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Albert Besnard

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Albert Besnard

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Albert Besnard

Nom de naissance Paul Albert Besnard
Naissance 2 juin 1849
Paris, quai Voltaire
Décès 4 décembre 1934 (à 85 ans)
Paris, rue Guillaume Tell
Nationalité Drapeau de France - Wikipedia Orange France
Activité(s) Peintre, graveur, décorateur
Récompenses Grand-croix de la Légion d'honneur
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Albert Besnard devant le portrait de sa femme en 1905.
 - Wikipedia Orange
Madame Roger Jourdain (1886), Musée d'Orsay

Paul Albert Besnard, né à Paris le 2 juin 1849 et mort à Paris le 4 décembre 1934, est un peintre, décorateur et graveur français.

Sommaire

Biographie

Ses parents sont Louis Adolphe Besnard, un peintre d'histoire élève d'Ingres, et Louise Pauline Vaillant, une miniaturiste réputée élève de Lizinska de Mirbel.

Formation

Albert Besnard étudie auprès de Jean-François Brémond et est admis à dix-sept ans à l'École des beaux-arts, dans les ateliers d'Alexandre Cabanel et de Sébastien Cornu. En 1874 il remporte le grand prix de Rome avec sa composition La mort de Timophane, tyran de Corinthe.

Au cours de son séjour à Rome il rencontre Frantz Liszt[1]. Il prolonge son séjour et épouse en 1879 Charlotte Dubray, fille du sculpteur Gabriel-Vital Dubray et elle-même sculpteur, avec qui il s'installe trois ans en Angleterre, entre 1881 et 1884, où il expose à la Royal Academy de Londres.

Le portraitiste

Au Salon de 1886, son Portrait de Madame Roger Jourdain[2] annonce les caractéristiques de son art, influencé par l'impressionnisme et la technique de Carolus-Duran. En 1887, il présente sa Femme devant un feu de cheminée dont la version au pastel éblouira le jeune Pierre Louÿs. Parmi ses nombreux portraits, on peut citer ceux de sa femme, de ses enfants (Une famille, 1890, Paris, Musée d'Orsay), de la princesse Mathilde, de la comédienne Réjane, de Madame Georges Duruy, de Madame Henri Lerolle, d'Ernest Cognacq, de Marie-Louise Jaÿ, de Gabriele d'Annunzio, de Jean-Louis Vaudoyer, de Denys Cochin ou de Frantz Jourdain qui sera son premier biographe.

Le décorateur

Il contribue à la décoration de plusieurs monuments parisiens : le plafond du salon des Sciences de l’Hôtel de Ville de Paris, le vestibule de l'École de pharmacie de Paris, l’amphithéâtre de chimie de la Sorbonne, le plafond de la Comédie-Française, la coupole du Petit Palais, la salle des mariages de la mairie du 1° arrondissement. Il participe également à la décoration de demeures privées comme l'Hôtel Rouché, rue de Prony, aux côtés de Maurice Denis et Georges Desvallières.

Il réalise également des décors à l'étranger : en 1908, il peint Union de l'Autriche-Hongrie et de la France à l'ambassade de France à Vienne (Autriche), en 1914, La Paix par l'arbitrage pour la salle de Justice du Palais de la Paix à La Haye.

Le graveur

Son œuvre gravé compte plus de deux cents eaux-fortes dont certaines, sous forme de séries, sont restées célèbres : La Femme, Elle, l'Affaire Clémenceau, l'Ile Heureuse, les Petites Voluptés, etc.

Deux catalogues en ont été faits de son vivant, l'un par son ami André-Charles Coppier, le second par Louis Godefroy.


En 1910, il part avec sa femme et deux de ses fils pour un voyage de neuf mois aux Indes (Ceylan, Inde du Sud, Pondichéry, Rajahstan, Bombay) dont il reviendra avec de nombreux croquis, esquisses et projets, et qu'il narre dans son ouvrage L'Homme en rose.

Les honneurs

En 1913 il est nommé directeur de la Villa Médicis à Rome, succédant à Carolus-Duran. En 1922 il est nommé directeur de l’École des Beaux-Arts de Paris.

Membre de l’Académie des beaux-arts depuis 1912, il est élu à l’Académie française le 27 novembre 1924, devenant le premier peintre à entrer dans cette institution depuis 1760. Son épée d'académicien est l'œuvre d'Antoine Bourdelle.

Il est inhumé au cimetière du Montparnasse à Paris, après des funérailles nationales à l'église Saint-Ferdinand des Ternes.

Généalogie

L'état civil et les registres paroissiaux situent le berceau de la famille Besnard à Courtomer, petit village des environs de Sées. Ses ancêtres exercent l'activité de marchands, puis de négociants et migrent au milieu du XVIIIe siècle à Sées, avant de s'installer à Paris au début du Premier Empire[3]. Par sa grand-mère paternelle, Albert Besnard est lié à la famille de Ferdinand Gannal (1703-1775), sculpteur à Sarrelouis[4], et de Jean-Nicolas Gannal, inventeur de la méthode moderne de la thanatopraxie.

Il est le père de :

Ouvrages d'Albert Besnard

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Portrait des sœurs Kharitonenko (1903), Musée des beaux-arts Pouchkine
  • Annecy, Paris, Émile Paul, 1930.
  • Georges de La Tour (avec Georges Wildenstein), Paris, Éditions d’études et de documents sur les Beaux-Arts, 1928.
  • Sous le ciel de Rome – Souvenirs, Paris, Les Éditions de France, 1925.
  • L’Homme en rose – L’Inde couleur de sang, Paris, Eugène Fasquelle, 1913.

Ordres et décorations

Hommages et représentations

  • Un square lui est dédié sur la place du Maréchal Juin (Paris 17, ancienne place Péreire). Y figure son buste exécuté par le statuaire Philippe Besnard, son fils.
  • Sargent le représente au milieu de sa famille en 1885 dans un tableau intitulé Fête familiale[6].
  • Edmond Aman-Jean a réalisé son portrait vers 1896.
  • André-Charles Coppier a fait de lui un portrait (gravure à l'eau-forte).
  • Le graveur André Jacques a fait de lui un portrait à l'eau-forte
  • René-Xavier Prinet a représenté sa réception à l'Institut en 1912.
  • Maurice Denis l'a représenté sur son lit de mort.
  • La Galerie André Candillier, rue de Seine à Paris, a consacré une exposition à son œuvre gravé du 2 mai au 30 juin 1979.

Bibliographie

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La Parisienne (1885)
  • Jean Adhémar (1908-1987), catalogue de l'exposition organisée à la Bibliothèque Nationale en 1949, à l'occasion du centenaire de la naissance de l'artiste : Albert Besnard : l'oeuvre garvé, peintures, dessins, pastels.
  • Chantal Beauvalot et al. : Albert Besnard 1849-1934, catalogue de l’exposition du Musée Eugène Boudin de Honfleur, 2008.
  • Benoît Noël, Sept moments de la vie de Roger Jourdain, in Le Pays d’Auge, no 3, mai-juin, 2005. À propos du portrait d'Henriette Jourdain par Albert Besnard.
  • Benoît Noël et Jean Hournon, Parisiana - La Capitale des peintres au XIXe siècle, Les Presses Franciliennes, Paris, 2006. À propos du portrait d'Henriette Jourdain par Albert Besnard.
  • Benoît Noël, Roger Jourdain, un maire de Rueil-Malmaison atypique in Bulletin de la Société Historique de Rueil-Malmaison, no 26, décembre 2001. À propos du portrait d'Henriette Jourdain par Albert Besnard.
  • Benoît Noël et Jean Hournon, Les Arts en Seine, le paradis des peintres Les Presses Franciliennes, Paris, 2004. À propos d'Albert Besnard canotier, en compagnie de Guy de Maupassant.
  • Jean-Louis Vaudoyer : Albert Besnard Fauteuil XIII, Paris, Félix Alcan, 1933
  • Louis Godefroy : Le Peintre-Graveur illustré - Albert Besnard – Tome III de la série de Loÿs Delteil, Paris, Chez l’auteur, 1926.
  • Georges Lecomte : Albert Besnard – Préface de Gustave Geffroy, Paris, Nilsson, 1925.
  • André-Charles Coppier : Les Eaux-Fortes de Besnard, Paris, Berger-Levrault, 1920.
  • Henry Cochin : L’œuvre de guerre du peintre Albert Besnard, Paris, La Renaissance du Livre, 1918.
  • Camille Mauclair : Albert Besnard – L’homme et l’œuvre, Paris, Delagrave, 1914.
  • Gabriel Mourey : Albert Besnard, Paris, H. Davoust, 1906.
  • Roger Marx : The Painter Albert Besnard, Paris, A. Hennuyer, 1893.
  • Frantz Jourdain : Le peintre Albert Besnard, Paris, Boussod-Valadon, 1888.

Notes et Références

  1. Sous le ciel de Rome
  2. Paris, Musée d'Orsay
  3. Archives départementales de l'Orne, registres paroissiaux de Courtomer, Sées et Le Merlerault, état civil de Sées
  4. Dictionnaire Benezit
  5. Voir Wikisource : Chroniques, paru dans Gil Blas le 1 août 1882
  6. Minneaplois Institute of Arts. The Ethel Morrisson Van Derlip and The John R. Van Derlip Funds

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