphe Messimy
Successeur Joseph Gallieni
14 janvier 191212 janvier 1913
Président Armand Fallières
Président du Conseil Raymond Poincaré
Gouvernement Gouvernement Poincaré (1)
Prédécesseur Adolphe Messimy
Successeur Albert Lebrun
Ministre des Travaux publics, des Postes et Télégraphes
24 juillet 19094 novembre 1910
Président Armand Fallières
Président du Conseil Aristide Briand
Gouvernement Gouvernement Viviani (1)
Prédécesseur Louis Barthou
Successeur Louis Puech
Ministre du Commerce, de l'Industrie, des Postes et Télégraphes
22 juin 18997 juin 1902
Président Émile Loubet
Président du Conseil Pierre Waldeck-Rousseau
Prédécesseur Paul Delombre
Successeur Georges Trouillot
Titulaire du fauteuil 5 de la Section 3 de l'Académie des sciences morales et politiques
décembre 19187 avril 1943
Prédécesseur Maurice Sabatier
Successeur Jules Basdevant
Biographie
Nom de naissance Étienne Alexandre Millerand
Date de naissance 10 février 1859
Lieu de naissance Paris (10e)
Date de décès 7 avril 1943 (à 84 ans)
Lieu de décès Versailles, Seine-et-Oise
Nature du décès Maladie de Parkinson[1]
Parti politique Sans étiquette durant sa présidence
(auparavant : socialiste indépendant et PRS ;
après : LRN)
Conjoint Jeanne Levayer
Enfants Jean Millerand
Alice Millerand
Jacques Millerand
Marthe Millerand, ép. Alfassa
Diplômé de Faculté de droit de l'université de Paris
Profession Avocat, journaliste
Religion Agnostique

Francecoatofarms1898-2.png - Wikipedia Orange
Présidents de la République française
Présidents du Conseil des ministres français

Alexandre Millerand, né à Paris le 10 février 1859 et mort à Versailles le 7 avril 1943, est un homme d'État français d'abord de tendance socialiste puis qui évolue à droite au fur et à mesure de son parcours ministériel. Il est surtout connu pour avoir été le premier socialiste (quoique indépendant) à entrer dans un gouvernement français.

Sommaire

Ses débuts

Né à Paris en 1859, il est le fils de Jean-François Millerand, négociant en drap installé dans le quartier du Sentier, originaire de la Haute-Saône (Roche-sur-Vanon devenu Roche-et-Raucourt), et de Mélanie Caen (née en 1835).

Licencié en droit, il s'inscrit au barreau de Paris en 1881 et devient un avocat d'affaires important. Il entame parallèlement une carrière de journaliste - il collabore notamment au journal de Clemenceau, La Justice - et une carrière d'homme politique.

Il épouse le 26 octobre 1898 à la mairie du 9e arrondissement de Paris, Jeanne Levayer, fille d'un marchand de bois de la Sarthe. Ils auront quatre enfants[2] :

  • Jean, né en 1899 et mort en 1972, industriel ;
  • Alice, née en 1902 et morte en 1980, resta célibataire ;
  • Jacques, né en 1904 et mort en 1979, avocat, puis magistrat ;
  • Marthe, née en 1909 et morte en 1975.

Socialiste

Élu député de la Seine en 1885, il siège à l'extrême gauche. Il est réélu sans interruption jusqu'en 1919. Il fait signer les « décrets Millerand » qui règlementent et réduisent le temps de travail tout en garantissant un temps de repos hebdomadaire. Il préconise en 1892 la nationalisation de toutes les mines.

Son entrée au gouvernement de Défense républicaine de Pierre Waldeck-Rousseau en 1899, en pleine affaire Dreyfus, aux côtés du général Galliffet, suscite la désapprobation de très nombreux socialistes, dont Jules Guesde et Rosa Luxemburg. Jaurès, ainsi que le radical-socialiste Clemenceau, le soutiennent toutefois.

Droite

Il devient patriote à partir de 1914, et créa la Fédération des gauches puis la Ligue républicaine nationale, sa carrière politique culmine en 1920, d'abord avec sa nomination comme président du Conseil et ministre des Affaires étrangères, puis par son élection à la présidence de la République le 23 septembre, après la démission de Paul Deschanel dont il assura d'abord l'intérim à la tête du Gouvernement (du 21 au 23 septembre 1920).

Président de la République

Alexandre Millerand, qui était le président du Conseil de Paul Deschanel, lui succède le 23 septembre 1920 en obtenant de l'Assemblée nationale (le Sénat et la Chambre des députés réunis) 695 suffrages sur 892 voix. Le président de la République connaît des relations difficiles avec les présidents du Conseil en raison de son intention d'appliquer la Constitution à la lettre et qui de fait donne une importance réelle au chef de l'État. Il se heurte au refus du président du Conseil, Raymond Poincaré, de soumettre une réforme de la Constitution en 1923. Mais c'est avec le président du Conseil Aristide Briand que les relations sont les plus difficiles car Briand voulait tendre la main à l'Allemagne alors qu'Alexandre Millerand était pour une politique de fermeté, au sujet des réparations notamment.

Alexandre Millerand s'engage dans la politique intérieure notamment dans son discours d'Évreux en 1923, dans lequel il témoigne son attachement à la majorité sortante. Le Cartel des gauches, qui gagne les élections législatives de1924, le lui reproche et demande sa démission. Dans un premier temps, Alexandre Millerand refuse car rien ne l'y oblige. Par provocation, il charge même un député de droite, ministre des Finances du gouvernement Poincaré, Frédéric François-Marsal, de former le nouveau gouvernement. La Chambre des députés lui refuse sa confiance.

La droite nationaliste propose à Millerand de faire un coup d'État mais il s'y refuse[réf. nécessaire].

Il présente alors sa démission dans une lettre aux deux Chambres avec ces mots simples : « Monsieur le Président [du Sénat], j'ai l'honneur de vous présenter ma démission de Président de la République ».

Dix mois plus tard, Alexandre Millerand est élu sénateur de la Seine puis de l'Orne jusqu'en avril 1943.

Le 10 juillet 1940, il ne prend pas part au vote entraînant l'investiture du maréchal Pétain à la présidence du Conseil, étant affaibli et âgé de 81 ans à cette date.

Il décède à son domicile, rue Mansart à Versailles, le 7 avril 1943.

Synthèse des fonctions politiques

Mandats parlementaires

Fonctions ministérielles

Décorations

Annexes

Bibliographie

  • Yvert Benoît (dir.), Premiers ministres et présidents du Conseil. Histoire et dictionnaire raisonné des chefs du gouvernement en France (1815-2007), Paris, Perrin, 2007, 916 p.

Galerie de photographies

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Notes et références

  1. Dominique Frémy, Quid des présidents de la République... et des candidats, éditions Robert Laffont, Paris, 1987, p. 40, (ISBN 2-221-05360-5).
  2. « Les parlementaires de la Seine sous la Troisième République » de Jean Marie Mayeur et Arlette Schweitz - Publications De La Sorbonne - 2001 - (ISBN 2859444335) - Page 424

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