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Abel-François Poisson de Vandières

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Abel-François Poisson de Vandières, marquis de Marigny

Description de cette image, également commentée ci-après - Wikipedia Orange

Portrait par Alexandre Roslin, 1764. Château de Versailles.

Naissance 1727
Paris
Décès 1781 (à 54 ans)
Paris
Nationalité Royaume de France - Wikipedia Orange Royaume de France
Pays de résidence Royaume de France - Wikipedia Orange Royaume de France
Activité principale Directeur général des Bâtiments du Roi
Conjoint Julie Filleul (1751-1822)
Famille Madame de Pompadour

Abel-François Poisson de Vandières, marquis de Marigny (1754) et de Ménars, est né à Paris en 1727 et mort à Paris en mai 1781.

Sommaire

Biographie

De naissance roturière, Abel-François Poisson de Vandières fut élevé dans le milieu de la finance parisienne. Lorsque sa sœur aînée, Jeanne-Antoinette devint, en 1745, la maîtresse de Louis XV et fut titrée marquise de Pompadour, elle fit venir à la Cour « Monsieur de Vandières », le jeune provincial, sans titre, sans terre et sans soutien s’y attirant rapidement les bonnes grâces du roi[1].

Lorsque Philibert Orry prit sa retraite, le roi donna à Poisson de Vandières, alors âgé de 18 ans, la survivance de la direction générale des Bâtiments, Arts, Jardins et Manufactures tandis que Charles François Paul Le Normant de Tournehem, son oncle par alliance, était nommé pour succéder à Orry.

Charles Antoine Coypel, premier peintre du roi, fut chargé de former le goût du jeune Poisson de Vandières. Avec son aide, celui-ci eut notamment à sélectionner des tableaux des collections royales afin de les exposer au palais du Luxembourg, créant ainsi le premier musée de France.

Entre décembre 1749 et septembre 1751, grâce aux lettres de recommandation fournies par sa sœur, il séjourna ensuite en Italie pendant 25 mois, d’abord à l’académie de France à Rome avant de parfaire sa formation en faisant le Grand Tour, avec le graveur Charles Nicolas Cochin, l’architecte Jacques-Germain Soufflot et le critique d'art l’abbé Leblanc. Ce voyage eut d’importantes répercussions sur l’évolution des arts et du goût en France[1].

À la mort de Le Normant de Tournehem en 1751, il fut rappelé d’Italie et prit ses fonctions de directeur général des Bâtiments du roi. Il resta à ce poste jusqu’à sa retraite en 1773, établissant un record de longévité dans ces fonctions au XVIIIe siècle.

Il encouragea la peinture d’histoire et, dans l’architecture, le mouvement de retour à l’Antiquité qui devait engendrer le néoclassicisme.

Susceptible, orgueilleux, ombrageux, sans cesse occupé de ses origines roturières qu’il craignait de se voir reprocher, Marigny fut un administrateur intelligent et actif, pénétré de l’importance de sa mission. Il protégea Soufflot, à qui il confia le chantier de la nouvelle église Sainte-Geneviève, véritable manifeste du style « à l’Antique ».

Il fit attribuer à Charles De Wailly et Marie-Joseph Peyre le chantier du nouveau Théâtre-Français (actuel théâtre de l’Odéon). Il fit aménager la place Louis-XV (actuelle place de la Concorde) et planter les jardins des Champs-Élysées. Il supervisa la construction de l’École militaire[précision nécessaire], passa de nombreuses commandes à François Boucher, Van Loo, Jean-Baptiste Marie Pierre et nomma Charles-Joseph Natoire directeur de l’académie de France à Rome.

Ayant hérité de son père, en 1754, le château de Marigny-en-Orxois, près de Château-Thierry, il fut créé la même année marquis de Marigny.

Il fut nommé en 1756 greffier de l’ordre du Saint-Esprit, ce qui lui permit d’avoir un « cordon bleu » qu’il n’aurait pu avoir autrement. Parmi les nombreuses plaisanteries, on dit qu’il était « un bien petit Poisson pour être mis au bleu »[2]. En 1767, il épousa Julie Filleul (1751-1822) qui aurait été la fille légitimée de Louis XV avec sa maîtresse Irène du Buisson de Longpré[1].

Bien que souffrant sévèrement de la goutte, il n’avait pas anticipé sa mort prématurée en 1781 et mourut sans avoir fait de testament.

Résidences

Il accumula d’importantes collections dans ses nombreuses demeures.

Iconographie

Le portrait de Marigny, peint par Louis Tocqué, a été exposé au Salon de 1755. Il en existe une version au musée Carnavalet (P. 2322) et une autre au château de Versailles (MV 3776).

Note

  1. a, b et c Xavier Salmon, « Le rêve de Marigny », émission Au cœur de l'histoire sur Europe 1, 5 avril 2012
  2. Jean-Pierre Guicciardi, Mémoires de Dufort de Cheverny. La Cour de Louis XV, Perrin, 1990, p. 455–456, n. 411.

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Bibliographie

  • Alden Gordon, The House and Collections of the Marquis de Marigny, Los Angeles, Getty Press, 2003.
  • A. Marquiset, Le Marquis de Marigny, Paris, 1918.
  • Monique Demagny, Le rêve de Marigny, Paris, 2012 (roman historique).
Précédé par Abel-François Poisson de Vandières Suivi par
Charles François Paul Le Normant de Tournehem
directeur général
des bâtiments du roi
17511773
Joseph Marie Terray


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